Littérature générale

  • Écrit à tout juste 18 ans, La Ravine est un roman remarquable où la terre tient un rôle aussi important que les hommes qui la travaillent avec acharnement.
    La nature est sauvage, dense, les coutumes à tel point établies qu'elles imprègent les vies de chacun - parfois de façon douloureuse. Dans cette atmosphère paysanne d'isbas et de forêts de bouleaux, des amitiés et des amours se nouent, des rencontres se font, des vies se brisent. La boisson coule et l'entraide est toujours présente.
    Les phrases, courtes, descriptives, confèrent à ce texte une force poétique intense.
    Publié en 1916 dans une revue de Petrograd, La Ravine a été traduit en français pour la première fois en 2008. Publié cette année-là par les éditions Harpo &, le livre est aujourd'hui épuisé.
    Depuis toujours, les éditions Héros-Limite portent une attention particulière aux oeuvres russes, proposant des traductions et rééditions de livres importants tels que ceux de Friedrich Gorenstein, Daniil Harms ou Panteleïmon Romanov. La réédition du seul roman d'Essénine trouve ainsi naturellement sa place dans notre collection petit format feuilles d'herbe.

  • En observateur subtil de la culture judéo-allemande de son époque, Joseph Roth dépeint le destin d'une famille juive en Europe de l'Est, que les événements forcent à émigrer en Amérique. Mendel Singer, un pauvre maître d'école, « pieux, craignant Dieu et ordinaire » - personnage on ne peut plus dépourvu de singularité - se voit contraint de quitter sa Galicie orientale à la recherche d'un avenir un peu plus serein pour lui et les siens. S'il souhaite avant tout sauver sa fille Mirjam de la damnation - elle qu'il surprend avec des Cosaques-, s'il veut retrouver son fils Schemarjah - lui qui a déjà fui vers le Nouveau Monde, où il se fait appeler Sam -, ses misères personnelles sont avant tout le reflet d'un monde ébranlé par l'instabilité politique et l'antisémitisme croissant.
    Roman d'exil qui tend au tragique (c'est la destinée de tout un peuple qui se lit en filigrane du drame familial et personnel de Mendel Singer), Job, roman d'un homme simple est écrit dans un style simple mais puissant. S'il emprunte parfois au Livre de Job dont il s'inspire, c'est pour renforcer son caractère exemplaire, c'est pour accentuer les souffrances d'un personnage qui en vient peu à peu à douter de son Dieu... Et pour confirmer le talent littéraire hors-pair de Joseph Roth.

  • La Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix est écrite durant l'été 1938, entre le début juillet et la mi-août. Jean Giono la rédige dans une atmosphère de bouleversement. En pacifiste convaincu il sait que depuis l'Anschluss les Français se préparent de plus en plus à la guerre et sont prêts à la faire. Son intention n'en est que renforcée?: «?Continuer à combattre, écrit-il le 16 mars dans son journal, contre le militarisme et forcément commencer par lutter contre celui de ma patrie.?» Or abattre la guerre, c'est abattre l'État, quel qu'il soit.
    Cet éloge de la pauvreté et de la paix nous force à nous retourner sur la figure du paysan, mais aussi à questionner une société occidentale se donnant en modèle et refusant de fait toute contestation.

    Recevoir cette lettre et la lire c'est un peu devenir paysan soi-même, c'est regagner le droit d'être libre et autonome.

  • La société bourgeoise allemande fin de siècle, celui que Brecht appelle un « grand éducateur de la nouvelle Europe », Frank Wedekind, la connaît bien.
    Il y a trempé dans toutes circonstances de sa vie. Rien d'étonnant à ce que son théâtre, ses poèmes, sa prose décrivent et dénoncent avec tant de rigueur les mensonges de son code moral, dont la première victime est la femme. (...) Dans ses nouvelles, Wedekind a pris majoritairement un biais exploratoire, celui de la femme, parce que socialement marginalisée, quelle que fût son appartenance sociale, comme en témoigne le choix présenté dans ce livre initialement paru chez Ludd en 1990. À contre-courant des idées reçues, Wedekind y peint des énergies féminines.
    Le hasard des traductions fait que les textes ici rassemblés constituent des moments de la pensée de Wedekind, et traduisent par là même une dynamique de réflexion. Je m'ennuie est un extrait de son Journal rédigé au château de Lenzbourg (...). Le premier pas est également un extrait de son Journal : les lieux sont clairs, Wedekind séjourne à Paris du 1er mai 1892 au 23 janvier 1894. La Princesse Russalka, nouvelle, poème et pantomime, paraît pour la première fois en 1897 (à Paris ! Leipzig et Munich). Entre-temps, il a rédigé ses réflexions sur le monde du cirque et ses deux grandes nouvelles Un mauvais Démon et Marianne. Et ce notamment au contact de Karl Henckel, des frères Carl et Gerhart Hauptmann et de Peter Hille. Pour mieux se séparer des principes d'écritures réalistes ou socialistes des uns et des autres, et de devenir soi-même l'idéaliste, le danseur de corde, l'humoriste, le « Schnellmacher » - le peintre de l'instant -, précurseur de l'expressionnisme !
    Contemplons dès lors ces quelques textes comme un état préparatoire à une oeuvre théâtrale géniale et comme le chemin frayé à des grands descripteurs allemands de la condition féminine. Frank Wedekind avait ouvert la voie à Lola, L'Ange bleu de Heinrich Mann, à Agathe Schweigert, à Susi, les fortes faibles femmes de La Force des faibles d'Anna Seghers, à la Mère Carrar et à Mère Courage de Brecht.

