Museum National D'histoire Naturelle

  • Le quart de la biodiversité forestière est «?saproxylique?» (associée au bois mort et aux micro-­habitats portés par les [vieux] arbres). Les insectes coléoptères, riches de 2663 espèces attachées à 74 familles en France, et qui dominent le cortège saproxylique avec les champignons, constituent­ ainsi un groupe indicateur fréquemment utilisé dans le monde forestier. Le suivi de cette riche biodiversité représente toutefois un véritable défi. En effet, trente ans après la prescription du Conseil de l'Europe, qui encourageait les gouvernements européens à utiliser prioritairement les organismes saproxyliques pour évaluer l'état de conservation des forêts, peu d'outils sont disponibles pour assurer cette mission.
    De 2008 à 2016, la base de données FRISBEE, soutenue par l'ONF, le MNHN, IRSTEA (ex Cemagref) et l'IGN (ex IFN), a compilé l'information disponible pour toutes les espèces de coléoptères saproxyliques français, stricts et facultatifs. Après la récente mise à jour du référentiel taxinomique, une vingtaine de champs parmi les mieux renseignés pour l'ensemble des espèces ont été sélectionnés dans plusieurs catégories?: taxinomie, distribution géographique, éco-­morphologie adulte et surtout écologie larvaire.
    Le présent catalogue, issu de cette synthèse, est un outil écologique et taxinomique de référence sur l'écologie des espèces, voué à faciliter l'interprétation des listes d'inventaire et l'évaluation de l'état de conservation des forêts. En pointant les lacunes, il vise aussi à susciter de nouvelles contributions afin d'améliorer le niveau de connaissances.
    Après un chapitre introductif détaillé présentant les coléoptères saproxyliques et les variables descriptives retenues, l'ouvrage comporte des tableaux de synthèse agrémentés de pictogrammes pour décrire chaque espèce et 743 macrophotographies illustrant la majorité des genres français.
    Ce catalogue s'adresse aux entomologistes professionnels et amateurs des sociétés savantes, aux forestiers privés et publics en charge de la gestion patrimoniale des forêts, aux conservateurs de réserves, aux gestionnaires d'espaces naturels, aux bureaux d'études naturalistes et à tous les naturalistes curieux.

    Avec l'étroite collaboration de Thomas Barnouin, Julien Fleury et Fabien Soldati.

  • Deuxième plus grande zone économique exclusive du monde (plus de 11000000?km2), la France - métropole et outre-mer - héberge 71 espèces de mammifères marins. Premier ­volume d'une ­série consacrée aux mammifères sauvages de France, cet ouvrage marque un progrès consi­dérable de nos connaissances sur la répartition des 16 carni­vores, 53 cétartiodactyles et 2 siréniens peuplant les eaux françaises. Il synthétise plus de 90?000 données d'observation récoltées depuis 2000 par une trentaine de structures.
    Ce volume est composé de deux parties complémentaires. D'une part, des monographies spécifiques permettent aux chercheurs et naturalistes d'accéder à une information à jour sur la répartition des espèces, leur biologie, leur dynamique de population, les menaces qu'elles ­subissent ainsi que les suivis et mesures de gestion déjà mis en place. D'autre part, répondant aux ­attentes des gestionnaires et des administrations, des monographies géographiques présentent succinctement neuf régions océaniques et les espèces qui s'y trouvent?: l'Atlantique Nord-Est (métropole), l'Atlantique Nord-Ouest (Saint-Pierre-et-­Miquelon), l'Atlantique tropical (Antilles), l'Atlantique équatorial (Guyane), l'océan Indien tropical (la Réunion, Mayotte et les îles Éparses), l'océan Indien subtropical et le nord de l'océan ­Austral (Saint-Paul, Amsterdam et les îles subantarctiques), l'océan Austral (Terre Adélie), le Pacifique Sud (Nouvelle-­Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) et le Pacifique Nord (Clipperton).
    En complément de ces monographies, l'ouvrage comprend une synthèse des différents outils de protection juridique et de conservation des espèces.

