Littérature traduite

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    Rupi Kaur

    • Nil
    • 4 Mars 2021

    Après s'être sentis déconnectés pendant si longtemps mon esprit et mon corps finissent par se retrouver - home body

  • Kim Jiyoung, née en 1982

    Nam-Joo Cho

    • Nil
    • 2 Janvier 2020

    Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d'autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
    En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d'une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu'on ne s'y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée - elle est le miroir de la condition féminine tout court.

  • Le soleil et ses fleurs

    Rupi Kaur

    • Nil
    • 21 Mars 2019

    Le soleil et ses fleurs est un recueil de poèmes sur le deuil.
    L'abandon de soi.
    L'importance d'honorer ses racines.
    L'amour.
    La volonté de s'aguerrir et de s'émanciper.
    Il est divisé en cinq chapitres :
    Se faner. tomber. pourrir. se redresser. fleurir.


    Après le succès phénoménal de lait et miel, traduit dans plus de 35 langues et qui a figuré plus de deux ans dans la liste des best-sellers du New York Times, Rupi Kaur revient avec un deuxième opus, le soleil et ses fleurs, qui s'est lui aussi hissé dans le classement des meilleures ventes dès sa parution.
    Mêlant courts textes en prose, empruntant au journal intime comme aux maximes de sagesse indienne, à des dessins aux traits élégants et simples, sa poésie est à la frontière des genres - inclassable et universelle.

    Divisé en cinq parties, ce recueil est construit comme un voyage existentiel conduisant à la guérison : se faner, tomber, pourrir, se redresser puis fleurir et célébrer l'amour sous toutes ses formes. Un voyage transcendant où il est question de racines, d'apaisement, d'épanouissement - mais aussi d'expatriation et de rébellion ; où il s'agit de trouver sa place et de s'accepter.
    Celle qui avait secoué la toile avec « self-love » - poème sur les menstruations - est devenue à 25 ans une des porte-parole les plus puissantes des femmes dans le monde. Désir, féminité, corps, acceptation de soi sont autant de thématiques dont elle s'empare pour s'adresser au plus grand nombre.

    Une voix résolument moderne à (re)découvrir d'urgence !

  • Gray

    Léonie Swann

    • Nil
    • 28 Mai 2020

    Augustus Huff, enseignant à la célèbre université de Cambridge, est bien ennuyé : un de ses étudiants a trouvé la mort après une chute de plusieurs mètres. Tragique accident ou meurtre de sang-froid ? Augustus penche pour la seconde hypothèse, car le disparu était tout sauf un ange. Avec l'aide de Gray, le perroquet du défunt, il part à la recherche de l'assassin. Mais l'oiseau se révèle être fort en bec et l'enquêteur pas franchement doué. Rapidement, c'est Gray qui posera les bonnes questions et conduira Augustus sur les traces du coupable.
    Leonie Swann nous entraîne dans une enquête palpitante menée par un universitaire farfelu et le plus charmant des enquêteurs à plumes !

  • Vox

    Christina Dalcher

    • Nil
    • 7 Mars 2019

    Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s'exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d'un groupe fondamentaliste, a décidé d'abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s'affranchir - et sa fille avec elle - de son quota de mots. Mais ce qu'elle va découvrir alors qu'elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix...
    Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

  • Les filles du manoir Foxcote

    Eve Chase

    • Nil
    • 12 Mai 2021

    Gloucestershire, août 1971. Un bébé est retrouvé dans les bois du manoir de Foxcote. La famille Harrington, endeuillée par une terrible tragédie, recueille avec joie la petite fille et décide de l'élever en secret. Mais ce bonheur familial est très vite ébranlé par la découverte d'un cadavre sur la propriété.
    Des années plus tard, Sylvie, désireuse d'éclaircir des zones d'ombre de sa vie, est à son tour entraînée dans les bois majestueux et sauvages de Foxcote, là où rien n'est tout à fait ce qu'on croit. Sylvie découvrira-t-elle la vérité et osera-t-elle la révéler ?
    Onirique et mystérieux, Les Filles du manoir Foxcote nous plonge au coeur de sombres secrets de famille qui bouleverseront à jamais les vies de trois femmes.

