Lettres et langues

  • Qu'est-ce que le théâtre? Pour Molière, c'est l'« étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens ». Victor Hugo y voit un art qui « doit faire de la pensée le pain de la foule », et Louis Jouvet « un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux ». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme, ce « goût du théâtre » se savoure en compagnie de Sarah Bernhardt, Bertolt Brecht, Albert Camus, Jacques Charon, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Dario Fo, Charles Dullin, Eugène Ionesco, Henry de Montherlant, Giorgio Strehler, Jean Vilar...

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  • L'expérience poétique consiste à mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. «Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir» écrit précisément René Char.
    Balade en compagnie de Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

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  • De l'ordinaire extraire l'extraordinaire.
    Telle est la force du poème court japonais, le haïku, considéré comme la forme littéraire zen par excellence. Il met en oeuvre le satori, suspension du temps, il saisit le merveilleux tapi au coeur de l'ordinaire, l'absolu au coeur du relatif, le sacré au coeur du banal. Une émotion, une intuition, un sentiment, une perception au sommet d'une montagne, dans un jardin, en pleine tempête ou au coin de la rue ; dans sa fugacité même, un instant est saisi au vol.
    Selon Bashô, grand maître du haïku, « c'est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment ». Balade poétiqueen compagnie de Bashô, Issa, Buson, Ryokan, Shiki, Santoka, Sôseki, Ueshima Onitsura, Fukyo Matoa, Satomura Shôba, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Richard Brautigan, Benjamin Péret, Kenneth White, Louis Calaferte, Zéno Bianu, Tomas Tranströmer etbien d'autres

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  • Au Moyen Âge, le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle était l'un des plus importants. Aujourd'hui la basilique constitue toujours le centre névralgique d'une ville qui semble immuable : monastères, couvents, hospices, rues pavées, gargouilles de San Martino Pinario, cloîtres, autels au baroque flamboyant, retables polychromes... Impression de baigner aux sources du sacré, d'une spiritualité pleine de ferveur et de questions. Mais Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est aussi « Santiago », capitale de la Galice, région plus proche de la Bretagne que de l'Andalousie : des paysages verts, une âme mélancolique et non-conformiste, des habitants à l'endurance fière, des toits de tuiles orange où nichent les hirondelles, des vérandas blanches et des camélias géants, des gargotes aux petits crus locaux...
    En compagnie de saint Augustin, Paul Claudel, Erasme, Federico Garcia Lorca, Luis Buñuel, David Lodge, Manuel Rivas, Eduardo Manet, Camilo José Cela et bien d'autres, balade sur les chemins de Compostelle, où se mêlent depuis toujours le profane et le sacré.

  • Dans le dictionnaire, le fantastique se définit comme une création de l'imaginaire. Ce pourrait être, au fond, une définition de l'oeuvre d'art en général, de l'oeuvre littéraire en particulier, puisant au réel pour le représenter - le rendre à nouveau présent. Une définition de la poésie même ? Ceci n'est pas un goût de la littérature fantastique au sens où l'analysait Tzvetan Todorov pour mieux la définir, distinguant ce genre du merveilleux, de l'étrange, du surnaturel, ou encore du poétique et de l'allégorique. Mais un goût du fantastique, au sens étymologique : un goût de l'imaginaire, de l'irréel. Ou encore, un goût de la littérature, la plus réaliste soit-elle, dans la mesure où elle ne peut être que cela : par essence irréelle.
    Il sera donc ici question du connu et de l'inconnu, de l'ici et de l'ailleurs - dans l'espace, dans le temps -, de l'humain et de l'inhumain, du moi et de l'autre. Il sera question de frontières, mouvantes, de monstres, de chimères, de vampires, de fantômes, et autres créatures issues d'un étonnant bestiaire...

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