Presses Ecole Nationale Ponts Chaussees

  • La mecanique des structures est une science propre à l'ingenieur, qui alimente sa culture et son savoir-faire, en les liant à leurs sources theoriques et experimentales pour lui fournir l'elan necessaire à toute innovation. Au coeur du sujet se trouve l'idee d'etudier les edifices ou les machines comme des agencements coherents d'elements, pouvant ainsi distinguer l'analyse de l'ensemble de celle de ses parties prises en detail. La première classe d'objets à avoir fourni matière pour une telle distinction est celle des poutres, dont le nom generique se caracterise dans les applications en beaucoup d'autres, comme bielle, poteau, aubage, aile, ..., dont l'enumeration serait, ici, trop longue.

    Cette grande diversification a souleve autant de questions pratiques et genere un nombre important de theories, tributaires parfois d'approches differentes au problème de la mecanique des poutres.

    Ce livre se propose de fournir une vision unifiee du sujet, partant de l'application du problème de l'equilibre du milieu continu elastique et en s'appuyant sur les resultats generaux obtenus par Saint-Venant et Clebsch dans le tiers central du XIXe siècle. En conduisant aux resultats connus, cette approche permet de mieux traiter les cas qui seraient autrement vus comme intermediaires entre theories distinctes et, de ce fait, moins facilement modelises. Il s'adresse à un public forme aux mathematiques de l'ingenieur, tant dans l'objectif de l'accompagner dans sa formation initiale que pour l'aider dans la recherche d'informations et de methodes utiles sur le terrain. Il contient l'essentiel du cours de mecanique des poutres elastiques dispenses par l'auteur aux elèves ingenieurs des departements genie mecanique et materiaux et genie civil et construction de l'Ecole des Ponts ParisTech.

    Plus de deux cents figures et un quart du volume dedie à des exercices corriges aident dans l'apprehension des concepts et dans la visualisation des resultats.

  • Jusqu'à une époque récente, les conditions de stabilité des ouvrages souterrains et le choix des modes de soutènement étaient définis essentiellement sur la base de règles de l'art ou de méthodes empiriques. Les progrès faits, d'une part sur la connaissance des lois de comportement des sols et des roches, d'autre part sur la modélisation numérique de l'interaction entre les terrains et les structures ont conduit à développer des outils d'analyse et de dimensionnement des soutènements.

    La méthode convergence-confinement permet de simuler le creusement du tunnel avec la mise en place du soutènement par un modèle de déformation plane dont le principe est très simple.

    Ce livre présente les fondements de la méthode et ses développements les plus récents. Lorsque les conditions d'axisymétrie sont respectées, il est possible d'établir des formules analytiques. Dans le cas le plus général, il est indiqué comment les principes de la méthode sont étendus à des modèles numériques.

  • Le XXIe voit s'imposer l'économie circulaire qui puise ses racines dans les notions d'économie verte, d'économie de l'usage, de la fonctionnalité, de la performance et de l'écologie industrielle.
    Démarche fédératrice au service de la transition énergétique et écologique des territoires, l'économie circulaire sera-t-elle un des outils pour répondre aux grands défis de notre époque ?
    L'ouvrage, orienté sur les synergies entre économie circulaire, territoires et génie urbain, aborde 5 thématiques :
    Économie circulaire et territoires.
    Le laboratoire parisien de l'économie circulaire.
    Territoires et métabolisme urbain.
    Éco-construction et cycle de vie.
    Regards internationaux.
    La 12e édition de l'université d'été de l'École des Ingénieurs de la Ville de Paris, du 4 au 7 septembre 2018, a traité ces questions en réunissant chercheurs du monde universitaire et des entreprises, architectes, élus, ingénieurs des villes, start-up innovante et acteurs institutionnels. Leurs interventions rassemblées dans cet ouvrage, contribuent à mieux appréhender les nombreuses synergies ntre une notion en devenir et les territoires.