  • Zelda, 21 ans, n'est pas tout à fait comme les jeunes femmes de son âge, parce que sa mère buvait trop quand elle était enceinte. Qu'à cela ne tienne, elle mènera sa vie comme elle l'entend ! Zelda aime son grand frère Gert, son amoureux Marxy, son nouveau travail à la bibliothèque, faire des listes et, surtout, elle voue un culte immodéré aux Vikings.
    Mais, alors qu'elle rêve de combats à l'épée et de Valkyries, elle découvre que Gert s'est lié à de dangereux dealers pour payer les factures. Le moment est venu pour Zelda de montrer sa bravoure et de se lancer à sa rescousse !
    Avec Je suis une Viking, Andrew David MacDonald signe un premier roman tendre et universel et nous entraîne dans les aventures d'une héroïne étonnante qui entrera dans la légende.

  • Voici un ouvrage de Dickens à peu près ignoré en France, qui fut partiellement traduit en 1951, dans une édition confidentielle, aujourd´hui épuisée et introuvable (Éditions du Globe).L´histoire de ce manuscrit est assez surprenante, et c´est par un curieux détour que Dickens en devint l´auteur officiel :
    Le clown Grimaldi employa l´année qui précéda sa mort à rédiger l´histoire complète de sa vie, puis confia le volumineux manuscrit à un ami, qui s´appliqua à le condenser avant de le présenter à un premier éditeur. Celui-ci, profitant de la liberté que lui rendait la mort de l´auteur, les porta immédiatement à Charles Dickens. Charles Dickens, en 1838, n´avait que vingt-cinq ans, mais sous le pseudonyme de « Boz »était déjà un auteur chéri du public. Les Sketches, publiés dans les journaux et magazines dont ils avaient fait le succès, les Pickwick Papers, si promptement populaires, avaient assis en trois ou quatre ans sa réputation. Le propriétaire des Mémoires de Grimaldi eut donc toutes les raisons de penser qu´il en tirerait un excellent parti si Dickens les remaniait entièrement en y déployant sa simplicité un peu narquoise, sa bonhomie rusée, sa profonde connaissance des moeurs vulgaires, de l´argot populaire et des excentricités mal famées. Dickens, de son côté, sentit que c´était là pour sa plume un heureux sujet, et qu´elle ne dérogerait pas en s´associant aux souvenirs d´un clown, il est vrai, mais d´un clown comme on n´en avait guère vu jusqu´alors.
    La vie du grand Joe, son aventureuse carrière, nous livre en effet quelques-uns des plus curieux aspects des moeurs britanniques, de la vie de ses théâtres et de ses bas-fonds. Le hasard, en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l´existence de ce comédien, semble s´être complu à lui faire un sort extraordinaire, et à le désigner ainsi doublement à l´attention des biographes. Et par bien des aspects, Dickens vit sans doute en cet enfant prodige et en cet artiste au coeur pur une sorte de double de lui-même.

  • Un manoir en Cornouailles

    Eve Chase

    • Nil
    • 3 Mai 2018

    Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l'été. Le temps semble s'y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu'au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
    Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d'y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l'appelle et l'attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?
    Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l'amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

  • 1900, Massachusetts. Le gardien du cimetière de la petite ville de Salford découvre une femme inconsciente près d'une tombe. Elle n'a dans son sac qu'une boule de bowling, une quille et sept kilos d'or. Très vite secourue par le gardien et un médecin noir de passage, la mystérieuse Bertha Truitt décide de rester à Salford. À la surprise de tous, elle épouse son médecin et ouvre un bowling qui devient rapidement le principal point de rencontre de Salford, y compris pour les femmes.
    Mais quand Bertha meurt dans un terrible accident, son passé refait soudain surface. Un jeune inconnu affirme en effet être son fils et revendique l'héritage du bowling...
    Avec Le Bowling du Point du Jour, Elizabeth McCracken nous offre un grand roman américain, porté par une écriture malicieuse et peuplé d'excentriques aux destinées surprenantes.

