Arts et spectacles

  • Depuis une dizaine d'années, la technique du moulage a trouvé une nouvelle actualité. Des moulages de toutes sortes prolifèrent dans notre vie quotidienne, et les artistes tirent parti des nouveaux procédés numériques et des matériaux de synthèse. Les moulages incarnent à bien des égards une qualité essentielle mais invisible de presque toute la sculpture?: le fait qu'elle soit plus souvent sérielle qu'unique. La sculpture est par essence plurielle et le moulage est le moyen par lequel cette pluralité advient.
    Les artistes de cette exposition ont été choisis parce qu'ils sont fascinés par le moulage et par ce qu'il leur permet de faire. Tandis que certains utilisent le plâtre pour ses connotations historiques, d'autres utilisent des scans 3D pour évoquer le clonage, la maternité de substitution et la multiplication virtuelle. Elle leur permet également de donner une forme à ce qui, autrement, ne pourrait être connu. Ces artistes interrogent les moules autant que les images, regardant littéralement à l'intérieur de la sculpture. Leurs oeuvres contemporaines ont été réunies autour des collections historiques de moulages pour souligner les continuités vécues par plusieurs générations d'étudiants qui ont évolué au sein de ces collections.
    Sculptures infinies est le fruit d'une collaboration entre les Beaux-Arts de Paris et le Calouste Gulbenkian Museum de Lisbonne, en partenariat avec la gypsothèque du Louvre à Versailles, l'Atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et la Faculdade de Belas Artes de Lisboa.

  • Nils-Udo, né en 1937 à Lauf (Haute-Bavière, Allemagne), a grandi dans les paysages grandioses du Tyrol. Après des études de graphisme à Nüremberg, il effectue de nombreux voyages en Europe et au Moyen-Orient. C'est en Iran qu'il décide de devenir peintre. La nature avec laquelle il est en osmose depuis l'enfance devient sa thématique : « La nature est le thème de ma vie, mon art sort de cette expérience » répète-t-il sans cesse. Il s'établit à Paris en 1960 et débute la peinture. En 1969, il retourne en Haute-Bavière où il réside encore. En 1972, il renonce à la peinture car « la thématisation de la nature, de façon quasiartificielle » lui donne le sentiment d'être dans une impasse. En 1972, il commence à travailler dans et avec la nature. Pionnier du land-art en Europe, Nils-Udo, « guidé par le génie des lieux et les matériaux collectés sur place », fait alors surgir des plantations, des installations minérales et végétales, souvent éphémères, de dimensions variables, qu'il compose comme un tableau, abolissant ainsi la frontière entre l'art et la nature. L'oeuvre achevée est immortalisée par la photographie qui lui donne un nouveau statut. « Nids géants », « portes » ouvrant sur l'inconnu, « maisons d'eau », « autels ». retournent à la terre pour y subir l'érosion du temps. En 1989, l'artiste amorce un premier retour à la peinture, tout en poursuivant ses installations in situ, mais c'est en 2004, qu'il se laisse « emporter par la force de ce médium pour peindre dans un incendie de couleurs » des paysages fantastiques à la limite de l'abstraction.

  • Enquête itinérante sur les modalités de la perception. Au cours d'une balade silencieuse d'une heure dans une ville, une relation particulière se tisse entre marcher, voir et toucher. Le guide propose à la personne guidée de fermer les yeux et de les rouvrir le temps d'un flash sur une dizaine d'images qu'il extrait tout au long du parcours.

  • "Vincent Chevillon est sculpteur, mais son travail plastique à fort à faire avec l'image photographique."

  • Catalogue de l'exposition Haïti, Royaume de ce monde, présentée d'abord à Paris, puis à Venise, à Miami, à Hong Kong, à Cape Town, et enfin à Port-au-Prince. Quatre pages sot consacrées à chaque artiste ainsi qu'un ensemble de textes inédits faisant le point sur l'art contemporain en Haïti.

