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  • avec le discours de la méthode, descartes écrit le livre fondateur de la philosophie moderne et de la raison occidentale.
    le texte, rédigé dans une langue sobre et d'une apparente simplicité, emploie le vocabulaire du français courant. les erreurs d'interprétation en sont d'autant plus faciles, ce dont descartes était bien conscient. il n'a donc cessé de commenter lui-même le discours, dans ses autres traités, mais aussi dans son abondante correspondance. le texte est présenté ici accompagné de ce matériau exceptionnel qu'est le propre commentaire de l'auteur.
    cette édition permet donc une compréhension approfondie de l'oeuvre, fondée sur les analyses de l'homme de lettres, et propose une remarquable initiation à l'ensemble de sa philosophie. elle comprend : une introduction générale, suivie d'une analyse du discours partie par partie ; un appareil de notes commentant précisément le texte ; un dossier, proposant des textes contemporains de descartes, et liés au discours, ainsi que de nombreuses analyses.

  • Notre siècle a totalement transformé le statut de l'homme ; celui-ci est désormais un membre d'un ensemble qui le dépasse, et dont il ne peut s'échapper. il vit dans un monde où la technique prend de plus en plus d'importance, et où le politique s'impose sans possibilité d'écart ou de fuite. Ce monde est également celui des pires violences, de la barbarie généralisée. Hannah Arendt commence ici sa réflexion sur l'originalité radicale de notre époque. Elle pose les bases d'une réflexion qui permettra, peut-être, de se donner les moyens d'éviter les dérapages vers la violence aveugle, en comprenant en profondeur la dimension de "l'homme moderne". Un nouvel humanisme ?

  • Le mythe de la virilité

    Olivia Gazalé

    Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le « sous-homme », le « pédéraste »...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme.
    Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une « crise de la virilité ».

    Si la virilité est aujourd'hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s'en alarmer, mais s'en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n'est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l'avenir du féminisme.

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  • Comment a-t-on inventé la Terre ? La réduction de la sphère au plan, l'invention de la carte, puis celle de la perspective, ont lentement permis de mesurer et de contrôler un territoire devenu l'espace où établir et déployer nos activités. L'auteur retrace l'histoire de cette invention, et s'interroge.
    Car ce modèle s'est effrité. Ce qui se substitue à lui pour notre égarement, ce sont les réseaux, situés à la fois partout et nulle part : ondes, câbles, fibres... autant d'éléments qui ne peuvent reposer sur un territoire et agissent selon des modalités différentes de celles adoptées par la perspective où nous avions vécu jusqu'alors.
    Ce « domaine » de l'information se configure comme un véritable antimonde invisible. Et il est devenu impératif de résoudre la question de la restructuration des tissus urbains et sociaux qui ont durement subi, avec l'esprit lui-même, les effets de cette nouvelle invasion technique. Il faut réinventer les données qui nous avaient servi à percevoir le monde.
    Cet ouvrage nous convie à cette réinvention, que l'auteur sait rendre bien plus jubilatoire qu'angoissée.

  • Antigone

    Sophocle

    La pièce Antigone commence au moment où les deux filles d'oedipe, Antigone et Ismène, apprennent que Créon, roi de Thèbes, vient d'interdire l'enterrement de Polynice, leur frère, pour le punir d'avoir combattu contre sa patrie. Mais Antigone transgresse ce décret. Créon et Antigone incarnent deux idées de la communauté, deux conceptions de la loi, deux versions du sacré. Au coeur du conflit tragique, la vérité humaine et politique de la communauté est liée au sens que les vivants donnent à la mort. Apparue autour du VIIe siècle avant J.-C., la figure d'Antigone a traversé les siècles et les langues jusqu'à nos jours. Avec cette nouvelle traduction, Jean Lauxerois nous propose une plongée dans l'éternelle vérité de la Grèce antique.

  • " la pensée sauvage " et non " la pensée des sauvages ".
    Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement.
    Lévi-strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres " sauvages " comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales.
    Publiée au milieu des années cinquante, " la pensée sauvage " est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.

  • La Sorcière

    Jules Michelet

    « Beauté crépusculaire et torturée, la Sorcière de Michelet ne ressemble pas au portrait que dressent les études modernes des procès en sorcellerie : une paysanne paniquée, dénoncée par ses voisins, ne comprenant pas le juge qui la questionne. Au fil des pages, la femme qui se dresse avec fierté affirme sa toute-puissance magique, porte sa malédiction comme un sacerdoce, passe de la marginalité à la majesté, à l'instar de Médée, mère infanticide porteuse d'une noire lumière. » La stimulante préface et la riche édition inédite qu'en propose ici Delphine Mercuzot éclaire d'un nouveau jour ce texte majeur et permet de mieux comprendre pourquoi « plus d'un l'a trouvée belle, plus d'un vendrait sa part du paradis pour oser approcher... »

  • L'épopée de Gilgamesh est le premier récit de l'humanité transcrit. Cette légende sumérienne, conçue en Mésopotamie il y a plus de cinq mille ans précède de loin la Bible et davantage encore L'Iliade. Cette épopée qui fonde le modèle même du héros épique en quête de gloire, est également une quête métaphysique qui nous confronte à des thèmes essentiels de l'existence : l'amour, l'amitié, le désespoir, le courage et l'errance.

