Sciences & Techniques

  • Dans une série d'entretiens avec l'icône altermondialiste Vandana Shiva, Lionel Astruc nous livre le regard que porte cette femme combative sur les problématiques du monde contemporain. Elle nous amène ainsi à comprendre pleinement les enjeux actuels, tels que le maintien de la paix et de la démocratie, la souveraineté alimentaire et la préservation des ressources, l'écoféminisme ou encore la liberté des semences agricoles. Elle nous invite à leur faire face et à s'organiser pour identifier des points de basculement qui ne dépendent que de nous.
    À travers un va-et-vient entre les enjeux planétaires actuels et sa biographie romanesque, Vandana Shiva défend des causes profondément ancrées dans son histoire personnelle et qui touchent l'ensemble de l'humanité. Paix, démocratie et capacité à se mobiliser sont des valeurs fortes pour cette femme qui érige la non-violence en règle suprême : ses campagnes pour une «démocratie de la terre» mettent en exergue les liens entre écologie et démocratie, ses travaux de recherche sont participatifs (les paysans jouent le rôle d'experts), ses mobilisations ont pour point de départ la désobéissance civile, les grands soulèvements populaires et la pédagogie par l'exemple. Elle ne cesse de voyager pour encourager les mouvements citoyens actuels, qui prônent une révolution par le bas : ils prolongent la pensée de Gandhi qui a inspiré tout le parcours de cette résistante.
    La liberté des semences est un autre des combats qu'elle mène depuis de très nombreuses années. Partie seule à pied sur les chemins de l'Inde à la fin des années 1980 en quête de semences menacées, Vandana Shiva en est revenue à la tête d'un cortège de cinq cent mille paysans et d'un réseau de cent onze banques de graines. Elle analyse en profondeur les techniques de lobbying appliquées par les multinationales, la mécanique des brevets, ses conséquences et les solutions apportées. Elle appelle à la désobéissance et oeuvre pour la souveraineté alimentaire et la protection des ressources.
    Car, bien qu'alarmés par la perte de souveraineté alimentaire des pays du Sud, les Occidentaux ne réalisent pas que leur propre approvisionnement est menacé à moyen voire à court terme. Dans certains pays, la pression sur les ressources (minerais, eau, bois.) s'est déjà muée en conflit des matières premières. Le retour à une production locale et à une distribution en circuits courts est au coeur des solutions proposées par Vandana Shiva.
    L'écoféminisme, enfin, est l'un de ses fers de lance. Fille d'une pionnière du féminisme, elle considère que le rapprochement des genres est un levier essentiel et incontournable pour remédier à la crise écologique. Elle rappelle que les principes de durabilité et de préservation de la vie, qui font tant défaut aujourd'hui, sont inscrits dans la nature même des femmes et elle analyse le lien profond qui les unit à la biodiversité.

  • Depuis près de cinquante ans, Pierre Rabhi en est persuadé : c'est en nous reconnectant à la terre qui nous nourrit, en prenant le temps de comprendre le miracle qui transforme une graine en de multiples fruits, que nous trouverons les ressources nécessaires pour construire une société véritablement intelligente et pérenne.
    Car, selon lui, l'agriculture tient la place centrale de nos organisations humaines. Elle conditionne non seulement notre capacité à nous nourrir et donc à survivre, mais également la possibilité d'élaborer nos cultures et toutes les activités qui constituent nos sociétés.
    Or, nous sommes aujourd'hui face à un choix. Continuons-nous à favoriser l'agriculture industrielle, responsable de près de 70 % des destructions écologiques sur la planète et de la disparition de millions de petits paysans ? Ou prenons-nous le tournant de l'agroécologie qui, selon nombre d'experts, permettrait de nourrir sainement l'humanité tout en régénérant les écosystèmes ?
    Pierre Rabhi, un des pionniers de l'agroécologie, met les choses au point dans un dialogue passionnant avec Jacques Caplat, chercheur et agronome. À la fois scientifique, politique et philosophique, cet ouvrage éclaire la relation entre l'être humain et la nature, et propose des solutions à mettre en oeuvre par tous.