  • Grace Hammond voit sa vie partir à la dérive. Au chômage, célibataire et sans domicile, cette experte en grammaire quitte New York et part se réfugier dans sa ville natale, sur la côte du Connecticut. Elle y revoit Peter, son amour d'adolescence, et rencontre Mitch, qu'elle exaspère par son obsession de vouloir toujours tout corriger...
    Pour mieux embrasser l'avenir, Grace va devoir revenir sur un événement douloureux qui ne cesse de la culpabiliser et ce qui devait être un court séjour chez ses parents va se transformer en un retour sur soi. Aura-t-elle le courage de laisser tomber le Bescherelle et d'édicter ses propres règles ?
    Après le succès de L'Irrésistible Histoire du Café Myrtille, Mary Simses revient avec un roman qui nous régale par son charme et son humour.

  • Bienvenue à Korototoka

    Anne Ostby

    • Nil
    • 6 Juin 2019

    Sina, Maya, Ingrid et Lisbeth reçoivent un jour une lettre qui vient perturber leur vie monotone. Cette lettre leur a été adressée par Kat - Kat l'aventurière -, une vieille amie de lycée qui n'a cessé de voyager, une fois son diplôme en poche : « Viens ici ! Laisse derrière toi tout ce qui n'a pas marché. Emporte seulement ce qui compte encore pour toi et installe-toi dans une chambre à Vale nei Kat, autrement dit 'la maison de Kat'. Cet endroit nous permettrait peut-être de nous retrouver, et s'il n'y a rien à retrouver, à nous de créer quelque chose de neuf ! » Et voici nos cinq amies prêtes à tenter le coup. Après tout, à l'approche de la retraite, pourquoi pas tout plaquer pour aller vivre dans une plantation de cacao aux îles Fidji ?
    À nouveau réunies à l'autre bout du monde, au milieu de l'océan Pacifique, les cinq amies vont fabriquer du chocolat - ensemble. Bienvenue à Korototoka, où il n'est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.

  • Qui a tué Glenn ?

    Léonie Swann

    • Nil
    • 1 Février 2007

    La première enquête résolue par Miss Maple, la brebis la plus intelligente du troupeau, voire du village et peut-être même du monde...
    Sur une pâture de la verte Irlande, le berger George Glenn est découvert assassiné. Les premiers à se trouver sur les lieux du crime sont ses moutons. Des moutons pas comme les autres, parce que George Glenn n'était pas un berger comme les autres : non seulement il aimait mais il éduquait ses bêtes. Aussi sont-elles plus malignes que la totalité des habitants de Glennkill, le village voisin. Et comme personne, semble-t-il, n'est capable d'élucider le crime, le troupeau orphelin ne voit qu'une solution : confier la direction de l'enquête à la plus sage d'entre tous, la veille brebis Miss Maple.
    À la fois comiques et touchants, naïfs et poètes, les moutons de Georges Glenn sont des personnages d'une originalité exceptionnelle.
    Aux côtés de Miss Maple, il y a Othello, un bélier noir au passé mystérieux ; Zora, une brebis philosophe et alpiniste, qui aime à flirter avec les abîmes ; Mopple la Baleine, le " gros " de la bande, goinfre et benêt mais à l'excellente mémoire ; Maude, " qui a du flair et n'en est pas peu fière "... Ils ont en commun le désir de s'élever au-dessus de leur condition et de surmonter cet affligeant handicap qui les oblige à s'arrêter de penser plusieurs fois par jour pour se remplir l'estomac. Peureux, placides et moutonniers comme il se doit, les moutons-détectives auront donc à lutter non seulement contre le meurtrier de George Glenn mais aussi contre leurs légendaires instincts. Rires garantis.
    Vendu à 250 000 exemplaires en Allemagne, son pays d'origine, le livre est acheté par tous les grands éditeurs dans le monde.
    En quelques semaines, les droits de ce roman policier délicieusement farfelu ont été achetés par quatorze pays différents dont la Grande-Bretagne et les États-Unis (TransworldUK/Doubleday), l'Italie (Biompani) et la Russie (AST).
    " Légèreté, suspense, finesse : voilà Qui a tué Glenn ? "
    New York Times