    La retranscription poétique qu'en propose ici Gérard Chaliand illumine ce texte fondateur qui est le premier des chefs d'oeuvre de notre littérature-monde.

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  • L'empire de la compassion

    Paul Audi

    Qu'est-ce que compatir ? Quel rapport à la souffrance la compassion nous impose-t-elle ? À quelles contradictions cette morale nous expose-t-elle ?
    Ces questions se posent d'autant plus vivement qu'avoir de la compassion semble être devenu le signe de « l'humanité » en nous. Si le compassionnel, mais aussi les idées de soin et de sollicitude dominent la morale et la représentation que les hommes se font d'eux-mêmes et apparaissent aussi indiscutables, c'est qu'ils reflètent nos angoisses contemporaines.
    Mais pourquoi un tel empire ? Et comment celui-ci s'est-il progressivement échafaudé ?
    Dans cette édition revue et augmentée, Paul Audi prend pour point de départ l'articulation de ce problème philosophique : la compassion relève-t-elle de l'amour ou de la justice ? Et pour mieux la définir et découvrir ses paradoxes, il retrace les grandes étapes de l'histoire de la notion de compassion, d'Aristote à Levinas.

    Préface inédite de l'auteur.

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  • « En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d'obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n'a d'autre ambition que d'inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les oeuvres passées ici en revue. Si elle donne à quelques gens d'aujourd'hui l'envie d'ouvrir un roman de Stendhal ou de Queneau ou de découvrir un poème d'Aragon, l'auteur aura atteint son but. Il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir. » J. d'O.

    Du même auteur dans la collection « Agora » : Une autre histoire de la littérature, tome II.

  • Le philosophe allemand Victor Klemperer s'attacha dès 1933 à l'étude de la langue et des mots employés par les nazis. En puisant à une multitude de sources (discours radiodiffusés d'Adolf Hitler ou de Joseph Paul Goebbels, faire-part de naissance et de décès, journaux, livres et brochures, conversations, etc.), il a pu examiner la destruction de l'esprit et de la culture allemands par la novlangue nazie. En tenant ainsi son journal, il accomplissait aussi un acte de résistance et de survie.
    En 1947, il tirera de son travail ce livre : LTI, Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich, devenu la référence de toute réflexion sur le langage totalitaire. Sa lecture, à près de soixante-dix ans de distance, montre combien le monde contemporain a du mal à se guérir de cette langue contaminée, et qu'aucune langue n'est à l'abri de nouvelles manipulations.

  • « Loin de signifier un second choix, ce second volume révèle des trésors encore cachés. La méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier : présenter en quelques mots l'écrivain et son oeuvre ; tâcher de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté. Cette histoire menée au pas de charge et pleine d'impertinence constitue une magnifique introduction à l'un des chefs-d'oeuvre les plus accomplis de l'esprit des hommes depuis son éclosion : la littérature française. » J. d'O.

    Du même auteur dans la collection « Agora » : Une autre histoire de la littérature, tome I.

  • « Rien de grand ne s'est fait sans passion ». Cette parole de Hegel s'accorde au geste de Jean-Marc Ferry. Ses Écrits philosophiques récapitulent trente années d'une réflexion que n'a pas abandonnée, en effet, la passion d'approfondir les liens entre religion et politique, registres de discours et formes d'identité, rapports au monde et grammaires de l'intelligence. S'y dévoile l'architecture d'une raison élargie où soufflent des forces d'esthétique et d'amour avec lesquelles le temps de la réconciliation semble venu.


    Également chez Pocket : La Raison et la Foi.

  • Le dieu objet

    Marc Auge

    Marc Augé poursuit ici l'exploration d'un univers païen, auquel il s'est intéressé à plusieurs reprises et dont l'Afrique lui paraît offrir quelques illustrations remarquables. «Comment peut-on adorer le bois et la pierre ?» se demandaient les missionnaires chrétiens et quelques ethnologues. Tout l'objet de ce livre vise à proposer une réponse à cette question un peu angoissée. L'auteur montre que l'univers animiste est une fascinante pensée de la relation. A l'interrogation ci-dessus, les prêtres des dieux du Bénin répondent qu'entre la matière et la vie, entre hommes et dieux, ou morts et vivants, il n'y a pas plus solution de continuité qu'entre le même et l'autre. Legba, par exemple, dieu personnel par excellence, est plus que tous les autres imprégné d'humanité. C'est dans le rapport aux autres, qui passe par les dieux, que s'éprouve la singularité de chaque destin et le rapport de soi à soi. Telle est la problématique de ce livre. Mais c'est de la manière la plus concrète que Marc Augé nous révèle que la religion africaine est également une philosophie aux profondes questions et aux subtiles réponses, que nous ne devrions pas trouver absolument étrangères à nos propres capacités symboliques.

