Michel De Maule

  • Napoléon III et Alexandre II, une alliance contrariée, traduit et adapté du russe par Marie-José Bru et Wladimir Matchabelli.

    L'histoire des relations diplomatiques entre la Russie et la France, depuis leur début, au XVIIIe siècle, a vu s'opposer deux tendances : une influence réciproque et un éloignement. Le choc de ces deux tendances se manifeste surtout au milieu du XIXe siècle, à la fin de la guerre de Crimée. L'Europe est alors le témoin d'un rapprochement inattendu entre deux des belligérants, le jeune tsar Alexandre II et l'empereur des Français Napoléon III.

    Quelle fut la base de leur rapprochement ? Qui d'Alexandre ou de Napoléon a été à l'origine de ce processus et pour quelles raisons ? Comment ont évolué les relations entre la Russie et la France à l'issue de la guerre de Crimée? Y avait-il une réelle chance d'union entre les deux pays ? Enfin, pourquoi une telle alliance n'a-t-elle pas eu lieu ?

    Ces questions et bien d'autres sont abordées à travers le regard des monarques, de leur entourage immédiat et des diplomates russes et français. L'auteur y analyse également les approches de la Russie et de la France sur les problèmes internationaux les plus importants de l'époque - tels que les questions de la Pologne et de l'Orient, le processus d'unification de l'Italie et de l'Allemagne, etc. Pour la première fois, plus de deux cents volumes des archives diplomatiques de Moscou et de Paris sont ainsi portés à la connaissance du public.

  • Appelé sous les drapeaux au sortir de l'ESCP, Michel Leperre, avec son condisciple Yves Bruant, classe 1955/2B comme lui, intègrent l'École des Officiers de Saint-Maixent et, pour rester ensemble, choisissent au hasard la même affectation : le 35e Régiment d'infanterie. Cette affectation les conduira dans un secteur du Nord Constantinois particulièrement difficile. Ils participeront ainsi, malgré eux, pendant de nombreux mois à la guerre d'Algérie.

    Michel Leperre rencontre et se lie d'amitié avec Christian Biot, séminariste dont le charisme, le courage, la droiture et la simplicité le marquent particulièrement, devenant l'ami le plus cher de sa vie.

    Tout au long de ce séjour algérien, Michel Leperre tient son journal et y relate en particulier les comportements odieux de certains militaires prouvant par-là que la torture était systématique et ne se limitait pas à la bataille d'Alger.

    Ces témoignages ne plairont pas à sa hiérarchie qui ira jusqu'à perquisitionner ses affaires ! Parallèlement, il entretint une correspondance sérieuse avec son père dont les prises de position politique entraîneront entre eux une opposition déclarée.

    Contrairement à ce qui était claironné en haut lieu, la situation générale était mauvaise, même sur le plan militaire: les patrouilles ne se faisaient plus qu'à deux sections, certains postes avancés étaient abandonnés, les mâles algériens avaient disparu des mechtas...

    Aujourd'hui, ses deux camarades, Bruant et Biot, auxquels il était intimement attaché, malgré l'éloignement de la vie, sont décédés. Ils méritaient bien qu'on parle d'eux !

  • Ce fut un tourment de l'histoire. En quatre années, la France en majorité anarchiste, vint à se doter, par une voie de majorité d'un régime républicain et par la faute même des partisans des plus fervents, d'un régime royal.

    Si l'on cherche les responsables de cette révolution pacifique il faut nommer en premier Henri de Bourbon, comte de Chambord, aîné de la maison de France, qui se trouvait au départ investi d'une très large popularité. Mais, victime d'une éducation aberrante, imbu d'un système démodé à base d'inspiration religieuse, déphasé par rapport à son époque, il vivait hors du temps éloigné du but cherché, obsédé par un idéal de gouvernement qu'il n'avait jamais connu.

  • Napoléon a failli aller au Brésil. Des grognards qui s'y étaient réfugiés ont tenté de le délivrer à Sainte Hélène et de le ramener avec eux. Malgré l'échec, son esprit a plané quelque temps sur Rio, car ses fidèles guerriers, au nombre de plusieurs centaines, se sont convertis au commerce de luxe, par une métamorphose dont l'histoire de notre planète n'offre pas d'autre exemple, et ont donné le ton à cette capitale.

