Saint Simon

  • Apocalypses : de l'Antiquité à nos jours Nouv.

    Cet ouvrage est une histoire générale des catastrophes, non seulement des pandémies, mais de toutes sortes de désastres, qu'ils soient géologiques (les séismes) ou géopolitiques (les guerres), qu'ils soient biologiques (les pandémies) ou technologiques (les accidents nucléaires). Astéroïdes, éruptions volcaniques, événements climatiques extrêmes, famines, accidents désastreux, dépressions, révolutions, guerres et génocides : toute la vie est là, et une bonne partie de la mort. Sans cette mise en perspective, comment pourrions-nous envisager notre catastrophe, n'importe quelle catastrophe ?

  • Le pouvoir de l'art

    Markus Gabriel

    Dans ce livre, l'auteur traite de la question suivante:
    "Comment l'art a-t-il pu devenir si puissant que nous ne puissions même pas imaginer une réalité qui ne soit pas gouvernée par ses paramètres ? Dans le monde des objets environnants, l'art est la règle et non pas l'exception. Et pourtant beaucoup se demandent si l'art ne pourrait pas être l'expression de quelque chose de plus puissant, quelque chose qui s'exprimerait pas le truchement de l'art sous une forme déguisée ?" L'auteur y "conteste l'idée que l'art est contrôlé par une quelconque force étrangère et aliénante s'exprimant sous forme d'art. En fait, l'art est réellement incontrôlable. Personne, pas même l'artiste, n'est en position de gouverner l'histoire de l'art. L'art nous contrôle sans nous manifester d'intérêt humain particulier. L'art, pour le dire simplement, est cette superintelligence redoutée par de nombreux critiques des technologies numériques." "Ce qui a le pouvoir sur notre imagination détient le pouvoir absolu sur nous. C'est pourquoi Dieu est encore si puissant, car peu importe au fond que Dieu existe hors de l'imagination des êtres humains. Et n'oublions jamais ceci: tous les monthéismes enseignent que l'être humain a été créé à l'image de Dieu, c'est à dire, comme une intelligence artificielle, une façon d'être exécuté dans un corps".

  • Ses trois postes en Afghanistan sur une période de 20 ans ont permis au diplomate Jean-Yves Berthault d'être un témoin privilégié de l'histoire contemporaine de ce pays et d'en connaître les principaux protagonistes. A Kaboul, où l'Ambassade de France ainsi que sa propre résidence jouxtaient le Palais, les coups d'état communistes se déroulaient à sa porte ; au bazar, ses contacts parmi les marchands lui ont permis d'avoir la primeur du projet d'invasion soviétique de l'Afghanistan, deux mois avant le 24 décembre 1979 ; depuis son poste d'observation, il a vu les moudjahidines se lever contre l'envahisseur, de Herat à Kandahar.
    Conseiller politique de la mission de l'ONU pour l'Afghanistan en 1997, alors que les Talibans venaient de prendre le contrôle du pays, il a ensuite dirigé l'ambassade à Kaboul après la prise du pouvoir par les Talibans, de 1998 à 2001. La France étant alors le seul Etat de l'Otan à y maintenir une représentation, il se trouvait donc être le seul diplomate occidental en situation de dialogue régulier, tant avec les chefs de l'opposition, le Docteur Abdullah, les Commandants Massoud ou Abdul Haq, qu'avec les membres du gouvernement des Talibans, ou encore l'ancien roi Zaher, qu'il va convaincre à Rome de revenir dans l'arène politique. Côtoyant les Talibans aussi bien dans leurs ministères que les recevant à l'ambassade à l'occasion de déjeuners d'anthologie, Jean Yves Berthault en dresse des portraits tellement inédits qu'ils suffiraient à justifier ce récit.
    Mais parallèlement, il joue un rôle essentiel en s'efforçant de mener discrètement un processus de réconciliation nationale, découvrant et conseillant Hamid Karzai, alors dans l'opposition, pour en faire l'unique alternative aux Talibans, ce qui adviendra en 2001 lorsqu'il sera nommé Président de la République islamique.
    De ce pays compliqué, il fait revivre la culture, la complexité religieuse, les interdits, la couleur locale, et surtout le peuple, si longtemps et toujours victime. Car malheureusement l'histoire se répète. Après des années d'espoir souvent déçus, les Talibans sont de retour. Il faudra beaucoup de discernement pour négocier le mieux possible avec eux - et difficilement sans eux- l'avenir de l'Afghanistan. La guerre de vingt ans ne prendra pas fin en mai comme il était prévu. A cette date, les troupes américaines, présentes depuis 2001, ne partiront pas.

