Le Passage

  • En pleine nuit, au milieu de nulle part, un homme surgit et se fait renverser. À ses côtés, un sac rempli de billets.
    Voleur ? Trafiquant ? Peu importe. Deux millions d'euros, là, à portée de main. Aucun témoin. Que faire ? Appeler la police, ou disparaître avec l'argent ? Vigo et Sylvain, jeunes informaticiens au chômage, ne tardent pas à se décider.
    Le lendemain, une fillette aveugle est retrouvée morte dans un entrepôt. Peu après, une autre est enlevée. Diabétique. Ses heures sont comptées.
    Et si le magot n'était autre que la rançon destinée à sauver la vie d'une gamine ?
    La Chambre des morts, Prix Quais du Polar 2006 et Prix SNCF du polar 2006, est le deuxième titre de la collection « Écho ». Depuis sa première publication en 2005, le livre a connu un important succès critique et public, et a fait l'objet de multiples traductions et d'une adaptation cinématographique.

  • Que devient une mère quand son tout-petit s'en va ? En s'appuyant sur des photos de famille qu'on ne voit pas, Sandrine Roudeix traverse vingt ans de fusion et de défusion maternelles, démêlant les fils qui tressent la séparation inévitable d'une mère célibataire et de son garçon. Dans un roman où affleurent à chaque page l'amour et la tendresse, où la grâce naît de la vérité et de la mise à nu toujours sincère et parfois crue des situations, elle interroge la manière dont une jeune fille devient femme en devenant mère et dresse le portrait lumineux d'une double émancipation.

  • Une femme à bout de souffle court sous l'orage. Dans le creux de sa main, un message gravé en lettres de sang : « Pr de retour ». Elle pense être en février, nous sommes fin avril. Elle croit sa mère vivante, celle-ci s'est suicidée voilà trois ans dans un hôpital psychiatrique...

    Quatre minutes. C'est pour elle la durée approximative d'un souvenir. Après, les mots, les sons, les visages... tout disparaît.

    Pourquoi ces traces de corde sur ses poignets ? Que signifient ces scarifications, ces phrases inscrites dans sa chair ? Quel rapport entre cette jeune femme et les six victimes retrouvées scalpées et torturées quatre années plus tôt ?

    Pour Lucie Henebelle, promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille depuis l'affaire de la « chambre des morts », la soirée devait être tranquille. Elle deviendra vite le pire de ses cauchemars... Une lutte s'engage, qui fera resurgir ses plus profonds démons.

  • Lamorlaye, oise.
    Vous rêvez. Vous vous voyez courir dans votre maison, les mains en sang. La police vous recherche pour le meurtre d'une gamine que vous ne connaissez pas. Vous vous réveillez. Et vous comprenez que ces rêves sont votre futur. Vous, dans quelques jours.

    Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis. Le corps mutilé d'une femme, enduit de vinaigre. Il semble avoir fait l'objet d'un rituel bien précis. Pour Victor Marchai, jeune lieutenant de police tout juste sorti de l'école, la descente aux enfers commence.

    Aucune relation entre ces deux histoires, à priori. Et pourtant.

  • Hiver 2006. Coeur de la Forêt-Noire.
    Le froid, la neige, l'isolement... Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d'un quart de siècle.
    Le Bourreau 125...
    Cent vingt-cinq, pour les cent vingt-cinq grammes de chair qu'il faisait prélever aux épouses sur leurs maris, avant de les torturer.
    Aujourd'hui, Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l'intermédiaire d'un roman. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur de polar occasionnel, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne.
    Mais il est des portes qu'il vaut mieux laisser fermées. et très vite, la psychose s'installe.
    Dès lors, une seule idée pour les hôtes : la fuite.
    Mais on ne quitte pas la Forêt-Noire si facilement. Pas avec une voiture mise hors d'état, pas en plein hiver, si loin de tout.
    Ne reste alors qu'une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l'impensable...

