Sciences humaines & sociales

  • La pensée blanche

    Lilian Thuram

    Un jour, je demande à mon plus ancien ami :
    « Éric, tu as bien conscience que moi, je suis noir ?
    - Ouais.
    - Mais si moi, je suis noir, toi, tu es quoi... ?
    - Ben, je suis normal ».
    Ce drôle de mot, « normal », a été pour moi comme un détonateur. J'ai réalisé brutalement que les Blancs ne se voient pas blancs et, plus largement, qu'ils n'ont pas conscience de la position de domination dans laquelle l'histoire les a placés. Pourtant, quand on leur demande : « Est-ce que vous aimeriez être traités comme la société traite les personnes noires ? », tous sans exception répondent : « Non. » C'est bien qu'ils savent. Mais que savent-ils vraiment ? Et pourquoi l'acceptent-ils ?
    De ces interrogations est né cet essai, où j'essaie de décrypter la manière dont la supériorité blanche s'est enracinée dans les esprits au fil des siècles, au point de sembler « aller de soi » encore aujourd'hui. C'est cela, la pensée blanche : je parle, je signifie aux autres ce qu'ils doivent être, mais personne n'est autorisé à parler de moi. La longue domination des hommes sur les femmes fonctionne selon le même principe.
    Ce livre revisite tout d'abord certains pans de l'histoire : les conquêtes coloniales, l'esclavage, les empires, le Code Noir, l'instrumentalisation de la science et de la religion, la post-décolonisation et le pillage des ressources naturelles, le vol du patrimoine africain... Il examine les mécanismes intellectuels invisibles qui assoient la domination des Blancs. Il désigne le racisme ordinaire de nos sociétés, tissé d'une succession de petits faits parfois connus, parfois pas du tout : joueurs de football noirs accueillis par des cris de singe, discriminations à l'embauche, contrôles policiers au faciès, politique de « quotas » des minorités...
    Pour autant ce n'est pas un livre « anti-Blancs » : il ne s'agit pas pour moi de pointer quiconque du doigt. Je ne demande qu'une seule chose : qu'on ouvre les yeux avec honnêteté et lucidité sur des faits. Mon rêve est que nous soyons capables d'affronter les problèmes sans préjugés, comme des femmes et des hommes qui descendent tous du même ancêtre. Ce livre entend participer à sa manière à la libération des esprits pour que nous puissions un jour dépasser les couleurs de peau, pour finir par nous considérer comme ce que nous sommes : des êtres humains.

  • « Nous devons reprendre l'ouvrage. Nous, la Gauche. En renouant avec notre identité : refaire de la justice sociale la colonne vertébrale des politiques publiques ; reprendre en charge la question démocratique ; penser la culture ; retisser les liens de solidarité internationale avec les travailleurs, les déshérités, les femmes opprimées, les enfants exploités, les croyants et les incroyants persécutés, les victimes des traites, des guerres, des misères, des catastrophes. Et assumer tout cela tête haute. » Ch. T. Dans une langue éblouissante, Christiane Taubira s'indigne des inégalités et des violences sur notre planète, s'attaque aux idées dangereuses des extrêmes, critique l'invocation permanente du concept de crise qui assoit la domination des puissants, identifie les règles de vie commune dans une société laïque, redonne leur sens aux mots si souvent dévoyés aujourd'hui, trace les axes d'un combat urgent. Un livre lucide et engagé, un livre d'espoir porté par le souffle d'une citoyenne de la Terre qui ne peut vivre sans exaltation ni s'accommoder du monde tel qu'il lui est donné.

  • FAUT-IL AVOIR PEUR ? Le travail que l'équipe du 1 accomplit chaque semaine contribue à nous alerter sur les dangers qui nous menacent. Bien sûr, depuis le début de l'année 2020, la pandémie de Covid-19 a mobilisé toute la planète, au point de donner l'illusion que nos destins n'étaient désormais liés qu'à ce virus mortifère. Ce serait une erreur de le croire.

