Tallandier

  • La vie de Winston Churchill, homme d'État et homme de guerre exceptionnel, est un roman ; elle est ici racontée comme tel, sans un mot de fiction.
    Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs e témoins, ce récit épique mené brillamment par François Kersaudy montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle.

  • Alexandra David-Neel est la plus célèbre des exploratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu'Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?
    Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L'ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.
    Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu'elle a portés traduisent ce cheminement vers l'invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel. Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d'une femme en avance sur son temps.

  • Qui aurait pu imaginer un basculement du monde vers l'Asie, dominé par la Chine ? Ou la renaissance de l'islam sous une forme politique et guerrière ? En Europe, qui aurait pu prédire un tel regain de l'extrême droite et du populisme ? En France, qui aurait pensé qu'Emmanuel Macron deviendrait président de la République ?
    Interrogé par Emmanuel Laurentin, Marc Ferro porte son regard d'historien sur l'actualité. Il montre comment les grandes tendances d'aujourd'hui plongent dans le passé et ne sont jamais à l'abri de retournements. Décidément, l'Histoire nous réserve quelques surprises et il est bien difficile de trouver une logique aux bouleversements de notre temps.

  • L'Eglise en procès ; la réponse des historiens Nouv.

    Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ?
    L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ?
    L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ? Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.

  • Savez-vous que Mozart était franc-maçon ? Que Beethoven était fasciné par Bonaparte ? Que François-Joseph Gossec a mis en musique la Révolution française ? Que Strauss s'accommoda des nazis et que Chostakovitch résista à Staline ?
    Face au pouvoir, la plupart des musiciens se sont engagés et ont choisi d'entretenir avec les puissants des rapports d'admiration, de séduction ou d'opposition... De Lully courtisan du Roi-Soleil à Verdi chantre de l'unité italienne, d'Hector Berlioz partisan des Trois Glorieuses à Mikis Theodorakis affrontant la dictature des colonels, Laure Dautriche nous invite à suivre le parcours singulier de treize génies pris dans les tourments de l'Histoire. Plongée dans les révolutions, les guerres ou les dictatures, leur musique a toujours fini par triompher.

  • L'apparition de la médecine, comme l'invention des dieux, est marquée par le refus du mal. L'animal le subit, l'homme a toujours voulu l'affronter. Depuis ses balbutiements, 3 500 ans avant notre ère, jusqu'à la révolution du XIXe siècle et l'avènement de la médecine moderne aux XXe et XXIe siècles, l'art de soigner et de soulager les souffrances n'a jamais cessé d'évoluer.
    À travers ses progrès parfois chaotiques et ses bouleversements, avec ses praticiens brillants - Hippocrate, Ambroise Paré ou Bichat - comme avec ses docteurs obscurs, l'histoire de la médecine est une aventure faite de convictions, de doutes et de passion.

  • Cléopâtre

    Maurice Sartre

    Cléopâtre est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Une femme d'État, en somme !

  • L'histoire de Rome est inséparable de ses guerres. De 509 à 338 av. J.-C., la cité mena un « struggle for life ». Puis, elle s'empara, de 338 av. J.-C. à 106 ap. J.-C., de tout le bassin méditerranéen, et elle finit par contrôler un domaine immense. En 406-410 ap. J.-C., elle le perdit.
    Ce livre présente les guerres que Rome a gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, et celles qui ont été perdues. Il montre la supériorité des techniques de combat, de l'armement, de l'organisation et d'un art du commandement sans faille, qui s'est peu à peu éteinte au sein d'un empire confronté à de nouveaux ennemis. En étudiant les sources, les textes, l'épigraphie et les dernières découvertes de l'archéologie, Yann Le Bohec exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées, et fait le vivant récit d'une milice de paysans qui a fini par dominer le monde.

  • Juifs et musulmans en Palestine et en Israël ; des origines à nos jours Nouv.

