Presses Ecole Nationale Ponts Chaussees

  • L'essai réédité aujourd'hui a été écrit en 2010. Il tire les leçons des dizaines de débats et concertations organisés par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), en application de la loi sur la démocratie de proximité de deux mille deux. Ainsi construit, par inférence sur un matériau fait des multiples traces, orales et écrites, laissées par ces quelques dizaines d'exercices de participation instituée par la loi, il s'adresse aux deux questions qui sont naturellement venues à l'esprit de tous après la création d'un dispositif si nouveau et si original : "Est-ce que ça marche ?" Et plus encore "À quoi ça sert ?".

    Dix années après les réponses données tiennent toujours : Oui, ça marche, à certaines conditions, et ceci se voit confirmé, dix ans après, tant par les échecs que les réussites enregistrées par la CNDP. Mais pour quel développement durable ? Le développement durable, celui que les maîtres d'ouvrage prenaient pour objectif, ne ralliait pas les écologistes. D'où le point d'interrogation du sous-titre. 11 semblait qu'un développement durable plus exigeant, voire la transition écologique, qu'annonçaient certains, seraient plus conformes à leurs attentes. Ce mouvement des attentes écologiques, décelé en 2010, se voit, aujourd'hui, non seulement confirmé, mais vivement approfondi, accéléré et étendu. On ne parle plus de développement durable, fut-il exigeant, et à peine de transition écologique. À écouter ce qui remonte de la place publique, on devrait parler du "basculement écologique". Et pourquoi la Covidl9 n'en serait-elle pas le déclencheur ?

    Ce mouvement s'est amplifié, mais c'est bien celui que les premiers débats publics ont permis d'identifier. Il a fait un pas de géant, mais sur la même trajectoire. C'est pourquoi cette deuxième édition est composée du texte de 2010, réédité tel quel, car il n'est en rien contradictoire avec ce que l'on constate depuis. Cette réimpression est augmentée d'une postface, qui suit la logique inductive de l'essai. Elle actualise les constats, ajuste l'interprétation, et, surtout, fait une proposition plus ambitieuse et plus nette.

    En contraste avec les précautions de l'essai, cette postface s'engage pleinement. Elle pose un nouveau concept, englobant le débat public institué, la "fabrique sociotechnique des projets", dont l'idéal devrait être de construire une, ou des, alternatives au projet, au sein d'un groupe d'expertise plurielle, en réponse à la critique du débat. La délibération et la décision du Maître d'Ouvrage ne devraient intervenir qu'après, et en considération de ce travail. Comment réussir un tel idéal ou s'en approcher ? Outre les précisions qu'elle développe pour cela sur la manière de conduire les deux phases de la fabrique sociotechnique, sous l'égide de la CNDP, le débat public puis la concertation garantie de convergences, la postface propose deux mesures stratégiques : une mission de régulateur, confiée à la CNDP, et une mutation du métier de fabriquant de projet, du ressort d'une politique publique résolue.

    Vue de l'esprit ? Irénisme ? Que de croire à un compromis possible entre l'urgence ressentie par les uns devant l'imminence de l'effondrement écologique et développement économique et social toujours prioritaire pour les autres ? Ou réalisme à considérer que tout gouvernement, quels que soient ses positions de départ, sera contraint à une synthèse entre écologie, social et économique, même s'il bascule l'ordre des priorités suivies jusqu'ici entre ces trois impératifs ? Et encore réalisme à considérer que, notamment après la pandémie que nous vivons, et le ralentissement qu'elle va imprimer, les projets des maîtres d'ouvrage ne seront pas aussi "pressés" qu'ils l'étaient, et qu'on aura le temps de leur fabriquer, autrement, des alternatives ?

  • La mecanique des structures est une science propre à l'ingenieur, qui alimente sa culture et son savoir-faire, en les liant à leurs sources theoriques et experimentales pour lui fournir l'elan necessaire à toute innovation. Au coeur du sujet se trouve l'idee d'etudier les edifices ou les machines comme des agencements coherents d'elements, pouvant ainsi distinguer l'analyse de l'ensemble de celle de ses parties prises en detail. La première classe d'objets à avoir fourni matière pour une telle distinction est celle des poutres, dont le nom generique se caracterise dans les applications en beaucoup d'autres, comme bielle, poteau, aubage, aile, ..., dont l'enumeration serait, ici, trop longue.

