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  • Vivre avec l'angoisse climatique Nouv.

    L'anxiété face au changement climatique Psychiatres et psychanalystes sont de plus en plus confrontés à des patients déstabilisés par un discours écologiste alarmiste, amplement relayé par les médias. Le changement climatique serait à l'origine d'événements dévastateurs : montée des eaux, désertifications, ouragans, incendies, disparitions des espèces, émigrations massives... En somme, un futur apocalyptique. La perspective obsédante de telles catastrophes est en passe de devenir un problème de santé publique et a donné naissance à un nouveau trouble psychiatrique, l'« éco-anxiété ». Alimentés par cette inquiétude se sont ainsi développés des mouvements tels que les No kids, le survivalisme ou la collapsologie, qui envisagent à court terme l'effondrement de notre civilisation. Et de fait, comment vivre avec cette angoisse, et que dire à nos enfants, quand l'avenir semble aussi sombre ? Cet ouvrage, écrit par un psychiatre qui participa à la création des CUMP (Cellule d'Urgence Médico-Psychologique), se propose d'explorer ce nouveau malaise psychique et nous offre des pistes pour l'affronter.

  • Qu'il se nomme Satan, Lucifer, le Malin ou le Cornu, le diable apparaît comme un être protéiforme, insaisissable, énigmatique. Ainsi le surprend-on tantôt boiteux aux mains griffues et aux sabots de bouc, tantôt séduisant jeune homme enlevant une virginale princesse, tantôt perfide menant à sa perte celui qui se laisse éblouir, tantôt naïf stupidement berné, tantôt même sensible au point de commettre - oh ! scandale - quelque bonne action.
    Et dans nombre de récits, le Maître des enfers n'est plus seulement le rival de Dieu, l'ennemi des saints ou le voleur d'âme. S'il demeure celui que l'on redoute, il est aussi celui qui fait rire à ses dépens, et qui, semblable aux humains, connaît les joies de la famille, bat sa femme ou marie sa fille... Traversant toute l'Europe, les contes et légendes réunis ici par Claude et Corinne Lecouteux révèlent, bien loin des idées reçues, une image du Prince des Ténèbres qui conserve le pouvoir de nous déconcerter et de nous charmer encore.

  • Ayant elle-même traversé l'épreuve du cancer, Maria Mora Viñas, thérapeute jungienne, s'attache à mieux comprendre la maladie, et examine toutes ses phases en décrivant leur portée symbolique et psychologique.
    À la lumière de la mythologie, mais aussi de la philosophie des chakras, elle explore les images - à commencer par celle du crabe - mises en jeu derrière cette pathologie. Puis, à partir de nombreux cas cliniques, elle étudie le processus psychique qui se déroule lors de la prise en charge médicale : l'annonce du diagnostic, l'altération progressive des liens sociaux, l'angoisse face à la prolifération des cellules malignes, l'attente anxieuse des résultats d'analyse tout au long des mois, la succession des traitements avec les affres tant redoutées des effets secondaires de la chimiothérapie...
    S'adressant à ceux qui sont confrontés à cette douloureuse expérience - aux malades et à leurs proches -, cet ouvrage permet aussi de percevoir comment, une fois la tourmente passée, elle peut parfois devenir, de façon surprenante, source d'énergie.

  • Indissociables dans le traitement de la folie, psychiatrie et psychanalyse ne doivent pas s'exclure l'une l'autre, mais au contraire s'enrichir l'une de l'autre. Telle est l'affirmation de Francesca Biagi-Chai, à la fois psychiatre et psychanalyste.
    Au cours d'entretiens menés par deux psychologues, Francesca Biagi-Chai répond à de multiples questions concernant la psychose et sa thérapie. Que sait-on aujourd'hui de ce désordre psychique ? Que nous apprend-il sur notre société et sur nous-mêmes ? Quelles mutations doit accomplir l'hôpital pour prodiguer les meilleurs soins possibles ?
    Forte d'une longue expérience clinique, Francesca Biagi-Chai s'adresse, de façon claire et rigoureuse, aux soignants, mais aussi aux patients et à leurs proches. En s'appuyant sur de nombreux cas, elle explique comment fonctionne l'« hospitalisation de jour » qu'elle a mise en place à l'hôpital Paul Guiraud, et qui constitue une avancée majeure. Une hospitalisation qui, paradoxalement, libère le patient de l'enfermement et, tout en respectant sa voie singulière, lui ouvre un « au-delà des murs ».