  • Les eaux douces des Comores, Mascareignes et Seychelles, trois archipels de l'Ouest de l'océan Indien, possèdent une importante biodiversité. On y recense 61 espèces de poissons d'eau douce et 22 de crustacés décapodes, 12 espèces sont endémiques de cette région du monde. L'ouvrage commence par un chapitre résumant l'histoire des expéditions, des inventaires et des introductions d'espèces menés dans ces trois archipels depuis le XVIIIe siècle. Viennent ensuite une partie sur les crustacés décapodes et une sur les poissons, débutant par une clé de détermination. Chaque espèce fait l'objet d'une fiche illustrée où l'on trouve : sa description, sa biologie, sa répartition dans l'Ouest de l'océan Indien (accompagnée d'une carte), une photo ou un dessin. Ce livre se veut un outil pour la conservation et la gestion des communautés aquatiques, il est destiné aux naturalistes, mais aussi aux enseignants, aux chercheurs, aux pêcheurs et aux aquariophiles.

  • Les Reptiles des Pyrénées traite en détail les 32?espèces protégées présentes sur l'ensemble de la chaîne (France, Espagne et Andorre). Cette faune herpétologique est le résultat d'une entreprise natu­raliste combinant enquête bibliographique et reportage photographique. Elle propose une vaste synthèse de données relatives à plusieurs champs disciplinaires - systématique, ­taxi­nomie, biogéographie, écologie, biologie... - jusque-là dispersées dans plusieurs centaines d'articles et ouvrages. Les variations phénotypiques et les particularités écologiques des serpents, lézards et tortues occupant l'espace pyrénéen y sont illustrées par de très nombreuses photo­graphies exclusivement réalisées in situ, de 2?m à 3?143?m d'altitude. Des cartes de répartition précises (mailles UTM 10?km × 10?km), basées sur des sources scientifiques, complètent et éclairent le propos biogéographique. Les espèces et sous-espèces endémiques ou subendémiques de la chaîne, de même que celles qui y ont un statut particulier (très localisées, vulnérables...), ont fait l'objet d'une attention par­ti­cu­lière et les menaces qui pèsent sur les reptiles des Pyrénées sont largement exposées.
    Cet ouvrage sera précieux pour les pyrénéistes, naturalistes et gestionnaires d'espaces naturels de la chaîne (parc national, réserves, sites Natura?2000, parcs naturels régionaux...), qui disposeront là d'une mine d'informations sur le sujet.

  • L'Agence des Aires marines protégées (devenue Agence française pour la Biodiversité en 2017) a mené entre 2008 et 2010 de vastes campagnes de prospection des têtes de canyons et bancs de roches méditerranéens français. La façade continentale a été explorée avec la campagne MedSeaCan et l'ouest de la Corse avec la campagne CorSeaCan. Les données ont ensuite été traitées, complétées et mises en forme par le GIS Posidonie et l'IMBE pour l'Agence des Aires marines protégées.

    Le présent guide a été conçu à partir de données photographiques ou vidéos dans le but de fournir une aide à l'identification des principales espèces rencontrées au niveau des canyons méditerranéens, en utilisant des critères visuels simples. Chaque fiche espèce présente aussi bien des informations issues des campagnes (photographies, répartition bathymétrique, répartition géographique sur une minicarte, observations issues des vidéos), que des informations plus générales issues de recherches bibliographiques. Ce guide de la faune profonde de la mer Méditerranée n'est pas exhaustif et ne présente pas toutes les espèces observées durant les campagnes, seulement les plus emblématiques ou fréquentes au niveau des canyons sous-marins.

  • L'Europe abrite deux espèces de lynx : le lynx boréal, largement réparti en Eurasie, et le lynx pardelle, aujourd'hui confiné à l'Espagne méridionale. Leurs aires de répartition respectives ont fortement régressé depuis le Moyen Âge, principalement à cause de la guerre sans merci que leur a livrée l'homme. Le lynx pardelle, aujourd'hui en danger critique d'extinction, fait l'objet d'un programme de sauvegarde sans précédent, comportant notamment des opérations de renforcements de population. Son aire de répartition, très fragmentée, comprend à peine 300 individus... Le lynx boréal, autrefois courant et largement répandu, fut pourchassé jusqu'aux derniers confins de ses habitats montagnards?; au début du XXe siècle, il était considéré comme pratiquement disparu de la plupart des régions d'Europe. Depuis les années soixante-dix, l'espèce a fait l'objet de campagnes de réintroduction dans plusieurs pays soucieux de sa sauvegarde. Ces actes, auxquels ont participé les plus grands spécialistes européens, retracent la genèse des populations de ces deux espèces à travers le temps et l'histoire des hommes, ceux qui les ont fait disparaître mais aussi ceux qui se battent aujourd'hui pour les sauvegarder, malgré les conflits avec le monde de l'élevage et de la chasse sportive...