    Nicolas Saudray fait revivre cette épopée au travers de son ancêtre Louis Pharoux, créateur du plus bel hôtel pour voyageurs du Brésil, voisin du palais impérial, et où "même les pots de chambre étaient en argent".

    Mais sa gloire n'a pas duré. Pourquoi son gendre, Auguste Saudray, a-t-il disparu de Rio à l'âge de trente-et-un ans, sans qu'on retrouve jamais son corps ? Pourquoi la veuve, née au Brésil, est-elle partie pour la France, seule avec un bébé qui est devenu l'arrière-grand-père de l'auteur ? Pourquoi l'hôtelier les a-t-il rejoints quelques années plus tard, complètement ruiné ? Nicolas Saudray tente de répondre à ces questions par ce livre d'enquête où tout est vrai.

    Rio la trop belle, Rio la cruelle offre à ces évènements un décor digne d'eux, avec son Pain de Sucre, ses fleurs, ses serpents, ses navires accourus de toutes parts, son empereur philosophe, ses confréries, ses aventuriers, ses esclaves.

  • Découvrez , le livre de Carole Weisweiller. Jean Marais : homme, artiste ou héros, celui que l'on surnomma " le Bien-Aimé " charma au sens magique du terme des générations d'hommes et de femmes.
    Jean Cocteau dira de lui : " Cette adhésion de Marais à mon style est si puissante qu'il relève du singulier pouvoir des feuilles qui savent prendre forme d'insectes. " De leur rencontre naîtra une alliance du génie et de la beauté, mais aussi et surtout une communion d'âmes.
    Epousant pleinement son époque, jean Marais ne redoute rien ni personne : il vit en marge des conventions sexuelles et rosse un critique collaborationniste pendant la guerre. Après avoir été l'interprète au théâtre et au cinéma de héros classiques (L'Eternel Retour, Orphée, L'Aigle à deux têtes), il n'hésite pas à opérer un tournant de carrière avec les films de cape et d'épée, dans lesquels il excellera : Ruy Blas, Le Bossu, Le Capitan feront de lui une immense vedette populaire.
    Devenu un monstre sacré, il restera pourtant toujours l'incarnation de l'ange découvert par Cocteau.
    Grâce à la série d'entretiens que Carole Weisweiller eut avec jean Marais en 1995, grâce au trésor des lettres qu'il écrivit quotidiennement à son ami Robert Labadie au cours des dernières années de sa vie, ce livre le fait revivre dans toute sa vérité.

  • A travers le parcours de ses ancêtres, A. Cipel éclaire l'histoire du judaïsme français au fil des épisodes marquants de celle de France, de la Révolution aux Trente Glorieuses en passant par les campagnes napoléoniennes ou les deux guerres mondiales. Il témoigne du destin de ces Français israélites qui ont connu l'émancipation, l'assimilation et enfin l'intégration à la nation et à la société.

  • La France aligne aujourd'hui un bataillon de multinationales et de milliardaires parmi les plus importants de la planète.

    Si le mythe des 200 familles qui contrôlaient le pays appartient à l'Histoire, grâce à l'action conjuguée de la gauche, de la droite et de la mondialisation, le capitalisme familial, donné pour mort il y a 20 ans, est de retour. Plus international, plus fort et plus puissant qu'il ne l'a jamais été. Un capitalisme qui ne joue plus dans les limites étroites de l'Hexagone mais sur la scène internationale, reléguant ainsi les hommes politiques au rôle de simples administrateurs régionaux.

    Parmi les grandes familles actuelles : les vieilles dynasties qui ont su rester soudées et s'adapter ; les créateurs d'après-guerre qui ont misé sur la consommation; les innovateurs qui ont bousculé les métiers traditionnels ; les virtuoses de la finance qui ont profité de l'explosion boursière des années 80 et les génies d'Internet qui créent, qui vendent et qui passent à autre chose. La plupart sont mus par la volonté de créer une dynastie (Pinault, Arnault, Naouri, Bolloré, Mulliez.). Faut-il s'en plaindre ? Le capitalisme reste toujours exclusif, fermé. Liées entre elles par de multiples attaches familiales ou amicales, les dynasties d'aujourd'hui défendent leurs intérêts et sont souvent prêtes à changer de pays si l'État multiplie les obstacles.