  • En septembre 1934, Freud achève un ouvrage qu'il intitule L'Homme Moïse, un roman historique, mais il ne le publie pas. Un mois plus tard, il écrit à Max Eitingon : « Une partie du texte inflige de graves offenses au sentiment juif, une autre au sentiment chrétien, deux choses qu'il vaut mieux éviter à notre époque. » Puis en 1935, il confie à Lou Andreas-Salomé à propos de la figure de Moïse : « Ce problème m'a poursuivi toute ma vie. » C'est dire l'importance de cette réflexion sur la Bible, le judaïsme, et le christianisme pour le père de la psychanalyse.
    En conservant - contrairement à son habitude - ce manuscrit autographe, Freud a probablement souhaité laisser des traces sur l'élaboration complexe de son travail sur le monothéisme. Cette version initiale, transcrite ici pour la première fois, nous permet de comprendre pourquoi et comment, alors que le nazisme se répand partout en Europe, Freud a infléchi, voire crypté, sa pensée au fil des années, jusqu'à la publication de son livre testamentaire sur Moïse, paru en 1939.

  • L'affaire Baudelaire

    Remy Bijaoui

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    • 24 Février 2021

    Le 20 août 1857, Charles Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » par le tribunal correctionnel de la Seine. En cause, prétendument inspirés par une imagination maladive, six poèmes des Fleurs du Mal jugés indécents, en raison de leur « réalisme grossier » et de « passages ou expressions obscènes ».
    Malgré le soutien admiratif que des contemporains de renom - tels Flaubert, Hugo, ou Gautier - apporteront à Baudelaire, ces six poèmes marqués du sceau du scandale resteront interdits de publication en France durant près d'un siècle. Il fallut le combat de plusieurs générations de fervents lettrés pour faire annuler le jugement : suite à un arrêt de la Cour de cassation, la réhabilitation du grand poète n'interviendra qu'en 1949 !
    En s'appuyant sur de nombreuses archives, mais aussi sur la correspondance, les articles de presse et les comptes rendus d'audience, Rémy Bijaoui nous plonge, dans cet ouvrage vivant et bien informé, au coeur de cette célèbre affaire qui demeurera comme un exemple de relativisme judiciaire en matière de censure.

  • La Corée classique recèle d'incomparables recueils d'histoires qui couvrent la longue époque de la dynastie Joseon, entre le XVe siècle et le XIXe siècle. Ces récits, aux sources multiples - moines bouddhistes, maîtres confucianistes mais aussi saltimbanques... -, ont été recueillis et rédigés par des amoureux de la culture populaire, grands lettrés qui nous éblouissent par leur sens de la narration, la virtuosité de leur style et leur humour satirique.

    Le présent ouvrage commence dans une Asie ravagée par les guerres, que traverse une famille ballottée entre Chinois, Japonais et Mongols, dans des tribulations dignes d'un certain Candide, puis se poursuit à travers les aventures savoureuses de vengeurs, et surtout de vengeresses, de guerrières travesties, de sabreuses émérites et de jeunes filles prêtes à poignarder pour sauver leur honneur...

  • Zola, la mort du père

    Henri Mitterand

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    • 21 Avril 2021

    Émile Zola a presque sept ans lorsque son père François meurt d'épuisement, dans la force de l'âge, le 27 mars 1847. Les obsèques suivies par les notables d'Aix-en-Provence, accompagnées d'éloges appuyés, le marqueront profondément.

    François Zola, né à Venise, ancien officier italien, ingénieur des Travaux publics, allait concrétiser, après bien des embûches, son projet de canal devant alimenter la ville en eau. Dès son décès, les actionnaires mettent en faillite la « Société du Canal Zola » afin de l'exploiter pour leur propre compte, réduisant ainsi mère et fils à la pauvreté. Que sait alors Émile de son père ? Presque rien, mais sa vie durant, Zola construira l'image d'un homme inventif, énergique, terrassé par un défi trop lourd, et au coeur même de l'Affaire Dreyfus, se battra pour en réparer la mémoire ternie.

    Henri Mitterand part en quête de la figure du Père, tantôt explicite dans un discours glorificateur, tantôt dissimulée dans les romans. Ce retour quasi permanent de François Zola et de son histoire tragique, s'il a parfois été repéré, n'avait jusqu'alors jamais fait l'objet d'une telle investigation. Et pourtant, nous dit Henri Mitterand, ce lien douloureux du fils au père constitue sans doute « une des clefs de l'oeuvre et de l'humanité profonde des sujets zoliens ».