  • Alors même que le contexte de transition écologique impose de plus en plus fortement une limitation de la consommation de ressource foncière, comme en témoigne le projet de loi récent portant l'ambition de " zéro artificialisation nette " du sol national, les espaces urbains vacants apparaissent comme un problème croissant et à l'actualité renouvelée aussi bien dans le contexte français qu'international.
    Par ailleurs poser la question des espaces vacants et de leur réactivation dépasse largement le seul cas de l'urbanisme transitoire qui a, lui, déjà été largement traité. En effet, contrairement à la problématique de l'urbanisme transitoire, le traitement des espaces vacants ne se pose pas seulement en termes d'occupation temporaire ni à l'aune d'une démarche de préfiguration d'un projet d'urbanisme ou d'expérimentation d'usages.
    Cet ouvrage comble ainsi un vide tant par son approche que par les résultats qu'il produit pour la recherche comme pour la pratique. Les espaces vacants désignent des espaces bâtis ou non bâtis qui ont été construits et ont fait l'objet d'une activité avant d'être non utilisés ou sous-utilisés, détruits, voire n'ayant jamais été occupés. Ce phénomène concerne les métropoles comme les villes moyennes et petites, les territoires dynamiques aux marchés immobiliers tendus comme les villes en décroissance où la situation est cependant plus alarmante.
    Phénomène protéiforme, elle se manifeste diversement, par la présence d'immeubles partiellement ou entièrement vacants et/ou de linéaires commerciaux mités, selon des formes concentrées et massives ou de façon plus diffuse. Ces espaces sans usages peuvent être petits ou grands, il n'y a aucune norme. Il en va de même de leur état de conservation ou de dégradation, ainsi que de leur durée d'inoccupation.
    Enfin cette diversité concerne tout autant leurs propriétaires. Si des travaux croissants s'intéressent à cette question, rares sont ceux prenant le parti de les étudier de manière transversale et de chercher à en tirer des enseignements tant du point de vue de l'explication du phénomène que des questions de méthodes posées par la production de connaissances sur le phénomène ou encore des modalités de réactivation et de revalorisation de ces espaces sans usages.
    A partir de ce constat et de ce choix éditorial, l'ouvrage se structure en trois parties distinctes. La première vise à rendre compte des approches et des mesures du phénomène des espaces vacants par une entrée par différents types d'espaces vacants (bureaux, commerces, locaux de services). Appuyée sur des travaux de professionnels et de chercheurs, elle met en perspective les définitions, les méthodes d'approches des espaces vacants et rappelle à quel point l'activité de mesure d'un phénomène témoigne des représentations du problème et cadre les possibilités d'action.
    La seconde s'intéresse aux acteurs de la revalorisation des espaces vacants. Là encore, une diversité de situations et de types d'espaces vacants sont proposés à l'analyse : logements, rez-de-chaussée, friches, bureaux aussi bien dans des métropoles que dans des villes décroissantes. Les chapitres de cette partie se structurent autour d'une grande attention à l'activité des acteurs en situation de revalorisation permettant de rendre compte autant de la diversité des modes d'intervention en cours d'invention que de certaines régularités (agir sur l'offre, agir sur la demande, mettre en relation offre et demande).
    Enfin, la troisième partie propose un éclairage international autour de trois pays confrontés de longue date aux problèmes des espaces vacants. Cet éclairage rappelle les rôles du contexte légal national concernant la propriété foncière dans la manière d'aborder et d'agir sur les espaces vacants. Les auteurs : Nadia Arab (co-direction d'ouvrage), sociologue et urbaniste, professeure d'aménagement et d'urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, Lab'Urba Yoan Miot (co-direction d'ouvrage), maître de conférences en aménagement et en urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, LATTS.