  • L'étude des familles parlementaires est en pleine révolution. Plusieurs équipes d'historiens revisitent les conditions de l'ascension sociale des fils de marchands ou de laboureurs qui, grâce à la culture littéraire ou juridique, réussirent une progression sociale et qui, pour les plus visibles d'entre eux, occupèrent les hautes fonctions judiciaires et administratives dans la France des XVIe et XVIIe siècles.


    C'est à travers une famille « archétypale », celle des Lamoignon, c'est-à-dire aussi celle de Malesherbes (l'avocat de Louis XVI), celle aussi des d'Ormesson, qu'Yves Lemoine démonte les mécanismes stratégiques et économiques d'acquisition des hauts postes du pouvoir, accession essentiellement due à l'achat de charges ou d'offices et à des mariages influents.

    Yves Lemoine, magistrat, est membre de la Commission d'Histoire du Collège de France.

  • Le poison est-il vraiment passé de mode ? Pas si simple ! Les faits regorgent encore d'assassinats subtils où des substances nouvelles sont en jeu. Depuis toujours, la jalousie, l'appât du gain, la vengeance ou l'ambition ont provoqué le meurtre. Les interrogations fusent à l'autopsie, et la police (aujourd'hui scientifique) recourt à toute une panoplie d'outils et d'analyses. Dès lors la question se pose : comment prouver l'empoisonnementâ۠? Le poison au cours des siècles est devenu de plus en plus indécelable. Il se dissimule dans les plats, dans le vin, mais imprègne aussi bien des gants qu'une lettre, se vaporise sur des fleurs ou des fruits.
    Quant à la palette des poisons, elle est vaste : l'arsenic, déjà utilisé par les Grecs  la litharge ou « pierre d'argent »â€Š l'eau-forte  les sublimés ou sel de mercure  mais également le venin de vipère, le sang de crapaud ou le verre pilé. et aujourd'hui de discrètes formes chimiques ou bactériologiques.
    Bernadette de Castelbajac examine en autant de petits récits les cas d'empoisonnement les plus célèbres (ou moins connus) de l'Antiquité à nos jours, avec toujours cette même évidence : un bon poison vaut mieux qu'un long discours.

  • Pindare disait: « Deviens qui tu es, quand tu l'auras appris. » Quelle est la scène de ce devenir et où va se révéler cette essence qui est la nôtre ? Quels facteurs la conformeront? L'hérédité, les circonstances sociales et politiques, les gènes que nous portons en nous, les transcendances héritées, les transcendances choisies ?
    Les histoires de vies contées ici répondent peut-être à ces questions: celle de la duchesse de Berry, de mon père, de mon frère. Il est question, dans ce livre, d'une saga familiale pétrie par un christianisme hérité ou choisi librement, qui conduit à prendre des engagements pour la défense des grandes valeurs humaines sans lesquelles l'hérédité et les titres ne valent rien. Cette saga familiale est aussi une saga des peuples auxquels elle se mêle pour former une symbiose: l'histoire.

  • Cet ouvrage traite des origines des sources financières allemandes (50 millions de marks) se trouvant à la disposition de Lénine et qui ont eu une importance considérable dans la réussite de la Révolution de 17.

    Il démontre en autre, documents à l'appui, comment les Allemands ont tenté, en aidant ainsi la Révolution de convaincre la Russie à demeurer neutre durant la Première Guerre mondiale.

    La somme incroyable reçue par Lénine et ses camarades, écrivait Bernstein, ne pouvait laisser place au doute sur la source de cet argent et pourtant une certaine incertitude existait : c'est dans la poche de Parvus, lié avec le monde socialiste, avec le Ministère des Affaires Etrangères, avec les représentants de l'État-major qu'il faut chercher la clef d'or allemande. Celle-ci révèle le secret du succès extrêmement rapide de la propagande de Lénine.

    Le montant de la somme est peut-être exagéré. On ne peut le savoir puisque l'argent a été remis directement aux léninistes. On pourrait y adjoindre des agissements agressifs visant à corrompre la Russie, que l'État-major allemand menait conformément à un plan préétabli avant la guerre. S.P. Melgunov.

