Parascolaire

  • En 1949, Harry Lime disparaît mystérieusement à Vienne, triste décor de ruines enneigées encore marqué par la Seconde Guerre mondiale. Un ancien ami, Rollo Martins, décide d'enquêter et découvre qu'Harry était en réalité un trafiquant de drogues sans foi ni loi. Le récit est ponctué par la recherche d'un « troisième homme », une ombre que l'on a du mal à percevoir.
    Le Troisième Homme, qui compte parmi les plus célèbres romans policiers de Graham Greene, a été écrit comme un préambule au scénario du film de Carol Reed, tout comme Première désillusion, qui lui fait suite dans ce volume.

  • Que se passe-t-il dans la tête d'un enseignant quand il se retrouve seul face à sa classe ? Alors qu'on ne cesse de répéter que le bateau coule, pourquoi rester prof ou le devenir ? Sophie Mazet a voulu répondre à ces questions par un témoignage personnel, à la fois positif et combatif.
    « Vous êtes prof ! Et ça va, ce n'est pas trop dur ? » Voilà sans doute la phrase que Sophie Mazet a le plus souvent entendue lors de la promotion de son précédent livre. Pourquoi la profession d'enseignant suscite-t-elle autant de compassion ? Le métier est-il si éprouvant ? Si, objectivement, la situation de l'Éducation nationale n'est pas toute rose, pour Sophie Mazet, elle est loin d'être aussi épouvantable qu'on le dit. Pour preuve, les statistiques montrent que les enseignants se disent majoritairement heureux dans leur travail (à plus de 70 %). Ce sentiment est pourtant loin d'être le plus audible dans le débat public sur l'éducation, plus enclin à mettre en avant le fameux « malaise enseignant ». Comme à son habitude, Sophie Mazet a d'abord voulu tordre le cou à certaines idées reçues : oui, on peut encore prendre des initiatives, être inventif et faire progresser les élèves dans l'enseignement public. Mais il faut en avoir envie et ne pas se contenter d'une formation purement théorique. Quelles peuvent être les motivations d'un prof pour qu'il se lève chaque matin et aille faire cours à ses élèves ? L'objectif de la seule transmission d'un savoir est-il suffisant ? Pas forcément. Ouvrir l'esprit des élèves, en faire des personnes capables de penser de façon autonome sont des buts tout aussi gratifiants. L'élément essentiel du métier d'enseignant tient au moins autant à la relation entretenue avec les élèves qu'avec le contenu même du cours. Pour autant, un professeur doit-il « aimer » ses élèves ? Enseignants et élèves peuvent-ils se « comprendre » ? Quelle est la bonne distance à garder ? C'est sur ces questions délicates que se penche Sophie Mazet. Maintenir l'équilibre entre fermeté et bienveillance, rester à l'écoute, s'adapter tout en gardant en tête ses objectifs, telle est sa méthode pour faire avancer un élève, même réfractaire. Nourri de son expérience personnelle et d'une passion communicative pour le métier qu'elle a choisi, ce témoignage, énergique et stimulant, fourmille d'anecdotes et de reparties d'élèves hilarantes - mais toujours pertinentes -, regorge d'astuces et de suggestions pour améliorer le rapport prof-élève et apprendre à rester zen.

