Loco

  • PHOTOGRAPHIES DE PLUS DE 100 PHOTOGRAPHES FRANÇAIS ET ÉTRANGERS Pour les 20 ans du centre de photographie lyonnais, le Bleu du Ciel, Gilles Verneret, son directeur, revisite les photographes y ayant exposé et sur le temps, ayant défini une certaine ligne d'une photographie documentaire. Ce livre met en évidence toute la créativité, la pluralité de cette photographie documentaire à travers les oeuvres de près de 100 photographes français, pour beaucoup, mais aussi du monde entier.
    Les sciences humaines et sociales deviennent à partir des années 1990-2000 un nouveau repère fort pour les photographes. Déjouant ou parfois critiquant ouvertement l'institution photo-journalistique, les photographes affirment les valeurs de l'enquête, du terrain, de l'analyse économique et sociale, du décryptage politique. Nos contemporains inventent une poétique de la responsabilité, ils font du documentaire un genre ouvert à l'imaginaire d'un monde à venir.
    Outre les textes historiques le Gilles Verneret et Michel Poivert présentant différents aspects de cette nouvelle photographie documentaire, ce livre accueille également les textes écrits par les photographes présentés.

  • L'ouvrage reprend un entretien d'André S. Labarthe avec Olivier Meunier en 2014 et une correspondance entre le réalisateur et Michel Surya, durant la préparation du film. Le livre rassemble également une abondante iconographie tirée du film et des photos inédites de la photographe Anne-Lise Broyer.
    Une préface de Mathilde Girard et une postface de Vincent Roget, accompagnent une lettre inédite d'André S. Labarthe.

  • En l'état

    Franck Gérard

    • Loco
    • 20 Août 2020

    En l'état est un travail évolutif, un work in progress, commencé le 13 juillet 1999. Depuis cette date, la pratique photographique de l'artiste Franck Gérard a radicalement changé : l'image est devenue un acte vital, incessant, et les milliers de photographies accumulées sont venues constituer un état du voir le monde, posant également un état du monde. La notion de l'abondance, du trop plein d'images affirme une présence au monde fondée dans la perception.
    A travers une observation aussi méthodique qu'hasardeuse du réel, liée à la déambulation de l'artiste dans l'espace public, Franck Gérard capte des situations, sans apriori ni préalable : offrant juste "ce qu'il voit".

  • Le quartier de la Maladrerie, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis est l'une des réalisations les plus remarquables de l'architecture urbaine de la fin des années 1970. « La Mala », comme ses habitants l'appelent, a été imaginé par Renée Gailhoustet. L'architecte a alors pour ambition de repenser les liens entre la ville et le logement social. Entre 1975 et 1984, c'est un ensemble de 9 hectares et de 1 000 logements, tous différents, qui voient le jour. Des commerces, des équipements socio-culturels et des ateliers d'artistes s'intègrent à l'ensemble. Délaissant le modèle éculé des barres et des tours, l'expérience architecturale qu'elle mène à Aubervilliers ambitionne de changer le statut du logement social dans le tissu urbain. Architecture futuriste mêlant béton, verre, terrasses végétalisées et formes angulaires, elle laisse une grande place à la circulation piétonne et à la végétation. Un genre d'utopie en banlieue rouge. La Maladrerie est, en effet, l'une des rares réalisations de logements sociaux en gradins, où chaque appartement présente un plan unique, la plupart se prolongeant à l'extérieur par une terrasse-jardin en étage ou un jardin en pleine terre en rez-de-chaussée.
    En 2017, l'artiste Julie Balagué s'y installe. Depuis, elle y vit et y travaille.
    Elle est allée à la rencontre des habitants, des passants et des associations du coin. Des conversations naissent : elles sont utopiques ou alarmantes et reflètent les questionnements du devenir de cet ensemble où toutes les catégories sociales, tous les métiers, tous les âges, toutes les origines et toutes les expériences se rencontrent et cohabitent. Son travail mêle des photographies de l'ensemble architectural et des portraits des habitants.
    De courts textes poétiques de la romancière Fanny Taillandier, inspirés des témoignages recueillis par la photographe, accompagnent la série d'images. En fin d'ouvrage est inséré un livret qui rassemble deux textes plus contextuels et théoriques de l'architecte Katherine Fiumani d'une part et de l'historienne de la photographie, Raphaële Bertho.

