Littérature nordique

  • Une chambre en colocation, un permis de résidence et un job dans une bibliothèque : les années de galère de Kouplan sont définitivement derrière lui ! Toutefois, il y a une chose qu'il ne parvient pas à se sortir de la tête : qu'est-il arrivé à son frère, arrêté en Iran il y a huit ans ? En se lançant à sa recherche, il croise la route de neuf immigrés illégaux qui, comme lui auparavant, font la plonge ou le ménage pour quelques couronnes de l'heure. L'un des leurs est mort, mais personne ne peut dénoncer les coupables à la police, de peur d'être expulsé...
    Kouplan va alors devoir faire face à ses anciens démons pour aider ceux qui n'ont personne vers qui se tourner.

  • Les années 1960, une petite île suédoise. Minna et Andreas ont été confiés pour la journée à leur voisin, Johannes. Mais le soir, leurs parents ne rentrent pas. Toute trace d'eux a disparu. On sait seulement qu'ils sont américains. Alors on parle d'espionnage, on exhume des histoires de la dernière guerre et de l'occupation nazie... Étrangers, sans famille, élevés par un alcoolique soupçonné d'avoir été collabo, les deux enfants sont la cible toute désignée des haines qui rongent les insulaires.
    Devenu adulte, Andreas revient solder ses comptes. Dans ce petit monde étouffant où la pluie brouille les frontières du réel, le passé ténébreux de l'île acquiert une intense présence. Et le drame semble inévitable.

  • Kouplan est à la rue, contraint de dormir sous un pont qu'il partage avec deux « colocataires » peu commodes. Il n'a plus que quelques semaines à tenir avant de pouvoir renouveler sa demande d'asile.
    Afin de gagner un peu d'argent en attendant ce jour, il accepte une nouvelle mission de détective privé : une femme l'engage pour rassembler des preuves sur l'infidélité de son mari. Mais ce que découvre Kouplan est bien pire qu'un simple adultère...
    Par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2017.

  • « Si la police ne peut rien pour vous, n'hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
    Depuis trois ans, Kouplan est en « situation irrégulière ». Sa demande d'asile a été rejetée par la Suède mais il ne peut rentrer dans son pays, l'Iran, sans risquer sa vie. Dans l'attente d'un avenir meilleur, il lui faut échapper à la vigilance quotidienne des autorités, tout en gagnant assez d'argent pour subvenir à ses besoins : ex-journaliste, il songe à poursuivre dans l'investigation. Un jour, il propose ses services sur Internet et une femme lui répond : sa fille de six ans a été enlevée. Cette enquête va le précipiter dans le Stockholm underground, ces recoins de la ville où les clandestins sont des proies faciles pour les criminels...
    Premier volet de la tétralogie Kouplan, Chacun sa vérité a reçu le prix de l'Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

  • « Si la police ne peut rien pour vous, n'hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
    Ça y est, l'autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n'a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
    En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l'occasion pour lui proposer ses services d'enquêteur...
    Sara Lövestam vous fera découvrir la face cachée de Stockholm.
    Chacun sa vérité, le premier volet de la série Kouplan, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2017.

  • Copenhague, 1834.
    Le corps mutilé d'une jeune prostituée est retrouvé dans le port. La soeur de la victime croit pouvoir immédiatement désigner le tueur : Hans Christian Andersen, jeune écrivain en devenir qu'elle a vu quitter la maison de passe la veille. Ravie de tenir un coupable, la police le jette en cellule dans l'attente de son exécution programmée. Mais grâce à ses relations, Hans Christian obtient d'être libéré pour trois jours, durant lesquels il devra mener ses propres investigations et livrer le véritable meurtrier aux autorités. Sa quête de la vérité le conduira dans les dédales d'une ville ravagée par la pauvreté, les tensions sociales, la corruption et les crimes sordides...
    Un thriller historique haletant qui offre une version inattendue de la genèse de La Petite Sirène, avec le célèbre Hans Christian Andersen en enquêteur malgré lui.

  • « Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d'ordure. Tu n'as aucun droit de vivre. Soit on t'enferme chez les fous, soit le docteur te fait une piqûre. Et voilà que la paire de ciseaux ne se trouve plus dans sa main. Elle flotte dans la lumière bleutée, au milieu des lits et des tables de chevet. Alors il brandit haut l'instrument et l'enfonce dans sa poitrine. Enfin, le silence se fait. Même la lumière bleutée semble s'être éteinte. Puis elle revient. Et avec elle l'insoutenable douleur. » En 1941, à Vienne, l'hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d'exorciser l'horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l'enfer qu'ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, où l'on extermine les « indésirables ».