  • Dans Autour du cairn, Alexandre Chollier multiplie les points de vue. Il mêle analyse et références anthropologiques, philosophiques et sociologiques et propose un large éventail de références issues de ses recherches. Rythmé par les dessins de Marc De Bernardis - un ami peintre amoureux de montagne à l'origine de son intérêt pour le cairn, Autour du cairn convoque des lieux, des récits et des voix de poètes, d'anthropologues, de philosophes - pour faire entendre la « parole des pierres ». Édouard Glissant, Jean Giono, Maurice Chappaz ou Roger Caillois sont invités à nourrir cette réflexion. Mais aussi Nicolas Bouvier, qui écrivait : « Je ne pars jamais des mots pour aller aux choses, toujours l'inverse. » Si la figure du cairn se fait à l'occasion silhouette, ses noms ne manquent pas d'indiquer l'essentiel et de dessiner un monde où l'humain et le non-humain deviennent solidaires l'un de l'autre. Des noms dès lors à la présence vive :
    Galgal, clapier, montjoie, monticule, murger, tumulus, castelet, champignon, garof, segnavia, ometto, uomo di sasso, mound, Steinmann, Steinberg, Steinpyramide, Wegweiser, radjma, kerkour, kalacha, nishan, chaps, chorten, stûpa, laptse, obo, apacheta, innunguaq, inuksuk...
    Dans le cairn rien n'est isolé, ni mot, ni chose, ni être, ni lieu. Indicateur d'une géographie concrète, le cairn dit le monde tel qu'il est.
    Dans l'Himalaya, les Alpes et en Laponie, sur les sentiers des anciens pays celtes et chez les Indiens d'Amérique, il indique une frontière, borne le chemin, marque le passage d'un col, une tombe ou un lieu de chasse. Les passants - bergers, nomades, randonneurs ou voyageurs - y ajoutent une pierre, prenant le risque de l'écroulement ; oeuvre collective en constante transformation, le cairn résiste au passage du temps justement parce qu'il est fragile, toujours changeant et reconstruit.

  • Dans cette suite de promenades-récits on suit Daniel de Roulet à travers une Suisse arpentée d'abord d'ouest en est, puis du nord au sud. Le protocole est simple : sur treize randonnées d'abord, aller de Genève à Rorschach dans le canton de Saint- Gall. Puis sur seize autres, aller de Porrentruy dans le Jura suisse, à Chiasso dans le Tessin. Pour chaque tronçon effectué, s'accompagner d'un écrivain, poète ou autre figure marquante liée, d'une façon ou d'une autre, aux endroits traversés.
    On retrouve Tolstoï, Lénine, Paracelse, Goethe ou encore Rimbaud, mais aussi, évidemment, plusieurs classiques de la littérature suisse, d'Annemarie Schwarzenbach à Ramuz, en passant par Walser, Max Frisch, Agota Kristof ou Dürrenmatt.
    Traversée de la Suisse géographique, certes, mais aussi intellectuelle, une «Suisse de travers» aperçue par la multiplicité des regards posés sur elle. Les promenades de Daniel de Roulet, tissées des citations des auteurs emportés, sont aussi des descriptions « en temps réel » des chemins empruntés, des vues qui s'offrent au marcheur, de la qualité des terrains empruntés... et sont souvent agrémentées du récit de quelque fait historique marquant.
    Itinéraires de marche, itinéraires de pensée. Comme une sorte de guide atypique et littéraire de la Suisse, les vingt-neuf textes-étapes de Daniel de Roulet nous invitent dans une Suisse inédite, celle du marcheur contemporain qui, fort de ses propres réflexions, s'accompagne d'autres penseurs pour avancer - physiquement et autant que littérairement.