  • Fractures

    Franck Thilliez

    Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sour jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu'elle a récupérée des mains d'un immigré clandestin ?
    Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l'hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d'un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu'elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l'en empêcher : son père, agressé chez lui à l'arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu'elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n'a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.
    Grâce à l'intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d'abord dubitatif, se décide enfin à mener l'enquête. Un aller simple vers la folie.

  • Gouverneurs de la rosée narre le retour d'un habitant de Fonds-Rouge sur sa terre natale après quinze ans de travail à Cuba. Fort de cette expérience, il réussit à sauver sa communauté de la sécheresse en trouvant une source d'eau et en réinstaurant la pratique de la coumbite ou travail agricole collectif. Réunissant plusieurs préoccupations de l'indigénisme de Roumain : la compatibilité entre l'expérience scientifique et certaines pratiques traditionnelles, l'éradication des divisions de couleur au profit de la lutte des classes, et la reprise en main par le peuple haïtien du contrôle de la terre, ce roman, qui, depuis sa publication, a été autant loué que critiqué, demeure une référence incontournable de la littérature antillaise, tant pour son apport idéologique que pour la tendresse de son art.

  • Lors d'un voyage scolaire en allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père adrien, le stupéfie.
    Rentré en france, il retrouve son père, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie. ce détenu, nommé david wagner, se révèle être son véritable grand-père. peu à peu se met en place l'autre famille, la branche wagner, la branche cachée, celle dont personne chez les fabre n'évoque l'existence. et c'est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, lorsque l'ambitieux david wagner rencontra le riche marcel fabre et sa femme virginie, qui éclate alors au grand jour, ainsi que les terribles conséquences que la liaison entre david et virginie entraîna.
    Au cours de sa quête à travers la france et l'allemagne, dans la nouvelle vie qu'il tâche d'inventer avec une allemande qu'il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu'on ne se débarrasse pas si facilement du passé - ni du sien, ni de celui de sa famille. lorsqu'on remonte à l'origine de la violence, c'est sa propre violence qu'on finit par rencontrer.

  • Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des États-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée.
    Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années.
    Kate Keller, que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui, semblait en revanche repoussée dans l'ombre à jamais. Sans elle, pourtant, sa fille aurait-elle pu accéder au miracle de la connaissance ?
    Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée et dévorée par l'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.

  • Par une nuit de neige qui finit par immobiliser Paris, monsieur Jaume se rend dans un café de la rue Saint-André-des-Arts. En veine de confidences, il raconte à Virgile, un bistrotier désabusé, la malédiction qui le frappe. Monsieur Jaume est immortel.
    Toute la nuit durant, et avec la promesse de lui révéler son secret, il va confier à Virgile ses multiples existences passées. Né à Marseille en 1702, il fuit la grande peste, part à l'aventure en Afrique, cultive le café en Guyane, meurt à cent reprises et revient à la vie autant de fois. Peintre d'ex-voto au Brésil, guetteur de cadavres sur le Rhône, négrier à l'occasion, clerc de notaire à Paris, ermite au Portugal ou spectateur de la révolution de 1848, Jaume connaîtra l'amour, l'amitié et la trahison.
    Tout d'abord sceptique, Virgile l'écoute. Puis, peu à peu, sa curiosité s'éveille et il se laisse prendre au jeu. Être immortel semble bien tentant. Mais n'est-ce pas le pire cadeau que le sort puisse offrir à un homme ?
    Avec Les Voyages de sable, Jean-Paul Delfino nous invite à une longue traversée poétique et fantastique, où une nuit dure trois siècles et l'arrière-salle d'un café ouvre sur les cinq continents.

    1 autre édition :

  • La vie de Lorenzo n'a pas d'ombre, sa carrière est au zénith, son couple se porte à merveille, ses enfants l'adorent.

