Pluriel

  • Le livre, outre le texte même du Contrat social, dans une édition désormais classique, propose de nombreux ajouts : des notes qui resituent le livre dans la lecture qu'en ont faite les contemporains, en premier lieu Voltaire ; et trois essais de Bertrand de Jouvenel qui tous insistent sur le caractère paradoxal de la pensée de Rousseau. Celle-ci fonde la modernité mais est empreinte de nostalgie passéiste. L'essai sur la politique de Rousseau, qui ouvre le volume, propose une série de clés de compréhension de l'oeuvre, mais aussi une interprétation d'ensemble de la pensée politique de Rousseau, le situant au fondement de la démocratie comme des totalitarismes modernes.

  • Ce qui n'a pas de prix : beauté, laideur et politique Nouv.

    C'est la guerre. Une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.
    Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Car beauté et laideur constituent des enjeux politiques. Dans sa quête éperdue de Ce qui n'a pas de prix, Annie Le Brun se livre à une impitoyable critique des mécanismes par lesquels la violence de l'argent travaille à asservir notre vie sensible.

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  • "presque à chaque phrase de ce livre, dira nietzsche, la gravité et l'enjouement se donnent tendrement la main." le gai savoir chante la "grande santé" de l'intellect qui se gausse de tout ce qu'on a tenu jusqu'alors pour "bon, intangible, divin", la prétendue morale surtout, refuge des "faiseurs de nuées" et alibi des "poitrines étroites". voici, joyeusement piétinées, ces endémies que l'on nomme compassion, abnégation et amour indifférencié du prochain. de retour parmi nous, nietzsche aurait la satisfaction intellectuelle d'observer que ce qu'il pressentait de pire constitue désormais l'ordinaire de nos jours.

  • Dans La violence et le Sacré, René Girard a entrepris de remonter aux origines de l'édifice culturel et social qui est au coeur de notre civilisation. S'appuyant à la fois sur une relecture très personnelle des tragiques grecs et sur une discussion serrée des principaux systèmes d'explication, en particulier la psychanalyse, cette enquête originale met l'accent sur le rôle fondamental de la violence fondatrice et de la victime émissaire. Le religieux, secrètement fondé sur l'unanimité violente et le sacrifice, trouve ainsi dans cet essai majeur une définition inédite.

  • Napoléon

    Jean Tulard

    Après le coup d'Etat de Brumaire, Bonaparte affirme : « Je suis la Révolution » pour ajouter « La Révolution est finie ». Pour terminer la Révolution, trois voies sont offertes : le retour au système monarchique ; la consolidation des conquêtes bourgeoises et paysannes ou la satisfaction des aspirations des sans-culottes parisiens. Jean Tulard nous conte l'aventure napoléonienne qui aboutit à ce choix de 1799 : retour au passé ; maintien du présent ou préparation de l'avenir. Ce Napoléon de Jean Tulard est devenu un véritable classique dont nul ne saurait se passer.

  • « Ce livre est, pour l'essentiel, une critique de la modernité - sans en exclure les sciences modernes, les arts modernes, ni même la politique moderne. Il contient ainsi les indications sur un type opposé, aussi peu moderne que possible, un type aristocratique, qui «dit oui». Dans ce sens ce livre est une école du gentilhomme, en prenant ce mot dans un sens plus intellectuel et plus radical qu'on ne l'a jamais fait. [.] Tout ce dont notre époque est fière, on le ressent ici comme opposé à ce type, et presque comme de mauvaises manières, par exemple la fameuse «objectivité», la «sympathie pour tous ceux qui souffrent», le «sens historique», avec sa soumission au goût des autres. On ne trouvera pas dans ce livre une seule parole indulgente. »
    Friedrich Nietzsche, 1888.

    Dans son introduction, Daniel Halévy éclaire la genèse de ce texte et évoque sa première réception, entre malveillance et indifférence. Quelques rares esprits pourtant, dont Hippolyte Taine, perçurent qu'ils étaient en présence d'une oeuvre philosophique majeure.