    Cette grande diversification a souleve autant de questions pratiques et genere un nombre important de theories, tributaires parfois d'approches differentes au problème de la mecanique des poutres.

    Ce livre se propose de fournir une vision unifiee du sujet, partant de l'application du problème de l'equilibre du milieu continu elastique et en s'appuyant sur les resultats generaux obtenus par Saint-Venant et Clebsch dans le tiers central du XIXe siècle. En conduisant aux resultats connus, cette approche permet de mieux traiter les cas qui seraient autrement vus comme intermediaires entre theories distinctes et, de ce fait, moins facilement modelises. Il s'adresse à un public forme aux mathematiques de l'ingenieur, tant dans l'objectif de l'accompagner dans sa formation initiale que pour l'aider dans la recherche d'informations et de methodes utiles sur le terrain. Il contient l'essentiel du cours de mecanique des poutres elastiques dispenses par l'auteur aux elèves ingenieurs des departements genie mecanique et materiaux et genie civil et construction de l'Ecole des Ponts ParisTech.

    Plus de deux cents figures et un quart du volume dedie à des exercices corriges aident dans l'apprehension des concepts et dans la visualisation des resultats.

  • Cet ouvrage, destiné aux bâtisseurs : ingénieurs, étudiants, experts de justice, maîtres d'oeuvres, maîtres d'ouvrage et assureurs, définit les paramètres géotechniques d'identification des sols et de dimensionnement des ouvrages de construction, présente les lois de comportement des sols et étudie des exemples réels de projets de construction. Il rappelle les techniques usuelles de détermination des paramètres géotechniques en laboratoire et en place, les relations de corrélation entre paramètres et leurs domaines d'application. Il établit les relations fondamentales de la Mécanique des Sols et rappelle les lois de comportement les plus usitées dans le domaine de la géotechnique pratique. Il présente, étudie, analyse, compare et commente référentiels et méthodes de calcul sur la base de projets concrets : Fondations de bâtiments et d'ouvrages d'art, stabilité des pentes, des fouilles et des soutènements, remblais sur sols mous et compressibles, traitement et amélioration des sols et injection et congélation des sols, initiation aux ouvrages souterrains. Des applications pratiques et des retours d'expérience sur des projets réels enrichissent et achèvent chaque chapitre. Quelques cas de sinistres survenus en France, présentés et brièvement commentés à la fin des chapitres principaux, clôturent l'ouvrage.

