Arts et spectacles

  • Le livre de chevet de tous les acteurs encore aujourd'hui. Publié en 1936, écrit de manière très vivante et pédagogique sous la forme d'un journal intime tenu par un élève de Stanislavski, il montre comment être un bon acteur. Tous les aspects sont abordés: l'action, la créativité, la concentration, la relaxation des muscles, le travail en groupe, la mémoire, etc. « Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse », écrit Jean Vilar dans sa préface.

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  • Ce texte est probablement le plus connu de Walter Benjamin. Le philosophe y traite, notamment à travers l'exemple du cinéma et de la photographie, de la perte de l'authenticité et de l'originalité qui caractérisent la culture de masse, de la destruction de l'espace intérieur rendue possible par l'usage de la caméra, et de ce qu'il a appelé, dans une formule restée célèbre, " le déclin de l'aura ", l'aura étant le fait d'être unique, lié à un lieu précis, et inscrit dans l'histoire. Ce faisant, c'est de notre monde actuel qu'il nous parle.

  • Transformer le théâtre, c'est aussi révolutionner notre vie. Publié en 1938, alors qu'il vient d'être interné, «Le Théâtre et son double» est un recueil de conférences, articles et lettres dans lequel Artaud entend "briser le langage pour toucher la vie". Il y développe notamment, en deux célèbres manifestes, son concept de "théâtre de la cruauté". Il y défend la dimension sacrée du théâtre, la prééminence du langage du corps sur le texte, et accorde au metteur en scène ("maître de cérémonies sacrées") plus d'importance qu'à l'auteur. Il y montre aussi que le théâtre est comme une seconde réalité, une "réalité virtuelle". Cette édition est complétée par un avant-propos de l'éditeur, ainsi qu'un dossier sur la réception de l'oeuvre, une synthèse biographique, la bibliographie des livres d'Artaud et quelques pistes de lecture

  • Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des indigènes novateurs : Étienne Terrus, qui peint déjà comme un fauve, ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905. Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel «Nu bleu», qui préfigure «Les demoiselles d'Avignon». Picasso ne s'y trompera pas : trois étés de suite, il s'installera à son tour dans le Roussillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Georges Braque...

  • Dans cette conférence prononcée le 16 mars 1901, H. Bergson examine la matérialité du rêve et le rôle du songe dans les souvenirs. Il propose une alternative à la théorie freudienne. Ce texte est suivi d'un essai, commenté par Bergson, où R. L. Stevenson évoque les cauchemars et les rêves de son enfance, anticipant le concept d'inconscient.

  • Peggy Guggenheim (1898-1979) fut toute sa vie en quête de beauté absolue. Riche héritière d'un père disparu prématurément dans le naufrage du Titanic, elle fut certes une grande prêtresse de l'art contemporain mais surtout une provocatrice à la sensualité débridée dont la trajectoire turbulente croisa celle des génies de son temps, d'Ernest Hemingway à Truman Capote, de Jean Cocteau à Salvador Dali.
    Muse ratée mais collectionneuse visionnaire qui contribua à révéler les peintres Mark Rothko et Jackson Pollock, elle vécut sur un mode paroxystique, séduisant au passage Max Ernst, son second époux, mais aussi Marcel Duchamp, Yves Tanguy ou encore Samuel Beckett.

  • Ce livre de 1930, le plus important dans l'oeuvre de Balazs avec L'Homme visible, est l'une des premières grandes synthèses écrites par un homme qui n'a cessé de se passionner pour le cinéma expressionniste aussi bien que soviétique et toutes les expériences de l'avant-garde. Ses écrits sur le cinéma ne sont pas seulement l'une des premières approches rigoureuses et systématiques d'un art dont beaucoup contestaient l'importance, mais ils sont aussi un pont jeté entre l'avant-garde allemande et soviétique, le cinéma communiste, et les expériences de Buñuel.

  • Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler, Walter Grotius et enfin Franz Werfel, - sans oublier une relation avec Oskar Koskoschka -, Alma a mené une vie trépidante gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul.

  • Journaliste à Lire, Isabelle Fiemeyer signe, plus qu'une biographie, un portrait intime qui dessine d'une écriture romanesque la vérité fragmentée d'une petite fille abandonnée devenue une figure majeure du vingtième siècle. Ce récit s'appuie sur des té moignages et des archives inédites pour saisir, derrière l'image publique, une personnalité discrète et tourmentée.
    « Ce n'est pas tout à fait une biographie, ce n'est pas un roman non plus, mais un récit intimiste dans lequel un auteur se prend d'affectio n pour son personnage et tente de le faire revivre à travers son propre regard... Isabelle Fiemeyer a choisi des chemins de traverse pour raconter l'enfance de celle qui se prénommait alors Gabrielle, expliquer sa soif de revanche, son comportement ambigu pendant la guerre, puis son retour sur la scène alors qu'elle avait dépassé l'âge de la retraite. »

  • Diffusées planétairement, plébiscitées par le public et les médias, les séries télé (souvent américaines) sont devenues un phénomène culturel incontournable. Cet essai dévoile leurs secrets de fabrication, qui se cachent dans la réflexion sur le récit et ses émotions développée en Europe depuis Aristote. La puissance de raconter des séries populaires peut-elle s'expliquer par la préservation, notamment aux Etats-Unis, de cet héritage du « récit classique » ? Bref, quelles sont les « règles » à appliquer pour concevoir une bonne série ? Sur quels principes anciens se fondent-elles, et quels sont les concepts modernes qui les rajeunissent ? Pourquoi les séries les plus populaires cultivent-elles toutes le happy end ? Une analyse indispensable pour quiconque s'intéresse à l'art de raconter des séries télévisées, qui pourraient bien être un miroir tendu à notre société du bonheur.