  • Il aura suffi d'une circulaire envoyée en novembre 2005 par le ministre de l'Éducation nationale Gilles de Robien pour relancer le débat sur l'apprentissage de la lecture... Alors, êtes-vous méthode globale ou syllabique, façon b.a.-ba ?
    Croyez-vous au bain de lecture quotidien ? - quel enfant n'a pas vu écrits autour de lui les mots " bus ", " boulangerie ", " pharmacie " ? Si oui, vous êtes " globale ". Ou pensez-vous que, finalement, l'essentiel est de comprendre comment fonctionne notre code écrit et de savoir relier les lettres aux sons comme nous le faisions autrefois ? Là, vous êtes " b.a.-ba ". Pour le ministre, c'est clair, il faut abandonner la méthode globale et revenir de toute urgence au déchiffrage ! Pourquoi pas... Mais que fait-on alors avec les mots " monsieur ", " femme ", " c'est ", je " suis ", elle " est "... Toutes ces expressions impossibles à déchiffrer mais si courantes dans notre langue oe
    Concrètement, quelle méthode faut-il préconiser ? Réponse : les deux, autrement dit, la " méthode mixte " ! Semi-globale ou semi-syllabique, suivant le camp que l'on défend. Voilà bien longtemps que les enseignants la pratiquent pour apprendre à nos enfants à lire.
    La méthode 100 % syllabique est comme le solfège en musique, on ne voit pas tout de suite à quoi ça va servir... Elle favorise les enfants qui comprennent déjà le rôle et le sens de l'école. La méthode semi-globale donne du sens à la lecture et aide les enfants les moins privilégiés à s'accrocher. Comme nous l'explique concrètement Laure Dumont, tout est affaire de dosage, laissé en général au seul jugement du professeur en fonction de son expérience et des difficultés rencontrées par ses élèves (il n'y a pas en France d'évaluation de ces méthodes).
    Alors pourquoi débattre ? Quels sont les enjeux idéologiques (et financiers) de cette guerre des méthodes d'apprentissage de la lecture ? Laure Dumont, journaliste passionnée par le monde scolaire, a mené une enquête approfondie qui intéressera les parents autant que les professeurs.
    Depuis plusieurs années, l'école fait l'objet d'attaques violentes sous la plume d'enseignants " révoltés " (notamment : Marc Lebris, Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ; Jean-Paul Brighelli, La Fabrique du crétin ; Rachel Boutonnet, Journal d'une institutrice clandestine)... Faut-il rétablir les bonnes vieilles méthodes, l'élitisme de la sélection et revenir à l'école de papa ? La France est-elle en train de renoncer à son mouvement de démocratisation de l'enseignement (qui a connu, il est vrai, des résultats mitigés, voire douloureux depuis plus de cinquante ans) ? Pour nous aider à nous faire une idée plus précise, Laure Dumont a interrogé pédagogues, enseignants et chercheurs, associations de défense de l'éducation, parents d'élèves, éditeurs de manuels scolaires. Elle a aussi rencontré des anciens ministres et observé ce qui se faisait à l'étranger. Au terme de cette lecture, chacun pourra donc choisir son camp en toute connaissance de cause !

  • Quelle Histoire de France enseigner aux lycéens d'aujourd'hui ? Ainsi pourrait-on résumer l'interrogation de Didier Nativel, professeur d'histoire-géographie au lycée Jean-Jaurès, à Argenteuil, en ZEP. L'histoire en France s'apprend toujours et prioritairement à l'école avec un programme officiel, des directives et des manuels. Il a fallu déjà assumer la double mémoire de Saint Louis et des bûchers cathares, de Versailles et des dragonnades, aujourd'hui elle doit assumer les crimes de la colonisation ou la traite négrière dans les villes portuaires de l'Atlantique, et la collaboration.
    Né à Madagascar, Didier Nativel ressent mieux que quiconque l'épineuse question de la montée en puissance des enjeux de mémoire et des revendications identitaires. Génocide arménien, Shoah, lettre de Guy Môquet, films comme Indigènes ou La Rafle, burqa, autant de sujets qui font irruption dans la classe, devenue un lieu de confrontation permanente.
    Ce professeur sait parler avec légèreté et humour des problèmes rencontrés avec ses élèves, pour la plupart paumés et sans repères, à qui il veut donner un accès au passé pour mieux comprendre le présent. Il nous fait comprendre la responsabilité écrasante qui - le plus souvent à son insu - repose sur les épaules du professeur, lequel oublie trop facilement qu'il est des paroles qui marquent, des regards qui humilient ou qui rassurent, voire des lectures qui décident d'une vocation ou bouleversent le cours d'un destin.
    Dans un récit alerte, Didier Nativel raconte son expérience au quotidien et pose un regard plein de compréhension sur la jeunesse actuelle avec ses codes et son langage. Il évoque aussi les étonnements de sa carrière d'enseignant au contact de ses collègues et de l'administration. Son livre, enfin, propose une série de propositions pour remettre notre système éducatif sur des rails.

  • Un fils d'institutrice et un ancien instituteur (tous deux romanciers) se sont rencontrés un jour en Cévennes.
    Ils se sont racontés des histoires d'école, et ils ont évoqué cette morale d'autrefois, cette formidable morale laïque et civique qui a sauvé la République et pour ainsi dire construit la France dans laquelle nous vivons. Aujourd'hui, où l'heure semble au " retour de l'éducation civique ", sait-on seulement ce qu'elle a été ? Comment et à quel prix elle fut efficace ?
    Pour nous faire sourire, nous hérisser, et nous faire un peu réfléchir aussi, Jean-Daniel Baltassat et Michel Jeury nous proposent le fruit de leur enquête dans les archives de l'école...
    Ni l'un ni l'autre n'ont la nostalgie d'un mythique âge d'or, et c'est avec autant de férocité que de tendresse qu'ils se souviennent du temps des diatribes sans mesure et du bonnet d'âne qui coiffait les fortes têtes.
    " Pourquoi les méchants sont-ils malheureux ? Et pourquoi l'homme bon est-il heureux ? " Si les " Hussards " de la République ont échoué à nous convaincre qu'ils détenaient la réponse à ces questions, peut-être leurs errements nous aideront-ils à mieux voir ce que l'école, aujourd'hui, peut encore tenter pour former de " bons citoyens ".

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