  • Alors même que le contexte de transition écologique impose de plus en plus fortement une limitation de la consommation de ressource foncière, comme en témoigne le projet de loi récent portant l'ambition de " zéro artificialisation nette " du sol national, les espaces urbains vacants apparaissent comme un problème croissant et à l'actualité renouvelée aussi bien dans le contexte français qu'international.
    Par ailleurs poser la question des espaces vacants et de leur réactivation dépasse largement le seul cas de l'urbanisme transitoire qui a, lui, déjà été largement traité. En effet, contrairement à la problématique de l'urbanisme transitoire, le traitement des espaces vacants ne se pose pas seulement en termes d'occupation temporaire ni à l'aune d'une démarche de préfiguration d'un projet d'urbanisme ou d'expérimentation d'usages.
    Cet ouvrage comble ainsi un vide tant par son approche que par les résultats qu'il produit pour la recherche comme pour la pratique. Les espaces vacants désignent des espaces bâtis ou non bâtis qui ont été construits et ont fait l'objet d'une activité avant d'être non utilisés ou sous-utilisés, détruits, voire n'ayant jamais été occupés. Ce phénomène concerne les métropoles comme les villes moyennes et petites, les territoires dynamiques aux marchés immobiliers tendus comme les villes en décroissance où la situation est cependant plus alarmante.
    Phénomène protéiforme, elle se manifeste diversement, par la présence d'immeubles partiellement ou entièrement vacants et/ou de linéaires commerciaux mités, selon des formes concentrées et massives ou de façon plus diffuse. Ces espaces sans usages peuvent être petits ou grands, il n'y a aucune norme. Il en va de même de leur état de conservation ou de dégradation, ainsi que de leur durée d'inoccupation.
    Enfin cette diversité concerne tout autant leurs propriétaires. Si des travaux croissants s'intéressent à cette question, rares sont ceux prenant le parti de les étudier de manière transversale et de chercher à en tirer des enseignements tant du point de vue de l'explication du phénomène que des questions de méthodes posées par la production de connaissances sur le phénomène ou encore des modalités de réactivation et de revalorisation de ces espaces sans usages.
    A partir de ce constat et de ce choix éditorial, l'ouvrage se structure en trois parties distinctes. La première vise à rendre compte des approches et des mesures du phénomène des espaces vacants par une entrée par différents types d'espaces vacants (bureaux, commerces, locaux de services). Appuyée sur des travaux de professionnels et de chercheurs, elle met en perspective les définitions, les méthodes d'approches des espaces vacants et rappelle à quel point l'activité de mesure d'un phénomène témoigne des représentations du problème et cadre les possibilités d'action.
    La seconde s'intéresse aux acteurs de la revalorisation des espaces vacants. Là encore, une diversité de situations et de types d'espaces vacants sont proposés à l'analyse : logements, rez-de-chaussée, friches, bureaux aussi bien dans des métropoles que dans des villes décroissantes. Les chapitres de cette partie se structurent autour d'une grande attention à l'activité des acteurs en situation de revalorisation permettant de rendre compte autant de la diversité des modes d'intervention en cours d'invention que de certaines régularités (agir sur l'offre, agir sur la demande, mettre en relation offre et demande).
    Enfin, la troisième partie propose un éclairage international autour de trois pays confrontés de longue date aux problèmes des espaces vacants. Cet éclairage rappelle les rôles du contexte légal national concernant la propriété foncière dans la manière d'aborder et d'agir sur les espaces vacants. Les auteurs : Nadia Arab (co-direction d'ouvrage), sociologue et urbaniste, professeure d'aménagement et d'urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, Lab'Urba Yoan Miot (co-direction d'ouvrage), maître de conférences en aménagement et en urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, LATTS.

  • Jusqu'à une époque récente, les conditions de stabilité des ouvrages souterrains et le choix des modes de soutènement étaient définis essentiellement sur la base de règles de l'art ou de méthodes empiriques. Les progrès faits, d'une part sur la connaissance des lois de comportement des sols et des roches, d'autre part sur la modélisation numérique de l'interaction entre les terrains et les structures ont conduit à développer des outils d'analyse et de dimensionnement des soutènements.

    La méthode convergence-confinement permet de simuler le creusement du tunnel avec la mise en place du soutènement par un modèle de déformation plane dont le principe est très simple.

    Ce livre présente les fondements de la méthode et ses développements les plus récents. Lorsque les conditions d'axisymétrie sont respectées, il est possible d'établir des formules analytiques. Dans le cas le plus général, il est indiqué comment les principes de la méthode sont étendus à des modèles numériques.

  • Le présent ouvrage aborde les différents marchés de la promotion immobilière : les programmes de logements destinés à la résidence principale et à la résidence secondaire, aux personnes âgées et aux investisseurs, les Résidences de Tourisme de loisirs et d'affaires, les Résidences avec Services pour étudiants, pour séniors et pour personnes âgées dépendantes, l'immobilier d'entreprise avec les immeubles de bureaux et les locaux d'activités et entrepôts-logistique, les parkings urbains. Pour chacun de ces marchés, dans le cadre d'opérations de promotion immobilière, cet ouvrage rappelle l'évoluction et l'importance du marché, il décrit les attentes et les motivations des acquéreurs ou utilisateurs potentiels, il détaille le processus de recherche et d'évaluation des terrains, ainsi que le déroulement d'une étude de marché, il indique les principales caractéristiques à prendre en compte lors de leur conception, il traite enfin de leur commercialisation, couvrant ainsi tous les aspects du marketing, tout en précisant les spécificités du bilan prévisionnel financier qui est la clef de voûte de tout projet immobilier. Ce livre s'adresse à tous les professionnels qui sont amenagés à engager une opération immobilière, comme les maîtres d'ouvrage privés ou publics et les promoteurs-constructeurs. Il s'adresse également à ceux qui sont amenés à expertiser, gérer ou participer à un projet d'investissements, d'asset management et d'ingénierie financière. Il intéresse ceux dont l'activité dépend étroitement de l'immobilier comme les sociétés d'études et de conseil, les sociétés de commercialisation et les agences immobilières, les agences de publicité. Il est enfin utile aux personnes et plus spécialement aux étudiants qui envisagent une carrière dans l'immobilier. A tous, il sera un instrument de référence précieux.