  • Pour répondre aux enjeux économiques et environnementaux de nos sociétés, les ouvrages en terre (barrages, digues, remblais routiers ou ferroviaires) doivent être construits avec les matériaux disponibles sur les sites de construction.
    Lorsque ces matériaux sont des sols fins, la conception et la construction des ouvrages sont délicates, ou la réutilisation limitée. Pour répondre à cette problématique, cet ouvrage présente de nombreux retours d'expériences et propose de nouveaux outils de conception. Sa rédaction est le fruit d'une collaboration fructueuse entre les recherches du projet ANR Terredurable et les retours d'expériences des auteurs dans le cadre de projets réels.
    Les principales avancées conceptuelles portent sur le découpage des domaines de comportement des sols fins en fonction de leur degré de saturation et la compréhension des mécanismes à l'origine de la résistance capillaire et du coefficient de Bishop. Des méthodes de calcul utilisables dans le domaine de l'ingénierie sont proposées et présentées sur des exemples (essais de laboratoire, mesures de pressions interstitielles de construction sur barrages, gonflements en fond de déblai, tassements sous remblais, etc.).
    Sur la base de deux planches de compactage réalisées dans le cadre du projet Terredurable, des avancées sont également proposées pour la compréhension du compactage des sols fins, et en particulier le feuilletage, le surcompactage et l'effet du sens du compactage.
    Enfin, sur la base des retours d'expérience et des avancées conceptuelles, l'ouvrage développe de nombreuses recommandations pratiques pour la réalisation de certains essais (par exemple le Proctor) et propose l'exploitation plus poussée de planches de compactage. Pour les barrages, le nombre et le détail des retours d'expériences présentés est remarquable. Certains sont utilisés comme exemples pour tester les nouvelles méthodes de calculs proposées. Pour les remblais routiers, autoroutiers ou ferroviaires, l'effort se concentre sur des recommandations pour construire des ouvrages de grande hauteur en sols fins et pour la prise en compte de l'effet de l'environnement hydrique sur la conception.

  • Chaque année, en région parisienne, près de 10 millions de m3 de terres inertes, soit l'équivalent de 4 pyramides de Khéops, sont concernés par les travaux publics et privés. Une quantité qui constitue un baromètre de l'action édilitaire de la Métropole.

    Cet ouvrage, issu du colloque "la terre dans tous ses états", propose de révéler les mille et une façons de valoriser ces terres inertes.

    L'opportunité vertueuse de rendre visible cette production dans une démarche d'économie circulaire et de compensation écologique est au coeur de démarches souvent ignorées.

    La terre est une formidable ressource.
    Une grande variété de solutions seront explorées, allant de la résorption de zones polluées, du comblement de carrières, à la création de parcs plantés, d'espaces restitués à l'agriculture, de transformation de la terre en matériaux de construction, en terres végétales, à la création d'oeuvres de land art ou aux travaux de génie urbain.

    Ouvrage collectif sous la direction de Bernard Landau, Président du département d'enseignement et de recherche Espace public, Aménagement Mobilités de l'EIVP, et Youssef Diab, Directeur scientifique de l'EIVP.
    Préface d'Antoine Grumbach : Président du comité scientifique de la chaire ECT/EIVP.

  • Comment le calcul économique, conçu et développé par les ingénieurs-économistes et notamment par ceux du corps des ponts et chaussées, est-il devenu un instrument de pouvoir ?

    Qu'a-t-il manqué au calcul économique pour qu'il s'insère suffisamment au sein du processus de décision ?

    Pour quelles raisons, la stratégie du ministère des Finances, élaborée en 1990 et qui visait à réduire drastiquement le rythme de lancement d'autoroutes, a-t-elle échoué alors même que la Cour des comptes et le Commissariat général du Plan s'étaient ralliés à cette stratégie suite à une "instrumentalisation" croisée ?

    Comment l'instauration au milieu des années 1990 d'un débat public contraindra le calcul économique à se transformer d'un outil de rationalisation des choix en un outil de négociation et de rationalisation du processus de décision ? En quoi cette transformation permettra à l'expertise économique de trouver une légitimité et une reconnaissance auxquelles elle ne semblait pas pouvoir prétendre lorsque le processus de décision n'était pas "démocratiquement" encadré en amont ?

    Cet ouvrage propose un éclairage nouveau sur le rôle joué par le ministère des Finances comme "promoteur" du calcul économique. Il se veut plus largement une sociologie de l'administration à travers les rapports de force entre grands corps et une réflexion sur l'introduction de l'économie comme science de gouvernement.