  • Le «modèle» agricole qui s'est imposé depuis quelques décennies est de plus en plus critiqué en raison de ses conséquences sur l'environnement, l'emploi et la santé humaine ou animale. Pourtant, sa remise en cause est souvent écartée au nom de l'urgence alimentaire : on dit qu'il serait «le seul capable de nourrir l'humanité». Cette affirmation péremptoire interdit le débat et enferme les paysans dans une impasse, dont il est urgent de les aider à sortir. L'objet de cet ouvrage est de lever différents malentendus sur le sujet et de montrer les importantes marges de manoeuvre dont nous disposons pour élaborer une autre agriculture, capable de réconcilier paysans, environnement et société.
    Faisant suite à son premier ouvrage L'Agriculture biologique pour nourrir l'humanité, qui décrit ce qu'est réellement l'agriculture biologique et quels en sont les avantages et les possibilités, Jacques Caplat nous aide ici à comprendre pourquoi et comment produire autrement. En identifiant les fondements du modèle agricole dit «conventionnel», l'auteur explique quels ont été les choix scientifiques, économiques et politiques qui ont présidé à son élaboration. Surtout, il permet de comprendre en quoi ces choix peuvent parfaitement être discutés et contestés. En revenant aux fondamentaux de l'agronomie et en analysant les limites des comparaisons habituelles, il démontre que l'agriculture la plus performante en terme de rendements n'est pas celle qui nous est généralement présentée, mais au contraire l'agriculture biologique au sens complet (et non la simple suppression de la chimie). Si une autre agriculture est possible, il est patent qu'elle nourrira bien mieux l'humanité !
    Il est alors permis d'envisager une transition de notre agriculture dans ce qu'elle implique de progressivité, d'accompagnement et de détermination. Loin de tout idéalisme, cet ouvrage s'appuie sur des réalités avérées : celles de milliers de paysans passés de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture biologique. Ici, dans un langage clair et accessible à tous, il est bien question d'actes concrets et réalisables. Paysans et citoyens sont mis à contribution, chacun ayant leur rôle à jouer dans une transition réussie vers l'agriculture de demain.

  • Ce long entretien est l'occasion pour Pierre Rabhi de s'adresser aux autres, mais aussi à lui-même, comme il ne l'avait jamais fait jusqu'à présent. Et d'approfondir sa réflexion tout en restant, selon son habitude, concret, humain, terrien. Et plus que jamais philosophe et poète.

  • Selon la première définition du Dictionnaire de l'Académie Française l'herboriste est " celui qui connait les simples ". Le mot herboriste dérive du latin herbula, qui signifie petite herbe, ce qu'on appelle depuis des siècles les simples ; nom générique et vulgaire des herbes et des plantes médicinales.

    Comprendre et défendre l'herboristerie est aujourd'hui un enjeu essentiel, une prise de position éthique et politique, pour qui veut reprendre en main la manière de se soigner et vivre d'une manière plus harmonieuse avec la nature. Plusieurs réglementations, tant au niveau français qu'au niveau européen, sont en train d'être adoptées. A l'échelon national se joue actuellement la redéfinition du statut d'herboriste, supprimé en 1941 par le maréchal Pétain. Au niveau européen, c'est toute la définition de ce qu'est une plante médicinale ainsi que l'usage qui peut en être fait, et par qui, qui est en train d'être légiférée. Se déterminent ainsi dans certains cercles d'experts, loin des individus et du terrain, des batailles essentielles autour de la connaissance et de la manière dont peuvent être utilisées les plantes thérapeutiques.

    Thierry Thévenin, botaniste et producteur de plantes médicinales, présente, avec un regard critique et averti, les enjeux principaux que pose à terme l'orientation actuelle de la réglementation française et européenne : comment produire, vendre et utiliser des plantes en France (et en Europe) en dehors du champ industriel, pharmaceutique ou agro-alimentaire ? Des plantes à usage multiple et banal comme le thym, la menthe ou le tilleul vont-elles devenir des médicaments? Comment réhabiliter les herboristes et les pratiques populaires liées aux plantes médicinales sans les dissoudre dans l'éprouvette de la standardisation et du principe de précaution ? La définition de ce qu'est un " médicament " est essentielle et constitue en quelque sorte le " baromètre " de la réglementation relative à l'usage des plantes. L'allégation thérapeutique peut faire basculer la plante médicinale vers le statut de médicament et par voie de conséquence dans les mains de l'industrie pharmaceutique.

