L'harmattan

  • "L'expérience migratoire est la rencontre de lieux insoupçonnés, invisibles, dont aucune carte géographique ne dresse l'existence. Ce sont des lieux de relégation, de confinement, de l'enfermement et de la mise à l'écart. L auteur se penche sur cette vaste communauté, née dans la forêt, à la limite de l'Afrique du Nord et de l'Europe. Cette « zone grise » est le cadre de relations intenses entre des hommes qui ont les mêmes espoirs et les témoins ou acteurs extérieurs de leur rêve. En réalité, ces marges invisibles, où le formel et l'informel se recoupent constamment, sont au coeur desterritoires, de la vie des sociétés, de leurs préoccupations quotidiennes. La présence fantomatique de cette humanité échappe à la norme administrative et sociale, agissant comme un miroir dans lequel se reflètent nombre des inégalités et dysfonctionnements de notre monde. - - "

  • Miniyah est une jeune métisse parisienne. Elle veut découvrir le fleuve Niger. Elle se rend donc en Afrique. Un jour, en compagnie de Zubulu, son grand-père, ils longent le cours d'eau et ils tombent sur un peuple qu'on appelle " les hommes bleus ". Leur rituel de prière la méduse. Elle interroge son grand-père à propos de cette pratique. Au vieil homme de lui répondre : " C'est leur manière de rendre grâce à Dieu pour son amour. ". " Dis ! Dis-moi grand-père ! Qu'est-ce que l'amour ? " répliqua-t-elle. Le vieux sage tente de dévoiler à sa petite-ille le mystère qui entoure ce beau mot à travers un conte.

  • "Libreville, l Eldorado noir. Tout le monde veut croquer sa part de pétrodollars, mais attention, on peut perdre plus qu on est venu jouer. Surtout en temps d élection, lorsque tout ce que le continent compte de sorciers et de féticheurs se rassemble dans la capitale... Enfermé à Libreville est l ethno-polar d un français infiltré chez les Chinois du Gabon, écrit dans une langue colorée par les migrations sur le continent africain. Une véritable remise en question des frontières de la littérature francophone."

  • Voici un témoignage sur la vie des enfants et adolescents d'Afrique et d'Amérique latine qui occupent la rue, y vivent, y travaillent pour gagner leur nourriture quotidienne. Coupés de leur milieu familial, ils se regroupent, s'organisent, se protègent pour survivre dans cet univers où la violence est présente jour et nuit, où il n'est possible d'échapper au pire qu'en se réfugiant dans le groupe sous la protection de l'aîné auquel il faut faire allégeance. C'est cet univers que l'auteur nous fait découvrir à travers son témoignage d'éducateur de rue.

  • A travers les âges, la cupidité des hommes rugit, iconoclaste et meurtrière, conjuguant en les corrompant des événements du passé et du présent et en voguant sur les ailes de l'orgueil incommensurable, de l'intrépidité crapuleuse, de l'ignominie viscérale mais aussi de destins ambigus.ŠEmprunte de trahison, de perfidie et de violence, La guerre des pauvres et le destin de Hassan Guibrilou, dernière partie de la trilogie, baigne néanmoins dans l'amour.

  • Biram, instituteur de profession, devint cadre au Ministère de la Jeunesse et des Sports aux premières années de l'indépendance du Mali. Le 19 novembre 1968, un coup d'Etat militaire renversa le pouvoir et mit fin à sa nouvelle carrière. Il fut emprisonné et déporté à Intadenit, dans le grand nord désertique. Un an après la mort de Biram, l'auteur bouleversé, nous ouvre les portes de son enfance, nous raconte son parcours, évoque l'éducation qu'il a reçue ...

  • Un coup d'Etat traîtreusement orchestré renverse Gouama, le "Père Fondateur de la Nation", Président de la République de Watinbow. Le "Guide éclairé" réussit à s'échapper grâce à un âne. Dans sa fuite il est sauvé par des étudiants qu'il avait emprisonnés pour "communisme". Ces derniers l'aident à franchir la frontière pour la République de Zakro. Un plan est mis en place pour reconquérir le pouvoir perdu mais avec les nouveaux accords entre Watinbow et Zakro, l'ancien "Père Fondateur de la Nation" est livré au nouveau maître de Watinbow.