    L'ouverture du procès Charlie nous a rappelé par ailleurs que le terrorisme islamique n'était pas seulement attaché au souvenir de cette journée sanglante de janvier 2015. L'attaque au couteau de journalistes par un jeune Pakistanais de dix-huit ans, devant les anciens locaux du journal satirique, et l'assassinat sauvage de Samuel Paty par un Tchétchène radicalisé ont ranimé certaines craintes, qui ne doivent pas non plus en éclipser d'autres : la sécurité du monde et le risque nucléaire, le réchauffement climatique ou encore ce qu'on appelle à présent le capitalisme de surveillance armé par ce « soft power », que constituent les géants du numérique. Alors, faut-il avoir peur ? Oublier ou refuser d'avoir peur, c'est peut-être laisser au pire la possibilité d'advenir : ce qui est redouté n'est pas forcément ce qui arrive. Le philosophe Jean-Pierre Dupuy, évoquant toutes les fois où on est passé à deux doigts de la guerre nucléaire, nous dit qu'« il faut frôler la catastrophe pour se tenir à carreau ». La leçon est (un peu) rassurante : contrairement au dicton, la peur a peut-être le pouvoir d'écarter le danger...

  • « La traite et l'esclavage furent le premier système économique organisé autour de la transportation forcée de populations et de l'assassinat légal pour motif de liberté, pour marronnage. Ce système a perduré pour l'Europe durant plus de quatre siècles, pour la France durant plus de deux siècles.
    Il ne s'agit pas de se morfondre ni de se mortifier, mais d'apprendre à connaître et respecter l'histoire forgée dans la souffrance. D'appréhender les pulsions de vie qui ont permis à ces millions de personnes réduites à l'état de bêtes de somme de résister ou simplement de survivre.
    Il s'agit de comprendre cette première mondialisation qui a généré des relations durables entre trois puis quatre continents.
    Ces événements doivent être enseignés, que l'on sache qu'il y eut, dès les premiers temps, résistance sur place et solidarité transcontinentale.
    Interrogeons cette histoire afin que les jeunes générations détectent les liens entre le racisme ordinaire et ses sources dans le temps, et qu'elles comprennent que la République a besoin de leur vigilance et de leur exigence. Choisissons une éducation qui prépare à l'altérité et qui porte l'empreinte de la vérité, de la justice, de la fraternité. » Traite et exploitation des êtres humains, colonisation, luttes pour la liberté, réflexion sur la notion de crime contre l'humanité, formes contemporaines de l'esclavage : une mère engagée répond aux nombreuses questions de sa fille. De ce dialogue s'est construit, au fil des étonnements, indignations et admirations, un livre aussi passionnant que nécessaire.

  • Devenir vivants Nouv.

    Notre monde suffoque. Tandis que la terre est exploitée sans limites par une course effrénée aux richesses, de trop nombreuses populations vivent dans une grande pauvreté, subissent discriminations ou violences... Que l'on se situe d'un point de vue social ou environnemental, l'urgence s'impose de construire un monde qui établisse de nouvelles relations avec le vivant. C'est là un des défis majeurs du XXIe siècle.

    Cet essai appelle à porter sur la Nature un regard nouveau, radicalement différent de celui qui a permis à la Modernité occidentale de piller une large part de la planète et de l'humanité. Il nous invite à réaliser que nous ne sommes pas hors de l'univers ni dans l'univers : nous sommes l'univers. Séverine Kodjo-Grandvaux plaide pour une nouvelle manière d'être au monde en vibrant avec le tout-vivant. Pas seulement en harmonie avec le cosmos, mais surtout en éveil, à l'écoute, dans l'attention. Entrer en résonance et transformer l'écologie en une échologie. Alors pourra-t-on sortir de soi et habiter pleinement le monde. Pour être, enfin. Et devenir vivants.

  • Trente écrivains et artistes racontent des histoires singulières de migrations. Ils parlent exils, exodes, familles brisées, espoirs trahis ou réalisés, surprenantes rencontres, expériences uniques : leurs paroles s'insurgent et appellent à une nouvelle fraternité. Des textes d'humour aussi lorsque, par exemple, tous les mots d'origine étrangère quittent le dictionnaire en protestation contre le sort fait aux migrants... Ou des récits d'anticipation figurant un choc de civilisations sur fond de flux migratoires.