  • Avec cette nouvelle édition, mise à jour et complétée avec les connaissances les plus récentes, les auteurs font un point complet sur la formulation des bétons en vue d'une bonne durabilité, c'est-à-dire sur les conditions de conservation de leurs qualités en termes d'intégrité et de caractéristiques des d'emploi face aux agressions et facteurs de dégradation auxquels ils sont soumis dans leur environnement.
    Parmi les nouveaux apports de cet ouvrage, on signalera, notamment, la durabilité des bétons face aux incendies ou face aux réactions de gonflement interne, l'approche performantielle de la durabilité ainsi que la prise en compte de cette notion dans le contexte normatif européen.

  • L'intérêt des bétons auto-plaçants et leur rapide succès auprès des maîtres d'oeuvre tient à leur facilité de mise en oeuvre qui permet d'améliorer la qualité des travaux en termes de finition et de durabilité, notamment pour les ouvrages de formes complexes ou fortement ferraillés. Toutefois, en France, l'emploi des bétons auto-plaçants est assez récent, puisqu'il ne date que de la fin des années 1990. Il convenait donc d'être à même d'apprécier les qualités caractéristiques des bétons auto- plaçants et de pouvoir les comparer à celles des bétons ordinaires, notamment au plan : de l'aptitude à l'écoulement dans les coffrages pendant et après le coulage ; de la résistance à la ségrégation du béton à l'état frais ; de l'amplitude du ressuage et de ses conséquences ; de la robustesse du matériau, c'est-à-dire de ses caractéristiques de résistance, de déformation et de durabilité ; des valeurs du retrait plastique et des tendances à la fissuration à l'état frais ; de l'homogénéité du béton durci. Ce fut l'objet des travaux du Projet national d'étude et d'expérimentation dont les résultats sont détaillés dans le présent ouvrage.

  • Pour répondre aux enjeux économiques et environnementaux de nos sociétés, les ouvrages en terre (barrages, digues, remblais routiers ou ferroviaires) doivent être construits avec les matériaux disponibles sur les sites de construction.
    Lorsque ces matériaux sont des sols fins, la conception et la construction des ouvrages sont délicates, ou la réutilisation limitée. Pour répondre à cette problématique, cet ouvrage présente de nombreux retours d'expériences et propose de nouveaux outils de conception. Sa rédaction est le fruit d'une collaboration fructueuse entre les recherches du projet ANR Terredurable et les retours d'expériences des auteurs dans le cadre de projets réels.
    Les principales avancées conceptuelles portent sur le découpage des domaines de comportement des sols fins en fonction de leur degré de saturation et la compréhension des mécanismes à l'origine de la résistance capillaire et du coefficient de Bishop. Des méthodes de calcul utilisables dans le domaine de l'ingénierie sont proposées et présentées sur des exemples (essais de laboratoire, mesures de pressions interstitielles de construction sur barrages, gonflements en fond de déblai, tassements sous remblais, etc.).
    Sur la base de deux planches de compactage réalisées dans le cadre du projet Terredurable, des avancées sont également proposées pour la compréhension du compactage des sols fins, et en particulier le feuilletage, le surcompactage et l'effet du sens du compactage.
    Enfin, sur la base des retours d'expérience et des avancées conceptuelles, l'ouvrage développe de nombreuses recommandations pratiques pour la réalisation de certains essais (par exemple le Proctor) et propose l'exploitation plus poussée de planches de compactage. Pour les barrages, le nombre et le détail des retours d'expériences présentés est remarquable. Certains sont utilisés comme exemples pour tester les nouvelles méthodes de calculs proposées. Pour les remblais routiers, autoroutiers ou ferroviaires, l'effort se concentre sur des recommandations pour construire des ouvrages de grande hauteur en sols fins et pour la prise en compte de l'effet de l'environnement hydrique sur la conception.