    Traduit par A. Meyer et R. Guast

  • L'Essai sur les libertés est animé par une tension entre libertés formelles et libertés réelles que Raymond Aron met en scène en confrontant Marx et Tocqueville. Que sont les libertés reconnues par le droit sans les moyens de les exercer? En reconnaissant toute la force de la critique marxiste à l'égard du formalisme juridique, en soulignant même combien cette critique gagne de sa pertinence au temps de la société technicienne contemporaine, l'auteur ne cherche pas moins à maintenir que la revendication de la liberté politique est irréductible à toute vision de la « bonne société ».
    Raymond Aron rappelle la dérive des régimes totalitaires et souligne ainsi la nécessité du libéralisme. Mais il s'agit d'un manifeste en faveur du libéralisme politique, et non d'une apologie de la régulation par le seul marché comme le définissent aujourd'hui les théoriciens du néolibéralisme. À l'heure où ceux-ci cherchent à confondre le combat pour les libertés avec le leur et où leurs adversaires sont parfois tentés de jeter le libéralisme politique avec l'eau du bain, la lecture de cet essai incisif est plus que jamais d'actualité.

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  • Rome, maîtresse du monde. Les douze siècles de l'histoire romaine ont longtemps constitué le passage obligé d'une éducation humaniste. Ils pâtissent aujourd'hui des clichés et des anachronismes répandus par les médias.
    Aristocrates républicains idéalisés en défenseurs des libertés modernes ; empereurs rabaissés au rang de tyrans maniaques ; premiers chrétiens confinés dans l'obscurité des catacombes. Autant de généralités hâtives que Lucien Jerphagnon s'emploie à combattre, dans une synthèse d'histoire politique, militaire, sociale et intellectuelle, nourrie des derniers acquis de la recherche. Avec un réel bonheur d'écriture et un humour souvent corrosif, ce livre est aussi une vaste fresque où se côtoient grands seigneurs, soldats, administrateurs, mécènes, poètes et philosophes. Tous ont contribués à bâtir cette civilisation fascinante, dont l'héritage imprègne, aujourd'hui encore, notre pensée.

  • Dans cet ouvrage, véritable synthèse de sa réflexion sur la technique, Jacques Ellul s'attache à démystifier le discours sur les changements technologiques qui fleurissent dans notre société. Ecrit bien avant l'explosion de l'informatique et des télécommunications dans les années 1980, ce livre en anticipe l'arrivée, les utopies et les déconvenues. Il démonte avec minutie et conviction les arguments qui font de la technologie une fatalité et plaide en faveur d'une technique au service de l'homme.
    Avec ce texte polémique sur l'homme en proie au divertissement et sur la société qui l'asservit à une multiplicité de gadgets, Jacques Ellul apporte une contribution essentielle au grand débat sur la trivialisation de la culture dans nos démocraties modernes.

  • Sous la forme d'entretiens avec deux universitaires qui l'interrogent sur son parcours, René Girard livre ici les principales étapes de son autobiographie intellectuelle. Il évoque l'accueil de son oeuvre en France et dans le monde, réplique à certaines critiques, et propose de nouveaux développements de sa pensée, à propos de l'Inde védique ou contre la thématique commune du retour du religieux. Ces entretiens complètent l'ouvrage publié en janvier et constituent une introduction remarquable à la pensée de René Girard.

  • Le moyen-age

    Georges Duby

    Mon but est de montrer comment l'Etat émergea peu à peu de la féodalité. Evidemment, l'évolution politique prend place au sein d'un ensemble. Elle ne saurait être isolée. Aussi ai-je veillé attentivement à ce que demeurent présents à l'esprit tous les changements qui déterminent cette évolution et sur lesquels elle retentit (...). Je dois (...) avertir de deux partis que j'ai pris. Je n'ai pas hésité à m'arrêter à certains événements. La relation qu'on en a faite à l'époque projette une brusque lumière sur la conjoncture et sur les structures profondes : par l'événement nous touchons à la vie même. J'ai voulu d'autre part me tenir constamment au plus près des témoignages. Mon ambition est en effet de restituer autant qu'il est possible l'image que les hommes de ces temps lointains se faisaient de leur situation dans le monde. Ce monde, je cherche à l'entrevoir par leurs yeux." G.Duby