    D'autres textes dénoncent les violences et barbaries à l'oeuvre, ainsi que les guerres des identités, pour interroger : face à ces drames, que sommes-nous prêts à accomplir ou à refuser pour demeurer des êtres humains ?

    Un ouvrage que l'on refermera sur une note d'espoir, avec une Déclaration des poètes et un Manifeste pour une mondialité apaisée, visant à transformer notre rapport à l'hospitalité.

    En acceptant que la totalité de leurs droits soit reversée au Gisti (Groupe d'information et de soutien aux immigrés), ces auteurs accomplissent un acte artistique d'engagement, affirmant leur volonté de contribuer à un monde plus altruiste, animé par une éthique active de la relation.

    1 autre édition :

  • « Attentats, lutte antiterroriste, état d'urgence. comment, dans ce contexte, préserver les valeurs qui sont le socle de la République ?
    Déchéance de nationalité : peut-être est-ce faire trop de bruit pour peu de chose ? Peut-être serait-il plus raisonnable de laisser passer ?
    Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m'avisais de bâillonner ma conscience. » Ch. T.

    Christiane Taubira revient sur les tragiques événements de 2015, raconte comment ils ont été vécus au sommet de l'État, quelles sont les forces obscures qui structurent ce nouveau terrorisme, comment on embrigade de jeunes Français pour les transformer en tueurs.
    Mais la République possède en elle-même la puissance de riposte nécessaire, une riposte qui ne requiert aucun reniement si elle s'inspire de l'histoire de ses combats. L'auteure appelle les citoyens à trouver dans la culture et la beauté les raisons de défendre avec la plus farouche détermination les valeurs de notre société.
    Par ces temps troubles et incertains, les paroles de Christiane Taubira élèvent le débat et redonnent espoir à la jeunesse.
    Paroles d'une femme de conviction, paroles d'une femme libre.

  • Dans cet ouvrage passionnant, le jeune psychologue Samuel Dock défend une pratique nouvelle de son métier, plus accessible et plus humaine. Rompant avec l'élitisme de cette discipline, il présente les concepts fondamentaux (plus de cent vingt-cinq entrées, dont « amour », « désir », « hystérie », « inconscient », « refoulement », « dépression », « sexualité », etc.) pour permettre à tout un chacun d'aborder plus sereinement son quotidien et ses problèmes. En puisant dans son vécu, dans celui de ses patients ainsi que dans la culture populaire pour illustrer son propos, l'auteur signe un texte ludique et abordable. Une volonté : quitter la tour d'ivoire où trop souvent s'enferment les psychanalystes et restituer au grand public ce savoir qui lui appartient.
    Dans cet abécédaire mêlant essais et récits, Samuel Dock raconte aussi son expérience de la psychanalyse. Il revient sur les traumatismes et les souffrances psychiques qui l'ont conduit à consulter un psychanalyste, les forces vives et le sens qu'il a trouvé sur le divan, son désir de devenir soignant à son tour, sa formation, son travail avec les patients dans les hôpitaux, dans les services de protection de l'enfance et en libéral. Le lecteur est invité à découvrir l'envers d'une scène rarement dévoilée, à en partager les joies et les désillusions. À contre-courant des livres rédigés par des psychanalystes invulnérables et distants, Samuel Dock revendique les vulnérabilités qui nourrissent le devenir analyste et la relation aux patients.
    Si l'auteur défend le rôle de la psychanalyse dans une société, il rompt par ailleurs avec l'hermétisme du cabinet pour confronter la science de Freud au monde contemporain : développement personnel, médias, société de consommation, réseaux sociaux, genre, pornographie...
    Cet abécédaire embrasse un très grand nombre de thèmes qui sauront à la fois initier le lecteur néophyte à la psychanalyse et questionner le psychanalyste chevronné sur ses pratiques.

  • Afrotopia

    Felwine Sarr

    L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu'elle se sera choisi. Son statut de fille aînée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile où les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie.

    Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle avant d'accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à bâtir une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordres, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui contribue à porter l'humanité à un autre palier.