  • Le troisième tome de notre anthologie nous plonge dans la vie du peuple de Joseon, au coeur de cette dynastie confucéenne, qui régna du XVe siècle à la fin du XIXe siècle. Nous y découvrons toute une galerie de portraits d'excentriques, de révoltés, d'ambitieux prêts à tout, et de femmes refusant de se sacrifier. Comme dans les grands récits picaresques, nos héros traversent les hiérarchies sociales, le maître royal de musique joue pour le banquet des gueux, l'ancien domestique devenu notable tue pour protéger son secret, le père offre un étrange époux à sa fille veuve, le jeune lettré se fait balayeur pour la courtisane qu'il aime, etc.
    C'est un panorama animé qui se déroule sous nos yeux, celui d'une société dont on découvre les fêlures, que les auteurs raffinés explorent avec un goût remarquable de la satire. Pour achever cette trilogie, présentant une infime partie de ce continent à découvrir que sont les contes et récits de la Corée classique, le volume se termine par trois histoires comiques, expression de cette caractéristique du peuple coréen : le rire.
    Parus : Tome I : Guerres et vengeances (avril 2021) Tome 2 : Des femmes remarquables (mai 2021)

  • Enfants terribles de l'Antiquité, les Gaulois vaincus par Rome, peu à peu privés de leur langue et de leur histoire, victimes de la caricature antique et moderne, restent plutôt méconnus. Pourtant leur mémoire est demeurée dans les objets, les inscriptions retrouvées, et les milliers de noms propres de notre toponymie.
    Couvrant la période s'étendant du Ve siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C., s'appuyant non seulement sur les découvertes archéologiques, sur les auteurs grecs et latins, mais aussi sur les textes mythologiques irlandais et gallois, Jean-Paul Savignac, spécialiste de cette civilisation, prend le parti de ressusciter joies et rires des Gaulois à travers l'étude de leurs moeurs, coutumes et croyances.
    Pour commencer, voici les plaisirs du boire et du manger, puis viennent ceux de la convivialité et de l'amour. À cela s'ajoutent les enchantements qu'offrent la possession d'objets précieux, la pratique de l'art ornemental et de la musique, l'engouement pour la science, la passion de la gloire... sans oublier le culte de la parole. Enrichissant son propos par de nombreuses illustrations, Jean-Paul Savignac nous présente ainsi une vision originale, hors des clichés, de ces lointains ancêtres.

  • Lorsque le grand roi Sejong inventa l'alphabet hangeul, il rendit enfin accessible l'écriture et la lecture à tous ceux qui n'avaient pas accès à la langue chinoise : c'est ainsi que les femmes devinrent lectrices, et même dévoratrices des innombrables récits qui parurent tout au long de la dynastie Joseon, soit entre le XVe siècle et la fin du XIXe siècle.
    À découvrir ces figures de femme exceptionnelles, on imagine sans peine à quel point elles faisaient rêver les lectrices confinées dans les règles très strictes d'une société confucéenne ne laissant guère de place aux amours tumultueuses ! Et si la morale est toujours sauve, ces héroïnes montrent combien les qualités du coeur et de l'esprit ne sont pas l'apanage des seuls nobles, si fiers de leurs prérogatives, et que des femmes issues de la bourgeoisie et même du peuple favorisent aussi le triomphe de la justice et de l'amour.
    Ces histoires ont été recueillies et rédigées par de grands lettrés amoureux de leur culture populaire, désireux de se délasser et de faire partager au plus grand nombre de lecteurs leur plaisir. Parus anonymement, on a pu réattribuer ces textes à leurs véritables auteurs, qui nous éblouissent par leur sens de la narration, la virtuosité de leur style et leur humour satirique.

  • Dans la tradition du Midrash, ensemble d'histoires tissées de paraboles, d'allégories et de fables qui accompagnent au cours du temps la révélation de la Torah, François Ardeven médite sur de grandes figures bibliques.
    À la lumière de la psychanalyse, de la littérature et de la philosophie - convoquant Freud, Goethe, Lévinas... -, il aborde quatre dimensions de l'expérience humaine, brosse quatre portraits avec leur couleur et leur douleur propres : Job et sa longue plainte, Jonas coupable d'avoir raison, Esther qui pérennise l'exil, et Joseph, plus heureux en Égypte qu'avec les siens.
    Érudites et inspirées, ces quatre lectures - issues de séminaires tenus dans le cadre du Centre Medem, centre tout à la fois juif et laïc - se déploient dans un style alerte, gardant la trace de la spontanéité propre à l'oralité et à la pratique du libre commentaire de la Bible.
    Professeur de lettres classiques et psychanalyste, François Ardeven a étudié la philosophie et les mathématiques, et il est docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse.