  • « La période historique qui commence avec la construction de la première usine du monde moderne dans le Lancashire et avec la Révolution française de 1789 s'achève avec la construction du premier réseau de chemins de fer et avec la publication du Manifeste Communiste. » L'Ere des révolutions est le premier volume de la trilogie consacrée au « long xixe siècle », qui comprend aussi L'Ere du capital et L'Ere des empires. Hobsbawm y étudie conjointement l'impact de la révolution industrielle anglaise et celui de la Révolution française sur les sociétés européennes. Il y décrit l'avènement d'un monde nouveau, qui sera celui des masses en même temps que celui de l'individu, bouleversant toutes les hiérarchies traditionnelles pour y substituer des stratifications nouvelles. Mais ce n'est pas seulement l'ordre social qui est bouleversé : c'est aussi l'ordre politique avec le surgissement de l'aspiration démocratique, et l'ordre culturel et intellectuel avec l'émergence d'une pensée laïcisée, le développement de la science et les premiers élans du romantisme.

  • Au milieu des années cinquante, Raymond Aron prend vivement à partie les intellectuels compagnons de route du Parti communiste, notamment Sartre et le groupe des Temps modernes. Il analyse ici les raisons de leur aveuglement.
    Malgré la différence de contexte, ce livre est encore d'actualité, tant le message de cet ouvrage peut continuer à nourrir une éthique intellectuelle telle que les dernières lignes du livre la définissent : « Si la tolérance naît du doute, qu'on enseigne à douter des modèles et des utopies, à récuser les prophètes de salut, les annonciateurs de catastrophes. Appelons de nos voeux la venue des sceptiques s'ils doivent éteindre le fanatisme. » La préface de Nicolas Baverez présente le contexte dans lequel fut écrit ce classique de la pensée politique.

  • « Le monde du troisième quart du xixe siècle fut un monde de vainqueurs et de victimes. Son drame ne fut pas la délicate situation des premiers, mais avant tout celle des secondes. » L'Ere du capital est le second volume de la trilogie consacrée au « long xixe siècle », qui comprend aussi L'Ere des révolutions et L'Ere des empires. Il couvre la période 1848-1875. L'extension de l'économie capitaliste à l'ensemble du globe, la concentration toujours plus grande de la richesse, les migrations, la domination de l'Europe et de la culture européenne ont fait du troisième quart du xixe siècle une période clé, dont l'histoire n'est pas seulement celle de l'Europe, mais aussi du monde tout entier.
    /> L'intention de Eric J. Hobsbawm n'est pas de résumer les faits, mais d'en dégager une synthèse historique qui donne un sens à cette période et mette en lumière ce que lui doit le monde actuel.

  • Edgar Morin évoque les figures qui ont éclairé et nourri sa vie et sa pensée : Héraclite, Montaigne, Pascal, Spinoza, Rousseau, Hegel, Marx, Freud, Jung Heidegger, Piaget... Mais aussi Jésus, le Bouddha, Dostoïevski, Proust, Illich, Beethoven...

  • Tout commence par une rencontre qui n'est pas, comme on aime à le croire, due au hasard. Nos premières expériences affectives, nos aspirations inconscientes, nos failles, nos manques, nous poussent vers un partenaire plutôt qu'un autre. Qui, de son côté, trouve en nous un écho de sa propre quête. Nous nous voyons à travers les yeux de l'autre comme nous aimerions être. Nous voyons l'autre comme nous aimerions qu'il soit.

    Vient ensuite le moment de se différencier, de retrouver le réel, de réaménager la relation et le pacte sur lequel le couple s'est fondé. Pacte inconscient, évidemment. C'est souvent là que surgit la première « crise », essentielle. Projections, accusations, désillusions, reproches, malentendus remettent en cause le fantasme du couple parfait.
    Cette première crise sera suivie de beaucoup d'autres, et tant mieux ! Car c'est à ce prix que les partenaires pourront redéfinir leur relation et la faire évoluer. Le couple est une danse qui se nourrit de ses propres crises. Celle-ci impose son rythme indépendamment de chaque partenaire. Chacun vit alors un déchirement intérieur, car il a le sentiment de perdre son individualité.

    À travers des histoires de couples au bord de la rupture venus le consulter parce qu'ils n'ont pas envie de se séparer, Serge Hefez raconte et explique ce pas de deux qui confronte, entrechoque et fait valser deux personnes, décidées à nourrir et à faire vivre leur histoire.