  • éloge de l'inattendu Nouv.

    Anticiper ce que va être sa vie, ce n'est pas tenter de deviner ce qu'elle sera demain. C'est avant tout faire preuve de méthode et de discernement. C'est accepter de porter un regard différent sur ce qu'est aujourd'hui cette même vie. C'est tenter de déceler en toutes occasions et en tous lieux les germes de son avenir. C'est regarder autrement son présent en prenant le futur comme prétexte. C'est orienter ses décisions et ses choix de vie vers le futur auquel on aspire. C'est enfin accepter avec bonheur et lucidité les aléas de la vie et des bifurcations imprévues du destin. Il appartient à chacun(e) de créer les conditions pour mieux anticiper son futur, de façon à la fois optimiste, raisonnée et créative.

  • Emaillé de nombreuses anecdotes, ce document montre la force de l'habitude et les bienfaits du changement, pour que chacun prenne sa vie en main.

  • Mahbubani analyse la compétition que se livrent la Chine et les Etats-Unis, il en présente les enjeux et prévoit son issue. L'auteur montre que Washington, sûre de sa puissance, cumule les erreurs notamment en augmentant ses dépenses militaires et sans établir une stratégie de coopération internationale sur le long terme. Selon lui, aucun des deux pays n'aurait intérêt à ce que cette rivalité aboutisse à un affrontement militaire, toutefois le conflit géopolitique semble inextricable.

  • Descartes, Euclide, Leibniz, Newton... Cinq ans après l'incroyable succès de La Vie rêvée des Maths, David Berlinski, le célèbre mathématicien philosophe, revient avec un nouveau volume tout aussi captivant. Au fil d'anecdotes historiques, il passe en revue la vie et l'oeuvre des plus grands mathématiciens. Son style accessible et amusé plonge le lecteur dans l'aventure envoûtante et inattendue des mathématiques. Sous sa plume, théorèmes, axiomes, fonctions et démonstrations n'ont plus de secrets. Berlinski réussit l'équation impossible entre les chiffres et les lettres.

  • Quand le capital exploite ses ressources pour régénérer les missions que l'État-providence a de plus en plus de mal à assumer, nous nous orientons vers un modèle de société-providence. Quand les investisseurs sont rémunérés parce que les prisons se vident de leurs détenus, la liberté devient source de bienfaits et de bénéfices. Quand on confronte le chiffre d'affaires d'un groupe industriel aux dommages environnementaux qu'il provoque, on change de paradigme. Le capitalisme n'est plus là pour gagner de l'argent, mais pour créer un nouvel équilibre social et environnemental. C'est le pari qu'expose Ronald Cohen, le père du capital-risque britannique, pionnier de l'investissement social et environnemental.

  • On doit à la famille Solvay l'institutionnalisation des sciences en Belgique. Ces réunions appelées Conseils Solvay, se tiennent encore aujourd'hui et de grands débats s'y déroulent toujours au sujet de nouvelles découvertes. Marina Solvay son arrière-arrière-petite-fille, sous la plume de Catherine D'Oultremont nous offre un témoignage historique inédit de cette remarquable aventure qui se lit comme un roman. À l'industrie, Ernest Solvay avait consacré sa jeunesse et sa maturité. Il avait créé un empire industriel, grâce au développement d'un procédé de fabrication de carbonate de soude (procédé Solvay), avec du sel (chlorure de sodium), du calcaire (carbonate de calcium) et de l'ammoniaque, mis au point avec son frère Alfred. Cet empire est devenu aujourd'hui une multinationale à caractère familial, la société Solvay & Cie.

  • « Il y a des décennies où rien ne se passe ; et il y a des semaines où des décennies se produisent » Lénine (1870-1924).