    Cet ouvrage a pour ambition d'éclairer le lecteur sur l'urgence d'une prise de position citoyenne en matière de santé. Il s'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent pouvoir bénéficier de l'accès à des médecines alternatives, naturelles, pouvant user sans restrictions inconsidérées ou injustes des plantes, dictées par des intérêts corporatistes. Il souhaite aussi promouvoir des modes de consommation respectueux et conscients de ressources végétales précieuses et fragiles. Il donne ainsi des clés d'analyses et quelques voies possibles pour s'informer, se documenter et s'orienter vers les bons " outils " de compréhension de l'herboristerie et de ces plantes compagnes que sont les Simples.

  • Le paludisme est une maladie qui gangrène encore aujourd'hui la moitié de l'humanité. Pour lutter contre ce fléau, l'ouvrage propose une alternative mal connue, une plante médicinale utilisée avec succès depuis des millénaires en Chine : l'Artemisia annua. L'essor de cette découverte se heurte malgré tout à l'hostilité des instances publiques de santé et à celle des industries pharmaceutiques. Le combat que mène le Dr Cornet-Vernet plaide pour la grande efficacité curative de ce remède naturel.

  • En 1997, Sophie Rabhi, enceinte de son premier enfant -investie et portée par son rôle de mère en devenir- entreprend de fonder une petite école alternative, en même temps qu'elle reprend la ferme de ses parents, en Ardèche.
    Pour elle, l'école se doit d'être un lieu profondément respectueux de l'enfant, au service de son développement et à même de lui donner les outils nécessaires pour qu'il devienne un adulte critique, responsable, heureux et libre. Convaincue que la clé de la réussite de tout apprentissage se situe dans la création d'une relation d'amour et de confiance entre l'enseignant et l'enfant, elle fonde La Ferme des Enfants, afin de pouvoir mettre en pratique les enseignements et méthodes qu'elle ne retrouve pas dans le système éducatif conventionnel. Elle développe alors une pédagogie originale, à partir des analyses de M. Montessori, J. Krisnamurti, C. Freinet ou encore Alice Miller. Pédagogie qui évoluera et se singularisera au fil des douze années de travail, d'expérimentation et de mise en pratique à la Ferme des enfants.
    A travers cet ouvrage, Sophie Rabhi ne propose pas une méthode d'enseignement prête à l'emploi ou un modèle éducatif supplémentaire. Elle ouvre des perspectives en nous livrant son témoignage, en tant qu'enseignante, pédagogue, mère et citoyenne.

  • A travers un échange dynamique et passionné, ces militants de la cause nous interpellent quant à l'importance de faire de la préservation de la biodiversité un engagement quotidien. Mêlant éclairages politiques, historiques et exemples d'actions positives en France et en Europe, Sandrine Bélier et Gilles Luneau expliquent en quoi et comment l'enjeu de la biodiversité est mondial et pourquoi il est urgent d'agir.