  • Le présent ouvrage aborde les différents marchés de la promotion immobilière : les programmes de logements destinés à la résidence principale et à la résidence secondaire, aux personnes âgées et aux investisseurs, les Résidences de Tourisme de loisirs et d'affaires, les Résidences avec Services pour étudiants, pour séniors et pour personnes âgées dépendantes, l'immobilier d'entreprise avec les immeubles de bureaux et les locaux d'activités et entrepôts-logistique, les parkings urbains. Pour chacun de ces marchés, dans le cadre d'opérations de promotion immobilière, cet ouvrage rappelle l'évoluction et l'importance du marché, il décrit les attentes et les motivations des acquéreurs ou utilisateurs potentiels, il détaille le processus de recherche et d'évaluation des terrains, ainsi que le déroulement d'une étude de marché, il indique les principales caractéristiques à prendre en compte lors de leur conception, il traite enfin de leur commercialisation, couvrant ainsi tous les aspects du marketing, tout en précisant les spécificités du bilan prévisionnel financier qui est la clef de voûte de tout projet immobilier. Ce livre s'adresse à tous les professionnels qui sont amenagés à engager une opération immobilière, comme les maîtres d'ouvrage privés ou publics et les promoteurs-constructeurs. Il s'adresse également à ceux qui sont amenés à expertiser, gérer ou participer à un projet d'investissements, d'asset management et d'ingénierie financière. Il intéresse ceux dont l'activité dépend étroitement de l'immobilier comme les sociétés d'études et de conseil, les sociétés de commercialisation et les agences immobilières, les agences de publicité. Il est enfin utile aux personnes et plus spécialement aux étudiants qui envisagent une carrière dans l'immobilier. A tous, il sera un instrument de référence précieux.

  • Avec cette nouvelle édition, mise à jour et complétée avec les connaissances les plus récentes, les auteurs font un point complet sur la formulation des bétons en vue d'une bonne durabilité, c'est-à-dire sur les conditions de conservation de leurs qualités en termes d'intégrité et de caractéristiques des d'emploi face aux agressions et facteurs de dégradation auxquels ils sont soumis dans leur environnement.
    Parmi les nouveaux apports de cet ouvrage, on signalera, notamment, la durabilité des bétons face aux incendies ou face aux réactions de gonflement interne, l'approche performantielle de la durabilité ainsi que la prise en compte de cette notion dans le contexte normatif européen.

  • L'intérêt des bétons auto-plaçants et leur rapide succès auprès des maîtres d'oeuvre tient à leur facilité de mise en oeuvre qui permet d'améliorer la qualité des travaux en termes de finition et de durabilité, notamment pour les ouvrages de formes complexes ou fortement ferraillés. Toutefois, en France, l'emploi des bétons auto-plaçants est assez récent, puisqu'il ne date que de la fin des années 1990. Il convenait donc d'être à même d'apprécier les qualités caractéristiques des bétons auto- plaçants et de pouvoir les comparer à celles des bétons ordinaires, notamment au plan : de l'aptitude à l'écoulement dans les coffrages pendant et après le coulage ; de la résistance à la ségrégation du béton à l'état frais ; de l'amplitude du ressuage et de ses conséquences ; de la robustesse du matériau, c'est-à-dire de ses caractéristiques de résistance, de déformation et de durabilité ; des valeurs du retrait plastique et des tendances à la fissuration à l'état frais ; de l'homogénéité du béton durci. Ce fut l'objet des travaux du Projet national d'étude et d'expérimentation dont les résultats sont détaillés dans le présent ouvrage.

  • La stratégie foncière est un sujet dont tout le monde parle mais :
    S'agit-il de définir des secteurs à acquérir, de définir des budgets correspondants et de cibler les outils ?
    La stratégie foncière est-elle différente suivant le type d'acteur urbain qui agit sur le territoire ?
    Viser le projet opérationnel ne serait-il pas un élément essentiel à prendre en compte dans la stratégie foncière ?
    Dès lors, il faudrait pouvoir concilier la protection de la ressource, les enjeux de renouvellement urbain et l'atteinte des objectifs de projets opérationnels. Mais quelles sont alors les bonnes pratiques à initier et les questions à se poser avant d'acquérir ?
    Dans cet ouvrage, Le point de vue pris est résolument celui du foncier, comme une invitation à d'abord tenir compte de la ressource naturelle avant de le considérer comme une ressource "projets". Par conséquent, le foncier ne peut qu'être abordé de manière globale dans le temps et dans l'espace. Une stratégie foncière bien menée peut alors devenir une garantie de sortie opérationnelle à coûts maitrisés.
    Pascale Marchai a 45 ans et 20 ans de carrière au service de l'urbain et des territoires. Son parcours professionnel singulier lui a permis d'investiguer un cycle constructif entier depuis L'aménagement de nouveaux quartiers jusqu'à la gestion immobilière et locative en passant par la construction. Elle a aussi changé de territoires (Est, Sud-Ouest, Nord et Auvergne) et de structures (Bureaux d'études, epf, collectivités, SEM...). Sa carrière n'a cessé de converger vers le foncier. Elle est aujourd'hui directrice générale de l'EPF Auvergne et coordonne les formations foncières de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.

