Sciences & Techniques

  • Evoque le conflit entre les normes morales imposées dès le plus jeune âge et son propre ressenti qui se manifeste par des maux corporels. Dans une première partie, illustre le propos à partir de biographies d'écrivains célèbres puis indique de quelles façons rompre le cercle vicieux de l'automystification.

  • En mathématiques comme en poésie, le génie naît souvent des fulgurances. On peine à résoudre un problème, à trouver l'inspiration? Une promenade improvisée sur une falaise, ou bien une tasse de café noir suivie d'une nuit d'insomnie peuvent y remédier.
    Ainsi, les mots et les idées s'assemblent comme les données d'une équation ; ce qui était, a priori, sans rapport forme un nouveau langage et éclaire un aspect insoupçonné du monde...
    Mathématicien virtuose épris de poésie, Cédric Villani trace des parallèles audacieux entre deux univers qui se rejoignent dans leur aspiration au sublime.

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  • « Avez-vous bien des ennemis ? » Voilà ce qui préoccupe Balzac, dans la lettre qu'il écrit à son confrère Eugène Sue le 18 novembre 1832. Sue répond sur le même ton : « Les ennemis ? Oh ! très bien, parfaits et en quantité. » La course aux honneurs est indissociable de la condition d'écrivain, particulièrement au XIXe siècle, quand la presse devient toute-puissante et que les tirages des livres augmentent. Autant de motifs d'envie et de ressentiment pour nos chers auteurs : Balzac accuse Hugo d'utiliser des journalistes à sa botte pour l'éreinter, lequel Hugo se brouillera avec Dumas pour une sombre histoire de rivalité théâtrale ; Lamartine, qui vend ses fonds de tiroir pour gagner de l'argent, devient la risée de ses pairs ; quant aux Goncourt, ils crient au plagiat perpétuel : Flaubert a copié leur usage de l'imparfait, Zola vole le sujet de leurs livres...
    C'est parce qu'ils sont écrivains, parce qu'ils savent quel mot fait mouche et fait rire, que leurs haines sont si savoureuses pour nous, lecteurs. Traits d'esprit, ruses et dédains, mensonges et duperies : ne boudons pas notre plaisir.

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  • «Loin d'être l'exercice ingrat ou vain que l'on imagine, les mathématiques pourraient bien être le chemin le plus court pour la vraie vie, laquelle, quand elle existe, se signale par un incomparable bonheur.» Si les mathématiques et la philosophie ont été liées dès leurs origines, elles sont aujourd'hui de plus en plus disjointes. Voilà qui ne laisse pas d'étonner Alain Badiou, l'un des rares philosophes contemporains à les prendre au sérieux : au fil de ce dialogue, introduction très accessible à ce que sont les mathématiques, il fait d'elles un irremplaçable guide pour se défaire des opinions dominantes et rendre possible un accès aux vérités, ou à quelque expérience humaine dont la valeur soit absolue. En cela, elles se révèlent une école de la «vraie vie» et, résolument, l'affaire de tous.

  • Que se passe-t-il lorsqu'on court après un ballon? Que ce soit pour s'en saisir ou pour le reprendre au bond, qu'il soit ovale ou rond, en cuir ou en caoutchouc, l'affaire relève autant du banal que de l'extraordinaire.
    Sur son terrain de jeu improvisé, Bernard Chambaz montre qu'on peut persévérer dans l'être avec Spinoza, trouver le plus court chemin vers l'universalité, faire l'expérience de la liberté dans le collectif... et que nombre de philosophes furent aussi, à l'occasion, gardiens de but!
    Paresseux ou sportifs chevronnés, suivez sa plume vagabonde : entre souvenirs d'enfance et grands moments du sport, avec une légèreté toute poétique, le ballon retrouve sa force d'émotion, juvénile et universelle.

  • C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le « risque zéro », l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. À une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la « société du risque » fait de l'avenir la question du présent.

  • Complexus : ce qui est tissé ensemble. L'unité de la recherche d'Edgar Morin est dans le souci d'une connaissance ni mutilée ni cloisonnée, qui puisse respecter l'individuel et le singulier tout en l'insérant dans son contexte et son ensemble. Dans ce sens : . il a effectué des recherches en sociologie contemporaine (L'Esprit du Temps, La Métamorphose de Plozevet, La Rumeur d'Orléans). . il s'est efforcé de concevoir la complexité anthropo-sociale en y incluant la dimension biologique et la dimension imaginaire (L'Homme et la mort, Le Cinéma ou l'homme imaginaire, Le Paradigme perdu). . il énonce un diagnostic et une éthique pour les problèmes fondamentaux de notre temps (Pour sortir du XXe siècle, Penser l'Europe, Terre-Patrie). . enfin, il se consacre depuis trente ans à l'élaboration d'une Méthode (La Méthode, 1. La Nature, 2. La Vie de la vie, 3. La Connaissance de la connaissance, 4. Les Idées) qui permettrait une réforme de la pensée.

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