  • Les interprètes de Tarzan, les plus mauvais remakes, les films classiques détournés en porno, François Truffaut et le cinéma d'auteur, Claude Chabrol et sa conception de la mise en scène, les visages de Sherlock Holmes, le rôle éternellement néfaste de la censure, la pérennité du cinéma de genre, les critiques qui perdent la tête...
    Composé de citations, définitions, déclarations, listes diverses, petites histoires en marge des tournages, interviews, ce livre, au gré des souvenirs de François Guérif, de ses lectures, de ses rencontres avec les plus grands réalisateurs, scénaristes, comédiens français et étrangers, offre à la fois la savoureuse illustration d'une qualité de plus en plus rare de nos jours : la curiosité, et est l'occasion d'une promenade ludique au royaume du 7e art.
    Cette édition de poche est augmentée de plusieurs entretiens avec des réalisateurs et des actrices du cinéma porno.

  • " Par son oeuvre théorique, ses critiques, sa collaboration à certains films les plus importants des années 1920, Béla Balasz (1884-1949) est sans doute l'une des personnalités les plus importantes de l'Allemagne de Weimar. D'une culture cinématographique et littéraire exceptionnelle, il a tenté non seulement de dresser l'inventaire des possibilités d'un art nouveau, mais de confronter le cinéma à la sphère politique, au théâtre, aux capacités d'invention qui lui semblaient en faire l'une des formes d'expression les plus passionnantes et les plus riches de l'art moderne. " Jean-Michel Palmier Publié en 1948, un an avant sa mort, ce livre qui ramasse toute la réflexion de Balazs sur le cinéma est le complément indispensable à L'Esprit du cinéma.

  • En 1956 à Londres, le jeune Colin Clark est l'assistant de Laurence Olivier, qui tourne Le Prince et la Danseuse et partage la vedette avec Marylin Monroe. Elle qui aspire au rang d'authentique comédienne est traitée comme une blonde écervelée par son partenaire et comme une enfant difficile par Arthur Miller, son nouveau mari.
    Le sex-symbol du grand écran tente alors de noyer son mal-être en séduisant Colin. Entre le 11 et le 19 septembre se noue une étrange idylle faite de longues conversations et d'escapades. Mais que se passera-t-il lorsque le garçon se retrouvera assis au bord du lit de Norma Jean ?

  • De Barbara il traduit les colères et le mal de vivre ; avec elle il feuillette le livre jauni de ses amours, il égrène les souvenirs d'une enfant juive que la guerre a jetée sur les routes, d'une fillette dont le père a sali l'insouciance, d'une femme qui a renoncé au couple pour chanter comme on prend le voile.
    « Refaire le chemin de sa vie, confie David Lelait-Helo, c'est s'enfoncer dans des forêts profondes et tendre sa joue à des bruissements d'ailes. C'est aussi découvrir les fantaisies d'une espiègle dont les proches jurent qu'elle était la femme la plus drôle du monde, prête à tout pour une blague. »

  • Très vite Romy a détesté cette Sissi qui lui avait ouvert les portes du succès : ses crinolines étaient une camisole quand l'adolescente, elle, ne rêvait que de liberté. C'est auprès d'Alain Delon qu'elle va découvrir la vraie vie, les plaisirs d'amour autant que ses chagrins, l'autorité de Visconti et les rôles exigeants. Mais bientôt elle répète qu'elle a fait fausse route au fil de ses personnages de cinéma ; elle se consume comme si à chaque rendez-vous elle cédait un peu d'elle-même. Car Romy n'est pas une comédienne de l'extraordinaire : elle est la femme des passions franches et courageuses du quotidien.

  • S'appuyant sur sa profonde connaissance de la chanson française, sur les témoignages des proches de brassens et sur de nombreux documents, louis-jean calvet retrace ici l'étonnante destinée du fils d'un maçon de sète devenu un chanteur universellement connu, qui sut résister à toutes les modes, et devint un symbole de la france.
    Mais raconter brassens, c'est écrire beaucoup plus qu'une biographie et ce livre évoque aussi tout un chapitre de l'histoire de la france vue au travers d'un art populaire par excellence : la chanson.

  • Très vite romy schneider a détesté cette sissi qui lui avait ouvert les portes du succès : ses crinolines étaient une camisole quand l'adolescente, elle, ne rêvait que de liberté.
    C'est auprès d'alain delon qu'elle va découvrir la vraie vie, les plaisirs d'amour autant que ses chagrins, l'autorité de visconti et les rôles exigeants. mais bientôt elle répète qu'elle a fait fausse route au fil de ses personnages de cinéma elle se consume comme si à chaque rendez-vous elle cédait un peu d'elle-même. car romy n'est pas une comédienne de l'extraordinaire : elle est la femme des passions franches et courageuses du quotidien.

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