  • Les sociétés sont devenues majoritairement urbaines. Cette situation donne aux villes une responsabilité, celle de contribuer au bien-être de ceux qui y résident, et, notamment, à leur bien-être économique. Les villes ont ainsi été amenées à intervenir pour assurer leur développement économique. Cet interventionnisme économique local a été consolidé par l'État qui a opéré depuis plusieurs décennies le transfert des politiques économiques vers les niveaux infranationaux de gouvernement.

    Deux questions simples mais cruciales se posent alors aux villes : quoi faire ? comment faire ? C'est à ces deux questions que ce Livre est consacré et auxquelles il se propose de répondre, à contre-courant des doctrines qui dominent la pensée du développement économique et de l'action publique Locale depuis deux décennies. Ces doctrines présentent les deux caractéristiques suivantes : d'une part, elles relativisent le développement industriel comme finalité de L'interventionnisme économique des villes, d'autre part, elles disqualifient l'aménagement de l'espace comme levier et moyen de cet interventionnisme. Les fonctions tertiaires supérieures, la classe créative ou la base résidentielle vaudraient mieux que l'industrie et la production. Stimuler des démarches collaboratives, promouvoir des écosystèmes d'innovation ou une nouvelle communauté politique (le "soft") seraient bien plus important que d'agir sur le foncier, l'immobilier et l'aménagement physique de l'espace (Le "hard").

    Et pourtant, des expériences pratiques d'intervention économique existent, qui contreviennent aux doctrines dominantes. Ce sont quatre de ces expériences qui sont analysées dans cet ouvrage. Elles se situent aussi bien dans des métropoles (Toulouse, Grand Paris) que dans des villes moyennes (Reims, Fiers). Sont ainsi successivement développées L'histoire de l'opération Cancéropôle/Oncopole à Toulouse, celle du Campus Industriel de Recherche et d'innovation Appliquées aux Matériaux (CIRIAM récemment rebaptisé Normand'Innov) à Fiers dans le bocage normand, celle de la politique de la ville dans le quartier Croix Rouge à Reims et celle de l'opération Ivry-Confluences, à Ivry-sur-Seine dans Le Grand Paris. À chaque fois, des villes s'engagent pour développer des activités productives et industrielles nouvelles ou renouvelées. À chaque fois, il s'agit pour elles de s'opposer à certains mouvements spontanés de l'économie qui, si on laissait faire, conduiraient à l'éviction de L'industrie et de la production et/ou au développement d'autres fonctions urbaines (par exemple, du Logement).

    Les villes organisent pour ce faire une action collective publique-privée innovante et multi-niveaux, en articulant des ressources situées au sein mais aussi à l'extérieur du territoire. L'action sur l'espace y est centrale et comprend trois grandes fonctions : une fonction générative (stimuler une nouvelle dynamique productive), une fonction ordonnatrice (faire une place dans L'espace physique de la ville) et une fonction d'articulation (ménager la cohabitation entre activités).