  • C'est devenu une obsession de nos sociétés modernes : comment vivre mieux au quotidien, à son travail, en vacances, à tous les âges de l'existence.

    À travers de nombreuses enquêtes et analyses, entretiens et reportages, ce nouveau volume des 1ndispensables nous ouvre les voies et moyens de reprendre la main sur notre vie, à commencer par notre temps. Comment s'y prendre pour ralentir, comment se débarrasser de la sensation de fatigue, voilà des questions clés qui induisent d'autres possibles : sur le sommeil, sur l'alimentation - faut-il manger bio, local, végétarien, vivre sans sucre, sans plastique ? -, sur nos parcours professionnels. Faut-il changer de vie, de quelle manière s'y prendre, à quel moment ?

    Des auteurs aussi différents que la navigatrice Isabelle Autissier ou le sociologue Jean Viard, le médecin Patrick Leloine, le physicien Étienne Klein ou la journaliste Mathilde Golla qui a essayé de vivre cent jours sans se rendre en supermarché apportent leurs expériences et leurs réponses.

  • D'où vient l'expression « quand les poules auront des dents » ?
    Dit-on « caparaçonner » ou « carapaçonner » ? Quelle différence fait-on entre « ballade » et « balade » ? Pourquoi ne doit-on pas dire « argumentez vos idées » ? Comment remplacer les anglicismes workout, responsif, crush ou encore smiley ?

    À toutes ces interrogations, les académiciens et les linguistes du Quai Conti apportent des réponses claires et passionnantes.
    Plus de 150 emplois fautifs, abus de sens, néologismes ou anglicismes sont ici exposés et commentés à travers des cas concrets et quotidiens.

    Un précieux ouvrage, un vif hommage à l'intelligence et aux subtilités de la langue française.

  • Je me souviens du 3 juillet 1965. Tout tremblant et éperdu de joie, j'étais entre les mains de l'évêque de La Rochelle qui m'ordonnait pour le service de l'Église d'Algérie. Il me demanda : « Guy, est-ce que tu promets de donner toute ta vie au service de Dieu, au service de l'amour, au service des autres ? » Je répondis en latin : « Promitto. » Cinquante ans ont passé, il me semble pourtant que c'était hier. Me reviennent à la mémoire tant d'êtres rencontrés, de situations vécues, de moments tragiques, d'autres éblouissants aussi. Ce demi-siècle d'engagement qui n'a pas cessé, et même ma vie entière, j'ai voulu les écrire en hommage à ceux qui ont croisé ma route et qui m'ont transformé. Pas comme un long récit pontifiant, mais sous forme d'un abécédaire ludique, de A à Z, d'Amour à Zoos. Sans oublier Blouson, Capote, Dieu, Écologie, Famille, Gueules d'apôtres, Humilité, Internet, JMJ, Kâma-Sûtra des animaux, Lourdes, Médias, Nature, Ordination, Prison, Quête, Ramadan, Sexualité, Tibhirine, Vatican, William et son kangourou, et bien d'autres encore.

    Après quarante livres, j'ai voulu écrire le dictionnaire de ma vie, quelques 200 entrées, graves ou drôles, narratives ou réflexives, d'hier ou d'aujourd'hui, en église ou hors d'elle, avec mes jeunes loulous qui m'en ont fait voir de toutes les couleurs, ou mes anciens, si touchants de fragilité. On y trouvera des histoires d'amour, des coups de gueule, des naissances, des morts. On s'y amusera aussi, j'y ai veillé !

    Ces textes sont tous marqués par le sceau d'une reconnaissance infinie pour ces décennies où j'ai été indéfectiblement soutenu par l'Amour de Dieu, tentant de suivre l'exemple du Christ, dans les épreuves comme dans les joies. Cet Amour qui ne m'a jamais abandonné et que j'ai à coeur de partager ici à pleins tubes avec vous, mes amis lecteurs.