    « Un brillant travail d'écriture, dont l'intensité et la profondeur vous rentrent dans la peau et ne quittent plus vos pensées. » Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Créé en 1940, quelques mois après l'invasion de la Pologne par les nazis, le ghetto de la ville de Lodz (225 000 Juifs sur 600 000 habitants) va devenir le plus grand du pays. Alors que les Allemands avaient prévu d'en exterminer la population en moins d'un an, il ne sera " liquidé ", sur ordre d'Himmler, qu'en 1944. Pour expliquer ce sursis, le personnage controversé de Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif, que Sem-Sandberg a placé au centre de son roman. Traître pour certains, héros pour d'autres, Rumkowski a collaboré avec les nazis pour transformer le ghetto en un immense atelier superproductif. Avec l'illusion que si les travailleurs juifs se rendaient indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seraient épargnés. Pris au piège de sa logique, Rumkowski a sacrifié les improductifs, et s'est ainsi mué, consciemment ou non, en un rouage de la machine d'extermination nazie.
    L'administration juive du ghetto comptait un services des archives. Y étaient regroupées très officiellement quantités de faits concernant la vie quotidienne. Certains résistants y ont caché des informations non officielles, comme des bulletins de guerre alliés, des cartes des fronts, des journaux intimes dénonçant ce qui se passait réellement. En 2007, trois mille pages de la chronique ont été traduites en allemand. C'est de ce matériau que s'est inspiré Sem-Sandberg pour écrire ce roman. Que peut-on accepter pour survivre ? Où se situe la frontière entre la dignité et l'abjection quand il s'agit de protéger ceux qu'on aime ? Telles sont quelques-unes des interrogations que suscite le personnage de Rumkowski - interrogations auxquelles personne, pas même l'auteur, ne peut répondre absolument.
    D'autres personnages peuplent le récit. Ils sont les représentants de la bassesse et de la grandeur de la condition humaine. Ils sont les voix - la voix - du ghetto. Celles des ombres dans les ruelles, de ceux qui rusent pour échapper à la mort, pour trouver de quoi manger, pour sauver les leurs. Celles de ceux qui, sans moyens, résistent : en écoutant les informations sur des postes de radio clandestins ; en rédigeant et en cachant pour la postérité leurs témoignage écrits. Celles de ceux qui trichent et tuent car, dans cet univers clos gouverné par une double terreur, ils ont encore de l'espoir.

  • Cecilia Chrapkowska et Agnes Wold, deux médecins suédoises, exposent pour la première fois en France les bienfaits concrets de la fameuse méthode suédoise.
    Des débuts de la grossesse aux premiers mois de l'enfant, les autrices expliquent comment chacun peut trouver sa place dans cette nouvelle vie et comment participer pleinement à l'éveil du nouveau-né.
    Elles abordent aussi, d'un point de vue à la fois scientifique et pratique, tout un ensemble de sujets délicats - les douleurs physiques et psychiques liées à la maternité, les séquelles de l'accouchement, les pleurs du nouveau-né, ses maladies, ses allergies, son alimentation...
    Les comparaisons entre la France et la Suède - en termes de vaccins, de suivi prénatal, d'allaitement... - permettent également de repenser quelques aspects clés de la parentalité, notamment le congé parental, pour lequel les Suédois font, encore une fois, office de précurseurs.

  • Pleine de fantaisie et d'humour, la comédie romantique (suédoise) de l'année.
    Angelika tient un salon de coiffure à Visby, ville pittoresque de l'île de Gotland, au large de Stockholm.
    Généreuse et pleine d'humour, Angelika est une amoureuse de la vie. La coiffure, pour elle, est bien plus qu'un métier, c'est une vocation. Son ambition est de rendre les gens heureux. Et pour cela, elle n'hésite pas à se faire entremetteuse. Dans sa boutique, il n'y a que deux fauteuils: un pour le client. et un autre laissé libre pour l'âme soeur que chacun espère.
    Angelika, quant à elle, vit seule depuis sept ans, maintenant. N'est-il pas temps qu'elle rencontre à nouveau quelqu'un ? Un soir, elle croise le regard d'un homme mystérieux qui dégage un charme fou et qu'elle va surnommer Arsène Lupin.

  • Le commissaire Fredrik Beier et son ancienne collègue, Kafa Iqbal, en froid depuis l'affaire Solro, doivent enquêter sur le meurtre d'un homme censé avoir disparu des années plus tôt. Sur le lieu du crime, Kafa retrouve une photo abîmée au dos de laquelle est inscrit, en russe, « ??????? » : Kalypso. Au même moment, dans les égouts de la ville d'Oslo, des rats se délectent d'un autre cadavre.
    Une tragédie lie les deux victimes, mais pour la comprendre, il faut remonter jusqu'à une opération secrète aux conséquences désastreuses, datant de l'Union soviétique...