  • Le XXIe voit s'imposer l'économie circulaire qui puise ses racines dans les notions d'économie verte, d'économie de l'usage, de la fonctionnalité, de la performance et de l'écologie industrielle.
    Démarche fédératrice au service de la transition énergétique et écologique des territoires, l'économie circulaire sera-t-elle un des outils pour répondre aux grands défis de notre époque ?
    L'ouvrage, orienté sur les synergies entre économie circulaire, territoires et génie urbain, aborde 5 thématiques :
    Économie circulaire et territoires.
    Le laboratoire parisien de l'économie circulaire.
    Territoires et métabolisme urbain.
    Éco-construction et cycle de vie.
    Regards internationaux.
    La 12e édition de l'université d'été de l'École des Ingénieurs de la Ville de Paris, du 4 au 7 septembre 2018, a traité ces questions en réunissant chercheurs du monde universitaire et des entreprises, architectes, élus, ingénieurs des villes, start-up innovante et acteurs institutionnels. Leurs interventions rassemblées dans cet ouvrage, contribuent à mieux appréhender les nombreuses synergies ntre une notion en devenir et les territoires.

  • Chaque année, en région parisienne, près de 10 millions de m3 de terres inertes, soit l'équivalent de 4 pyramides de Khéops, sont concernés par les travaux publics et privés. Une quantité qui constitue un baromètre de l'action édilitaire de la Métropole.

    Cet ouvrage, issu du colloque "la terre dans tous ses états", propose de révéler les mille et une façons de valoriser ces terres inertes.

    L'opportunité vertueuse de rendre visible cette production dans une démarche d'économie circulaire et de compensation écologique est au coeur de démarches souvent ignorées.

    La terre est une formidable ressource.
    Une grande variété de solutions seront explorées, allant de la résorption de zones polluées, du comblement de carrières, à la création de parcs plantés, d'espaces restitués à l'agriculture, de transformation de la terre en matériaux de construction, en terres végétales, à la création d'oeuvres de land art ou aux travaux de génie urbain.

    Ouvrage collectif sous la direction de Bernard Landau, Président du département d'enseignement et de recherche Espace public, Aménagement Mobilités de l'EIVP, et Youssef Diab, Directeur scientifique de l'EIVP.
    Préface d'Antoine Grumbach : Président du comité scientifique de la chaire ECT/EIVP.

  • Comment le calcul économique, conçu et développé par les ingénieurs-économistes et notamment par ceux du corps des ponts et chaussées, est-il devenu un instrument de pouvoir ?

    Qu'a-t-il manqué au calcul économique pour qu'il s'insère suffisamment au sein du processus de décision ?

    Pour quelles raisons, la stratégie du ministère des Finances, élaborée en 1990 et qui visait à réduire drastiquement le rythme de lancement d'autoroutes, a-t-elle échoué alors même que la Cour des comptes et le Commissariat général du Plan s'étaient ralliés à cette stratégie suite à une "instrumentalisation" croisée ?

    Comment l'instauration au milieu des années 1990 d'un débat public contraindra le calcul économique à se transformer d'un outil de rationalisation des choix en un outil de négociation et de rationalisation du processus de décision ? En quoi cette transformation permettra à l'expertise économique de trouver une légitimité et une reconnaissance auxquelles elle ne semblait pas pouvoir prétendre lorsque le processus de décision n'était pas "démocratiquement" encadré en amont ?

    Cet ouvrage propose un éclairage nouveau sur le rôle joué par le ministère des Finances comme "promoteur" du calcul économique. Il se veut plus largement une sociologie de l'administration à travers les rapports de force entre grands corps et une réflexion sur l'introduction de l'économie comme science de gouvernement.

  • The Advances in Architectural Geometry (AAG) conferences are a unique forum where developments in the design, analysis and fabrication of building geometry are presented. With participation of academics and professionals, each conference aims to gather and present practical work and theoretical research that responds to contemporary design challenges and expands the opportunities for architectural forms.