  • Cet inventaire au sein du milieu dulçaquicole de la Guadeloupe a permis de recenser 14 espèces de crustacés décapodes et 16 espèces de poissons. Chacune est présentée dans une fiche synthétique (morphologie, biologie, distribution et menaces) accompagnée d'une carte de répartition et d'une photo. Deux clés de détermination complètent ce descriptif. L'ouvrage aborde aussi les différentes caractéristiques des milieux de l'archipel : géologie, relief, climat, hydrographie, originalité des peuplements aquatiques, menaces et conservation des milieux. Un tableau donne le classement UICN des espèces en danger à l'échelle de la Guadeloupe et une perspective historique permet de remettre dans leur contexte les espèces introduites et celles qui se sont acclimatées.

  • Riche de nombreuses illustrations (plus de 140 cartes, graphiques, croquis, photographies, ­tableaux), cet atlas propose un tour d'horizon actualisé et distancié des espaces protégés en France. Comment préserve-t-on l'environnement aujourd'hui en France?? Grâce à quels outils?? Selon quelles modalités et quels processus??
    Cet ouvrage, fruit de trois ans de travail et de la mobilisation de nombreuses données récentes auprès des structures de gestion et des multiples acteurs impliqués dans les démarches de ­protection et de planification, répond entre autres à ces questions.
    Les auteurs, géographes, proposent une analyse des dynamiques de conservation par le prisme d'une lecture résolument sociale de l'environnement. C'est ainsi à l'aune des choix politiques, de la conflictualité entre usages et pratiques des espaces protégés, ou encore de l'acceptation sociale de ces derniers que se déclinent les quarante doubles pages (fortes de deux à six illustrations chacune) de cet ouvrage. Couvrant de manière représentative un large échantillon d'espaces de France métropolitaine et d'outre-mer, elles abordent des sites emblématiques en particulier (Gavarnie, le Mont-Saint-Michel...), des milieux (zones humides, littoral, montagne...) et des types de protection. Dans ce dernier registre, elles remettent en perspective un large panel d'outils, des plus classiques (parcs nationaux, réserves naturelles...) aux approches les plus contemporaines (environnement nocturne, nature intra-urbaine, initiatives privées, etc.). En multipliant les exemples et les analyses critiques, cet atlas se veut un outil tout autant informatif qu'à même de nourrir les réflexions des gestionnaires, mais aussi du grand public, sur la manière dont se dessine la protection de l'environnement en France et, plus largement, notre rapport à la nature.

  • L' île de Clipperton appartient à une chaîne volcanique sous-marine jeune portée par la plus grande plaque tectonique du globe. Située à l'intersection des régions biogéographiques Indo-ouest Pacifique et Pacifique est, elle est très éloignée de l'épicentre de la biodiversité situé dans l'arc Indo-malais, d'où l'intérêt de son étude. Unique atoll corallien du Pacifique est, aujourd'hui complètement fermé, son lagon est le siège de processus biogéochimiquesoriginaux. Désormais inhabitée, Clipperton a connu plusieurs périodes d'occupations humaines pendant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, puis ultérieurement des occupations de quelques jours à quelques mois. Dans cette synthèse des résultats de l'expédition organisée par Jean-Louis Étienne entre décembre 2004 et avril 2005, les chercheurs livrent le bilan des connaissances géophysiques, géomorphologiques, géochimiques et environnementales, et dressent l'état actuel de la biodiversité terrestre, marine et lagunaire de l'île.

  • Les îles Australes forment l'un des archipels les plus isolés de la Polynésie française (Pacifique sud). En raison de la petite taille de ces îles et des impacts d'origine anthropique, leur biodiversité unique a connu une dégradation rapide. Une série d'expéditions multidisciplinaires a été menée, entre 2002 et 2004, par une petite équipe de scientifiques très impliqués et d'horizons différents (Polynésie française, France et autres pays). Les résultats de ces expéditions ont permis de fournir des connaissances de base sur la biodiversité terrestre et d'eau douce qui seront utiles pour la gestion durable des ressources naturelles, la conservation des espèces menacées et des habitats naturels.