    Guy Gilbert

  • Dans ce passionnant ouvrage, Philippe Valode exprime sa fascination pour l'Égypte ancienne : 3 000 ans d'histoire, 1 300 sites repérés (mais au moins autant à découvrir), 150 pyramides, 300 pharaons, 250 missions archéologiques au travail aujourd'hui... Des mystères partout dont le plus intrigant demeure celui de la construction de la Grande Pyramide de Khéops. Comment un si petit peuple, limité à un territoire confiné, désertique, dépendant de la crue annuelle du Nil, a-t-il pu faire tant de merveilles : inventer les hiéroglyphes, élever les pyramides, creuser les hypogées, bâtir d'immenses temples, faire naître de puissantes cités...
    Parmi les trente et une dynasties, des hommes et des femmes exceptionnels ont présidé à la plus éblouissante civilisation de l'histoire, des pharaons et des reines inoubliables, dont les figures devenues mythiques de Ramsès II, Khéops, Toutankhamon, Néfertiti, Hatshepsout, Cléopâtre...
    Grâce à de solides connaissances historiques et une large fréquentation des paysages et des sites égyptiens contemporains, Philippe Valode nous invite dans l'intimité des quarante reines et pharaons les plus importants. De nombreuses anecdotes authentifiées, des propositions de visites des sites actuels, des impressions ressenties au cours de ses voyages font de cet Éloge une indispensable initiation à l'Égypte pharaonique.

  • Dit-on de concert ou de conserve ? Elle a l'air malin ou elle a l'air maligne ? D'ailleurs ou par ailleurs ? Par contre ou en revanche ? Courbatu ou courbaturé ? Débuter ou démarrer ? Tout à coup ou tout d'un coup ? À l'attention de ou à l'intention de ? Mél ou courriel ? Ce qui reste ou ce qu'il reste ? Coupe claire ou coupe sombre ? Sabler ou sabrer le champagne ?
    Lancé en octobre 2011, le site Dire, ne pas dire de l'Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les AVP L3-E3 C 27/58 Août et Septembre 2014 multiples interrogations sur l'omniprésence d'un vocabulaire technologique ou à l'irruption de mots étrangers véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l'Académie française, loin d'être un gendarme de la langue, est autant attentive à la nécessité d'enrichissement de la langue française qu'à la lutte contre l'appauvrissement du vocabulaire.
    Ce livre reprend une sélection de plus de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé un texte introductif.
    En se confrontant à des questions d'usage pratique de la langue, de cas concrets et quotidiens, en n'éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l'intelligence et aux subtilités de la langue française.

  • Dit-on résoudre un dilemme ou un dilemne ? Doit-on rabattre ou rebattre les oreilles ? Fait-on ou effectue-t-on des progrès ? Dit-on courir ou encourir un risque ? Par quoi remplacer des anglicismes comme e-learning, twitter, task force ? Comment réagir face à la langue des sms et aux abréviations ?
    Lancé en octobre 2011, le site Dire, ne pas dire de l'Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du Quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les multiples interrogations sur l'omniprésence d'un vocabulaire technologique ou à sur l'irruption de mots étrangers, véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l'Académie française, loin d'être un gendarme, est aussi attentive à la nécessité d'enrichissement de la langue française qu'à la lutte contre l'appauvrissement du vocabulaire.
    Ce livre reprend une sélection de près de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé deux textes introductifs. En se confrontant à des questions d'usage pratique, à des cas concrets et quotidiens, en n'éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l'intelligence et aux subtilités de la langue française.

  • Il y aura eu un avant et un après. Avant l'affaire Weinstein et après ce moment devenu planétaire où des femmes ont balancé « leur » porc comme on déclare son indépendance. Avec force et détermination, violence pour certaines - comme une légitime défense - pour que change enfin le regard des hommes. Cette déflagration a mis à mal un modèle ancien de domination masculine empreint de machisme et de toute-puissance. Elle intervient au moment où nos sociétés reconnaissent davantage les femmes dans leur rôle économique et politique, au sein de l'entreprise et des mouvements citoyens. Pour autant, il reste encore un long chemin à parcourir pour que le genre cesse d'être discriminatoire, tant pour les salaires que pour l'attribution de responsabilités de premier plan. Sans oublier que les clichés sexistes ont la vie dure. Les femmes ne sont pas totalement délivrées du mâle mais elles affirment chaque jour davantage une présence aussi évidente qu'indispensable, dans un combat qui transcende le féminisme des années 1970 pour construire un véritable modèle de société égalitaire.
    Pour réfléchir à cette question centrale, ce nouveau volume des 1ndispensables fait appel à des voix multiples venues de la littérature, de la sociologie, de l'économie ou de l'anthropologie, de l'Université comme de l'entreprise.
    Pour mettre en lumière les ressorts complexes d'un mouvement inexorable qui colore ce début de XXIe siècle.

