L'ire Des Marges

  • Une femme, baignée par une lumière pâle, dans une grande pièce nue, se tient devant sa fenêtre.
    Elle détourne la tête, sa chevelure masque son visage. Se dérobe-t-elle délibérément ? Est-elle saisie à l'instant où elle s'éloigne de la fenêtre ? Une inquiétude sourd de cette image et de son hors-champ.
    Ce récit, inspiré d'une oeuvre photographique de Guillaume Herbaut, nous plonge dans l'histoire d'un couple qui, trente ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, part s'installer dans la zone contaminée, pour y vivre et y travailler.

    - Un récit de l'après-catastrophe à Tchernobyl.
    - Une réfl exion sur la force narrative de la photographie.
    - Une écriture précise, pudique et élégante.

  • Dans le prolongement de L'ellipse du bois, Derek Munn reprend sa réflexion sur les méandres de la mémoire par le biais du récit autobiographique.
    Ici, l'auteur convoque deux personnages disparus, son oncle et le musicien et chanteur Vic Chesnutt :
    « Leur ressemblance est aussi étrange qu'évidente. Dans mon imagination ils deviennent indissociables. Ils s'entendent à merveille. C'est comme s'ils s'envoyaient des clins d'oeil.
    D'image en image j'ai l'impression de voir une identité se fondre dans une autre. (...).
    Des sons, des images, des sensations, des lacunes, des pourquoi.
    Il y a plusieurs choses à ne pas expliquer.
    Ce texte ne parle pas vraiment de mon oncle, ni de Vic Chesnutt, ni de moi, mais d'un nous que je suis, d'une foule solitaire qui cherche à suivre ses propres traces.
    I've learned to smile when all I feel is rage »

  • C'est le récit d'une photographie et de l'invraisemblance qu'elle expose, le récit d'un cheminement du présent de l'image au présent du regard.
    Une fête d'enfants, des ballons gonflés d'hélium, des rideaux clinquants, un garçon qui émerge du bois.

    Il est sans arme, sans défense. Sa posture, bien que la position de ses mains puisse faire penser à un aspirant cowboy, est celle d'une nonchalance abasourdie, involontaire. Il ne comprend pas ce qu'il comprend, ni ce qu'il ne comprend pas. En même temps, il comprend.

    Un imperceptible rien l'a pénétré tel un photon fourré dans sa rétine, l'immensité de sa petitesse ne cessera de distordre son monde, de le remplir de latences. Éclat qui ne s'éteindra jamais, ce sera la première petite étincelle de chaque migraine à venir.

  • Un salon littéraire, une auteure qui signe son premier roman, les mondanités d'une inauguration... Une dame, pas tout à fait comme tout le monde s'invite à la fête.

    Le cocktail est la première d'une série de nano-nouvelles dans lesquelles Brigitte Comard débusque l'insolite de la vie. Ce qui, au détour des petits rituels sociaux, raconte les ressorts intimes et invisibles des existences. L'endroit microscopique où peut advenir le basculement d'un ordre établi, une subversion de la normalité, peut-être l'irruption d'un moment singulier d'humanité.

  • Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus. Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie. Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, sa dope et ses obsessions. Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

    - L'histoire de la chute « ailée » d'une femme au parcours singulier.
    - Un récit vertigineux, âpre et tendre, ancré dans notre époque.
    - Un Road trip-feuilleton, clin d'oeil aux séries et aux Chroniques d'Armistead Maupin.

  • Sister vivait dans sa grotte depuis trois ans. Mathieu, au volant de son Tourbus, s'ensable sur la plage. En attendant la grue, sans supplément, ils font connaissance, parlent de gueilles et commencent leur communauté improbable au milieu de la tribu des chiens. De plus en plus proches, Sister lit à Mathieu un poème qu'elle a écrit dans la nuit. Mathieu se pose alors mille questions sur Sister et commence par l'histoire du ceinturon de son père.

    - L'histoire de la chute « ailée » d'une femme au parcours singulier.
    - Un récit vertigineux, âpre et tendre, ancré dans notre époque.
    - Un Road trip-feuilleton, clin d'oeil aux séries et aux Chroniques d'Armistead Maupin.

  • George Sand disait de lui : « Il est naïf comme les gens sincères, absolu comme les gens convaincus ».
    Martin Nadaud a tout appris seul. Paysan, goujat, maçon, puis élu député, exilé, revenu toujours aussi ardent défenseur de la justice sociale, il ne lâche jamais son idéal d'émancipation du peuple par l'idéal républicain. Cette nouvelle, comme un court-métrage historique, est l'instant d'une rencontre imaginée entre Martin Nadaud et Oscar Bardi de Fourtou, ministre monarchiste et réactionnaire.