  • Rien ne prédestinait Jacques Glowinski à devenir un des pères de la neuropharmacologie en France. Rien ne le destinait non plus à devenir professeur au Collège de France, où il créa un laboratoire réputé, ni à en devenir son administrateur de 2000 à 2006. Une institution qu'il a contribué à faire entrer dans le XXIe siècle en étant l'artisan de sa rénovation de fond en comble, après avoir été nommé responsable de ce chantier en 1991 par l'assemblée des professeurs et sur une initiative d'André Miquel, alors administrateur de l'institution.

    Egalement passionné par l'architecture et l'urbanisme, établissant des parallèles originaux entre l'organisation du cerveau et celle d'une institution aussi prestigieuse que ce lieu de savoir et d'excellence, Jacques Glowinski raconte son parcours peu ordinaire qui l'a conduit à superviser un chantier durant une vingtaine d'années.

    Ou comment l'enfant de Clignancourt, né en 1936 à Paris, est devenu l'artisan de la profonde mutation d'un Collège créé sous François Ier, après avoir fait ses armes aux Etats-Unis au côté de Julius Axelrod, prix Nobel de physiologie et médecine en 1970. Une histoire où l'on découvre aussi bien le bilan de cinquante ans de recherche que la description d'une rénovation qui fut une vraie odyssée, riche en rebondissements et en débats politiques.

  • À 45 ans, Carole Weisweiller réalise qu´elle n´est plus en âge d´avoir un enfant et se dirige vers l´adoption. "Né dans mon coeur" relate un long périple qui débute à Paris - où l´agrément de la DDASS lui est refusé comme mère célibataire - et qui après enquête et interrogatoires aboutira finalement à un agrément pour une adoption à l´étranger.

    Après plusieurs démarches infructueuses dans de nombreux pays, également opposés à l´adoption par une mère célibataire, Carole part pour le Mexique où elle rencontrera dans une "Casa por los Niños" (sorte d´orphelinat privé) un magnifique bébé aux yeux noirs ourlés de cils bruns : Arturo, alors âgé de 6 mois, qui deviendra, après beaucoup de difficultés administratives, son fils bien-aimé, « né dans son coeur ».

    Carole Weisweiller raconte non seulement avec tendresse et humanité la merveilleuse aventure de l´adoption mais aussi sa découverte du Mexique, de ces hommes et de ces femmes qui sont devenus ses amis pour la vie.

  • Le saviez-vous?
    GÉRARD NICAUD DICTIONNAIRE DES MARQUES Rayon: Documents Mise en vente: 12 février 2015 Code article: 7891911 ISBN et EAN: 978-2-87623-443-7 Format: 185 x 225 Pages: 700 p. env.
    Prix: 44,90 euros UN DICTIONNAIRE DES MARQUES Un Corse est à l'origine du soda le plus bu au monde.
    Il y a un lien entre l'un des les plus célèbres pics pyrénéens et une pâtée pour chien ...
    . .. et peut-être un rapport entre la flamme du soldat inconnu et votre machine à laver.
    Une marque de chaussures de sport est l'acronyme d'une phrase latine.
    Bikini était une marque.
    La plus vieille société au monde était - et est toujours - un fabricant d'armes.
    Une société spécialisée dans les cartes perforées devenue depuis un géant de l'informatique a beaucoup contribué au recensement des juifs par les Nazis.
    Qu'il s'agisse d'un produit vaisselle, d'un yaourt, d'une banque, d'un journal, un éditeur, d'une compagnie aérienne, même charter, d'un constructeur automobile ou même d'un modèle de voiture, d'un vêtement, d'une montre ou un parfum, d'un ordinateur ou d'autre chose encore, tout ou presque de ce que vous avez certainement voulu, un jour, savoir sur les marques, le pourquoi de leur nom, leur histoire, parfois celle de leur fondateur, vous le trouverez dans ce livre.
    Et pour la première fois, vous pourrez vous-même apporter vos commentaires, vos compléments d'information, votre propre expérience, une adresse de courriel vous est réservée.