  • Inscrite depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, la Loire est considérée comme le "dernier fleuve sauvage français". Malgré la forte identité du patrimoine naturel du Val de Loire, peu d'ouvrages ont été consacrés à sa flore et ses milieux naturels. Cet Atlas, abondamment illustré, est le premier dédié à la Loire. Il invite, au fil du val, à découvrir l'originalité de la flore ligérienne, depuis la confluence de la Loire avec l'Allier jusqu'à sa confluence avec la Vienne. Tout au long de ce périple, le fleuve traverse les régions naturelles contrastées du Centre?: Sancerrois, Sologne, forêt d'Orléans, Beauce... qui sont autant d'influences sur sa flore. Pendant plus de trois années, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien a mené des inventaires précis et a rassemblé l'essentiel de la connaissance sur la flore ligérienne constituant une base de données inédite. Cet Atlas constitue l'aboutissement et la transmission de cette connaissance organisée et analysée. L'ouvrage s'attache à décrire les grands ensembles d'habitats de la Loire et les espèces remarquables qui leur sont inféodées. Ainsi, l'analyse de près de 160?000 données recensées sur les 172 communes du val de la Loire moyenne entre bec d'Allier et bec de Vienne a permis d'identifier 230 espèces patrimoniales et plus de 20 espèces invasives. Ces espèces dites "remarquables" sont regroupées au sein de 11 grands types de milieux et pr

  • Doté d'une grande variété de milieux naturels, le Cameroun est l'un des pays d'Afrique ayant la plus grande biodiversité. Depuis 1998, une équipe de spécialistes a entrepris une collecte systématique de nouvelles données herpétologiques dans tout le pays. L'Atlas des reptiles du Cameroun est le fruit de cet important travail qui, associé aux données bibliographiques et muséologiques existantes, a permis de recenser 285 espèces de reptiles dans plus de 1?000 stations. Pour chaque espèce, les caractères d'identification, la répartition sur le terrain, les affinités biogéographiques et les problèmes de conservation sont traités de façon claire grâce à un système de fiches incluant également quelques données sur la biologie, une photographie de l'animal et une carte de répartition. Cet Atlas est un pas important dans la connaissance de l'herpétofaune encore méconnue de cette partie du continent africain.

  • Ce colloque qui s'est tenu en 2015 a réuni plus de 150 participants venus de toute la France. Ils ont pu assister à 26 conférences orales, un atelier dédié aux plans nationaux d'actions, des ­expositions photographiques (SPIPOLL, GIMP...) et aux présentations d'une vingtaine de ­posters. La diversité des participants (conservatoires, MNHN, OPIE, parcs, réserves, laboratoire de recherche, collectivités territoriales, naturalistes indépendants...) témoigne de l'importance grandissante de la prise en compte des invertébrés dans la gestion des espaces naturels. Les débats ont mis en évidence les lacunes de connaissance sur la plupart des groupes tout en démontrant la qualité croissante des études réalisées actuellement en France et le besoin de continuer recherches et expériences de terrain.
    Deux sorties naturalistes, l'une sur les pelouses sèches du Quercy lotois et l'autre en forêt de Grésigne ont clôturé le colloque avec l'observation d'espèces emblématiques (damier de la succise, taupin violacé...) intégrées à la gestion d'espaces naturels.
    La dynamique engagée par cette manifestation continue ici à travers la réalisation de ses actes regroupant 23 articles relatifs aux communications orales et 11 présentations courtes résumant certains posters.

  • Les Petites Antilles forment un ensemble insulaire à peu près homogène situé au coeur de la ­province caribéenne et reconnu comme un «?Point chaud?» de biodiversité dans ­l'Atlantique ­occidental. Avec un total de plus d'un millier d'espèces, Les Crustacés décapodes des Petites ­Antilles présente pour la première fois un inventaire documenté des crevettes, langoustes, ­homards, ­bernard-l'ermite et crabes de la région. Il s'appuie sur une recherche bibliographique dans environ 600 contributions scientifiques publiées pendant plus de deux siècles et intègre les efforts de recherche américains, français, hollandais et vénézuéliens. Quelques données inédites des missions d'étude récentes dans les îles françaises de Saint-Martin, Guadeloupe et Martinique sont également incluses. Les lecteurs y trouveront une liste à jour des espèces respectant les dernières révisions taxonomiques et précisant l'origine de chaque signalement. Une analyse synthétique de cette liste propose en outre un historique des récoltes dans les îles?; un bilan des ­espèces par ­famille, îles et archipels?; la présentation des principales niches écologiques?; une étude zoologique qui distingue les faunes marine et d'eau douce?; et les perspectives de découvertes de nouvelles espèces. De nombreuses espèces sont illustrées en couleur avec des photographies réalisées aussi bien au laboratoire qu'en plongée sous-marine.