  • Christopher a quinze ans.
    Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Ce qu'il ne comprend pas bien, ce sont les autres êtres humains. Il aime les listes, les plans et la vérité. Il déteste le jaune et le marron. Il n'est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul. Pourtant, lorsqu'il découvre le chien de sa voisine transpercé d'une fourche, il décide de partir à la recherche du meurtrier et de s'en inspirer pour écrire un roman policier.
    Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l'univers qu'il s'était construit... " Pour vous faire une idée de ce roman, pensez à des livres tels Le Bruit et la Fureur, L'Attrape-coeurs ou l'un des récits d'Oliver Sacks. ", New York Times. " Une oeuvre exceptionnelle. ", Sunday Telegraph. " Un écrivain empreint de sagesse et d'humour noir, doué d'une rare qualité de compassion. Un succès sans précédent.
    ", lan McEwan. " D'une inventivité brillante... ce n'est pas seulement le roman le plus original que j'aie lu depuis des années, c'est surtout l'un des meilleurs. ", Douglas Kennedy.

  • Entreprendre un pèlerinage est une méthode puissante pour se rappeler les enseignements du Bouddha et les mettre en pratique. Pour les bouddhistes, les quatre sites les plus sacrés sont ceux qui sont associés à la vie du Bouddha :
    Lumbini, où le Bouddha est né comme un être humain ordinaire ;
    Bodhgaya, où Siddhartha a atteint l'Éveil ;
    Varanasi (Sarnath), où le Bouddha a enseigné la voie vers l'Éveil ;
    Et Kushinagar, où il est passé au-delà de la souffrance.
    Dzongsar Jamyang Khyentse nous accompagne dans ces quatre hauts lieux et nous montre comment profiter au mieux de nos expériences de pèlerin. Il partage son savoir avec beaucoup de pédagogie et d'humour - les clés du succès de ses livres.
    /> Comment faire des offrandes matérielles ou spirituelles ? Comment orienter sa méditation ? Quels mantras chanter, et à quelle occasion ? Comment se comporter face au business des marchands du temple ? Un pèlerinage est souvent chaotique, parfois inconfortable, toujours riche en défis, mais le voyage affecte et transforme profondément le pratiquant, libérant le moi de ses attachements.
    Un guide unique et indispensable pour tous les pèlerins, débutants ou chevronnés.

  • Dzigar Kongtrül prend l'amour maternel comme modèle : avant même de savoir qui est ou ce que deviendra le nouveau-né, une mère aime son enfant inconditionnellement, et c'est là le mouvement initial du tsewa. C'est uniquement parce que cette capacité d'amour et de bienveillance existe en nous qu'il est possible de survivre après la naissance et de devenir adulte. Sans ce flot constant d'affection reçue et donnée, il n'y a pas d'humanité.
    Présenté comme une conférence devant un public, ce guide très plaisant à lire suit un déroulement simple et logique. Qu'est-ce que le Tsewa ? Comment ça marche ? Comment activer cette qualité et vaincre les résistances, les attachements du moi qui s'y opposent ? Le Tsewa, c'est l'eau indispensable à toute croissance qui fait germer et fleurir la graine naturellement présente en nous. Le cultiver est ce qui permet de revitaliser le coeur humain sans cesse agité entre ses différents affects, désirs, illusions. C'est s'entraîner à la tendresse contagieuse et soigner le monde de ses maux les plus graves en commençant par ceux qui nous affligent à demeure.