  • Ce catalogue rétrospectif restitue douze ans d'activités de l'espace d'art Immanence.
    Immanence a ouvert le 25 janvier 2000 à l'initiative de Cannelle Tanc et de Frédéric Vincent, artistes ayant fait tous deux leurs études aux Beaux-Arts de Paris. Ils ont conçu Immanence comme un Artist-Run Space, c'est-à-dire un espace d'exposition créé par des artistes. Plus d'une centaine d'expositions et d'événements s'y sont succédés, expositions personnelles et collectives, cartes blanches et projets de jeunes curateurs qui ont notablement marqué la vie artistique parisienne.
    L'ouvrage rassemble un choix de trente expositions et projets reflétant l'esprit et la diversité du lieu. Il constitue une documentation exceptionnelle sur un projet original et singulier. Des textes documentaires reprennent l'histoire et le propos des expositions. Citons : Au-Tour de Robert qui a réuni autour de Robert Filliou des oeuvres de Stéphane Lecomte, Antoine Lefebvre, Michel Tabanou, Frédéric Lecomte, Charlotte De Boever, Frédéric Vincent ; Le plus grand piano du monde, exposition personnelle de Goran Vejdoda ; New : le jour suivant consacrée à John Cornu ;
    New : sujet, verbe et complément qui a réuni Agnes Thurnauer et Art & Language ;
    Nun 1234 qui présentait le travail de Nicolas Moulin ; Rêves reconstitués d'Edouard Levé ou Tambours et trompettes qui a réuni Alice Anderson, Stéphane Benoit, Cécile Dauchez et Mathilde Rosier et dont le commissaire fut Jean-Marc Bustamante.
    Un index très complet liste tous les artistes ayant participé aux expositions ; il est complété par une chronologie reprenant les événements organisés.

  • Une trentaine de lieux d'expositions jalonne un parcours d'art contemporain à Saint-Germain-des-Prés, du 29 mai au 22 juin 2008, autour d'une même thématique : Il était une fois... Cette année, pendant 3 semaines, la manifestation mettra en lumière des créations, associant artistes et écrivains aux boutiques de luxe du quartier (L.V.M.H, Armani, Christian Lacroix, Marithé & François Girbaud, Paule Ka, agnès b, Theory, etc.) ainsi qu'aux lieux qui constituent le paysage de Saint-Germain-des-Prés, sa place, le café des Deux Magots, le Café de Flore, les Beaux-arts de Paris.... Cet événement artistique renoue depuis 1999, avec une longue tradition qui fit de Saint-Germaindes- Prés l'un des symboles de la vie culturelle parisienne. « Il était une fois » propose de s'inspirer des contes et légendes populaires, qui constituent un fond culturel persistant et universel et qui irriguent par leurs figures et leurs thèmes nombre de formes d'expression traditionnelles ou modernes. Ce parcours met en lumière l'influence que la thématique des contes exerce sur l'imaginaire, sa valeur esthétique et culturelle, en donnant carte blanche aux artistes et écrivains pour qu'ils deviennent acteurs de leur propre conte. Parmi les artistes de cette manifestation, participent quatre anciens élèves de l'Ecole des Beaux-arts de Paris.
    Commissariat d'exposition : Anne-Pierre d'Albis
    Cette édition est soutenue par Cultures France et la mairie du VIe arrondissement.
    Artistes participant au Parcours-Saint-Germain 2008 :
    Claude Lévèque
    Charles Fréger
    Christian Gonzenbach
    Gaspard Yurkievich
    Karen Knorr
    Catherine Baÿ
    Kate Daudy
    Laurent Pernot
    Marlène Mocquet
    Nicole Tran Ba Vang
    Minj Schatje
    Nicolas Buffe
    Patrick Neu
    Laure Tixier
    Vincent Beaurin
    Marina de Caro
    Clark et Pougnaud
    Fabrice Langlade
    Françoise Pétrovitch
    Majida Katthari
    Olivier Babin
    Le collectif 6bis
    Katia Bourdarel
    Richard Texier
    Lila Jang
    Isadora Chen
    Lotie

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