    The seventh edition of the AAG conferences was hosted by Ecole des Ponts ParisTech and Université Gustave Eiffel, Champs-sur- Marne, France in April 2021.

    This book contains the proceedings from the AAG2020 conference and offers detailed insight into current and novel geometrical developments in architecture. The 27 diverse peer-reviewed papers, which were divided into long and short presentations, present recent innovations in the field of mathematics, computer graphics, software design, structural engineering, and the design and construction of architecture.

  • Cet ouvrage expose les méthodes géotechniques de dimensionnement des fondations, notamment celles introduites dans la pratique française par l'approche aux états limites formalisée par l'Eurocode 7 sur le "Calcul géotechnique" et ses deux normes d'application nationale (l'une pour les fondations superficielles, l'autre pour les fondations profondes). Ces deux normes ont notamment modifié les règles de calcul de la capacité portante des fondations, par rapport aux textes réglementaires précédents (Fascicule 62-Titre V du CCTG et DTU 13.12 et 13.2). Le présent ouvrage tient compte des différentes évolutions. Par ailleurs, une place plus importante est laissée aux méthodes numériques, qui se sont largement développées ces vingt dernières années, ainsi qu'aux concepts de l'interaction sol-structure pertinents pour le dimensionnement rationnel des fondations superficielles et profondes.

    Le chapitre 1 est une introduction aux concepts des calculs aux états limites, appliqués au dimensionnement des fondations. Les chapitres 2 et 3 traitent respectivement du calcul des fondations superficielles et du calcul des fondations profondes. Le chapitre 4 regroupe un certain nombre d'éléments de l'interaction sol-structure communs à tous les types de fondations : les déplacements admissibles des structures, ainsi que les couplages sol-structure.

    Cet ouvrage devrait être utile tant aux étudiants qu'aux praticiens dans les bureaux d'études, les entreprises et les administrations.

  • L'élaboration d'un projet de pont nécessite une connaissance approfondie du domaine d'emploi des différents types de structures porteuses et de fondations, des bases de leur dimensionnement et des sujétions d'emploi des différentes méthodes d'exécution.
    L'ingénieur doit tenir compte de toutes les données, naturelles et fonctionnelles, liées au site et à la destination d'un ouvrage qui s'inscrit toujours dans le cadre plus général d'une opération d'équipement collectif. le respect de l'environnement impose des exigences, allant d'une intégration harmonieuse de l'ouvrage dans son site au choix des matériaux de construction, qu'il convient de prendre en compte avec rigueur et précision dès les premières étapes de l'étude.
    Enfin, l'ingénieur doit avoir le souci du détail et le sens des dispositions constructives pour assurer à son oeuvre un bon fonctionnement et une durabilité correspondant à une optimisation socio-économique raisonnée. ce livre est le premier d'une série consacrée à la conception et à la construction des ponts. pour des raisons didactiques évidentes, il traite différents sujets à travers des chapitres distincts : généralités, données naturelles et fonctionnelles, équipements, fondations, appuis (piles et culées) et ouvrages de petite et moyenne importance, en béton armé ou précontraint.
    Il s'attache également à décrire de manière détaillée le contexte des règles techniques actuellement applicables en matière de calcul structural ainsi que le futur cadre normatif européen. il est principalement destiné aux élèves des grandes ecoles et universités dispensant des enseignements spécialisés de génie civil, aux ingénieurs débutants et aux ingénieurs non spécialisés, appelés, par leurs fonctions, à jouer un rôle dans la construction de ponts.

  • Dans la plupart des cas, les eaux souterraines n'entravent pas la construction des infrastructures. Dans une minorité de cas, elles posent de grandes difficultés. Dans un nombre restreint de cas, elles constituent le problème majeur. Celui qui rend impossible le chantier ou le surenchérit grandement.

    Cet ouvrage, abondamment illustré, dresse un panormama complet des interactions qui existent entre les nappes d'eaux souterraines et les constructions en infrastructure. Après avoir présenté les différents types d'aquifères et restituer les outils théoriques de base, cet ouvrage décrit les moyens d'investigations actuellement employés et les méthodes de construction en sous-sol.

