Littérature traduite

  • Cette vie d'Hildegarde de Bingen se présente clairement comme un « roman historique ». La tradition littéraire dans laquelle s'inscrit l'auteure, Lucia Tancredi, est celle de l'Italien Alessandro Manzoni ou de la Française Marguerite Yourcenar.
    Pour eux, les documents des historiens, s'ils rendent compte des faits et gestes des puissants, n'apportent pas ce « vraisemblable » des poètes et des romanciers qui parvient à pénétrer plus profondément dans tous recoins de la vie des hommes, y compris des plus humbles. Il s'agit d'une approche historique plus libre mais non moins authentique.
    A la base du parcours existentiel d'Hildegarde de Bingen, demeure une interrogation : les biographies qui nous restent d'elles ont été établies par des hommes, sous sa dictée : Gottfried, Wilbert de Gembloux et Théodore d'Echtemach. On est donc en droit de se demander pourquoi la puissante abbesse, entourée de ses moniales qu'elle voulait pleines de sagesse et intrépides, et avec lesquelles elle communiquait au moyen d'un code secret fait de mots et de sons, n'a jamais transmis sa vie à l'une d'elle. Tout de suite après sa mort, documents, textes manuscrits de ses oeuvres et témoignages furent expédiés à Rome pour l'instruction du procès en vue de la canonisation qui ne fut jamais menée à terme.
    Le roman historique « Hildegarde de Bingen, la puissance et la grâce » se base sur cette trame « vraisemblable » et reconstruit une biographie au féminin qui pourrait avoir été dictée à la moniale Adelheidis, future abbesse de Gandersheim, qui vécut aux côtés d'Hildegarde jusqu'à sa mort.
    Le récit dicté et recueilli par une femme permet une reconstruction plus intime et fidèle, capable de décrire la vie extraordinaire d'une femme comme Hildegarde, auteure de grandioses sommes mystiques, amie des reines et des empereurs, témoin génial et encyclopédique de son temps, mais aussi enfant « oblate » dans l'enceinte de l'abbaye, fille éprouvée, éducatrice affectueuse et maternelle, musicienne et guérisseuse, capable trouver, dans les subtilités de la nature, le secret pour se sentir en harmonie avec la beauté et le don de la création.

  • Ce petit livre rassemble les textes de Chiara Lubich sur le thème de l'instant présent.
    Vivre l'instant présent est un aspect essentiel de toute vie spirituelle et l'auteur le dit et redit de mille manières depuis plus de cinquante ans. Loin d'être une fuite des réalités quotidiennes, cette démarche " enracine le temps dans l'éternité ". Ainsi tout devient simple : la vie, la relation avec Dieu, la relation avec les autres. Brèves réflexions ou réponses à des questions, ces écrits sont le résultat d'une longue expérience, qui a déjà porté tant de fruits dans le monde entier.

  • Comment Luther, père de la Réforme, voyait-il Marie ? Dans ce texte d'importance oecuménique et historique, il nous dévoile sa vision de Marie : un regard pur et original à la fois.

    Écrit à une des époques les plus tourmentées de la vie de Luther, ce commentaire du Magnificat (paroles de Marie à sa cousine Elisabeth) est précieux à plusieurs titres. Il permet d'abord une initiation globale et pourtant profonde à la vie et à la pensée du Réformateur. Luther se situe dans ce texte non seulement par rapport à la mariologie de son époque mais aussi par rapport au pouvoir temporel et spirituel. On y découvre aussi toute une part de la sensibilité protestante. Mais c'est avant tout une très originale et très pure vision de Marie qui nous est donnée :
    Celle qui chante la grandeur de Dieu. Une introduction nous aide à mieux saisir la portée et la profonde valeur spirituelle de ce document d'importance oecuménique et historique.
    Traduction d'Albert Greiner.