  • Le Londres romain fourmillait de lupanaria, de fornices, de thermes. L'homosexualité était admirable, jusqu'à l'arrivée de l'empereur Constantin et des premières lois criminalisant les pratiques. S'ensuivit une boucle sans fin de laxisme et de censure - de la caste militaire normande aux « moeurs dépravées » à la tendance au travestissement des années 1620, du XIXe siècle et sa vague d'exécutions pour sodomie à la « peste gay » des années 1980. En passant par les grandes figures de Shakespeare, Marlowe, le Chevalier d'Eon, Wilde, Forster...

    Ackroyd retourne avec bonheur aux origines de la vie londonienne et de son langage pour en tirer une topographie du désir voisine de celle de la répression. Tandis que nous vivons aujourd'hui une ère de tolérance grandissante, Queer City retrace ce cheminement en explorant l'histoire cachée de Londres depuis les Romains jusqu'à nos jours, sans jamais omettre les horreurs et les risques.

    Empreint du style vif si caractéristique de l'auteur, Queer City célèbre la diversité et le dynamisme de la population homosexuelle, masculine comme féminine, de Londres. Anecdotes surprenantes, surnoms improbables et récit historique érudit se succèdent avec esprit, rigueur et brio.

  • Cette activité ancestrale continuera-t-elle à structurer nos sociétés modernes, à retenir des familles à la terre tout en fournissant aux populations citadines une nourriture à la fois abondante et saine ? Dans ce nouveau volume des 1ndispensables, sociologues, économistes, écrivains et agronomes interrogent l'activité agricole, ses transformations nécessaires comme ses contraintes à la fois écologiques et financières. Alors que les fermes familiales disparaissent au profit des fermes-usines, l'agriculture biologique reste encore confinée dans des espaces restreints. À force d'uniformiser les modèles agricoles et les productions, les politiques publiques ont accéléré une mutation qui condamne la notion même de diversité. Si des initiatives naissent, plus respectueuses des cycles naturels - la permaculture -, si les individus, quand ils en ont les moyens, sont plus soucieux de leur santé en choisissant leur alimentation, la course à l'agriculture intensive et productiviste n'est pas terminée. Derrière les crises qui se succèdent - crise du lait, crise du porc -, ce sont des choix de société qui se profilent, parfois bruyamment quand se lève la colère paysanne.

  • QUI SONT LES GILETS JAUNES ? Pourquoi ce mouvement populaire, apparu en novembre 2018 sur fond de colère fiscale, a-t-il autant bousculé le pays ? Ce fait politique inclassable est-il appelé à durer ? Les analyses rassemblées dans ce nouveau volume des 1ndispendables montrent que le feu continue de couver sous la braise. Sociologues, politistes, historiens, spécialistes de l'opinion, écrivains et démographes, chacun s'emploie à éclairer un pan de ce phénomène qui en dit long sur les fractures françaises. Fractures territoriales, fractures économiques, fractures de classe dans une époque où ni les partis ni les syndicats ne sont en mesure de proposer un projet commun. « Rien ne sera réglé sans un travail de resocialisation », affirme l'économiste Daniel Cohen. Le mouvement a d'ores et déjà eu des effets politiques profonds sur la conduite des affaires publiques, comme l'indique Brice Teinturier. Quelles surprises nous réservet-il encore ? S'il a enclenché un mode de gouvernement plus participatif avec les citoyens, ce ne sera pas la moindre de ses victoires.

