Arts et spectacles

  • Hypnose Art et hypnotisme de Mesmer à nos jours Elle endort, elle fait peur, elle amuse. L'hypnose n'est pas souvent convoquée dans les histoires de l'art, probablement pour ces trois raisons réunies. Alors même qu'elle connaît aujourd'hui un net regain d'intérêt dans la culture scientifique et les imaginaires populaires, peu de cas semble être fait du rôle que l'hypnose a joué dans le champ de la création où elle est pourtant omniprésente, de manière délibérée ou inconsciente, de Gustave Courbet à Auguste Rodin, de Salvador Dalí à Andy Warhol, jusqu'à Tony Oursler. Cet ouvrage se propose justement de relire, pour la première fois, les liens étroits que les pratiques artistiques ont entretenus avec une histoire culturelle de l'hypnotisme depuis Mesmer. C'est là une autre manière d'instruire une chronique des dispositifs d'emprise et d'attraction exercées sur le spectateur à l'âge moderne, afin d'explorer plus avant l'intérêt des artistes pour les modes de transmission de l'émotion sous état modifié de conscience. Au croisement de plusieurs champs - histoire de l'art, histoire des sciences et culture populaire -, cet ouvrage très richement illustré montre comment s'est affirmée, tout au long de la modernité, la recherche d'un efficace de l'art, en donnant un rôle majeur à l'imagination dans l'invention et la réception des oeuvres qui nous fascinent. Pascal Rousseau est professeur aux Beaux-Arts de Paris et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été commissaire d'importantes expositions, entre arts, sciences et cultures techniques, telles Aux origines de l'abstraction (musée d'Orsay, 2003) ou Cosa Mentale. Art et télépathie au XXe siècle (Centre Pompidou-Metz, 2015).

  • Les planches anatomiques de Jacques-Fabien Gautier d'Agoty (1711-1785) fascinent historiens et amateurs d'art depuis leur parution au XVIIIe siècle tout autant que médecins et chirurgiens. Les Beaux-Arts de Paris rééditent pour la première fois les célèbres planches de ses plus importants traités.

    Gautier d'Agoty, graveur en manière noire, se passionne pour la reproduction des oeuvres d'art, les sciences et l'anatomie. Il développe pour ses Tableaux « en couleur & de grandeur naturelle » l'impression en quadrichromie qui donne à ses estampes une indéniable beauté. L'Ange de l'anatomie est depuis une référence pour les artistes. Les surréalistes ont célébré la myologie qui représentait pour eux « beauté convulsive » et « splendeur viscérale ».

    Les traités - la Myologie complète, l'Anatomie de la tête, l'Anatomie générale des viscères, l'Hermaphrodite et l'Exposition anatomique de la structure du corps humain - sont reproduits dans leur intégralité : 68 planches en pleine page couleur accompagnées de la version modernisée de leurs légendes.

  • Après "Dessiner d'après les maîtres" cette publication se propose de montrer comment les artistes français ont réinterprété la statuaire antique grecque et romaine dans leurs dessins choisis parmi l'exceptionnelle collection des Beaux-Arts de Paris.

  • Ce texte capital du célèbre théoricien américain Fredric Jameson, professeur émérite de littérature comparée à Duke University, où il dirige le Centre de Théorie Critique, est pour la première fois traduit en français. Jameson y décrit le postmodernisme comme une étaoe du capitalisme tardif, "la logique culturelle" de ce dernier.
    Au-delà des enjeux économiques et de tout ce qu'englobe sa vision du postmodernisme, il se penche tout particulièrement sur l'art, l'architecture, la littérature, le cinéma et la vidéo.
    Ce livre démontre supérieurement l'acuité et la pénétration de ces analyses, son immense culture littéraire et philosophique, son aisance théorique sans égal. Il témoigne aussi de la vision résolument cosmopolite d'un grand penseur dans la tradition de Hegel et de Marx.
    Extrait de la préface d'Henry-Claude Cousseau

  • Patrick Tosani Nouv.

    Né en 1954, Patrick Tosani vit et travaille dans la Sarthe et à Paris. Il a enseigné aux Beaux-Arts de Paris de 2004 à 2019.

    Patrick Tosani développe dès 1976 un travail sur la photographie où les questions d'espace et d'échelle seront centrales. Le processus photographique, ses potentialités, ses limites, la relation au réel sont constamment interrogés à travers des séries sur les objets, le corps, les vêtements...

    Cette monographie de poche est introduite par un texte de Guitemie Maldonado, professeure aux Beaux-Arts de Paris, et paraît à l'occasion de l'entrée dans les collections des Beaux-Arts de Paris de la série d'oeuvres Les corps du dessous de Patrick Tosani.