  • Saint-Ouen est une ville investie par le foot depuis plus d'un siècle. Des très jeunes qui tapent le ballon dans les cours des cités en passant par les collèges et les lycées jusqu'au mythique stade Bauer et à l'Union Sportive Multisections Audonienne, ce livre rend hommage à cette population dont le coeur bat au rythme du foot. Mais ici, ce monde en short et en sueur ne parle pas que de sport, mais de citoyenneté, pas que de classement final, mais de société, pas que de passes décisives mais d'humanisme.

  • Décrire ou penser la photographie ? Telle est la question introductive à cet essai, qui se conçoit plus comme un dictionnaire à l'usage des jeunes photographes que comme un manuel à portée conceptuelle.

  • Texte de Christophe Laurens Entretien entre Patrick Bouchain et Jade Lindgaard Dessins des étudiants en master Alternatives Urbaines de Vitry-sur-Seine Photographies de Cyrille Weiner

  • Vers 2005, Michel Campeau, sensible au virage numérique, entreprend de photographier les chambres noires, ces laboratoires qui constituent les fondements d'une photographie argentique en voie de disparition. Parallèlement, il collectionne la photographie vernaculaire et poursuit son travail créatif à travers la photographie des autres, constituant des collections de photographies anonymes ou de fonds qu'il déniche sur Internet ou au gré de ses déplacements. Il pointe ainsi comment l'époque triomphante du numérique se caractérise par le désintérêt pour les instantanés, les photographies de presse et de studio, les albums de famille, les diapositives..., que l'on jette aux oubliettes et détruit le plus souvent. Il effectue dans ce livre une sorte de montage temporel à partir de ces documents pour beaucoup déjà introuvables.
    Il mêle ses propres photographies à celles qu'il s'approprie, constituant une histoire de la photographie argentique tout en tissant sa propre autobiographie photographique.

  • 365° d'amour

    Alice Khol

    • Loco
    • 7 Février 2020

    Suite au succès de son blog qui a fait battre le coeur des visiteurs au rythme de ses publications pendant plus de deux ans : « 365° degrees of love », la photographe Alice Khol a décidé aujourd'hui de rassembler toutes ces histoires dans un livre.
    L'ouvrage associe des histoires d'amour à des images :
    Photographies, vidéos, captures d'écran, conversations Messenger, Tinder.
    Certaines sont très courtes, d'autres, bien plus longues, certaines sont touchantes et émouvantes, d'autres définitivement décalées font rire jaune...

  • Accompagnée par la figure tutélaire que représente la Clinique de La Borde à Cheverny que Jean Oury a fondé et où Félix Guattari a travaillé pendant une dizaine d'années, Claire Chevrier s'est immergé dans plusieurs structures, institutionnelles ou associatives, pour photographier les espaces où vivent, se déplacent ou travaillent handicapés et soignants.
    L'approche du livre se lit plus d'un point de vue typologique que géographique de ces images issues de prises de vue dans divers établissements : CHS Centre Hospitalier Spécialisé, psychiatrie générale adultes, Chezal Benoit / CH Centre Hospitalier George Sand, Bourges / CHU Centre Hospitalier Universitaire, Angers /CESAME Centre de Santé Mentale, Sainte Gemmes sur Loire et UPAO Unité Psychiatrique d'Accueil et d'Orientation CTR Centre Thérapeutique et de Recherche, IME, Nonette / Centre de La Gabrielle MFPass Mutualité Fonction Publique Action Santé Social, Claye-Souilly (Centre d'Accueil de Jour, IME) / Fondation John Bost, La Force. Il questionne les espaces de circulation et les corps pris dans ces espaces.