  • Douze jours sans toi

    Elvira Sastre

    • Nil
    • 1 Avril 2021

    « Quand deux personnes tombent amoureuses l'une de l'autre, elles deviennent une, de même que l'espace qu'elles occupent, qui est unique mais contient tout l'univers. À l'inverse, quand quelqu'un nous manque, son espace devient un trou immense et terrifiant pour celui qui le regarde. » Deux histoires d'amour, l'une détruite par la vie, l'autre par la mort. Celle, d'abord, de Gael, sculpteur et professeur talentueux bouleversé par sa rencontre avec une jeune modèle. En miroir, l'histoire de Dora, la grand-mère de Gael, enseignante qui tombe amoureuse de l'un de ses élèves. Un amour interdit qui sera mis à rude épreuve par la guerre civile et le régime franquiste.
    Avec Douze jours sans toi, Elvira Sastre nous offre un premier roman saisissant, porté par une écriture sensible et poétique, sur les blessures de l'amour et la guérison.

  • Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé.

    Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.

    Et pourtant...

    Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.

    L'été s'annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.

    De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

  • L'odyssée du marsouin

    Mark Haddon

    • Nil
    • 21 Janvier 2021

    Il était une fois, dans l'Angleterre du XXIe siècle, un homme qui, rendu fou de douleur par la mort de son épouse, tomba éperdument amoureux de leur fille.
    Il était une fois une jeune fille qui rêvait du prince charmant qui viendrait l'arracher à l'emprise délétère de son père. Il était une fois un jeune homme obligé de fuir pour échapper à la fureur meurtrière du père incestueux.
    C'est alors que les époques se télescopent, que le présent bascule dans le passé, que l'Angleterre actuelle s'efface devant la Grèce antique et que la réalité rejoint le mythe.
    En s'inspirant très librement de la pièce Périclès, prince de Tyr de Shakespeare, Mark Haddon nous offre un roman d'aventures ambitieux porté par des personnages inoubliables et déchirants.

  • Les gens, au lieu de me dire « l'amour te retourne comme un gant » déclarent à présent « l'amour te va comme un gant blanc, fait sur mesure », et moi je leur réponds :
    « L'amour est une balle unidirectionnelle et notre poitrine un point fixe :
    Ce qui détermine le choc, le tremblement, l'effondrement de fondations ou la récupération du jardin, c'est le creux qui accompagne ta main lors de l'impact. »

  • Une année en Provence

    Peter Mayle

    • Nil
    • 1 Mai 1994

    "L'année commença par un déjeuner.
    A midi et demi, le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table, les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant, un homme qui, malgré sa corpulence, avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement, avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et noeud papillon.
    Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne une rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées.
    Pendant le déjeuner, ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an, passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer Au 1er Janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo.
    Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout, nous étions en Provence. ".

  • Un couple bien sous tous rapports héberge un ami qui tente d'échapper à une relation toxique - pour mieux sombrer dans une autre que personne n'avait vue venir et qui le détruira. Une célibataire sceptique qui suit la recette d'un vieux grimoire pour trouver l'amour est dépassée par l'apparition d'un homme parfait dans sa cave. L'anniversaire d'une petite fille inquiétante prend une tournure dramatique après qu'elle a « souhaité » le mal. Une jeune femme se retrouve au lit avec un homme qu'elle a rencontré peu de temps auparavant et se demande s'il ne s'agit pas d'un psychopathe déguisé en « mec à chats »...
    Kristen Roupenian plonge dans nos fantasmes et délires à travers douze nouvelles qui explorent avec une écriture très réaliste et un humour impitoyable et souvent sombre les relations humaines. Une voix impétueuse et mortelle.

  • À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu'à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l'archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent à la glycine, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n'est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent : Roger s'installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché.
    C'est avec beaucoup de charme et d'intelligence que Helen Simonson s'empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

  • Comment raconter le désir - désir sexuel, appétit pour la vie, l'art... - d'une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C'est à ce projet qu'Anaïs Nin semble s'atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931. On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d'un bateau attaché à un arbre au fond d'un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacrer à l'étude du goût de ses larmes, et bien d'autres personnages hantés par la dualité entre l'être et le paraître.
    Ce recueil de nouvelles dévoile, grâce à la très belle traduction d'Agnès Desarthe, la genèse de l'oeuvre d'une des auteures les plus modernes et admirées du XXe siècle.

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