  • Tout a commencé ce jour où Gigi le voisin m'a vue descendre de la voiture de Célestin. Pensez-vous, le type est allé tout droit raconter la chose à maman. Elle n'en a pas dormi de la nuit. Dans son sommeil, elle a dû se répéter : "Dis-moi Nathalie que cet homme est le papa d'une de tes amies." Il avait 47 ans et j'en étais amoureuse. Il me gâtait. Nous passions parfois des week-ends à Libreville. Il fallait que je trouve un mensonge à sortir à maman.

  • Cet ouvrage propose des tranches de vie prises sur le vif dans la population, plutôt urbaine, de Côte d'Ivoire, de Guinée et du Niger. A l'issue de 33 séjours riches de rencontres collectives et individuelles, l'auteur s'interroge : comment vivre au jour le jour dans le manque permanent, seulement soucieux de manger à sa faim, de sauvegarder une santé précaire, de confier ses enfants à des écoles surpeuplées, de vivre dans l'insécurité d'un pays où l'état de droit n'est qu'une illusion ?

  • "Un mariage, la fin des études et une carrière toute tracée : telle est l'existence de Claire et Pierre Millet le jour où ils décident de tout quitter, de sortir des sentiers battus pour partir en mission d'aide au développement en Guinée et s'y installer deux ans. Plongés en terre inconnue, immergés dans la culture locale, travaillant auprès des plus pauvres, ils s'ouvrent jour après jour à une autre vision de l'existence. Ils découvrent dans cette aventure humaine et spirituelle haute en couleurs une forme de joie intérieure incomparable, qui invite à adopter une autre vision du monde et de l'étranger."

  • Puis, un jour, il n'y eut plus qu'un seul projet qui compta pour Boukaka : quitter Brazzaville et cette Afrique sans avenir. Vue comme un Eldorado : la France. L'envie d'y aller faire des études et, un jour peut-être, montrer à sa famille et à ses amis restés au pays que lui avait réussi à devenir quelqu'un. Visa en poche, obtenu de l'ambassadeur en souvenir de son père qui avait fait la Deuxième Guerre mondiale, le jeune Congolais débarque à Paris, puis en terrain conquis à Metz, en Lorraine. Mais là, surtout là, il y a la loi et des règles. Personne n'y est attendu et encore moins « des personnes de couleur issues de l'immigration »...

  • "Ce roman réaliste au titre évocateur et aux parfums de provocation nous plonge dans une Afrique centrale méconnue du grand public : celle d'une cohabitation et d'une relation compliquées entre autochtones (Pygmées) et allogènes (Bantous). L'intrigue est tenue par un jeune pasteur bantou et un jeune Pygmée ayant le rôle de Chef-éléphant, dont les destins longtemps parallèles finissent par se croiser. Dès lors, nos deux protagonistes nous entraînent au coeur de leurs communautés respectives pour un voyage dont personne ne ressortira indemne."

  • "Ces entretiens font revivre, à travers un destin singulier, le combat des Maliens pour prendre en main l'avenir de leur pays en s'appuyant sur les connaissances techniques des ouvriers, l'utilisation de la langue nationale, la confiance dans les savoirs traditionnels. Yombé Richard Toé a mené son combat au Mali et sera le premier responsable malien d une usine d égrenage de coton. Actuelleemnt, à près de 80 ans, il fait partie de plusieurs associations. Au cours de 36 entretiens avec Christiane Ray, il évoque les grandes étapes de son parcours, sa participation à la vie politique et économique du Mali, ses intérêts de toutes sortes. - - "

  • "Ici la mer chante tous les matins d'une voix imitant le miaulement d'un chat des abysses. Et cela depuis des siècles, depuis que Dieu est Dieu. Les albatros et les mouettes habitent les îles du large. Les sauterelles ne tentent pas ce climat poreux. Ce livre est un véritable voyage dans l'inconnu. L'imaginaire du lecteur sera constamment sollicité page après page pour reconstituer les différentes pièces de « patchwork social ». - "

  • "Ce roman revient sur des épisodes oubliés de la vie de Koléma, l'héroïne. Cette enfant battue qui par la seule force de sa conviction se libèrera de sa condition d'esclave. Il répond aussi aux questions des lecteurs sur des faits et des évènements survenus au cours de la vie de Koléma, relatés dans le volume précédent : Koléma. Itinéraire d'une femme de l'Afrique à l'Europe. L'auteur produit en 2018 un conte musical du même nom, tirée du roman, afin de proposer aux lecteurs une approche artistique différente sur les épisodes de son enfance, de sa vie de femme et de mère."