  • Habana song

    Jean-Christophe Béchet

    • Loco
    • 7 Février 2020

    Le photographe est allé à Cuba en 1990, au moment où les « Balseros » essayaient d'atteindre les côtes américaines, la Floride, sur leurs radeaux de fortune. Il est revenu à la Havane vingt ans plus tard, à la mort de Fidel Castro, découvrant une ville en pleine mutation. Les voitures américaines sont toujours là mais devenues des taxis pour touristes, le long du Malecon, on rénove les bâtiments et fleurissent les bars de luxe...

  • Avec Journal de l'oeil (Les Globes oculaires), Anne-Lise Broyer tente de faire l'expérience de la littérature par le regard. Comme s'il s'agissait, en photographiant, d'avancer dans sa vision comme on avance dans un livre...
    L'ouvrage se construit ici sur les pas de la vie et de l'oeuvre de Georges Bataille...
    Chaque image est un voyage se référant implicitement à l'écrivain, mais au-delà d'une seule volonté de documenter. L'approche d'Anne-Lise Broyer se veut aussi sensible, émotionnelle et intuitive. Elle rend compte de la puissance d'une écriture bataillienne, l'enjeu étant de fabriquer non pas des images qui illustreraient une pensée mais plutôt de trouver des images propices à produire de la pensée.
    Le livre accueille également les textes inédits, essai ou approche plus libre, de Léa Bismuth, Bertrand Schmitt, Mathilde Girard, Yannick Haenel et Muriel Pic.

  • De prime abord, le paysage francilien caractérisé par sa grande hétérogénéité, loin des montagnes et de la mer, tourne le dos aux grands paysages que le regard affectionne tant. L'épaisseur trop méconnue des paysages de l'Ile-de-France semble enfouie sous nos habitudes, celles des trajets quotidiens, des promenades du dimanche, des déplacements rapides... Pourtant, lacs, forêts séculaires, ruisseaux et rivières, champs à perte de vue, paysages bucoliques s'offrent à nos yeux pour peu que l'on s'y attarde...
    Aujourd'hui apparentés aux monuments historiques et classés, près de 500 paysages sont protégés pour leurs qualités patrimoniales. Des parcs et jardins aux grands domaines, des forêts aux paysages industriels, des rives de la Seine aux champs encore cultivés, le paysage se répand, comme l'urbanisation sur laquelle il vient buter.
    C'est sous l'angle principalement des mutations de ces territoires, que les photographes de l'Inventaire vont, les premiers se frotter au paysage. À partir de ses lisières et de ses seuils, la photo révèle des permanences et des ruptures, composant ainsi des nouveaux territoires de contraste.

  • Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux XVIIIe et XIXe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs.
    Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes « notices » rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.

  • Depuis vingt ans, la compagnie NAJE (Nous n´Abandonnerons Jamais l´Espoir) travaille à prolonger l´oeuvre d´Augusto Boal, créateur du théâtre de l´Opprimé au Brésil dans les années 1970, en explorant l´incroyable richesse de cet outil et en le transmettant à son tour le plus fidèlement possible. Le fil directeur est constitué d'une conversation entre Fabienne Brugel et Jean-Paul Ramat, les deux fondateurs de la compagnie, déclinée successivement en trois chapitres qui constituent les trois facettes essentielles de cette histoire : - leur rencontre avec le théâtre de l'Opprimé et la création d'une compagnie et d'une équipe, - le processus de création, les spectacles et les grands chantiers, - les ateliers et formations.

  • Le pays du lac

    Emmanuel Raquin-Lorenzi

    • Loco
    • 14 Juin 2019

    Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines.
    Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays.
    Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière.
    Il rencontre ainsi de belles figures; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois...
    Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays.
    Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...

  • Depuis le milieu des années 1990, Denis Darzacq développe un travail personnel.
    De la photographie de presse qui fut, comme pour d'autres photographes français de sa génération, le berceau de sa pratique artistique, il conserve avant tout un regard aiguisé sur la société contemporaine et une méthode. Denis Darzacq a acquis la conviction qu'une image construite pouvait servir son analyse de la société avec plus d'efficacité. Depuis 2003, il a recours à des mises en scène qui reposent toutes sur le principe de la « disruption » (méthodologie dynamique tournée vers la création). Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire.

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