    Le « monde d'après » n'a fait que renforcer des tendances déjà présentes. Il est désormais clair que le développement humain crée des risques toujours plus grands. Tout autour de nous, la nature proteste : incendies de forêts, ouragans, pandémies, et cela ne fait peut-être que commencer.
    Pour toutes ces raisons la croissance économique sera ralentie. Les inégalités vont s'aggraver, et partout les riches deviendront encore plus riches. Les machines deviennent tellement intelligentes que, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, nous pourrions bien perdre le contrôle de nos propres créations. Les pays se referment sur eux-mêmes, optant pour l'isolationnisme. Les États-Unis et la Chine s'orientent vers une confrontation âpre et prolongée.
    L'heure est grave. Mais nous pouvons encore choisir dans quelle direction aller. Même s'il n'est jamais facile de s'écarter des chemins tout tracés, le bouleversement actuel laisse entrevoir un changement possible. La bonne nouvelle, c'est que rien n'est écrit, et qu'il est encore temps de reconstruire l'avenir.

  • L'Opération Condor relate l'incroyable épopée du professeur et avocat Martin Almada, depuis son enfance misérable dans les terres arides du Chaco paraguayen des années 1930 jusqu'à sa découverte, en 1992, de cinq tonnes de documents TOP SECRET, les fameuses archives de la Terreur, révélant l'existence d'une des plus grandes conspirations du xxe siècle.

    Le plan Condor, déclenché en novembre 1975, instituait un pacte secret de coopération criminelle anticommuniste et contre-révolutionnaire entre les dictatures du Chili, de l'Argentine, du Brésil, de la Bolivie, de l'Uruguay et du Paraguay, avec le concours de la CIA et orchestré par le controversé Henry Kissinger, prix Nobel de la Paix 1973... On estime le nombre de victimes à un demi-million de personnes sur le continent sud-américain.

    En 1978, après mille jours de torture dans les geôles paraguayennes du sanguinaire général Stroessner pour « crime de terrorisme intellectuel », Martin Almada réussit son évasion des griffes du Condor vers le Panama, puis vers la France, qui lui accorde l'asile. Pendant dix ans il travaille au sein de l'Unesco et il va, à son tour, traquer le Condor.

    Suivant les traces de ce personnage hors du commun et ses rencontres avec le pape François, Stéphane Hessel, Costa-Gavras, Daniel Balavoine ou encore Pierre Rabhi, Pablo Daniel Magee nous plonge au coeur des rouages géopolitiques de cette machination sur fond de Guerre froide.

    Après une enquête obstinée menée depuis son exil, Martin Almada est devenu un symbole de la lutte pour la justice. Il est considéré aujourd'hui comme le premier des lanceurs d'alerte. En 1997, Jacques Chirac lui remet la médaille des Droits de l'homme et, en 2002, il reçoit le prix Nobel Alternatif. Pourtant, comme Martin Almada ne cesse de le rappeler au vu des événements actuels en Amérique latine, « Le Condor vole toujours ».

  • Le christianisme est à la fois le legs le plus durable de la civilisation antique et l'événement le plus transformateur de l'histoire de l'Occident. Aujourd'hui même, ceux qui abandonnent en nombre croissant la foi de leurs ancêtres et considèrent la religion comme pure superstition en portent toujours la marque distinctive.

  • Nous croyons qu'Amazon est le plus grand supermarché en ligne au monde ? Et pourtant, si l'on décortique son compte de résultat, on observe que le groupe de Jeff Bezos est surtout le roi du « cloud computing ». Sa filiale spécialisée, AWS (Amazon Web Services) a la main sur un tiers du cloud mondial, et cette activité génère les deux tiers des résultats opérationnels du groupe. Nous croyons que, avertis par des milliers d'articles et des centaines d'essais, nous pouvons désormais avoir la main sur nos données et qu'une manipulation de l'opinion en vue de faire basculer une décision ou une majorité politique ne peut plus arriver? Méfions-nous de cet excès de confiance. Le système mis au point par des sociétés telles que Cambridge Analytica continue d'exister. Des robots sévissent toujours sur les réseaux sociaux pour nous influencer, dans nos décisions de citoyens, d'électeurs, de consommateurs. Le livre noir du marketing digital continue de s'écrire. Est-ce pour cela que l'Europe doit tourner le dos au progrès, s'abandonner dans un nouveau moyen-âge et laisser prospérer les géants industriels sur d'autres continent, se contentant de consommer, de payer et d'obéir ? Il nous semble au contraire que l'Europe est la région du monde la mieux à même de développer un nouveau modèle, alliant les avantages indéniables de cette nouvelle industrie numérique et les valeurs humanistes de nos démocraties libérales.