  • Fils d'un pauvre boisselier de Chantôme, un misérable hameau du fin fond du Berry, Athanase Bassinet fit fortune et acheta le château d'Éguzon. Laveur de flacons dans une pharmacie d'Argenton à neuf ans, il devint conseiller municipal de Paris, président du conseil général de la Seine, sénateur et maire radical-socialiste du quinzième arrondissement.
    Apprenti maçon à quinze ans, il créa sa propre entreprise de bâtiment qui construisit des immeubles haussmanniens parmi les plus beaux de la capitale.
    Sa femme, Jeanne-Noëmi, fille d'un modeste cordonnier de Saint-Antonin en Tarn-et-Garonne, couturière à Paris aux établissements Godillot, fut, au bras d'Athanase, l'une des femmes les plus élégantes des réceptions parisiennes.
    Il milita très jeune dans les rangs républicains, opposés à l'Empire. Il fit son devoir de français pendant la guerre de 1870 en tant que garde mobile.
    Athanase Bassinet participa en tant qu'élu à de nombreux évènements de ce qu'on appela la "Belle Époque" : la grève des terrassiers de 1888, la préparation de l'exposition universelle de 1900, la construction des premières lignes du métropolitain, les grands travaux de voirie, d'électrification et de distribution du gaz, la loi de séparation des Églises et de l'État, la grande crue de 1910, etc.
    Pour les français du XXe siècle, l'ascension de cet homme hors du commun est un exemple de "corde à noeuds" sociale, car il ne bénéficia d'aucun moteur pour gravir les échelons et il ne put compter que sur son courage, son travail, son intelligence et la force de ses convictions.
    POINTS FORTS.
    Du bel ouvrage à la Belle Époque.
    L'irrésistible ascension professionnelle et politique d'un simple ouvrier maçon, issu du prolétariat paysan, à la seule force de son courage, de son travail et de ses convictions Une force opérationnelle entre architectes et constructeurs, unis autour de la qualité et la pérennité des plus beaux immeubles de Paris, toujours en parfait état plus d'un siècle après leur édification.
    Un mariage réussi du post-haussmannien et de l'art nouveau, dans une période où tout était possible et où l'art s'imposait aux normes.
    L'union sacrée des hommes politiques et des ingénieurs pour la réussite des grands projets parisiens d'infrastructures et d'équipements.

  • L'élaboration d'un projet de pont nécessite une connaissance approfondie du domaine d'emploi des différents types de structures porteuses et de fondations, des bases de leur dimensionnement et des sujétions d'emploi des différentes méthodes d'exécution.
    L'ingénieur doit tenir compte de toutes les données, naturelles et fonctionnelles, liées au site et à la destination d'un ouvrage qui s'inscrit toujours dans le cadre plus général d'une opération d'équipement collectif. le respect de l'environnement impose des exigences, allant d'une intégration harmonieuse de l'ouvrage dans son site au choix des matériaux de construction, qu'il convient de prendre en compte avec rigueur et précision dès les premières étapes de l'étude.
    Enfin, l'ingénieur doit avoir le souci du détail et le sens des dispositions constructives pour assurer à son oeuvre un bon fonctionnement et une durabilité correspondant à une optimisation socio-économique raisonnée. ce livre est le premier d'une série consacrée à la conception et à la construction des ponts. pour des raisons didactiques évidentes, il traite différents sujets à travers des chapitres distincts : généralités, données naturelles et fonctionnelles, équipements, fondations, appuis (piles et culées) et ouvrages de petite et moyenne importance, en béton armé ou précontraint.
    Il s'attache également à décrire de manière détaillée le contexte des règles techniques actuellement applicables en matière de calcul structural ainsi que le futur cadre normatif européen. il est principalement destiné aux élèves des grandes ecoles et universités dispensant des enseignements spécialisés de génie civil, aux ingénieurs débutants et aux ingénieurs non spécialisés, appelés, par leurs fonctions, à jouer un rôle dans la construction de ponts.

  • Dans la plupart des cas, les eaux souterraines n'entravent pas la construction des infrastructures. Dans une minorité de cas, elles posent de grandes difficultés. Dans un nombre restreint de cas, elles constituent le problème majeur. Celui qui rend impossible le chantier ou le surenchérit grandement.

    Cet ouvrage, abondamment illustré, dresse un panormama complet des interactions qui existent entre les nappes d'eaux souterraines et les constructions en infrastructure. Après avoir présenté les différents types d'aquifères et restituer les outils théoriques de base, cet ouvrage décrit les moyens d'investigations actuellement employés et les méthodes de construction en sous-sol.

    Ces chapitres ouvrent sur le coeur du livre, à savoir la maîtrise des eaux souterraines en phase travaux et en phase exploitation de la construction. L'interface entre l'hydrogéologie et la géotechnique y est traitées. Le livre se clôt par un chapitre portant sur la géothermie (sur nappe et sur sondes), et un chapitre sur l'eau et les risques du milieu douterrain. Une des annexes porte sur l'histoire de l'hydrogéologie.