    Chaque série du travail - «?Glaçons?»?; «?Les abeilles?»?; «?Surfaces?»?; «?Masques?»?; «?Vêtements?»?; «?Pluies?»?; «?Changements d'état?»?; «?Planètes?»?- est présentée par un court texte et un choix d'oeuvres représentatives.

  • "Robert Walser Grosse kleine Welt Grand petit monde" réunit les actes du colloque, organisé dans le cadre de l'exposition Robert Walser aux Beaux-Arts de Paris, (oct. 2018 - janv. 2019).

    Ces actes mettent en dialogue, artistes, universitaires, écrivains, traducteurs et conservateurs. Ils ont pour point de départ la figure de l'écrivain suisse Robert Walser et sa pratique très particulière de l'écriture qu'il qualifiait "d'esquisse au crayon", proche du dessin. Cet ouvrage étudie notamment les relations entre lisible et illisible et l'apport de Robert Walser à la création artistique contemporaine.

  • Sylvie Fanchon Nouv.

  • Embrassons les cheveaux Nouv.

  • « Guirand de Scevola, créateur des « sections de camouflage », a dit s'être inspiré des formes brisées de la peinture cubiste pour concevoir les premiers motifs destinés à dissimuler sur les champs de bataille combattants et matériels. Cette arme, qu'est le camouflage, a donc été inventée par des artistes et parmi eux, des professeurs et de nombreux étudiants de l'École des Beaux-Arts. » Ces actes réunissent tous les textes des nombreuses prises de paroles qui ont eu lieu à l'occasion du colloque « Art et Camouflage » qui s'est tenu aux Beaux-Arts de Paris en décembre 2017.

    Artistes, critiques, historiens, directeurs d'institution et philosophes s'interrogent sur l'invention du camouflage moderne en 1914-1918 et se questionnent sur les liens existants entre l'art et la guerre et plus précisément entre le cubisme et le camouflage. -

  • Trente oeuvres d'artistes contemporains de Léonard de Vinci et qui ont joué un rôle déterminant dans l'évolution des pratiques graphiques dans les ateliers florentins. Des copies de maîtres, des exercices d'après modèle vivant, des répertoires de modèles ou encore des études préparatoires qui témoignent de l'histoire du dessin entre le XVe et le XVIe siècle.

  • Catalogue de l'exposition Images en lutte - La culture visuelle de l'extrême gauche en France (1968-1974), présentée au Palais des Beaux-arts, Paris (21 février - 20 mai 2018).

    Les années 1968 en France sont le théâtre d'une formidable production visuelle, portée par les utopies révolutionnaires. Pendant cette période (1968-1974), militants et artistes d'extrême-gauche oeuvrent pour inventer de nouvelles formes d'expressions visuelles en lien avec les luttes collectives. Images en lutte raconte cette extraordinaire rencontre entre l'art et la politique qui débute et se referme à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, de l'Atelier Populaire en 1968 aux réunions du FHAR et du MLF en 1974.

    Cet ouvrage s'ouvre par les affiches de l'Atelier Populaire et présente pour la première fois de nombreux projets ainsi qu'un reportage photographique sur l'occupation de l'Ecole. Des dossiers sont consacrés aux luttes, aux soutiens, aux révolutions, à la libération sexuelle... Il rassemble des peintures, des photographies, des sculptures, des installations, des revues, des tracts, des affiches politiques, des extraits de films et des photographies relatifs à ce moment d'agencements singuliers.

  • Cet ouvrage rassemble des oeuvres, des entretiens et des écrits originaux d'artistes et chercheurs de différents générations ayant un lien vivace avec Beyrouth. Il trace à sa façon, in situ, une autre trame réflexive sensible et critique que de la ville. Ce bel ouvrage réunit photos, dessins, peintures, plans poèmes ou textes sur la ville , sa complexité et sa richesse au sein du moyen orient. Sous la direction de Chedly Atallah (Artiste , architecte, Sophie Brones (La Maréchalerie) et Emmanuelle Saulnier (Beaux-arts de Paris).

  • Cet ouvrage est le premier recueil rassemblant les publications de Michel Journiac.
    On y retrouve entre autres les matrices de ses principales performances artistiques ainsi que des textes esthétiques issus des actes du colloques 1987 du Centre d'Études et de Recherches en Arts Plastiques de l'Université Paris 1 Sorbonne, L'Enjeu de la représentation :
    Le Corps aujourd'hui devenus introuvables ; L'Objet du corps et le corps de l'objet paru dans la revue L'Humidité N°14/15 de Mai-juin 1973 parue à 30 exemplaire ; le texte du recueil de poésie Le Sang Nu, Paris, Rougerie, 1968, préface de Jean Cassou (1968) dédié à son frère Jean et tiré à 225 exemplaires dont 25 signés et accompagnés d'un collage de l'auteur ;
    Délit du corps, Paris, La Différence, 1978 dont 50 exemplaires ont été signés et accompagnés d'un gravure de Michel Journiac ; la présentation de l'action Feu Jeanne (1987) ainsi que des textes inédits ou publiés dans la presse sous pseudonyme.
    Cet ouvrage est publié à l'occasion des expositions qui lui sont consacrées par l'Université Paris 1 Sorbonne en septembre 2013, par le Centre national édition art image (CNEAI) de septembre à mars 2013 et par la Galerie Patricia Dorfmann à Paris de Septembre à Octobre 2013. La Préface de Jean Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la photographie