  • Peu de souverains ont laissé une trace aussi profonde dans les légendes et dans les contes que le roi Salomon. Personnage historique ayant régné de 970 à 930 avant J.-C., bâtisseur du Temple de Jérusalem, fondateur de villes et de forteresses, prophète élu de Dieu ayant empire sur les démons, détenteur d'objets magiques, ce fils de David, grand amoureux de la reine de Saba, réputé pour sa sagesse, auteur de livres de médecine, de lapidaires et d'un herbier, a fait l'objet de mille récits et a trouvé sa place au panthéon des hommes ayant marqué l'Histoire.
    En s'appuyant sur nombre de témoignages (hébraïques, arabes, latins, grecs, russes, indiens...) importants, mais souvent inconnus car dissimulés dans des ouvrages anciens, rassemblant un corpus de récits populaires de quatorze pays, Claude Lecouteux retrace la légende du roi Salomon, légende qui, au fil du temps, a été embellie, développée, enrichie d'apports extérieurs, donnant ainsi naissance au souverain mythique aux multiples facettes.
    43 illustrations issues de manuscrits anciens.
    Notes et index des auteurs et des oeuvres.

  • Par l'originalité de son oeuvre, Erich Neumann est le plus célèbre des disciples de C. G. Jung. Né à Berlin en 1905, il émigre en Palestine dès l'arrivée au pouvoir du nazisme, en 1934.
    Liés par une profonde amitié, les deux hommes entretiendront dès lors une correspondance - où les considérations sur les Juifs et le judaïsme tiendront une place majeure - jusqu'à la mort de Neumann, en 1961. C'est cette correspondance passionnante, interrompue par les années de guerre, mais qui reprendra dès 1945, que nous proposons aujourd'hui aux lecteurs français.
    On y voit Jung et Neumann discuter longuement de l'inconscient collectif - et alors que sévit l'antisémitisme -, de la psychologie des Juifs, de leur histoire et de leur place dans le monde occidental. On y voit également Jung soutenir la parution de La Nouvelle Éthique, écrit pendant la guerre, et où Neumann tente de tirer les conséquences de la tragédie.
    Coédition avec La Compagnie du Livre Rouge (Bertrand Eveno).
    Traduit de l'allemand par Véronique Liard.

  • La commune du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) tient une place tout à fait remarquable dans l'histoire du sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. La résistance - d'abord pacifiste -, initiée par les pasteurs Trocmé et Theis, s'inscrit dans la tradition protestante de défense des opprimés.
    Dès 1940, les villageois entreprennent de cacher des Juifs, notamment beaucoup d'enfants menacés de déportation vers les camps de concentration, et les accueillent dans leurs maisons et dans les fermes des alentours. Au-delà du refuge, les habitants leur fournissent de faux papiers d'identité, des cartes de rationnement et les aident à passer en Suisse. On estime que mille à trois mille personnes purent ainsi être sauvées. En 1990, le gouvernement israélien reconnut l'ensemble du village comme « Juste parmi les nations » pour son admirable action humanitaire et sa bravoure face au danger.
    Dans cet ouvrage en tout point exact sur le plan historique mais destiné à un large public, Emmanuel Deun raconte l'histoire de ces faits exceptionnels et brosse le portrait de personnalités hors du commun qui payèrent souvent de leur vie leur courage.

  • Socrate, Érasme ou Victor Hugo se voulaient déjà citoyens du monde. En 1948, cet idéal est incarné par Garry Davis : traumatisé par sa participation aux bombardements des villes allemandes, cet ancien pilote américain renonce à sa nationalité et se déclare « premier citoyen du monde ». Très vite, ses initiatives font sensation et des foules enthousiastes l'acclament. Des dizaines de milliers d'hommes et de femmes s'affirment liés à la communauté mondiale, et la préfecture du Lot se proclame, d'emblée, Cahors Mundi, suivie par des centaines de villes et de villages. Cet émoi populaire, soutenu notamment par Einstein et l'abbé Pierre, se voit relayé par des écrivains - Camus, Breton, Queneau ou Vercors... -, et amplifié par des périodiques issus de la Résistance et des journaux tels que Le Monde ou Le Canard enchaîné.