  • L'observation du comportement des animaux de la manière dont ils manifestent leurs souffrances psychiques, pose d'étonnantes questions et nous oublie à remettre en cause nos plus belles certitudes.
    L'homme possède pour s'exprimer bien d'autres moyens que la parole, son histoire s'articule à sa biologie, son équipement génétique participe à ces constructions sociales. tandis que le zoologue montre que le singe figé dans son isolement recommence à vivre depuis qu'on lui a offert un leurre sur lequel il fixe son affection que la paralysie hystérique du chien a disparu depuis que ses maîtres le caressent, le phsychologue tente d'établir un lien avec l'enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu'il n'a rencontré personne à aimer.
    Dans ce livre très vivant, plein d'anecdotes, écrit dans une langage simple et drôle, boris cyrulnik montre que l'éthologie un constitue un trésor à hypohèses et un modèle pour la recherche.

  • Ecrit au ive siècle av. J.-C., à l'époque des « Royaumes Combattants », dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L'Art de la guerre n'est pas seulement un traité de stratégie. C'est également, comme le montre Jean Lévi dans ses commentaires, une leçon de sagesse, un art de vivre et une philosophie de l'existence.
    Cette nouvelle traduction de L'Art de la guerre a bénéficié de l'étude de nombreux textes découverts lors de fouilles archéologiques récentes. Elle restitue toute la force
    littéraire et la concision du grand texte classique.

  • Dialogue entre ce grand humaniste qu'est George Steiner et Cécile Ladjali, enseignante confrontée à la réalité des banlieues, ce livre a gardé la vivacité d'un échange oral. Sans passer sous silence les difficultés de la posture enseignante, l'éclatement des références culturelles, les ruptures entre les générations, les auteurs s'interrogent sur notre capacité de transmettre en analysant les exigences complexes de l'enseignement aujourd'hui.
    Ni discours passéiste, ni parti-pris moderniste, ce livre est simplement un plaidoyer pour la passion de la littérature, animé de cette seule conviction : cette passion force le respect. Première publication, Albin Michel, 2003. Repris chez Pluriel en 2007.

  • La question de l'animalité de l'homme, qui préoccupe les sciences humaines et sociales depuis longtemps, est ici abordée dans une perspective qui récuse les réductionnismes, aussi bien sociologiques que biologiques, mais aussi le dualisme âme-corps hérité de la philosophie classique.
    Boris Cyrulnik expose son point de vue original sur la psychologie de l'enfant, qui permet de reformuler complètement le rapport entre l'inné et l'acquis, et donne une contribution nouvelle à la question de l'inceste, débattue tant dans le domaine anthropologique que dans les écoles psychanalytiques.

  • Loehomme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir doeune seule dimension. Or, dans des sociétés où les hommes vivent souvent successivement des expériences sociales hétérogènes, chacun est inévitablement porteur doeune pluralité de façons de voir, de sentir et doeagir. Retrouvant ainsi les liens qui unissent la sociologie à la psychologie, loeauteur soeinterroge sur la manière dont la pluralité des mondes et des expériences soeincorpore au sein de chaque individu et observe son action sur une diversité de scènes.

  • Appuyé sur la riche expérience de l'auteur, de missions de développement en responsabilités ministérielles, en passant par les rencontres de Porto Alegre, ce livre est une analyse sans concessions de la situation actuelle de l'Afrique et souligne les effets ravageurs de la mondialisation néo-libérale. Il dénonce l'inadéquation et les conséquences néfastes des remèdes proposés par les institutions internationales (Banque mondiale et FMI), ainsi que leur confiscation par des « élites » autochtones corrompues, et propose une stratégie de développement endogène. Celle-ci fondée sur la capacité des Africains à redevenir des sujets de leur histoire, passe par l'affirmation d'une fierté nouvelle et la redécouverte de valeurs et d'un imaginaire propres.

  • La science du cerveau peut-elle nous renseigner sur le fonctionnement de la pensée ? En renouvelant profondément la problématique des relations entre l'âme et son organe, les neurosciences ont ressuscité cette vieille question philosophique, qui retrouve ainsi une acuité nouvelle. La parution de L'Homme neuronal a marqué leur apparition éclatante sur la scène française et son succès fut le signe de l'engouement qu'elles suscitèrent. Cet ouvrage d'initiation établit clairement l'état des lieux des connaissances biologiques du cerveau et du système nerveux. Les controverses que ce livre a suscité et suscite encore en font un classique de la réflexion sur ce problème

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