  • Le premier atlas des oiseaux marins et cétacés du golfe de Gascogne a été publié en 2009 (Castège & Hémery 2009). Il se basait sur les suivis océanographiques standardisés effectués par navires entre 1976 et 2002 à l'échelle du golfe de Gascogne. Cet ouvrage présentait la répartition spatiale de 36 espèces d'oiseaux marins et des principales espèces de cétacés.
    Au-delà des données de répartition propre à chaque espèce, des zones de concentration de biodiversité ont été mises en évidence et ont permis la définition des aires marines protégées (AMP).
    Une décennie plus tard, un bilan était nécessaire pour évaluer la pertinence des AMP créées ainsi que l'évolution de ces espèces à forts enjeux de conservation dans un contexte de changements climatiques. Depuis la publication de l'ouvrage précédent, près de 40?000 nouveaux relevés ont été traités suivant le même protocole pour une centaine d'espèces recensées entre 2003 et 2015, répartis sur les douze mois de l'année. Au final, 50 espèces sont sélectionnées et présentées dans cet ouvrage avec la participation d'une vingtaine d'experts.
    Cet ouvrage s'adresse au plus grand nombre, aux naturalistes et à quiconque s'intéresse aux écosystèmes marins. Il doit également servir à répondre aux demandes des gestionnaires en matière de conservation, de gestion des prédateurs supérieurs et d'application des textes nationaux et communautaires (aires marines protégées, directive cadre Stratégie pour le milieu marin, etc.).
    Le littoral de Nouvelle-Aquitaine apparaît comme une région clé pour mesurer les évolutions de ces espèces grâce aux secteurs d'importance pour les prédateurs supérieurs de son territoire, tels les canyons de Capbreton et du cap Ferret, les abords du bassin d'Arcachon ou encore l'estuaire de la Gironde. Toutes ces zones sont bien connues pour contribuer à l'alimentation, à la reproduction ou au repos des oiseaux et mammifères marins. La prise en compte des changements climatiques dans les pressions qui agissent sur les espèces est devenue essentielle, d'autant plus pour des espèces menacées.

  • Les îles du Pacifique sont célèbres pour le très haut niveau d'endémisme et la grande vulnérabilité de leurs faunes et de leurs flores. L'île d'Espiritu Santo, ou Santo, cumule les superlatifs : la plus grande et la plus haute du Vanuatu, Santo est un extraordinaire microcosme géographique et culturel, avec récifs, grottes, montagnes, îles et îlots satellites, et une occupation humaine qui remonte à 3?000 ans. Renouant avec l'esprit des "Grandes Expéditions Naturalistes", l'expédition Santo 2006 avait mobilisé sur le terrain plus de 150 scientifiques, bénévoles et étudiants de 25 pays. Petit tour de force éditorial avec plus de 100 auteurs, ce Natural History of Santo est un éloge de la biodiversité de cette "île-planète". À la fois beau livre richement illustré et bilan des connaissances scientifiques, The Natural History of Santo se veut un outil de connaissance pour sa conservation durable. Il s'adresse autant aux acteurs locaux du développement et de l'éducation qu'aux naturalistes du monde entier.

  • Les îles françaises du secteur indien de l'océan Austral (Kerguelen et Crozet, territoire des terres Australes et Antarctiques françaises) présentent une diversité en poissons peu connue. Pourtant, avec 125 espèces marines occupant des milieux variés, des zones de forêts sous-marines d'algues géantes au domaine pélagique du grand large, et cinq espèces d'eau douce introduites ayant colonisé lacs et rivières, elles font l'objet de recherches depuis de nombreuses années. L'objectif de ce guide est de restituer la connaissance grâce aux importantes collections du Muséum national d'Histoire naturelle et aux résultats des programmes scientifiques, tant fondamentaux que liés à l'halieutique. Chaque espèce (dont 17 nouvelles signalisations pour cet océan) fait l'objet d'une fiche descriptive détaillée renseignant sa biologie, sa répartition et comportant des dessins, des photographies et des figures, pour la plupart originaux.

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