  • Gustav Philip, comte de Creutz (1731-1785), a 35 ans lorsqu'il est nommé ambassadeur de Suède en France par le futur Gustave III de Suède.
    Il occupera cette fonction pendant dix- sept ans, se dépensant, et dépensant, sans compter pour mener à bien sa mission et représenter dignement son roi. Poète réputé, diplomate habile, honnête homme épris d'art et de musique, il devient rapidement une personnalité fort appréciée, une de celles qui "donnent le ton" et que l'on reçoit partout. Il fréquente les salons à la mode, connaît fort bien les philosophes, est très lié avec le cercle de Choiseul et courtise Madame du Barry, ce qui lui attire l'estime de Louis XV.
    Il tient table ouverte en son hôtel de Bonnac, joue aux échecs avec Marie-Antoinette et c'est lui qui présente le séduisant Axel von Fersen à la jeune reine. De son ambassade, le comte de Creutz laisse une correspondance en français aussi importante en qualité qu'en volume. Ces lettres, adressées en premier lieu à Gustave III mais aussi à Cari Fredrik et à Ulric Scheffer, retracent avec verve et minutie dix-sept an-nées de la petite et de la grande Histoire, des intrigues de Versailles à la guerre d'Indépendance américaine.
    Tout naturellement, la mission diplomatique de Creutz occupe dans cette correspondance une place importante, mais aussi la culture et les moeurs françaises. Gustave III, francophile passionné, souhaite être tenu informé de tout ce qui se déroule à la cour de France, dans les salons et dans la république des Lettres. Si Creutz dresse des portraits remarquables de la famille royale et de la Cour, il ne laisse rien non plus ignorer à son roi des questions protocolaires, des détails parisiens, des caprices de la mode.
    Il exécute de même avec zèle les mille et une tâches que Gustave III lui confie. Il envoie en Suède des tableaux, des tapis, des meubles, des gravures, de l'argenterie, des bijoux, des caisses de vin ou encore les nouveautés littéraires.
    Creutz donne ainsi de la culture française et des relations franco-suédoises une image tout à la fois complexe et vivante.
    Sa correspondance fait de lui le témoin irremplaçable de l'Ancien Régime.

  • Wilhelm Dinesen (1845-1895), jeune aristocrate danois, n'a que 25 ans lorsqu'il décide de s'engager en 1870 dans l'armée française, à l'entrée des troupes de Bismarck en France. C'est son goût pour les hauts faits et les belles causes qui l'incitent à mettre au service de ce pays sa science militaire, son enthousiasme et son anti-germanisme, hérités de la désastreuse Guerre des Duchés. Il prend donc part comme officier d'état-major à l'éprouvante campagne de l'Est; blessé devant Belfort, puis démobilisé lors de l'armistice, il rejoint Paris le 17 mars 1871, à la veille de la proclamation de la Commune. C'est alors qu'il devient le témoin, un peu distant d'abord, puis chaque jour un peu plus engagé, du printemps tragique et de la "semaine sanglante". Quelques jours après la fin des combats, " las de corps et d'âme ", il rentre au Danemark, dans la demeure familiale de Katholm. Il n'y restera pas longtemps puisqu'il repartira, en 1872, pour l'Amérique du Nord, où il demeurera dix-huit mois et nouera d'amicales relations avec deux petites communautés d'Indiens Sioux et Pawnee. Rentré définitivement, en 1879, dans son pays natal, il se marie, fonde une famille et s'engage dans une activité littéraire et politique. Il est élu au Parlement danois en 1892. Sa seconde fille sera la future Karen Blixen, qu'une tendre complicité unira à son père (qui se suicidera en mars 1895). Wilhelm Dinesen porte un regard aigu sur la Commune, période cruciale de notre histoire, regard d'autant plus significatif que l'auteur est en soi " étranger " à ce conflit et toujours soucieux, en homme d'honneur, d'impartialité comme de vérité.

  • Les festivals font l'objet de multiples débats sur leur nombre, leur rôle dans l'activité culturelle, leur importance en termes de création et d'emploi artistiques.
    Le développement considérable de ces événements, au cours des trente dernières années, n'a d'égal que la rareté des travaux qui ont tenté, scientifiquement, d'en prendre la mesure. cet ouvrage, qui a pour origine une commande de france festivals, relève le défi pour les festivals de musique et de danse en france. il combine une approche quantitative, recensant les principaux indicateurs (fréquentation, partenariat, économie et dynamiques artistiques) dans leur évolution récente, et une analyse qualitative du parcours de ces événements singuliers.
    Les stratégies de l'état, des mécènes, des collectivités territoriales, entre autres partenaires, sont examinées dans leur détail et aussi, parfois, leur cohérence incertaine. ce travail permet d'identifier sept familles de festivals, qui témoignent d'une réalité contrastée et d'enjeux convergents pour l'avenir.