    En Palestine, juifs et musulmans ont longtemps vécu ensemble avec harmonie. Lors du partage en en deux territoires distincts, l'un arabe, l'autre juif, cette cohabitation s'arrête brutalement. Juifs et arabes sont-ils condamnés à une guerre sans fin ? Sous l'Empire ottoman (1516- 1917), juifs et musulmans vivent pacifiquement à l'intérieur du cadre défini par la charia. Vers la fin du XIXe siècle, ces traditions de vie commune disparaissent peu à peu avec l'arrivée des premiers colons sionistes.
    La période du mandat britannique (1918-1948) transforme les relations entre les deux communautés et sème les germes du conflit meurtrier qui déchire le pays à la suite de la résolution du novembre des Nations unies sur le partage de la Palestine entre les arabes et les juifs. Depuis, les deux peuples ne cessent de s'affronter dans un conflit qui apparaît comme l'un des plus longs de l'histoire contemporaine. Grâce aux archives des minutes du tribunal islamique de Jérusalem, Amnon Cohen retrace l'histoire de la Palestine depuis la conquête du territoire par les Arabes musulmans au VIIe siècle jusqu'à la création de l'État d'Israël en 1948. Sans parti pris, il démontre qu'en prenant la voie du compromis au lieu de la confrontation, la coexistence entre juifs et arabes peut être rétablie.

  • Qui a trahi Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui se trouve derrière l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ?
    Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers des services secrets récemment déclassifiés. Il lève ainsi le voile sur la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. Il a rassemblé des informations inédites sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant les réseaux clandestins.
    Cette enquête palpitante enrichit l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

  • Une histoire des pirates ; des mers du Sud à Hollywood Nouv.

    Du début du XVIe au milieu du XVIIIe siècle, les pirates sillonnent les routes maritimes du globe, des Antilles à Terre-Neuve, de l'océan Indien aux côtes du Pacifique à la recherche de nouveaux butins. Voici l'histoire des« picoreurs des mers » qui se transformèrent en mythe. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient basques, bretons, gascons ou normands, espagnols ou britanniques. Certains avaient un grand coeur, quelques-uns furent des prédateurs. Dès le XVIe siècle, ils écumèrent les mers, traquant les galions isolés et attaquant les colonies espagnoles.
    Héros nationaux, puis personnages de pacotille revus par Hollywood, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes. Grâce à des documents inédits, Jean-Pierre Moreau retrace la véritable histoire des pirates et explique comment ils devinrent des figures de légende.

  • « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! » Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une oeuvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ?
    Voici donc le second tome de ses Mémoires de guerre, une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre.

  • Qui mieux que Gilbert Martineau, consul honoraire de France à Sainte-Hélène de 1956 à 1987, aurait pu établir une chronique minutieuse des années vécues par Napoléon dans l'île de 1815 à 1821 et faire sentir les lieux, le climat, la flore, dire à quel point ce rocher pouvait paraître dérisoire à l'ancien maître de l'Europe. Peindre l'inconfort de Longwood, décrire ces interminables saisons pluvieuses et embrumées, faire revivre ce monde clos où une vétille prenait des allures d'affaire d'État et où la médiocrité et la cupidité d'une grande partie de l'entourage impérial le disputaient à la mesquinerie et à la bêtise de presque tous les Anglais... Avec cette connaissance intime de l'île et de son atmosphère, Gilbert Martineau a pu écrire, à Sainte-Hélène même, le livre complet et documenté qui renouvelle le sujet.

  • 2 juillet 1816. La frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large de la Mauritanie. Cent cinquante passagers sont abandonnés sur un radeau qui dérive pendant treize jours. Quinze seulement survivent. Quatre témoignent de cette expérience hors du commun. Leur récit bouleverse et divise la France de la Restauration. À travers la mise en cause du capitaine, c'est le gouvernement lui-même qui est attaqué. Au-delà de cette dimension politique, les Français découvrent avec stupeur cette aventure tragique et macabre où, sans provisions, les naufragés se sont entretués, les rescapés dévorant la chair des cadavres. Partant des récits des témoins et d'archives inédites, Jacques-Olivier Boudon nous raconte les rebondissements de ce drame qui touche les replis les plus sombres de l'âme humaine.

  • L'ordre des Templiers Nouv.