  • Dit-on éduquer le sens de l'équilibre ou éduquer au sens de l'équilibre ? Se revendiquer ou se réclamer d'une longue tradition ? Se départit-on de son calme ou s'en départ-on ? Est-on prêt à ou près de venir ? Est-on sensé ou censé connaître la loi ? Que faire de ces tics de langages qui nous ont envahis : positiver, transpariser, s'adresser auprès, de manière à ce que, rapport à, poser problème ? Et les anglicismes : switcher, come-back, hot spot, biopic, success story, matcher, par quoi les remplacer ?
    Lancé en octobre 2011, le site Dire, ne pas dire de l'Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les multiples interrogations sur l'omniprésence d'un vocabulaire technologique ou à l'irruption de mots étrangers véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l'Académie française, loin d'être un gendarme de la langue, est autant attentive à la nécessité d'enrichissement de la langue française qu'à la lutte contre l'appauvrissement du vocabulaire.
    Ce livre reprend une sélection de plus de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé deux textes introductifs. En se confrontant à des questions d'usage pratique de la langue, de cas concrets et quotidiens, en n'éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l'intelligence et aux subtilités de la langue française.

  • Depuis plus de soixante ans, Ngugi wa Thiong'o écrit avec courage sur les défis, histoires et perspectives des sociétés africaines contemporaines, au risque de sa liberté puisqu'il fut emprisonné pendant un an au Kenya et l'objet de tentatives d'assassinat par la suite. Combattant l'injustice de la violence coloniale et néocoloniale ou la trahison des idéaux de la décolonisation par les pouvoirs dictatoriaux, il aspire à une justice sociale dans un monde d'inégalités économiques croissantes.
    Pour une Afrique libre réunit des essais écrits durant ces dernières années, traitant de thèmes chers à l'auteur : la nécessité de l'estime de soi chez les Africains, trop souvent enclins à mépriser leur propre culture ; le non-sens des étiquettes tribales accolées par les étrangers aux peuples africains pour mieux les diviser ; la mondialisation économique qui place l'Afrique sous l'emprise du fondamentalisme capitaliste ; le rapport de l'écrivain africain à sa ou ses langues ; l'esclavage et son héritage toujours vivace dans les sociétés contemporaines ; le rôle de l'intellectuel au XXIe siècle ; l'Afrique confrontée aux menaces d'armes de destruction massive ; l'écriture comme instrument de paix...
    Ces textes sont portés par la lucidité de Ngugi wa Thiong'o : le continent est aujourd'hui affaibli par le concert des nations qui aiguise ses divisions pour mieux le maintenir en guerre et lui vendre des armes, qui pille ses matières premières à vil prix et l'empêche de prendre sa véritable indépendance. Pourtant, l'Afrique, dotée de ressources humaines et matérielles colossales, peut reprendre le contrôle de son destin, mais cela ne se fera que si les dirigeants écoutent leurs peuples, respectent leurs cultures et leurs ambitions, obtiennent leur confiance.
    Une grande voix africaine retentit dans ce livre : sans concession, elle trace des pistes d'espoir.

  • En ce début de siècle, l'Afrique apparaît comme l'un des théâtres principaux où se jouera l'avenir de la planète. Pour ses habitants et ses diasporas - tous ceux qui pendant longtemps ont été pris dans les rets du regard conquérant d'autrui -, le moment est propice de relancer le projet d'une pensée critique, confiante en sa propre parole, capable d'anticiper et de créer des chemins nouveaux à la mesure des défis de notre époque.

    Il nous a semblé qu'il fallait inventer une plate-forme libre, qui favorisât l'énonciation d'une parole plurielle, ouverte sur le large. C'est pour cette raison que s'est tenue du 28 au 31 octobre 2016 à Dakar et à Saint-Louis- du-Sénégal la première édition des Ateliers de la pensée. Une trentaine d'intellectuels et d'artistes du Continent et de ses diasporas se sont réunis pour réfléchir sur le présent et les devenirs d'une Afrique au coeur des transformations du monde contemporain.