  • "Brice Monet Padilha, journaliste franco-brésilien de trente-deux ans et militant de gauche, ne supporte plus sa routine et la société dans laquelle il vit. Il décide un beau jour, en toute discrétion, de quitter Rio de Janeiro pour se rendre dans un petit État d'Afrique, le Boukanda du jeune président Ali. Ce militaire charismatique fait preuve d'une grande capacité à gouverner et à développer son pays mais il est fragilisé par la pression de l'ancien régime, toujours soutenu par les Occidentaux et leurs alliés dans la région. Cette plongée en plein coeur d'un continent africain en pleine ébullition va changer pour de bon la vie de ce trentenaire idéaliste... - - - "

  • Il n'est ni noir, ni jaune. Partout exclu. D'abord abandonné par son père "tirailleur sénégalais" venu guerroyer pour les Français en Indochine, puis délaissé par sa mère vietnamienne, L'Enfant de Seno grandit au Laos mais, à treize ans, il est rapatrié en France, pays qui lui est parfaitement étranger. Sa vie d'enfant de la rue, bousculée toujours, desespérée souvent, Laby la raconte avec une candeur désarmante.

  • "Au pays de l ensète et du coton, où la Reine de Saba et l empereur Ménélik sont encore présents, Nicole Faucon-Pellet nous offre, avec cette onzième parution une fiction en hommage à l Éthiopie, à ses coutumes et à ses femmes encore malmenées."

  • "Ce récit nous plonge dans l univers des enseignants réduits au statut de sans droit, sans pouvoir, sans voix, alors qu ils portent héroïquement sur leurs épaules l avenir de la cité, et peut-être même, de l humanité. Comment ces hommes et ces femmes peuvent-ils éveiller les enfants à leur droit, à leur pouvoir, à leur voix? La force de ce récit réside dans sa simplicité qui permet de voir comment, dans nos Républiques des Excellences, c est dans la vie ordinaire que se rencontrent des modèles de résistance héroïque contre la bêtise humaine."

  • Mirages de migrants est une fiction dont les péripéties de l'héroïne s'inspirent de la vie quotidienne avec l'impertinence, l'absurdité et la violence symbolique qui la caractérisent, tant en Afrique qu'en Europe. Le migrant est dans un mirage permanent : chez lui au Sud, il rêve du paradis du Nord, et une fois sur place il regrette la solidarité légendaire de son pays.

  • "Un reporter arrive en France où il enquête sur l'immigration et les immigrés. Bénéficiant de l'aide d'un informateur, il parcourt les rues de Paris et de sa banlieue, emprunte les transports publics et explore les administrations à la recherche d'histoires marquantes. De celle de Geneviève à celle de Vidal, il fait une véritable autopsie de la société française si bien que le Roman des immigrés, pourrait bien être aussi le roman de France."

  • Banwi, ville imaginaire, devient le théâtre d'un drame dans un drame : le dénouement d'une lointaine jalousie amoureuse et le martyre d'un peuple constamment induit en erreur. Tandis qu'entre amour, haine, rivalité et amitié cohabitent Azunta, Nazira, Prince et Armel Zoxo, leur pays souffre d'incessants soubresauts. Ce roman, aux allures de conte politique, pose une véritable question d'ordre moral : dans quelle mesure faut-il avouer ou occulter une vérité ?

  • "Le Rwanda cherche à être le coeur de l Afrique qui bat, ce point névralgique capable d ébranler le reste du corps. La société rwandaise, en cours de transformation et malgré la réussite économique de ces 20 dernières années, est exposée à de nombreux virages à ne pas rater. L auteur, dans cet essai, porte un regard libre et neuf sur le Rwanda, son pays qu il a rejoint en 2012, après 18 ans d exil. ""Only forward looking"" est une citation de Paul Kagamé à Paris (en septembre 2011)."

  • Né vers 1951 à Birni N'Gaouré, à une centaine de kilomètres au sud est de Niamey (Niger), l'auteur nous fait découvrir sa vie d'enfant et d'adolescent jusqu'à sa sortie du Lycée avec son BEPC, en 1967. Son vécu, c'est à la fois celui de la culture peule, sa communauté, sous ses divers aspects, et celui de l'histoire du Niger, qui nous conduit de la fin de la période coloniale au début, difficile et violent, de l'indépendance, quand s'affrontent les partis de l'éléphant (RDA) et du dromadaire (SAWABA).

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