    L'histoire des Templiers est pleine de mystères : une opération de police dans l'ensemble du royaume de France en 1307, un bûcher à Paris un soir de mars 1314, une malédiction contre un pape veule, Clément V, et un roi arrogant, Philippe le Bel. Et, surtout, un fabuleux trésor jamais retrouvé. Loin des élucubrations habituelles et en véritable historien, John Charpentier raconte le destin de la Milice des pauvres chevaliers du Christ, de sa création à Jérusalem en 1119 à sa dissolution en 1312. Il fait revivre le quotidien de ces soldats de Dieu, engagés dans la guerre sainte, des sables de l'Orient aux marches ibériques. Il suit le procès des moines soldats, concluant, au terme d'un examen des textes, en faveur des accusés. Hérésie ? Aucune trace.
    Débauche ? Calomnie. Alors apparaît la vérité : l'ambition d'un roi voulant asseoir son autorité et humilier la papauté. Quant au trésor du Temple...

  • La Bible est le livre le plus vendu au monde depuis l'invention de l'imprimerie. Sous la plume de spécialistes, juifs ou chrétiens, voici vingt portraits des plus grandes figures de cette saga incomparable.
    D'Adam et Ève à Jésus, d'Abraham à Marie, de Moïse à saint Pierre, du roi David à Marie-Madeleine, les personnages les plus fondamentaux des traditions juive et chrétienne défi lent devant nous avec un souci constant de la narration, mais aussi une fi ne contextualisation historique et une recherche du sens spirituel de leur destinée.
    À l'heure où le fait religieux ne cesse d'interroger, ce livre est une manière plaisante et sérieuse de découvrir le Dieu des juifs et des chrétiens.

  • La traque des criminels nazis Nouv.

    Traquer les criminels nazis, tel est le combat mené par Serge et Beate Klarsfeld depuis cinquante ans. Distribution de tracts, manifestations, sit-in, tentatives d'enlèvement, coups d'éclat - ainsi Beate giflant le chancelier Kiesinger, en novembre 1968, « pour qu'on reparle de son passé nazi » - la « méthode Klarsfeld » prouve leur obstination à débusquer ces anciens criminels qui occupaient encore des postes officiels en toute impunité. Serge Klarsfeld s'est plongé dans les archives de L'Express pour nous raconter, grâce aux plumes aussi prestigieuses que celles de Raymond Aron, Jacques Derogy, Éric Conan, Fred Kupferman ou de Beate Klarsfeld elle-même, la traque d'Eichmann,Mengele, Lischka, Brunner et, bien sûr, de Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987.

  • Histoire de l'Irlande de 1912 à nos jours Nouv.

    Du projet de Home Rule de 1912 promettant aux Irlandais une certaine autonomie au sein du Royaume-Uni aux négociations en cours sur le Brexit, de sa genèse révolutionnaire jusqu'à la crise sanitaire qui a réussi là où les Lois Pénales (1690-1829) avaient échoué, à savoir à empêcher les Irlandais de se rendre à la messe, Alexandra Slaby explore le long vingtième siècle irlandais qui n'est autre qu'une recherche plus ou moins impatiente d'affirmation de souveraineté politique, culturelle, religieuse, sinon économique, vis-à-vis du Royaume-Uni.
    Entre espoirs et désillusions, défaites et victoires, cette histoire raconte la destinée singulière de l'Irlande, la formation de son paysage politique, les origines et le long apaisement du conflit nordirlandais, les scandales institutionnels qui ont ébranlé l'autorité de l'Etat et de l'Eglise, les mécanismes d'une prospérité aussi impressionnante que la sévérité de l'austérité qui s'en est suivie, pour conclure sur les révolutions sociétales toutes récentes.