  • Gustav Philip, comte de Creutz (1731-1785), a 35 ans lorsqu'il est nommé ambassadeur de Suède en France par le futur Gustave III de Suède. Il occupera cette fonction pendant dix-sept ans, se dépensant - et dépensant - sans compter pour mener à bien sa mission et représenter dignement son roi. Poète réputé, diplomate habile, honnête homme épris d'art et de musique, il devient rapidement une personnalité fort appréciée, une de celles qui " donnent le ton " et que l'on reçoit partout. Il fréquente les salons à la mode, connaît fort bien les philosophes, est très lié avec le cercle de Choiseul et courtise Madame du Barry - ce qui lui attire l'estime de Louis XVII tient table ouverte en son hôtel de Bonnac, joue aux échecs avec Marie-Antoinette et c'est lui qui présente le séduisant Axel von Fersen à la jeune reine. De son ambassade, le comte de Creutz laisse une correspondance en français aussi importante en qualité qu'en volume. Ces lettres, adressées en premier lieu à Gustave III mais aussi à Carl Fredrik et à Ulric Scheffer, retracent avec verve et minutie dix-sept années de la petite et de la grande Histoire, des intrigues de Versailles à la guerre d'Indépendance américaine. Tout naturellement, la mission diplomatique de Creutz occupe dans cette correspondance titre place importante, mais aussi la culture et les moeurs françaises. Gustave III, francophile passionné, souhaite être tenu informé de tout ce qui se déroule à la cour de France, dans les salons et dans la république des Lettres. Si Creutz dresse des portraits remarquables de la famille royale et de la Cour, il ne laisse rien non plus ignorer à son roi des questions protocolaires, des détails parisiens, des caprices de la mode. Il exécute de même avec zèle les mille et une tâches que Gustave III lui confie. Il envoie en Suède des tableaux, des tapis, des meubles, des gravures, de l'argenterie, des bijoux, des caisses de vin ou encore les nouveautés littéraires.
    Creutz donne ainsi de la culture française et des relations franco-suédoises une image tout à la fois complexe et vivante. Sa correspondance fait de lui le témoin irremplaçable de l'Ancien Régime.

  • J.-F. Battail livre avec cet ouvrage une remarquable synthèse sur l'histoire de la Norvège, de sa naissance à nos jours. Il démontre ainsi brillamment que ce pays a beaucoup à apporter aux autres nations européennes.

    L'auteur a enseigné les langues et civilisations scandinaves à la Sorbonne Paris-IV tout en travaillant comme chercheur à l'université de Linköping. Docteur honoris causa de cette université ainsi que de celle d'Uppsala, membre de l'Académie royale suédoise des Sciences, de celle des Belles-Lettres, de l'Histoire et des Antiquités, il a publié de très nombreux ouvrages sur la culture nordique. Il exerce actuellement à l'université de Tartu en Estonie.

  • Ce recueil d'articles publiés dans «Libération» et organisé thématiquement permet de suivre l'évolution des idées, des revendications féministes, ainsi que leur diffusion progressive dans la société française. Il évoque les luttes et grèves, les combats pour la liberté de l'avortement mais aussi contre le viol et les violences faites aux femmes ou encore les actions du MLF.

  • « Onze hommes en colère.
    « Debout, au croisement de leur destin, onze fantassins de première ouvrant la voie à la transmutation d'eux-mêmes, pour la grande chouannerie qui se prépare! Réveil des âmes et des corps, révolte Bleue. Mégalithe inentamable sur laquelle n'importe quelle équipe serait venue buter, ce 19 novembre 2013.
    « Voir ce groupe, orgueilleux de lui-même, au point de plastronner, suffisance surréelle, après la désillusion de Kiev, ce groupe qu'on désignait comme cible de la rancoeur collective se métamorphoser et réveiller dans l'âme nationale le claquement d'oriflammes, touchait au surréalisme. Serait-il un alchimiste capable en toute hâte de changer en or le plomb de ses souliers? Ou a-t-il entendu son âme sonner le tocsin? Oh les Bleus! où est votre dignité? Où est votre conscience? » Comme le révèlent ces premières lignes, Gérard Etcheverry nous livre ici une méditation personnelle sur l'état du football moderne.

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