  • Visionnaire hors du commun, Orwell révèle tous ceux qui se frottent à lui. Que certains gauchistes le traitent de « réac » et voilà qu'ils laissent apparaître sous leur plume une trouble fascination envers les systèmes répressifs. Qu'une universitaire féministe le raille pour son « conservatisme sexuel » et voila qu'on découvre au hasard de ses lettres, de ses articles ou de ses journaux une attention à la condition féminine bien en avance sur son temps. Un voyage dans l'un des univers littéraires les plus originaux du siècle dernier : Aujourd'hui encore, la pensée d'Orwell n'a rien perdu de sa pertinence et de son indépendance, à notre époque où les débats politiques se résignent au consensus. Or face au nouveau fascisme du terrorisme et de sa contrepartie étatique, la pensée libertaire est un réconfort et une arme. Ce n'est pas une biographie sur Orwell, mais une réflexion iconoclaste sur son oeuvre : Hitchens ne signe pas là une biographie « à l'américaine », l'énorme pavé fourmillant de détails personnels, mais une réflexion alerte, iconoclaste et documentée. On n'en attendait pas moins de l'essayiste et journaliste qui, entre autres, n'a pas eu peur de s'attaquer aux néo-bondieuseries à la Mère Teresa...

  • Gerhard Richter, né en 1932, est aujourd'hui considéré comme « une des figures majeures de la peinture contemporaine », comme l'appela le Centre Pompidou lors de l'une des grandes rétrospectives qui lui ont été consacrées ces dernières années. C'est aussi un artiste au destin exceptionnel, qui a réussi à imposer son style personnel après avoir traversé la dictature nazie et avoir échappé au régime d'Allemagne de l'Est. C'est cette vie que raconte ce livre, adaptation du scénario d'un film qui sortira au mois d'octobre réalisé par l'auteur de La Vie des autres, Oscar 2007 du meilleur film étranger.
    Dans ce récit librement inspiré de la vie de Gerhard Richter - dans une interview récente, l'auteur et réalisateur explique qu'il laissera au lecteur le soin de faire la part du réel et du fictif -, Florian Henckel von Donnersmarck suit le fil de l'existence de l'artiste (ici sous le prénom de Kurt) depuis l'arrivée du nazisme, avec la visite de l'exposition L'Art dégénéré à Dresde, jusqu'au début de sa carrière de peintre. La mort de sa tante Elisabeth, une femme superbe, dotée d'un profond sens artistique, mais éliminée par les nazis pour « schizophrénie », le suicide de son père, la rencontre avec sa future épouse, Ellie, ses débuts à l'académie des beaux-arts de Dresde, son passage à l'Est et son entrée à l'académie de Düsseldorf, un creuset de l'art contemporain, alors dirigé par Joseph Beuys, où Richter trouvera son style et fera ses premiers pas d'artiste.
    À ce récit biographique se mêle l'histoire d'un gynécologue, Carl Seeband, ancien SS membre de « Aktion T4 » au cours de laquelle furent éliminés plusieurs dizaines de milliers de handicapés et de malades mentaux - dont la tante de Richter. Emprisonné par les Russes à la Libération, Seeband se « rachètera » en sauvant la femme et l'enfant à naître du commandant russe du camp de prisonniers. L'ancien nazi fera une brillante carrière en RDA avant de passer à l'Ouest et de redevenir directeur de clinique. Homme de pouvoir, manipulateur, brutal, Seeband est aussi le père d'Ellie, la compagne de Kurt. À travers son histoire, Florian Henckel von Donnersmarck nous fait revivre l'histoire agitée et ambiguë de ces scientifiques du XXe siècle qui ont servi tous les régimes sans aucun cas de conscience. C'est pourtant un artiste, ici, qui aura raison du criminel.
    Oeuvre sans auteur est un film et un récit palpitant, où la violence se mêle constamment à la tendresse, l'épaisse brutalité à la plus grande subtilité esthétique, pour produire un récit aussi émouvant et intelligent que les tableaux de l'artiste dont il dépeint la vie.

  • Quelle est l'origine de la tyrannie ? Pourquoi ce surgissement de dictateurs sanguinaires, narcissiques ou paranoi¨aques ? Comment se propage la le`pre de la de´magogie ? Peut-on encore croire aux princes qui nous gouvernent ? Pourquoi la foule trahit-elle le peuple ?

    Comment de´crypter un monde plein de bruit et de fureur ? Re´ponse de Stephen Greenblatt, professeur a` Harvard et prix Pulitzer : relisez Shakespeare !