    Jusqu'à ce soir où il la revoit au bar de l'hôtel : Laura, l'amour de ses 18 ans. Trente ans plus tôt, il a failli mourir pour elle. Le hasard l'a-t-il remise sur son chemin pour faire renaître le passé ou pour faire disparaître le présent ?
    Une femme fatale ne revient jamais pour réparer ses fautes mais pour continuer son oeuvre de destruction.
    Elle est revenue et elle lui dit qu'elle l'aime encore, mais doit-il la croire ?
    Lorenzo est prêt à tout pour l'avoir de nouveau dans ses bras. Prêt à tout... Même à tuer ?
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    Avec Un amour parfait, Gilda Piersanti signe un thriller psychologique d'une puissance redoutable où la passion amoureuse prend la forme d'une fascination venimeuse. Commence alors une lente descente aux enfers.

  • Installée dans sa confortable petite maison en baie de Somme avec son fils et son mari, Margaux Novak connaît le bonheur tranquille de n'importe quelle mère de famille... lorsqu'une policière débarque chez elle pour mettre sa vie à sac.
    Depuis quinze ans, celle-ci mène l'enquête sans relâche. Elle cherche un homme qui a assassiné femme et enfants avant de disparaître. Et elle pense l'avoir retrouvé en la personne de Philippe Novak, le mari de Margaux.
    Sans ADN, sans preuve tangible de l'innocence ou de la culpabilité de Philippe, c'est parole contre parole entre la flic qui accuse et le mari soupçonné. Et pour Margaux, c'est le début d'une longue descente aux enfers. Très vite, son quotidien se trouve bouleversé. Le voisinage se retourne contre elle et sa famille commence à se faire harceler. La rumeur a décidé de s'inviter dans sa vie pour la détruire à petit feu, et ce sont des pans entiers de son existence qui s'effondrent.Entre deux cauchemars, lequel est le vrai ?

  • En ce torride mois d'été romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l'air, mais pour épier son voisin du dernier étage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et mène une vie rangée. Personne ne lui connaît la moindre relation, personne ne l'a jamais vu rentrer chez lui accompagné, et pourtant... Tous les soirs, Mario l'observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une très jolie jeune femme.
    Son ami Riccardo et lui ont décidé d'aller libérer la princesse, parce qu'il n'y a pas d'autre explication : monsieur Ruper l'a enfermée chez lui, elle est sa prisonnière ! Le plus difficile, toutefois, n'est pas de s'introduire dans l'appartement de monsieur Ruper, mais d'en sortir une fois qu'on y est entré...
    Dans ce thriller de l'enfance menacée, Gilda Piersanti interroge les méandres infinis de la perversité. Devenir la proie d'un pervers est une malédiction, une vie entière ne suffit pas pour y échapper. Illusion tragique nous entraîne dans une intrigue aux retournements imprévisibles, comme un labyrinthe dont le tracé se recompose à chaque détour, jusqu'au dénouement... inimaginable. Car la réalité à laquelle nous nous croyons solidement ancrés se révèle parfois n'être que faux-semblant. Le réveil sera alors sanglant, forcément sanglant.

  • Récit autobiographique qui dérape, qui désespère mais en même temps qui fait beaucoup rire et qui donne l'espoir. Depuis sa plus tendre enfance, Augusten déteste l'école et exècre le désordre. Par contre, il voue une passion quasi-obsessionnelle à tout ce qui brille, adore tout ce qui est star, paillettes et feuilleton. Et ça fait longtemps qu'il se rend compte qu'il est gay. Du haut de ses douze ans, en attendant le divorce qui mettra fin aux disputes entre son père prof alcoolique et Diedre, sa mère poétesse psychotique -, Augusten se prépare à un autre avenir : animateur de télé, médecin dans Urgences...
    Arrive, sous ses faux airs débonnaires de père Noël, le Dr Finch, un psy
    aux méthodes très peu orthodoxes : famille d'adoption, famille
    d'horreur... Ce recueil étonnant, vrai à en être déconcertant, ne peut
    laisser indifférent le lecteur.