  • Ce livre regroupe une cinquantaine de lettres écrites par Chiara Lubich, entre 1943 et 1949.
    Pour la plupart inédites en français, ces lettres rédigées par une jeune institutrice d'Italie du Nord, en pleine tourmente de la seconde guerre mondiale, s'adressent à des jeunes filles et jeunes hommes de son âge, aux membres de sa famille, à des prêtres et religieux. À tout un ensemble de personnes avec qui elle entretient une relation profonde pour leur communiquer la grande découverte de sa vie : « Dieu m'aime immensément, et il en est de même pour toi ».
    Compte tenu de la gravité des circonstances, Chiara Lubich comprend très vite que cet amour est celui du Fils de Dieu qui atteint toute sa mesure dans le cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Son langage est donc celui d'une jeune femme amoureuse de Dieu qui ne peut que transmettre sa passion.

  • Chiara Lubich répond ici à des questions sur les aspects les plus variés de la vie du couple et de la famille.
    Elles ont été regroupées selon des thèmes : l'aspiration au mariage, la relation homme-femme, le mariage et Dieu, la vie de tous les jours, la dimension sociale de la famille, parents et enfants, les souffrances qui peuvent surgir. Ce sont des situations que connaissent toutes les familles. Consciente des difficultés qu'elles ont à affronter, l'auteur leur propose un moyen pour tenir bon : une forte spiritualité, une spiritualité communautaire enracinée dans l'amour.
    Là réside l'originalité du livre.

  • Comment, aujourd'hui, garder ou retrouver l'identité du prêtre ? C'est à cette question qu'ont voulu répondre les auteurs.
    Ils le font sous forme de dix priorités proposées aux prêtres diocésains. Par exemple : " Ma façon de vivre comme prêtre est plus importante que tout ce que je fais en tant que prêtre " ; " Être pleinement présent et rayonner en peu d'endroits est plus important que de vouloir être partout en hâte et à moitié "... Un petit livre rafraîchissant qui peut intéresser bien des prêtres et bien des personnes qui, sans être prêtres, sont confrontées aux mêmes défis quotidiens.
    Nouvelle édition à l'occasion de l'Année Sacerdotale.

  • Le sous-titre explicatif de ce nouveau livre de Chiara Lubich en décrit bien le contenu : Jésus crucifié et abandonné dans l'histoire et la vie des Focolari, de leur naissance, en 1943, jusqu'à l'aube du troisième millénaire.
    Partant du cri de Jésus en croix : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ", l'auteur a rédigé ici un texte très intense et très articulé où elle puise constamment dans son expérience personnelle et collective, notamment les épisodes les plus durs de sa vie de fondatrice. Jamais, jusqu'à présent, Chiara Lubich n'avait été aussi loin dans l'expression de son parcours et de sa pensée. Comme le dit le cardinal Paul Poupard dans sa préface : " Avec Chiara Lubich, nous revivons ainsi les étapes les plus significatives et les plus importantes du Mouvement, marquées par des difficultés, incompréhensions, épreuves, mais aussi par les signes de la Providence qui orientent et soutiennent sa marche et l'ouvrent aux horizons de toute l'Eglise et du monde entier, bouddhisme compris.
    "

  • Le Sourire des cloches de Nagasaki est le premier livre qu'écrivit Makoto Nagai, en 1959, huit ans après la mort de son père, alors qu'il était encore un jeune homme.
    Après le lancement de la bombe atomique qui a tué 72 000 habitants de Nagasaki le 9 août 1945, le Docteur Nagai retrouve sa femme carbonisée dans sa cuisine. Commence alors pour lui une vie surprenante, toujours plus donnée au service des autres, tandis que la leucémie le ronge inexorablement. A ses côtés, ses deux enfants : sa fille Kayano (quatre ans) et son fils Makoto (dix ans). Un des livres de Takashi Nagai, Les Cloches de Nagasaki, devient aussi un film au succès mondial, dans les années cinquante.
    Son fils Makoto a choisi pour son premier livre un titre qui fait écho au best-seller de son père : Le Sourire des cloches de Nagasaki. De 1945 à 1951, Makoto partage intimement la vie de son père malade. Il lutte de toutes ses forces, avec lui, contre la maladie. Cet élan généreux, rempli d'amour filial, lui permet de franchir le passage de l'adolescence avec une simplicité et une fraîcheur étonnantes.
    Avec un coeur réceptif, il communie aux découvertes spirituelles de son père. Il s'en imprègne et nous les fait revivre à travers d'émouvantes et surprenantes anecdotes.