  • Si les sociétés coloniales des Antilles françaises sont bien connues à travers l'histoire des esclaves, celle de leurs propriétaires restait à faire. Et pour cause : c'est la chronique honteuse de dominants engagés dans une épouvantable entreprise d'exploitation de femmes, d'hommes et d'enfants. Pourtant, l'histoire des esclaves est indissociable de celle des maîtres. C'est celle que raconte Frédéric Régent, à travers le cas de la Guadeloupe. Il suit en particulier le parcours de quatre familles sur huit générations et reconstitue leur installation sur l'île, à partir de 1635. C'est le temps de la culture du tabac, il faut mettre en valeur les terres : ces premiers colons font appel à des engagés, des Européens, qui sous un contrat de servitude subissent de terribles conditions de travail qui préfigurent celles que subiront les esclaves. Par la suite, certains de ces engagés deviennent eux-mêmes des maîtres. Puis avec le développement de la production de sucre, les esclaves sont de plus en plus nombreux à être importés d'Afrique. Ces maîtres ont recours à une extrême violence. Toutefois, du fait du faible nombre de femmes européennes, certains s'unissent avec leurs esclaves. Au gré de la fortune, quelques-uns de leurs descendants passent pour blancs, tandis que d'autres forment la catégorie des libres de couleur. La production de sucre fait la richesse de ces propriétaires. À travers leurs habitations, ils mettent en place des entreprises mobilisant d'énormes capitaux en s'intégrant à une économie connectée au monde. Les maîtres de la Guadeloupe constituent bien un des acteurs moteurs d'une des principales puissances de l'Europe moderne.

  • Que savons-nous des transformations de leur corps ? Quels rôles avaient-elles dans la famille ? Quels étaient leurs tâches quotidiennes, leurs réalisations techniques et leurs talents artistiques ? De quels pouvoirs disposaient-elles ?
    De nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, Claudine Cohen ancre la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmes jusque dans la profondeur des millénaires.

  • En 1936, lors d'un débat houleux aux Communes, le député Churchill lançait à Stanley Baldwin : « L'Histoire dira que vous avez eu tort... Et si j'en suis certain, c'est parce que c'est moi qui l'écrirai ! » Parole tenue : voici une traduction aussi fidèle que possible des Mémoires de guerre du célèbre Premier ministre et prix Nobel de littérature Winston Churchill. Elle est complétée par des commentaires destinés à corriger les omissions, exagérations, approximations et improvisations inévitables chez tout homme d'exception ayant entrepris de faire l'histoire et de l'écrire à la fois.

  • 14 juillet 1919. Un défilé militaire impressionnant consacre l'armée française. Quelques jours après la signature de la paix, le 28 juin, la cérémonie est à la fois un hommage aux 1 400 000 hommes tombés au front et une célébration du triomphe de la France.
    L'armée française a joué un rôle capital dans la victoire sur l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale. Lors des combats gigantesques de 1918, elle s'est montrée la plus grande, la plus moderne et, à partir de l'effondrement allemand, la plus puissante du monde grâce à une industrie de guerre imaginative et performante.
    Michel Goya nous éclaire sur la manière dont cette armée s'est transformée jusqu'à la victoire finale et revient sur le processus qui l'a conduite de la gloire au déclin dans les années qui ont suivi.

  • Homme politique passionné, Winston Churchill analyse son époque avec une clairvoyance presque prophétique et nous décrit les temps agités qui préludent au déchaînement apocalyptique de la Seconde Guerre mondiale.
    Mars 1936, Hitler dénonce le traité de Locarno et envahit la Rhénanie. Trois ans plus tard, il bafoue celui de Munich et annexe la Tchécoslovaquie. Entre ces deux dates, Winston Churchill observe et consigne ces événements annonciateurs de sombres lendemains. Inlassable défenseur de la paix, il ne cesse d'alerter ses contemporains du danger du réarmement allemand et leur recommande de se préparer à un conflit qui semble, hélas, inévitable.

  • La radicalité du mal que le nazisme représente, le nombre insensé de ses victimes et la violence hors norme de ses bourreaux interrogent sans fin voire engendrent une forme de scepticisme.
    Comment les nazis se sont-ils persuadés que la vie sociale et politique reposait sur la « biologie » ? Comment les barrières mentales ont-elles si facilement sauté ? Comment l'antijudaïsme ancien s'est-il mué en Allemagne en un antisémitisme exterminateur ? Comment les meilleurs juristes en sont-ils venus à récuser la morale et le droit communs ? Comment une part de la population a-t-elle fini par croire qu'elle vivait un moment particulier de malheur et de détresse qu'il fallait conjurer de toute urgence ? En somme, par quelle « révolution culturelle » des hommes ordinaires sont-ils devenus des barbares ?

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