  • Vítêzslav Nezval (1900-1958) est l'un des écrivains tchèques majeurs du XXe siècle et Valérie ou la Semaine des merveilles l'une de ses oeuvres les plus inspirées.
    Vítêzslav Nezval a fondé le Groupe surréaliste pragois en 1934 avec deux amis peintres. Considéré comme une des grandes figures des avant-gardes de l'entre-deux-guerres, il a à lui seul radicalement renouvelé la poésie tchèque. Valérie ou la semaine des merveilles est l'un des plus beaux exemples de roman surréaliste.
    Une semaine dans la vie de Valérie... ou la transformation d'une belle jeune fille de dix-sept ans en femme.
    Au cours de ce voyage initiatique de sept jours et sept nuits, en proie à des sortilèges tour à tour merveilleux et horribles, Valérie n'arrive plus à distinguer le rêve de la réalité et devient malgré elle l'héroïne d'un roman noir plein de chausse-trapes où les apparences sont toutes trompeuses.
    Cruel et narquois, ce texte commence comme un conte de fées mais tourne rapidement au roman fantastico-érotique, une histoire où le vice l'emporte souvent sur la vertu.
    " J'ai écrit ce livre parce que j'ai l'amour du mystère qui est à la base des vieux contes, des superstitions et de tels livres romantiques, composés en caractères gothiques, qui m'ont fait parfois des clins d'oeil sans consentir à me livrer leur contenu. "

  • Au nom des miens Nouv.

  • Pour le commissaire Fredrik Beier, cette affaire s'annonçait comme une simple enquête de routine, dans sa vie monotone et procédurière : la disparition d'une jeune femme et de son fils, membres tous deux d'un groupe de fondamentalistes chrétiens, baptisé « La Lumière de Dieu ».
    À ce détail près qu'il s'agissait de la fille de Kari Lise Wetre, une femme politique charismatique et très en vue au sein du parti social-démocrate norvégien. Et que ladite « Lumière de dieu », engagée dans une apparente vendetta religieuse, se révèle servir de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, dans le cadre de recherches scientifiques visant à perpétuer la pureté de la race blanche. Scènes de massacre, mutilations, attentats. Commence alors la chasse à l'homme, avec l'intrusion d'un sniper sans visage déterminé à éliminer tous les témoins, toutes les traces.
    C'est ainsi que la modeste enquête de Fredrik Beier est devenue une affaire d'État. Elle menace à présent de lever le voile sur un tabou en Norvège : la collaboration avec l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Secondé de sa partenaire, l'étonnante Kafa Iqbal, Fredrik ne devra négliger aucune piste, aucun indice, dans cette plongée en eaux troubles, qui brouillera ses repères et fera vaciller ses dernières certitudes...

  • Tous ceux qui aiment Hubert Reeves adoreront l'original professeur suédois Ulf Danielsson. Cet excellent conteur, qui ne recule devant aucune grande question, entend en effet nous aider à renouer avec l'univers.
    Le jeune professeur de l'université d'Uppsala, spécialiste de cosmologie, a fait le constat du désarroi de nos contemporains quand ils s'interrogent sur le monde. La religion offrait autrefois une vision, rappelle-t-il, mais " à notre époque laïcisée, un certain vide l'a remplacée ". Dès la préface de son ouvrage, qui a été un best-seller en Suède, Ulf Danielsson expose très clairement son objectif : " montrer l'inconnu et le merveilleux du monde réel ". Et voilà comment, par la magie du récit, une grenouille observe des photons venus de la Lune, les niveaux d'énergie de l'atome deviennent des cordes de guitare, la terre une toupie géante, la comète West une éblouissante apparition dans la constellation du Verseau, etc.

    Comment les planètes tournent autour des étoiles, que sont les trous noirs, les atomes, l'espace et le temps. L'auteur rend hommage aux grandes figures de la science qui ont su échafauder des hypothèses, mener des expériences, imaginer des lois nouvelles, afin de permettre une meilleure compréhension de ce tout ce qui nous entoure.
    De façon habile, Ulf Danielsson sait nous rendre proches de ces grands personnages qu'ont été Galilée, Newton ou Einstein, mais aussi Planck, Boltzmann ou Hypatie, première femme à avoir contribué au développement des mathématiques et qui fut assassinée par une foule chrétienne en 415 ap. J.-C., dans une rue d'Alexandrie. Chaque titre de chapitre renvoie à l'un de ces grands penseurs de l'histoire humaine, qu'il soit philosophe, scientifique, religieux, écrivain (Platon, Pythagore, Saint Augustin, Strindberg.).

    Un ouvrage au ton très personnel et original qui entend tisser tous les liens possibles entre les données de la science, notre quotidien et aussi les grandes oeuvres qui, de tout temps, ont enflammé l'esprit des hommes.
    Une grande part de l'originalité du livre réside par ailleurs dans ce que l'auteur ajoute à toutes les connaissances scientifiques exposées de façon agréablement vulgarisées. Il ne faut pas oublier les mythes et légendes (sagas islandaises, le pays magique du monde de Narnia.), les grands poèmes tels ceux de Lucrèce, etc., rappelle Ulf Danielsson. Ces récits continuent d'enrichir notre vision du monde. Sans renier les apports extraordinaires de la science, on ne saurait nier non plus le besoin de sens éprouvé par l'être humain.

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