  • le 27 mars 1996 sept moines de l'abbaye de tibhirine, en algérie, sont mystérieusement enlevés.
    deux mois après, les têtes des moines décapités sont découvertes. pourquoi, dans une algérie déchirée parla guerre civile, ces moines chrétiens sont-ils restés jusqu'au bout, malgré les menaces de mort du gia (groupe islamique armé) ? comment a-t-on pu tuer des hommes que tous les habitants de la région aimaient et respectaient ? pourquoi le témoignage de fraternité de ces religieux de l'atlas a-t-il bouleversé l'algérie, la france et le monde ? john kiser, historien américain, est le premier à mener une enquête véritablement approfondie.
    son livre révèle les clés de compréhension de ce drame. en algérie, beaucoup de musulmans sont morts pour avoir refusé de cautionner l'assassinat de civils désarmés. la fraternité vécue à tibhirine dérangeait. ce livre, unanimement salué par la critique aux etats-unis, raconte un des grands événements spirituels de notre temps. les moines de tibhirine sont morts, mais l'esprit de paix qui les animait poursuit son oeuvre dans une algérie en quête de réconciliation.
    pour le quotidien américain washington post, " passion pour l'algérie décrit de manière surprenante les liens fraternels qui existent entre croyants chrétiens et musulmans, laissant ainsi entrevoir un rayon d'espoir pour l'avenir ".

  • Romano Prodi et Flavia Franzoni sont mariés depuis 1969. Parents de deux fils et plusieurs fois grands-parents, ils se sont connus à Reggio Emilia, leur ville natale, et ont partagé l'expérience du monde universitaire italien de la fin des années soixante, alors qu'elle étudiait les sciences sociales et politiques, et qu'il était déjà " professore " (surnom qui lui reste encore) en économie. Depuis, Flavia est devenue, en Italie, une référence dans le monde de la formation sociale, tandis que Romano Prodi, après une longue période d'enseignement et de direction industrielle, est entré en politique pour y devenir un protagoniste national et international. Il a fondé l'alliance de centre-gauche, l'Olivier. Il a exercé les fonctions de Président du Conseil des ministres italien de mai 1996 à octobre 1998, puis de Président de la Commission européenne de septembre 1999 à novembre 2004 (passage à l'euro et élargissement de l'Europe à 25 Etats). En avril 2006, après avoir été désigné par des primaires auxquelles ont participé plus de 4,5 millions d'électeurs italiens, Romano Prodi bat Berlusconi de justesse. Il se retrouve à nouveau Président du Conseil des ministres italien, à la tête d'une coalition (" L'Unione ") qui, selon les schémas politiques français, irait de Bayrou à Besancenot. Il s'est fixé notamment comme objectifs : le développement, la justice sociale et la relance de l'Europe. Si ce livre est d'abord né comme un projet de Flavia Prodi avec son éditeur italien San Paolo, elle a tout de suite voulu le rédiger avec son mari. Ils se sont donc partagé les chapitres, chacun relisant ce que l'autre a écrit. Si les chapitres intitulés Ecole, La paroisse et ce qui l'entoure, Familles et maisons, Le social et l'économie, Vie quotidienne dans les institutions, En observant la politique... sont de la plume de Flavia, on peut lire sous la signature de Romano : A la rencontre des entreprises et des régions, Objectif Europe, Racines chrétiennes et laïcité... De chapitre en chapitre, on passe d'anecdotes familiales aux conversations avec Hillary Clinton, Bernadette Chirac, Helmut Kohl ou Jean-Paul II. Les faits sont précis, les convictions claires mais toujours ouvertes vis-à-vis de ceux qui pensent différemment.

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