    Michel Auvray fait le récit de ces événements aujourd'hui méconnus, mais qui firent alors la une de la presse. Il relate comment, après la bombe d'Hiroshima, les tensions nées de la guerre froide semblent placer chacun devant une alternative : un monde uni ou le néant. Il décrit l'aspiration à une « mondialisation » - le mot apparaît dans ce contexte - au service des peuples, et qui sera symbolisée par l'ouverture d'une Route sans frontières.

    S'appuyant sur des sources très diverses - témoignages, presse nationale et régionale, publications mondialistes, rapports des RG, archives publiques et privées, mémoires inédits... -, Michel Auvray retrace pour la première fois l'émergence et l'apogée des Citoyens du Monde. Singulière et passionnante aventure, se poursuivant jusqu'à nos jours, telle est l'étonnante histoire de cet élan de fraternité universelle.

  • Histoire sociale et psychiatrie Dans les décennies 1880 1900 au coeur d'un paysage bouleversé par le progrès industriel, un pessimisme qualifié de « fin de siècle » domine les esprits Cette tendance dépressive mêle amertume de la défaite de 1870 abandon des idéaux, impression d'être frappé par la dégénérescence C'est à cette même époque que la psychiatrie avec Charcot et Janet étudie l'hystérie et la neurasthénie, tandis que des ouvrages de vulgarisation et la grande presse offrent ces dérèglements en miroir à un public avide de s'y reconnaître Bref, la névrose est à la mode...
    Des écrivains comme Huysmans, Maupassant, Mallarmé projettent leur propre mal être dans leurs oeuvres D'autres réagissent par la contestation ( Rachilde) ou le saphisme (Nathalie Barney), et d'autres encore par la pratique de l'occultisme (Rémy de Gourmont).
    Les grands de ce monde telles les impératrices d'Autriche et de Russie ne sont pas à l'abri de la fragilité nerveuse, imités en cela par une partie de l'aristocratie française (Robert de Montesquiou), les courtisanes du demi monde (Liane de Pougy et Emilienne d'Alençon), les comédiennes (Sarah Bernhardt) et les chansonniers des cabarets (« Le Chat noir »).
    Dans cet ouvrage, Louis Crocq, portant un regard de psychiatre sur cette mentalité crépusculaire, relie ainsi, de façon inédite, la peinture sociale à l'histoire des névroses, à la veille de la Belle Epoque.

  • Siegfried, Odin, la Lorelei, le Roi des Aulnes, autant de personnages mythiques bien connus. Pourtant, s'étendant de l'Allemagne à l'Islande, la mythologie germanique, et plus précisément germano-scandinave - souvent victime de préjugés en raison de fâcheuses récupérations historiques -, reste dans l'ensemble trop ignorée.
    Du Moyen Âge à nos jours, s'appuyant notamment sur les Eddas, les Sagas, les légendes et les traditions populaires, ce dictionnaire nous invite à arpenter des espaces enchantés où foisonnent dieux, fées, elfes, lutins, revenants, nains et géants. Il nous décrit, par exemple, les cultes rendus aux sources et aux arbres, maints rituels magiques, nous conte l'éternelle errance du Chasseur maudit, l'étrange aventure de Peter Schlemihl et de nombreuses autres histoires fabuleuses.
    Unique en son genre, oeuvre d'un éminent spécialiste, cet ouvrage nous dévoile ainsi toute la richesse et la poésie d'une des plus grandes cultures européennes.

  • Qu'appelle-t-on « fantôme » ? Que désigne ce mot dans les croyances populaires et dans notre psyché ? Dans bien des contrées, dans certains pays d'Afrique par exemple, le temps du deuil s'étale sur une année entière, durant laquelle le défunt est un fantôme errant, et demeure dangereux jusqu'à ce qu'il soit accueilli dans le royaume des ancêtres où, cette fois bienfaisant, il veillera sur les vivants.
    S'appuyant sur de nombreux cas cliniques mais aussi sur les travaux d'Abraham et Török, Claude Guy nous montre que le « fantôme », en chacun d'entre nous, peut se révéler lors de symptômes d'effondrement ou de décompensation et se rattache souvent à un accident très ancien dans l'histoire familiale : un drame, une catastrophe, un acte traumatisant qui se transmet depuis des générations, sans que celles-ci n'aient rien pu ou, parfois, rien voulu en savoir.
    Ainsi bien des années après, resurgit une souffrance, celle qui n'a pas été entendue, celle qui a été niée, et qui amplifie de façon disproportionnée le vécu douloureux du patient, soudain « hanté », aux prises avec un passé dont il ignorait tout. « Le mort saisit le vif », qui se retrouve alors contraint de supporter, sur le plan psychique, le poids accablant de l'héritage.