  • Cette exposition présente la rencontre picturale entre un grand peintre et un grand écrivain à l'époque où l'Europe se passionne pour l'indépendance de la Grèce.
    En mai 1824, Eugène Delacroix lit un poème de Byron, Le Giaour, et écrit dans son journal : « Faire le Giaour. » Le poème raconte une histoire d'amour, de trahison et de vengeance meurtrière dans la Grèce sous domination turque. Delacroix en fera plusieurs tableaux et une lithographie, que l'exposition permet de confronter. Grâce aux dessins et objets présentés, elle permet de porter un nouveau regard sur le processus créatif du peintre.L'exposition montre également comment des artistes, comme Hector Berlioz, Ary Scheffer ou Alexandre Dumas, ont pu illustrer Le Giaour dans tous les domaines : peinture, théâtre, musique... jusqu'au XXe siècle.

  • « Dans leur combat pour l'égalité, les Noirs ont tout essayé. Nous avons imploré, nous nous sommes révoltés, nous avons joué les amuseurs publics et épousé des Blancs. Pourtant, on continue à nous traiter comme de la merde. Rien ne marche, alors pourquoi subir une mort lente ? La petite annonce dans le journal du dimanche disait : "Cherchons négro démago capable de guider peuple opprimé jusqu'à la Terre promise. Rémunération selon expérience. Débutants acceptés." Etant poète, et donc experts en techniques de coercition de l'âme noire par les sentiments, j'étais on ne peut plus qualifié pour le poste. A cette époque, tout le monde m'écoutait - des intellos aux clodos en passant par la coterie des politicards - aussi, vingt-deux millions d'âmes en déshérence m'ont promu manipulateur à plein temps et père adoptif d'une ethnie à l'abandon. Les nègres ont alors déferlé sur Hillside, scrutant le smog californien dans l'attente d'un signe annonciateur, et l'Histoire a ajouté mon nom à la bande des messies déjantés qui répondent à l'appel de Satan : Jim Jones, David Koresh, Chales Manson et le général Westmoreland. Toute la bande et puis moi. Les pages qui suivent constituent mes mémoires. »

  • Chaque été sur l'île, les deux frères retrouvent leur jeune cousin venu du continent. Ensemble, les enfants pêchent, jouent, chahutent. Rémi, le plus jeune des trois, est en admiration devant les deux grands. Il aimerait leur ressembler mais il n'est pas vraiment comme eux, il ne vit pas ici. De leur côté, les adultes profitent de l'insouciance de l'été. Sur le terrain familial, au bord de la mer, l'existence est plus douce. Au soleil, ils souhaitent effacer les anciennes cicatrices, celles dont on ne parle jamais, le meurtre du grand-père et l'enfant qui devait naître.
    Leur histoire se mêle à celle des ancêtres. Dans la maison au figuier, figure tutélaire, il y a la vieille tante Maria. Signadora mystique, sorcière, guérisseuse qui perpétue les traditions immémoriales. Les enfants la redoutent, s'interrogent sur cette femme silencieuse et toujours en noir. Puis ils grandissent et pensent à d'autres jeux, aux feux de camp sur la plage avec les filles notamment.
    Mais quand vient la fin de l'adolescence, que certains choix s'imposent même s'il semble impossible de quitter l'île, un nouveau drame se produit. Meurtre ou accident?? Comme leurs parents avaient autrefois dissimulé les blessures, la nouvelle génération se retrouve à son tour confrontée à l'indicible.

  • Déboire

    Augusten Burroughs

    Après Courir avec des ciseaux, récit autobiographique de son adolescence pour le moins surprenante, l'auteur récidive avec Déboires et nous livre le témoignage drôle et poignant de son combat contre l'alcoolisme. Augusten, la vingtaine bien tapée, autodidacte ambitieux, se trouve propulsé comme créatif dans l'univers impitoyable de la publicité à New York. Toujours hanté par les démons de son passé, il va trouver refuge dans l'alcool, au point de mettre en danger sa carrière professionnelle. Un appartement devenu dépotoir de bouteilles vides, des beuveries en compagnie de son ami des pompes funèbres, l'ombre du Sida, un centre de désintoxication aussi gay qu'invraisemblable, un amant qui le quitte pour le crack. Burroughs nous surprend une nouvelle fois par la lucidité de son regard sur la société américaine et sur lui-même.

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