  • Manuel

    Epictète

    Comment faire en sorte que ce qui paraît destiné à nous emporter ne nous emporte pas ? Qu'est-ce qui pourrait résister de nous dans le naufrage auquel nous livrent parfois les turbulences de la vie ? Le "Manuel" d'épictète peut vous aider, comme il l'a fait pour des générations d'hommes et de femmes, leur permettant de trouver un peu de paix au milieu des difficultés de la vie.épictète tente de faire de nous des « "athlètes" » dont rien ne viendrait à bout parce que nous considérerions que ce qui nous échoit n'est en soi ni « bon » ni « mauvais », mais toujours une occasion de découvrir en nous la vertu apte à y répondre : courage, patience, force, intrépidité, etc.Une sagesse concrète à la portée de tous. TEXTE INTéGRAL

  • En persan, le Shâhnâmeh signifie à la fois « le Livre des Rois » et «le Roi des Livres». Cette épopée mythologique, la plus grande jamais écrite en langue persane (60 000 distiques), de Ferdowsi, poète persan du Xe siècle, né dans le village de Badji, province de Khorassan en Iran, a non seulement transformé l'assemblée du Sultân Mahmoud Ghaznavide en ferdows, ou « paradis », au début du XIe siècle, mais a surtout revitalisé la langue persane à une époque où elle risquait d'être supplantée par l'arabe. Depuis plus de mille ans, Le Livre des Rois persans, dont l'originalité tient à sa structure générale, à la qualité de sa langue et à son ambition didactique, garde vivante la connaissance de la gloire ancienne, de l'éthique politique et de l'identité culturelle de l'Iran. Et cela grâce aux manuscrits illustrés ou calligraphiés du Shâhnâmeh, dont les princes et les rois des dynasties iraniennes n'ont cessé de commander de nouvelles copies.
    Les morceaux choisis dans le présent recueil offrent une première approche synthétique de cet ouvrage fondateur et considérable par son volume et son rayonnement.

  • Comment se tenait-on à table au moyen âge ? comment se mouchait-on à la renaissance ? de quelle époque datent les pudeurs associées au comportement sexuel ? norbert elias analyse les moeurs de la civilisation occidentale et étudie leur transformation de la fin du moyen âge à l'époque contemporaine.
    Des exemples amusants et inattendus, des textes peu connus et pleins de surprises émaillent ce livre savoureux. d'une chanson coquine à un manuel de savoir-vivre, d'une tirade de moraliste à un recueil de proverbes, à chaque fois brillamment commentés, norbert elias donne au mot " civilisation " un sens nouveau et original, basé sur l'étude concrète des moeurs. ce livre d'un précurseur est devenu un classique de la réflexion sociologique.
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  • Le monde du travail et l'activité quotidienne nous réservent de multiples difficultés que nous prenons pour des détails sans importance. Vaut-il mieux adresser cette demande par courriel ou bien l'exprimer de vive voix ? Comment aborder un désaccord avant qu'il ne tourne à la fâcherie ? Certains jours, la question revêt une ampleur particulière : que fais-je dans cette galère ? Cela ne peut plus durer ! Il peut être tentant de faire la sourde oreille et d'esquiver le questionnement. Jusqu'à ce que nous trébuchions encore sur cette difficulté, toujours la même, et que nous consentions enfin à nous interroger sur nos convictions et nos manières de faire. C'est-à-dire sur notre éthique.
    En invitant à la prise de recul sur nos pratiques de communication, notre rapport au pouvoir, l'action dans l'urgence, ou la préoccupation du risque, ce livre met au jour les ressources cachées dont nous disposons tous, même si elles sont aujourd'hui mal traitées. Celles du discernement, de la sensibilité et de la gratitude.

  • Métaphysique

    Aristote

    La Métaphysique est cet ouvrage qu'Aristote n'a jamais écrit, ou plutôt cet ensemble de leçons, rassemblées tardivement par un copiste-bibliothécaire, au sujet du savoir suprême. Dans ces textes, Aristote s'efforce de situer, en regard de la physique, ce haut savoir qu'il désigne à plusieurs reprises comme « philosophie première ».
    Cette traduction singulière de Bernard Sichère redonne sa tonalité à la langue d'Aristote tout en la confrontant à la lecture novatrice qu'en a fait Heidegger.
    Elle est publiée pour la première fois en un seul volume.

    Traduction par Bernard Sichère depuis le grec ancien en français moderne.

  • La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos, mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace.
    À l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.

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