  • Face aux crises majeures de l'énergie et du climat, le vrai risque serait de continuer comme avant, de faire la politique de l'autruche ou de se sentir dépassé. Prendre le problème à bras le corps et changer de modèle énergétique est au contraire une chance, une formidable opportunité qui nous conduira à une société plus équilibrée, plus juste, plus humaine. C'est sans aucune crainte qu'il faut s'y engager et vite ! Ce message d'espérance n'est ni un acte de foi, ni une vue de l'esprit.
    Délivré par quelques dizaines de professionnels de l'énergie réunis depuis plus de 10 ans au sein de l'association négaWatt, il est le fruit de leur expérience de terrain et de leur expertise. Ce qu'ils nous disent est essentiel : un nouveau système énergétique est possible, en rupture avec les filières du passé aujourd'hui encore dominantes, pétrole, gaz, charbon et nucléaire. Passer aux négaWatts et aux renouvelables, voilà la recette ! Les négaWatts ? C'est commencer par réduire ces incroyables gaspillages que l'on voit tous les jours, d'abord par la sobriété dans tous nos usages de l'énergie, ensuite par l'efficacité sur toute la chaîne qui va de la production à la consommation d'énergie.
    Les énergies renouvelables ? Abondantes, inépuisables et peu polluantes, elles sont à portée de notre main : sachons les apprivoiser et les exploiter avec pertinence pour notre plus grand bien. Sobriété-efficacité-renouvelables n'est pas seulement un triptyque qui mériterait d'être gravé au fronton de toutes les mairies : c'est avant tout un extraordinaire fil directeur pour guider nos choix, ceux d'aujourd'hui comme ceux de demain.
    C'est aussi un solide point d'appui qui a permis à l'association négaWatt d'élaborer en totale indépendance un scénario de transition énergétique pour la France : le scénario négaWatt 2012-2050. Un travail considérable, créatif mais parfaitement réaliste, dont la qualité et la rigueur ont été unanimement saluées depuis sa sortie en septembre 2011. Ce qui en ressort est la fois une surprise et une bonne nouvelle.
    Oui, quelques décennies suffiront pour apprendre à nous passer totalement des ressources fossiles et du nucléaire. Oui, la transition vers un système énergétique "100% renouvelable" est réalisable en plus d'être désirable. Oui, cette transition induit des changements qui prendront un peu de temps. Oui les retombées positives seront considérables pour l'environnement, mais aussi pour l'activité économique, pour la création d'emplois durables et le développement des territoires.
    Ce petit livre est destiné à tous ceux qui souhaitent saisir les enjeux de l'énergie et en décrypter la complexité, se défaire des idées reçues et connaître les propositions aussi novatrices que de bon sens portées par l'association négaWatt. Un mode d'emploi écrit avec pédagogie et clarté pour aider ceux qui, convaincus par la justesse de ces idées, veulent les mettre en pratique et mieux les faire connaître.

  • En 2003, Perrine et Charles Hervé-Gruyer créent la ferme du Bec Hellouin, en Haute- Normandie. Cette ferme prend rapidement une trajectoire étonnante, à tel point qu'elle fait aujourd'hui référence en matière d'agriculture naturelle et attire des visiteurs du monde entier.
    Permaculture au Bec Hellouin est le récit d'une aventure humaine, celle d'une famille qui réussit à créer, en quelques années seulement, une oasis de vie généreuse sur des terres peu fertiles. C'est également une vaste enquête menée autour du monde, à la rencontre de pionniers de l'agriculture qui explorent des voies novatrices et inventent le monde de demain.
    La démarche de Perrine et Charles Hervé-Gruyer repose sur la permaculture. Son principe est de prendre la nature comme modèle et de concevoir des installations humaines fonctionnant comme des écosystèmes. Elle propose des règles conceptuelles simples, tirées de l'observation de la nature, permettant de créer des systèmes autonomes et résilients, plus productifs et plus économes en ressources.
    Les récoltes obtenues par la méthode de la ferme du Bec Hellouin, grâce à l'énergie du soleil, stupéfient aujourd'hui les agronomes : en travaillant entièrement à la main, les habitants de la ferme produisent autant de légumes que leurs confrères mécanisés, mais sur une surface presque dix fois moindre, tout en créant de l'humus, en aggradant la biodiversité, en embellissant les paysages, en stockant du carbone dans les sols et les arbres. Les résultats de cette nouvelle forme d'agriculture ont mené Charles et Perrine Hervé-Gruyer à lancer une étude agronomique - appelée «Maraîchage permaculturel et performance économique» -, en partenariat avec d'éminents chercheurs de l'INRA et d'AgroParisTech, soutenue par six fondations. Les premiers retours ont démontré la pertinence sociale, économique et écologique d'une agriculture permaculturelle.
    Dans cet ouvrage résolument positif, Perrine et Charles Hervé-Gruyer proposent

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