    De l'ascension de Richard III a` la conjuration de Macbeth en passant par les luttes fratricides pour le tro^ne du roi Lear, le dramaturge nous propose la meilleure analyse d'un monde contemporain devenu fou.

    Projetant ses personnages dans la Rome antique (Coriolan) ou l'Angleterre me´die´vale (Henri V), le the´a^tre de ce mai^tre e`s ruses donne les cle´s du chaos actuel.

    Manquait un politologue capable d'expliquer ? Greenblatt nous renvoie a` ce monument de la litte´rature universelle qui sonde et de´chiffre les soubresauts des affaires humaines, amplifie´s par la Rumeur - nos fake news - ce personnage charge´ de propager des ve´rite´s de´forme´es par les passions et les fantasmes.

    Il faut lire Greenblatt. Pour rede´couvrir Shakespeare et mieux comprendre notre monde.

  • Comment participer au monde de demain ? Comment être acteur et non seulement spectateur ?
    « Faire davantage confiance à son flair et à son intuition qu'à sa raison. Jésus en son temps le soulignait déjà ».
    Comme ses précédents livres Hesna Cailliau s'inspire de la pensée chinoise et orientale.

  • Dans cet ouvrage profondément personnel, Timo Honkela présente l'idée d'une Machine de paix qui aiderait l'humanité à créer un monde pacifique. La Machine de paix se fonde sur l'intelligence artificielle, l'apprentissage automatique et d'autres techniques appelées à se développer. Son objectif premier est d'accroître la compréhension entre les personnes, de calmer les tempêtes émotionnelles entres les communautés et de promouvoir la justice grâce à la technologie. L'intelligence artificielle n'est pas le mal radical et destructeur que nous décrit la science-fiction. Elle nous apporte au contraire l'espoir d'atteindre un état meilleur. Avec les machines de paix, l'humain pourra surmonter les limites de sa pensée consciente. Le temps des machines sages est proche.

  • Lauréat du prix Pulitzer, journaliste et auteur de nombreux best-sellers, Ron Suskind relate comment son fils Owen, subitement frappé d'autisme à l'âge de trois ans, retrouve petit à petit une vie « normale » grâce aux dessins animés de Disney.

    Owen a perdu la parole et tous ses repères, mais les dessins animés si expressifs de Walt Disney, qui puise ses histoires dans les contes et les mythes les plus anciens de l'humanité, raniment en lui des émotions enfouies. En les visionnant, il réapprend de lui-même à parler en récitant par coeur les dialogues, à lire grâce aux génériques, et à dessiner en recopiant les personnages. En entrant à leur tour dans le monde animé de leur fils, les parents parviendront à le réinsérer dans le monde réel.

    Ce récit véridique est l'histoire de la résilience de toute une famille, de sa persévérance et de son dévouement face à l'un des drames de l'enfance les plus actuels et les plus importants de notre époque. C'est aussi un message d'espoir pour tous les enfants autistes et leurs familles. Et un témoignage du pouvoir de ces contes auxquels nous revenons tous un jour pour mieux vivre et animer notre vie.

  • La cible

    Sandro Gozi

    Après une brillante carrière politique en Italie, Sandro Gozi a été élu député européen sur la liste française Renaissance en mai 2019. Européen engagé, il est convaincu que la construction d'une démocratie européenne ne peut se faire sans un véritable mouvement politique transnational.

    Symbole de cette nouvelle Europe, il devient aussitôt la cible d'attaques violentes quand il est appelé par Édouard Philippe à entrer à Matignon en tant que conseiller aux Affaires européennes. Dénonciations anonymes, demandes de déchéance de nationalité, campagnes médiatiques haineuses... Entre coups bas et farouches oppositions des partis extrémistes des deux côtés des Alpes, Sandro Gozi choisit d'encaisser les chocs.

    Entre la France, l'Italie et la Belgique, à travers ses souvenirs et récits de campagnes, Sandro Gozi nous emmène sur ce long et sinueux chemin qui le conduira au Parlement européen. Il décrit les passages clés de la politique européenne qu'il a vécus « de l'intérieur » et décortique sans langue de bois les hypocrisies et les erreurs des protagonistes de l'Union.