    - Une nouvelle très documentée au coeur de la crise constitutionnelle de mai 1877, qui opposa les Monarchistes aux Républicains.
    - Un précipité de questions contemporaines sur l'obsession de domination d'une caste.
    - Un plaidoyer pour la défense des valeurs républicaines.

  • Eric Chevance a dirigé plusieurs établissements culturels dont le TNT- Manufacture de chaussures qu'il a cofondé à Bordeaux en 1997. Il est aujourd'hui enseignant associé à la filière d'études théâtrales de l'université Bordeaux-Montaigne. Engagé auprès de plusieurs associations artistiques et culturelles, il l'est aussi aux côtés des migrants et réfugiés. L'arrivant et l'autre est son premier écrit ayant vocation à être présenté publiquement.

    Michel Richard est comédien. Né en 1946, il grandit entre la Martinique et le Niger. Après trois années passées auprès de Pierre Debauche et Antoine Vitez au Théâtre des Amandiers, il crée le Théâtre de la Gronde et l'anime pendant dix ans, puis travaille avec Les Opéras Autrement, les Percussions de Strasbourg, Les Musiques à Ouïr. Depuis 1992, tout en dirigeant le festival des Soirées d'été en Luberon, il ne cesse de voyager un carnet de bord à la main, un espace public sous les pieds pour y jouer. L'arrivant et l'autre est son premier texte publié.

    1€ reversé en soutien à SOS Méditerranée

  • Frank a-t-il aimé Diane ?
    Il n'en est plus si sûr. Elle l'a attendri. Elle l'a séduit. Mais y avait-il de l'amour dans ses gestes ? C'est peut-être une question qu'il ne devrait pas se poser. Maintenant, ri en est certain, s'il l'a aimée un jour, il ne l'aime plus. Sa petite personne est trop sûre d'elle et trop folle. Elle est capable de tout sur un coup de tête. Son procès ne l'a pas guérie. Il faut fuir Tant que des milliers de kilomètres ne les sépareront pas, Frank ne pourra pas refaire sa vie. Ce n'est pas seulement quil ne pourra pas refaire sa vie, c'est bien pire que cela il ne se sentira pas en sécurité,

  • Voyez-vous, ma mémoire est prodigieuse et infaillible, tout s'y grave à jamais, les visages, les prénoms, les dates, les lieux, indélébiles, et il va de soi que je ne m'enorgueillis nullement de cette faculté, c'est comme cela, ainsi je me rappelle ces événements-là comme s'ils s'étaient produits hier. Vous savez, la hiérarchie des souvenirs n'est pas fonction du temps passé. Il n'y a pas de temps là-dedans. C'est la puissance de l'impact qui imprime plus ou moins profondément la mémoire et peu importe le moment de cet impact. Une parole entendue à l'âge de sept ans, j'aurais pu dire huit ans ou bien neuf ans, une parole entendue dans la prime enfance peut résonner, fraîche, cinquante ans après.
    Nous sommes ainsi faits.

  • Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus. Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
    Dans une grotte, en bordure dune crique. en marge de la crise espagnole, vit Sister, Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
    Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.
    Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

    Road trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.

  • Dans la crique, l'automne s'installait chaudement. Des avions protégeaient les tomates de la pluie. Gaviota, la mouette, picorait du thon en boîte. Nube, le rottweiler, ne supportait pas la concurrence. La belle Gloria était de retour d'Allemagne après un dépistage du cancer de la prostate et deux gardes-forestiers menaçaient Sister d'expulsion suite à un dépôt de plainte. Dans le Tourbus et les tourments de la plage, Mathieu apprenait à connaître Sister. Elle parlait, il l'écoutait. La grotte, les hippies, l'Herbe Sacrée, son passé.

    - L'histoire de la chute « ailée » d'une femme au parcours singulier.
    - Un récit vertigineux, âpre et tendre, ancré dans notre époque.
    - Un Road trip-feuilleton, clin d'oeil aux séries et aux Chroniques d'Armistead Maupin.

  • Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus. Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut « junky, jeune et jolie ».
    Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, sa dope et ses obsessions. Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver. Chaque hiver, Mathieu y croise un vieil homme solitaire qui fait des mots croisés, Gloria, une transexuelle allemande, qui s'installe sur la plage-parking squattée par des hippies en CDD. Mais aussi un viking, un Forest Gump, un dealer arnaqueur, une mouette et des rats affamés...
    Pour ne pas oublier leur quotidien sans commune mesure, Mathieu se met à l'écrire. Un quotidien si dur, qu'il précipitera la ? n d'une histoire, pourtant si joliment commencée.
    Ce Road Trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.
    Dans ce 5e et dernier opus des aventures de Sister et Mathieu, Jean-Christophe Cabut s'attache à dévoiler l'envers du décor.

empty