  • Le guide des célibataires et des personnes seules. Beaucoup de personnes restent célibataires, et malgré le désir qu'elles en ont, ne parviennent pas à nouer une relation solide. Prises dans une impasse douloureuse, elles en restent à des relations superficielles, incapables de trouver le partenaire de leur vie, ou bien, à la suite d'un divorce, elles se voient brutalement plongées dans la solitude.

    Thérapeutes conjugaux, Harville Hendrix et Helent Lakelly Hunt montrent d'abord tout ce que nous pouvons apprendre sur nous mêmes à travers la solitude. Puis ils établissent les causes de l'échec sentimental, qui renvoient toujours à nos expériences d'enfance, et montrent que rien n'est insurmontable.

    Ils nous suggèrent enfin des techniques de communication pour garder l'amour et s'engager dans une union durable et épanouissante. Mais au delà, c'est à la vision du monde basée sur la transformation des conflits en relations qu'ils nous initient. Leur conviction est forte on ne peut pleinement s'épanouir et devenir soi même que par le lien vivant à l'autre.

    Traduit de l'américain par Chantal et Antoine d'Audiffret.

  • « Frieda Fordham a entrepris la tâche, difficile sous tous les rapports, de présenter un résumé clair de mes diverses tentatives pour comprendre mieux, et d'une façon plus large, la psyché humaine. Comme je ne peux prétendre avoir atteint quelque théorie précise expliquant l'ensemble, ou même la plus grande part des complexités psychiques, mon oeuvre consiste en une série d'approches différentes ou, pourrait-on dire, en une circonvolution autour de facteurs inconnus.
    Exposer de façon claire et simple mes idées est, par conséquent, pour le moins ardu. [.] Malgré cet état de choses quelque peu problématique, Frieda Fordham a réussi à se sortir de toutes les occasions de faire des interprétations inexactes. Elle a présenté d'une façon simple et satisfaisante les principaux aspects de mon oeuvre psychologique. » C. G. Jung.
    Frieda Fordham a été psychanalyste et membre de la Société de psychologie analytique de Londres.

  • Le Livre des Rois (Châh-Namé) est le plus précieux monument de l'épopée nationale iranienne. Le poète persan Ferdowsi (930-1020) y chante l'histoire de l'humanité - ou de l'Iran, la distinction n'est pas toujours évidente.
    Dédiée au sultan Mahmoud, cette oeuvre magistrale comprend les règnes de cinquante rois, depuis le premier homme-roi, le légendaire Kiumarss, jusqu'au dernier souverain historique sous le règne duquel la Perse passa sous domination arabe au vIIe siècle de notre ère.
    Depuis près de mille ans, on n'a cessé de copier, de lire, de déclamer cette geste prestigieuse, et des manuscrits calligraphiés pour des princes ont été ornés des enluminures les plus somptueuses. Aujourd'hui encore, dans les cafés populaires, des conteurs récitent ces hauts faits mémorables avec une verve sans égale.
    Iranienne, imprégnée par ce grand poème épique depuis son enfance, Frouzandéh Brélian-Djahanshahi restitue ici pour le public français l'âme de la partie légendaire du Livre des Rois.

  • Les Contes populaires russes constituent l'un des recueils les plus impor- tants de notre patrimoine culturel européen, et l'oeuvre d'Afanassiev, par son influence, est comparable à celle des frères Grimm.
    Pour rassembler les récits épars, Afanassiev s'adresse, dès 1850, à la Société russe de géographie, qui possède déjà de nombreuses archives, ainsi qu'à des collecteurs individuels. La tradition orale, où affleure souvent un paganisme persistant, s'avère d'une richesse exceptionnelle au moment où il envisage de la fixer par l'écrit. La somme magistrale réunie par le grand savant, éditée aussi bien sous le régime tsariste que sous le régime soviétique, n'a cessé depuis sa publication d'accroître son rayonnement. Nombre d'écrivains et d'artistes - tels Pouchkine, Gogol, Tolstoï, Prokofiev ou Chagall - s'y réfèrent explicitement, tandis que la baba Yaga fait aujourd'hui encore frémir les enfants du monde entier.
    La présente édition comporte trois tomes et propose des contes jusqu'alors inédits en français. Ce troisième volume se divise pour moitié entre contes merveilleux et contes divers - contes inspirés du chant épique populaire ou de la littérature de colportage, récits sur les morts et les sorcières, contes plaisants, anecdotes.

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