  • Tom Holland a consacré son oeuvre aux grands empires de l'Antiquité. Dans À l'ombre de l'épée, il nous raconte une histoire d'une ampleur mythologique : la fin de l'ancien monde et la naissance d'une nouvelle puissance, l'Islam. Écrite dans une langue éloquente, vive et ciselée, cette vaste fresque se veut aussi une étude fouillée : l'auteur aborde ici une réflexion qui, depuis des décennies, fait matière à débat : l'Islam est-il né d'emblée comme une religion pleine et entière, forte de tous ses fondements et préceptes, ou a-t-il connu une croissance et une évolution progressives, à partir du terreau de l'Antiquité ?
    Cette question n'a rien de scholastique, et Tom Holland nous la présente avec un sens du récit et de la tension dramatique qui n'a d'égal que son érudition, toujours accessible. Son étude s'appuie sur plusieurs travaux et se fonde sur un constat : la plus ancienne biographie de Muhammad (ou Mahomet) date de deux siècles après sa mort, ce qui laisse planer l'incertitude sur son exactitude historique. Plus encore, cette chronique du Prophète contredirait le Coran lui-même.
    Jamais manichéen, Tom Holland sait faire vivre ces figures historiques et religieuses avec autant d'esprit que d'empathie. L'émergence de l'empire arabe se déploie dans ces pages en une histoire étourdissante, nourrie d'épisodes tragiques, de personnages stupéfiants et de conquêtes écrasantes. Elle s'inscrit dans une autre histoire plus vaste, celle des monothéismes, entamée dans le monde ancien, et qui fonde notre monde moderne.

  • Pour vivre ensemble et s'accepter, les hommes ont besoin de partager des valeurs, et quelque chose de plus grand qu'eux-mêmes qui peut s'appeler le sacré. Mais il leur faut aussi, dans la vie quotidienne, dépasser les égoïsmes et les peurs, l'agressivité et l'avidité: les instruments de ce dépassement s'appellent les vertus. Ce ne sont pas des vérités dogmatiques ni des impératifs catégoriques: elles se construisent et se fortifient tout au long d'une vie d'expériences et d'épreuves.
    Les vertus sont au point de jonction de la spiritualité et de la morale, avec un penchant pour la première, car ce sont elles qui choisissent de s'exercer ou non. Exigeantes les vertus, mais libres ! Il n'y a pas de vertus isolées, elles sont toutes dans le voisinage les unes des autres comme si, tel un collier de perles, un fil peu visible mais résistant les reliait.
    De même, on cherche ce qui relie les hommes et les femmes de cultures différentes, de quelle commune humanité ils peuvent se reconnaître: la pratique des vertus est une réponse à valeur universelle. Si l'art rend le monde plus beau, la vertu contribue à le rendre meilleur, c'est-à-dire plus juste et donc plus pacifique.

  • Savez vous que 7 français sur 10 aimeraient changer de vie (OpinionWay,2016)? et que 20% se disent prêt à tout quitter afin d'aller à la rencontre d'eux-même, de se réaliser pleinement et de vivre l'autre vie qui les attend?

    Mais pourquoi changer de vie ? Et changer quoi, pour aller où, avec qui, pour quelle existence ? Et si ce n'était pas le bon choix ? Et s'il valait mieux se contenter de ce que l'on a ? Notre monde moderne est certes riche de possibilités, de bifurcations et d'opportunités inattendues. Mais le possible et l'opportun sont-ils toujours souhaitables ?
    Chacun a le droit de vouloir changer de monde. Mais l'optimisme du rêve se heurte parfois durement au mur de la réalité, laquelle ne se laisse pas bouleverser si facilement. Pourtant, le changement de vie - qu'il soit choisi ou subi - obéit toujours aux mêmes principes simples : réflexion préalable, prise de décision et passage à l'action. Omettre une de ces étapes, c'est prendre le risque de rater la bifurcation, de se fourvoyer dans des chemins de vie sans issue, et de le regretter ensuite.
    Dans cet essai pragmatique et qui appelle à l'action, Philippe GABILLIET nous rappelle que s'il peut être légitime de vouloir changer de vie, il est toujours préférable de le faire avec discernement, en se posant en temps et heure les bonnes questions sur soi, sur les autres et sur la vie à laquelle on aspire.
    C'est la raison pour laquelle l'auteur entreprend - à travers cinq leçons nourries d'exemples - de nous accompagner pas à pas tout au long des étapes qui font les changements de vie réussis.

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