  • Cet ouvrage est le fruit du projet de recherche "Réinventer l'eau en ville" du Partenariat ins-titutions-citoyens pour la recherche et l'innovation (PICRI) du Conseil régional d'île-de-France, coordonné par le Laboratoire Eau, Environnement et Système Urbain (LEESU) de l'École des Ponts ParisTech. L'objectif principal du projet était une réflexion pluridisciplinaire autour de l'eau et des aménagements urbains en Île-de-France dans la perspective du changement climatique, des nouveaux usages de la ville et de ses espaces partagés. Le projet a donné lieu à diverses actions à Paris et dans la banlieue Est, organisées par les chercheurs et les associations partenaires dont des enquêtes de terrain, des balades urbaines et des séminaires de réflexion. Les contributions issues de ces travaux traitent de la résilience et de la vulnérabilité des territoires du Grand Paris à travers des exemples concrets d'actions et d'aménagements du territoire qui forment le coeur de présent ouvrage.

    La première partie se concentre sur la mise en oeuvre de techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales dans des équipements transformés en espaces verts paysagers et multifonc-tionnels. L'urbanisation des zones inondables, constituant un enjeu économique majeur pour les métropoles, est au centre de la deuxième partie qui présente des exemples d'aménagements adaptés aux aléas climatiques sous contraintes techniques et réglementaires. La troisième partie traite des aménagements urbains utilisant l'eau comme élément d'agrément. Y figurent notamment les berges de Seine et les miroirs d'eau, offrant une urbanité nouvelle, plus adaptée aux besoins des citadins. Cette dernière partie réserve ainsi quelques chapitres à l'interaction entre l'eau et les habitants, les enjeux de l'habitat fluvial et de la nage en eau libre à Paris.

  • Depuis six millénaires des villes naissent et meurent, ce phénomène, né du surplus agricole des vallées fertiles du Moyen- Orient et de l'Inde, s'est développé sur tous les continents et, aujourd'hui, les villes abritent plus de la moitié des Terriens, 70% dans une génération. Elles ont explosé avec la révolution industrielle grâce aux énergies fossiles abondantes et peu coûteuses. Les villes sont les sanctuaires des biens les plus chers aux yeux et au coeur des hommes et nécessitent pour leur fonctionnement plus des trois quarts de l'énergie produite.

    Comment la ville va-t-elle évoluer? Se transformer pour vivre avec de moins en moins d'énergie, qu'elle devienne plus rare ou que l'évolution du climat n'impose l'abandon rapide de l'usage des énergies fossiles. C'est tout le métabolisme des villes qui va muter, un nouvel écosystème est à inventer et à mettre en oeuvre pour rendre les villes durables et la vie urbaine désirable, en harmonie avec le meilleur de ce que les précédentes générations ont légué.

    Cet essai propose une approche réaliste et positive de cette mutation en cours qui implique l'attention de chacun comme spectateur et l'engagement de chacun comme acteur.

  • Cet ouvrage expose les méthodes géotechniques de dimensionnement courantes des fondations superficielles et profondes, notamment celles qui sont recommandées par les règlements aux états limites en vigueur en france (fascicule 62-titre v du cctg et dtu 13.
    12 et 13. 2).
    Le premier chapitre est une introduction aux concepts des calculs aux états limites, appliqués au dimensionnement des fondations, en général.
    Les chapitres 2 et 3 traitent respectivement des fondations superficielles et des fondations profondes. pour ces deux types de fondation, on expose les justifications réglementaires à fournir et les coefficients de sécurité à appliquer. on y développe notamment les méthodes de calcul pressiométriques des charges limites et des déplacements des fondations : capacité portante des fondations superficielles, tassements, capacité portante des pieux, comportement sous efforts et poussées latéraux, etc.
    Ces méthodes sont, pour une large part, issues des recherches menées par les laboratoires des ponts et chaussées, incluant de nombreux essais en vraie grandeur.
    Enfin, le chapitre 4 regroupe un certain nombre de données sur les déplacements admissibles des structures, problème commun à tous les types de fondations.
    Cet ouvrage devrait constituer une préparation à l'utilisation des futures normes de calcul des fondations aux états limites, liées à l'eurocode 7 " calcul géotechnique ".

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