  • Un monde à part se pense comme une traversée, à la fois de territoires et d'époques, un cheminement à travers la notion de « géopoétique » dont KennethWhite est l'instigateur. Fidèles au désir de « nomadisme intellectuel » qui porte l'auteur depuis ses débuts, les textes rassemblés dans ce recueil sont le reflet de son immense curiosité (littérature, géogaphie, cartographie, histoire ou encore philosophie) et de ses connaissances multiples. Parsemés d'éléments bio-graphiques qui dessinent aussi un portrait en creux de leur auteur, ils sont comme autant de pérégrinations géographiques et intellectuelles qui emmènent le lecteur d'une « éloge de la cartographie » à une « une cartographie psycho-historico-culturelle-intellectuelle de l'Écosse » en passant par des «investigations et expériences sur les chemins du monde » (la côte balte, la mer Noire, les rives du Gange...). Autant de façons de faire du territoire le personnage central de ce « monde à part », qui n'est autre que le monde dans lequel nous évoluons. Kenneth White le donne à lire par le prisme de savoirs variés, et d'un contact « direct », curieux et explorateur. Il crée ainsi un territoire de pensée qui lui est propre, et qui dessine une approche résolument singulière du monde.

  • Les animaux ont d'abord pénétré l'imagination humaine en tant que messagers porteurs de promesses.
    La domestication du bétail, par exemple, n'a pas été motivée par le simple besoin de lait et de viande. Le bétail possédait des fonctions magiques, tantôt divinatoires, tantôt sacrificielles. A l'origine, on décidait qu'une espèce donnée serait à la fois magique, apprivoisable et alimentaire, en fonction de ses habitudes, de sa proximité et de l'intensité avec laquelle elle y " invitait ".

  • Figure majeure de l'avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement « objectiviste » dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d'essais. Malgré l'importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu'outre- Atlantique, peu d'entre eux sont disponibles en français. C'est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.
    Ce texte que nous nous apprêtons aujourd'hui à rééditer dans la collection feuilles d'herbe comprend donc trois essais : « Un objectif », « La poésie » et « Déclaration pour la poésie ». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste - et celle de Zukofsky en particulier - entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.
    Si pour ses prédecesseurs déjà (Pound, Eliot), les intrications entre mot et musique étaient essentiels, pour Zukofsky « un poème [est] un contexte associé à une forme "musicale", musicale entre guillemets puisqu'il ne s'agit pas de notes, mais de mots plus variables que les variables et employés à l'extérieur comme à l'intérieur du contexte pour une référence communicative. »

  • Une histoire de l'Ukraine au XXème siècle.
    Friederich Gorenstein termine Compagnon de route à Berlin où dissident, il trouve refuge en 1985. Ce livre, qui retrace l'histoire terrible de la république ukrainienne sous l'emprise du communisme, ne paraîtra pas en URSS comme à peu près aucun de ses romans.
    Un train, la nuit, en Ukraine. La rencontre insolite d'un écrivain soviétique «installé» et d'un petit homme qui ne paie pas de mine qui, tout au long du voyage, raconte sa vie à son interlocuteur de hasard. Peu à peu, l'écrivain s'approprie le récit de l'inconnu. Tout se mêle, s'interpénètre, devient à la fois rêve et réalité. A la fin du voyage, le conteur disparaît comme par enchantement.
    Reste son récit, l'histoire de notre temps : l'anéantissement des paysans ukrainiens pendant la collectivisation, l'occupation allemande, l'extermination des juifs, le retour du pouvoir soviétique...

  • Les poèmes réunis sous le titre de « Résistance » ont été écrits en 1933 à Orenbourg dans l'Oural, où Victor Serge, dissident russe, se trouvait en exil. Témoignant des conflits politiques et culturels de la première moitié du 20e siècle, ces textes sont un éloge à ses proches amis et camarades, et rendent compte de la vie des exilés dans les steppes. Ils se font la voix des sans-voix, des humiliés, des offensés, des hérétiques et appellent à la résistance permanente ainsi qu'au refus de l'oubli.
    Initialement parus en 1938 dans la revue Les Humbles, les poèmes de Victor Serge ont été publiés par les éditions François Maspero, dans la collection « voix », sous le titre Pour un brasier dans le désert. En 1998, les éditions Plein Chant publient une nouvelle fois ces poèmes dans la collection « Type-Type ».

  • Rythmes I & II, Poèmes sont les trois premiers recueils de poèmes de Charles Reznikoff. Tout d'abord publiés et imprimés à compte d'auteur, ils furent réunis en un seul volume en 1920 à New York et constituent le premier ouvrage du poète à être sorti chez un éditeur.