    Leurs textes, présentés dans cet ouvrage, traitent de questions liées à la décolonialité, à l'élaboration d'utopies sociales, à la condition planétaire de la question africaine, à la quête de nouvelles formes de production du politique, de l'économique et du social, à l'articulation de l'universel et du singulier, à la littérature et à l'art, à la reconstruction de l'estime de soi, à la pensée de l'en-commun... Des regards croisés qui éclairent d'un jour nouveau les enjeux d'une Afrique en pleine mutation, ouverte à l'univers de la pluralité et des larges.

    Ce livre est un appel général et pressant à reprendre de vieux combats jamais clos et à en engager d'autres qu'appellent les temps nouveaux.

    Achille Mbembe et Felwine Sarr.

    Ateliers de la Pensée | Dakar, Saint-Louis-du-Sénégal, 27-31 octobre 2016.

  • Dit-on nous avons convenu ou nous sommes convenus ? Mettre à jour ou mettre au jour ? Commémorer ou célébrer un anniversaire ? Décade ou décennie ? Inclinaison ou inclination ? Que faire de ces tics de langages qui nous ont envahis : c'est clair, lol, proactif, scotcher, c'est culte, performer, c'est plié ? Et les anglicismes : short-list, timing, save-the-date, stand-by, spoiler, casting, has been, par quoi les remplacer ?



    Lancé en octobre 2011, le site Dire, ne pas dire de l'Académie française connaît un succès croissant. Aux questions les plus variées des internautes sur des difficultés de langue, les académiciens et les linguistes du quai Conti apportent des réponses claires et argumentées, notamment par rapport aux emplois fautifs, aux abus de sens, aux néologismes ou aux anglicismes. Les multiples interrogations sur l'omniprésence d'un vocabulaire technologique ou à l'irruption de mots étrangers véhiculés par les médias et la mondialisation, trouvent ici des réponses passionnantes. Car l'Académie française, loin d'être un gendarme de la langue, est autant attentive à la nécessité d'enrichissement de la langue française qu'à la lutte contre l'appauvrissement du vocabulaire.



    Ce livre reprend une sélection de plus de 200 entrées, effectuée par Dominique Fernandez et Yves Pouliquen, deux académiciens membres de la commission du dictionnaire, qui ont aussi rédigé deux textes introductifs.



    Nouveauté de cette année : il contient également des textes libres sur la langue française de quelques académiciens comme Jean d'Ormesson, Hélène Carrère d'Encausse, Marc Fumaroli...



    En se confrontant à des questions d'usage pratique de la langue, de cas concrets et quotidiens, en n'éludant aucune difficulté, ce travail constitue un vif hommage à l'intelligence et aux subtilités de la langue française.

  • L'intervention massive de l'armée française au Mali en janvier 2013 a suscité en Afrique un fort sentiment de reconnaissance à l'égard de la France : une véritable lame de fond, expliquant à la fois ces milliers de drapeaux français brandis par des jeunes Maliens dans les rues et l'invitation de François Hollande au récent sommet de l'Union africaine. Des intellectuels africains de grand renom n'ayant jamais été suspects de la moindre complaisance à l'égard de la Françafrique ont approuvé, après moult contorsions mentales il est vrai, l'opération Serval.
    Ce n'est pas le cas des deux auteurs de cet ouvrage, Aminata Traoré et Boubacar Boris Diop. La brillante sociologue et essayiste malienne échange des lettres avec le romancier sénégalais, connu pour sa rigueur intellectuelle et engagé avec elle, depuis des décennies et en parfaite complicité, dans les mêmes combats politiques. Ils évoquent en premier lieu la crise actuelle au Mali, véritable cas d'école, annonçant davantage une ferme reprise en main néoimpériale de l'Afrique subsaharienne que sa seconde indépendance.
    Ce dialogue permet aux auteurs de partager leurs réflexions sur les guerres actuelles de l'Occident hors de ses frontières, ainsi que sur la Côte d'Ivoire, la Libye ou l'énigmatique printemps arabe. La forme de l'échange de lettres donne au lecteur l'impression d'une discussion de vive voix entre deux penseurs africains qui lui semblent alors familiers. En ce sens, il ne s'agit pas ici d'un essai classique à quatre mains mais plutôt d'un livre à lire et à écouter.

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