  • L'exposition réunit 130 dessins du membre de l'Académie royale, dont certains ont été réalisés durant son internement en hôpital psychiatrique à la fin de sa vie. Ses oeuvres se réfèrent à la mythologie, à la religion, à la sexualité, à la politique mais aussi à son histoire personnelle.

  • Deux traités consacrés à la technique de B. Cellini et au travail du métal et de la pierre. Ils évoquent également les façons d'être et de penser du sculpteur, les démêlés avec ses contemporains, ses heures de gloire et de détresse.

  • Depuis une dizaine d'années, la technique du moulage a trouvé une nouvelle actualité. Des moulages de toutes sortes prolifèrent dans notre vie quotidienne, et les artistes tirent parti des nouveaux procédés numériques et des matériaux de synthèse. Les moulages incarnent à bien des égards une qualité essentielle mais invisible de presque toute la sculpture?: le fait qu'elle soit plus souvent sérielle qu'unique. La sculpture est par essence plurielle et le moulage est le moyen par lequel cette pluralité advient.
    Les artistes de cette exposition ont été choisis parce qu'ils sont fascinés par le moulage et par ce qu'il leur permet de faire. Tandis que certains utilisent le plâtre pour ses connotations historiques, d'autres utilisent des scans 3D pour évoquer le clonage, la maternité de substitution et la multiplication virtuelle. Elle leur permet également de donner une forme à ce qui, autrement, ne pourrait être connu. Ces artistes interrogent les moules autant que les images, regardant littéralement à l'intérieur de la sculpture. Leurs oeuvres contemporaines ont été réunies autour des collections historiques de moulages pour souligner les continuités vécues par plusieurs générations d'étudiants qui ont évolué au sein de ces collections.
    Sculptures infinies est le fruit d'une collaboration entre les Beaux-Arts de Paris et le Calouste Gulbenkian Museum de Lisbonne, en partenariat avec la gypsothèque du Louvre à Versailles, l'Atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et la Faculdade de Belas Artes de Lisboa.

  • Cet ouvrage réunit des textes écrits par l'artiste photographe Patrik Tosani et des entretiens avec des crtiques et des conservateurs : Claire-Odile Bodin, Patricia Brignone, Clément Chéroux, François Cheval, Muriel Berthou- Crestey, Jean-François Chevrier, Guillaume Le Gall, Jean-Marc Huitorel, Michel Poivert et Gilles A. Tiberghien.

    Patrick Tosani, né en 1954, développe dès 1976, parallèlement à ses études d'architecture, un travail sur la photographie où les questions d'espace et d'échelle sont centrales. Le processus photographique, ses potentialités, ses limites, la relation au réel sont constamment interrogés à travers des séries sur les objets, le corps, les vêtements...

    Patrick Tosani est lauréat du prix Kodak de la Critique photographique en 1983 et du prix Niépce en 1997. En France comme à l'étranger, son oeuvre fait régulièrement l'objet d'expositions et présente dans différentes collections publiques. Il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 2004.

  • Nouvelle expérience pour Jérôme Zonder, celle d'affronter le genre du portrait : il a pour cet exercice fait appel non pas, comme il en a l'habitude, à la photographie mais au modèle vivant (ses amis).

  • Dans ce livre, Sally Price, ethnologue et historienne de l'art, met à plat le statut que revêt l'art dit « primitif » aux yeux de la majorité des publics « éclairés » de l'Europe occidentale et des États-Unis.
    Son étude magistrale s'appuie sur une enquête menée auprès de conservateurs de grands musées, de collectionneurs privés, de marchands d'art et d'ethnologues.
    Elle prend en compte les travaux de critiques d'art comme William Rubin, Kenneth Clark, Henry Kamer ou René Huyghe.
    Sally Price approfondit le débat sur la notion objet d'art-objet ethnographique en expliquant les mécanismes multiples - des stratégies d'acquisition aux modèles d'interprétation - qui ont mis en place la déshumanisation de l'Art primitif et de ses créateurs.
    La lecture de ce texte s'impose pour comprendre les enjeux actuels et le regard porté sur ces arts dits « primitifs » ; le succès populaire du musée du quai Branly rend encore plus pertinents ses analyses et commentaires qui dressent un tableau de ce que Malraux appelait les « arts primordiaux ».
    Cet ouvrage est la réimpression mise à jour en version poche du best-seller de Sally Price.

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