  • Illustré par Siné et publié pour la première fois en 1955, La souris qui rugissait est un roman où se dessine, à travers l'humour et des situations frisant l'absurde, une critique acerbe du monde de l'après Deuxième guerre mondiale. Le regard ironique que porte Leonard Wibberley sur la politique menée par les grandes puissances économiques est plus que jamais d'actualité. De la bombe atomique à la guerre expresse en passant par l'invasion extraterrestre, tout concourt à tourner en dérision les grandes hégémonies. Le roman met en scène l'imaginaire et drôlatique Duché du Grand-Fenwick, dernière nation au monde à être indépendante. Après avoir déclaré la guerre aux États-Unis, ce minuscule pays perdu dans les Alpes quelque part entre la France, la Belgique et la Suisse, va déséquilibrer les rapports de force entre états à l'échelle mondiale. Conte satyrique, fable burlesque à l'humour typiquement anglais, La souris qui rugissait se lit d'une traite et provoque de nombreux éclats de rire...

  • La Farine est le premier livre de Benoît Damon. Sous-titré Une confession, l'ouvrage avait retenu l'intérêt de la critique comme du public. Récit âpre et tendu des années vécues entre l'adolescence et l'âge d'homme par un narrateur « en miettes », « un pitre humilié », « une caricature de Pierrot lunaire » qui se « pique à la poudre de Perlimpinpin pour garder la forme », cette remémoration d'une jeunesse fourvoyée par on ne sait quel tour de magie noire ou blanche signalait la naissance d'un écrivain. Dans une prose creusée, lapidaire et pointue, le narrateur évoque son apprentissage de boulanger-pâtissier. Les lieux, les hommes se rappellent à lui. Et les années de formation qui bien souvent déterminent la courbe d'une vie sont ici ramenées, contenues dans de brefs chapitres arrachés au silence comme autant d'éclats tranchants. Par-delà un hypothétique lecteur futur, c'est à sa mère que Benoît Damon adressait cette confession. La rage de lire qui très tôt s'est emparée de lui, ainsi que la puissance de vie léguée par «les écrivains morts» viennent éclairer la sombre traversée. Tout à la fin, une soudaine réconciliation « de moi à moi, et de mon être au monde » alertera le narrateur sur une métamorphose en cours qu'il était loin de soupçonner...

  • " Si tu es encore de ce monde, c'est que tu es passé à travers les mailles de la révolution, et que tu as gagné le droit de vivre, gagné à l'ancienneté, pour ainsi dire...".
    Ainsi pensait l'écrivain Leonid Sergueïevitch Ostankine, un sans-parti. Ces derniers temps, il se le disait souvent. Il le pensa jusqu'au jour où, dans un tramway, il croisa un de ses camarades écrivains, qui s'empressa de lui communiquer une nouvelle dont les conséquences conduisirent plus tard à un dénouement tragique.

  • La collection feuilles d'herbe propose dans une édition bilingue un recueil de poésie de Rose Ausländer traduit par les soins d'Edmond Verroul. Ce recueil, le dernier de la poétesse, s'intitule joliment Je compte les étoiles de mes mots. Eloignés du lyrisme et de l'obscurité, les poèmes, très courts, forment de petites phrases, qui ne sont pas sans ressembler dans leur brièveté et leur fragilité aux haikus japonais. La recherche de la simplicité ainsi que la recherche de Dieu traversent de manière diaphane l'ensemble de ces poèmes de la fin et de la finitude. La poète se consacre à la nuit, trois ans avant le grand arrêt, le grand regret. Cette fois l'exil est un retour chez soi, de l'autre côté, dans l'absolument inconnu.

  • Rythmé par des événements où se mêlent les dernières catastrophes écologiques majeures et la perte de la mère, la Fauvette, Terre sentinelle regarde le monde du vivant avec les yeux d'un enfant unique, explorateur & orphelin, qui joue parfois au savant (Ur, L'Évolution des formes s'étend à toute la couleur).
    Alternant visions au très près, au risque de l'intimité, et porosité au monde, le recueil est construit comme une géographie du chez soi, qu'il soit aux antipodes (Je parle Mozambique, Dont est jouissant, endemia) sur les rives de la rivière natale (De la gnature d'Arva) ou dans le grenier (Intimité du monde).

  • Grock raconté par Grock est le récit d'un homme qui par entêtement et volonté réalise son rêve.
    Le lecteur est plongé dans le monde du cirque, ses moeurs et ses coutumes. "Ni l'art, ni la philosophie ne m'intéressent ; je ne suis pas un intellectuel. Tout ce qu'on dit de moi, dans ce sens, est bien gentil, mais pas vrai... Je ne vois, je ne sens que l'immédiat, ce qui vient du sol, ce qui en sort". Sans souci d'écriture, dans un style direct, ce livre se présente comme une succession de farces et de pitreries où la misère et les excès de la vie se mêlent.

  • Offrande incessante de coeur à coeur.
    La nuit palpitante unit nos seuils.

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