    Ces chapitres ouvrent sur le coeur du livre, à savoir la maîtrise des eaux souterraines en phase travaux et en phase exploitation de la construction. L'interface entre l'hydrogéologie et la géotechnique y est traitées. Le livre se clôt par un chapitre portant sur la géothermie (sur nappe et sur sondes), et un chapitre sur l'eau et les risques du milieu douterrain. Une des annexes porte sur l'histoire de l'hydrogéologie.

  • Cet ouvrage est le fruit du projet de recherche "Réinventer l'eau en ville" du Partenariat ins-titutions-citoyens pour la recherche et l'innovation (PICRI) du Conseil régional d'île-de-France, coordonné par le Laboratoire Eau, Environnement et Système Urbain (LEESU) de l'École des Ponts ParisTech. L'objectif principal du projet était une réflexion pluridisciplinaire autour de l'eau et des aménagements urbains en Île-de-France dans la perspective du changement climatique, des nouveaux usages de la ville et de ses espaces partagés. Le projet a donné lieu à diverses actions à Paris et dans la banlieue Est, organisées par les chercheurs et les associations partenaires dont des enquêtes de terrain, des balades urbaines et des séminaires de réflexion. Les contributions issues de ces travaux traitent de la résilience et de la vulnérabilité des territoires du Grand Paris à travers des exemples concrets d'actions et d'aménagements du territoire qui forment le coeur de présent ouvrage.

    La première partie se concentre sur la mise en oeuvre de techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales dans des équipements transformés en espaces verts paysagers et multifonc-tionnels. L'urbanisation des zones inondables, constituant un enjeu économique majeur pour les métropoles, est au centre de la deuxième partie qui présente des exemples d'aménagements adaptés aux aléas climatiques sous contraintes techniques et réglementaires. La troisième partie traite des aménagements urbains utilisant l'eau comme élément d'agrément. Y figurent notamment les berges de Seine et les miroirs d'eau, offrant une urbanité nouvelle, plus adaptée aux besoins des citadins. Cette dernière partie réserve ainsi quelques chapitres à l'interaction entre l'eau et les habitants, les enjeux de l'habitat fluvial et de la nage en eau libre à Paris.

  • Cet ouvrage expose les méthodes géotechniques de dimensionnement courantes des fondations superficielles et profondes, notamment celles qui sont recommandées par les règlements aux états limites en vigueur en france (fascicule 62-titre v du cctg et dtu 13.
    12 et 13. 2).
    Le premier chapitre est une introduction aux concepts des calculs aux états limites, appliqués au dimensionnement des fondations, en général.
    Les chapitres 2 et 3 traitent respectivement des fondations superficielles et des fondations profondes. pour ces deux types de fondation, on expose les justifications réglementaires à fournir et les coefficients de sécurité à appliquer. on y développe notamment les méthodes de calcul pressiométriques des charges limites et des déplacements des fondations : capacité portante des fondations superficielles, tassements, capacité portante des pieux, comportement sous efforts et poussées latéraux, etc.
    Ces méthodes sont, pour une large part, issues des recherches menées par les laboratoires des ponts et chaussées, incluant de nombreux essais en vraie grandeur.
    Enfin, le chapitre 4 regroupe un certain nombre de données sur les déplacements admissibles des structures, problème commun à tous les types de fondations.
    Cet ouvrage devrait constituer une préparation à l'utilisation des futures normes de calcul des fondations aux états limites, liées à l'eurocode 7 " calcul géotechnique ".

  • Le colloque a confirmé le besoin de nouvelles infrastructures et, en l'absence de financement public suffisant, de financement complémentaire.
    Le partenariat public-privé constitue une réponse adaptée à ce défi. Le système des concessions développé en France apporte une solution, mais son caractère trop rigide ne lui permet pas de s'adapter à la diversité des projets.
    L'appréciation des risques et de leur partage nécessite une meilleure prise en compte ; celle-ci devrait conduire à la fois à un changement de culture permettant aux parties publiques et privées de mieux se comprendre pour parvenir à un véritable partenariat et à l'établissement de règles claires, à long terme.
    Il s'agit de conditions nécessaires. Les règles de partenariat public-privé méritent d'être clairement définies ou redéfinies ; elles sont à expliciter, sous forme de textes généraux comportant des clauses-types, de préférence dans un contexte européen.

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