Littérature générale

  • Quelle est la nature du sentiment qui lia toute sa vie Helen à Frank ? Il faut leurs retrouvailles, par hasard à Londres, pour qu'elle revisite le cours de leur double existence. Elle n'espérait plus le revoir et l'on comprend qu'un événement tragique a mis fin à leur relation. Dans un retour sur soi, la vieille dame met à plat ces années passées. Une vie de femme dessinée dans toutes ses subtilités et ses contradictions. Dans ce quatrième roman, Julia Kerninon, qui a obtenu de nombreux prix pour ses précédents livres, déploie ses longues phrases fluides et imagées, d'une impeccable rythmique. 

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  • En cette année 1971, Pierre, lycéen de seize ans issu d'un milieu modeste, fait croire à ses camarades qu'il s'apprête tout comme eux à partir en vacances. En réalité il va travailler tout l'été aux côtés de sa tante Marie, toute jeune veuve, dans une ferme sans eau courante, aux méthodes de culture ancestrales. Lorsqu'il apprend que des campeurs vont s'installer sur le domaine, avec une jeune fille de dix-sept ans, il se prend à rêver...

  • Fleur et Harmonie : les prénoms des deux héroïnes du roman de Marie-Sabine Roger sont, disons... un peu trompeurs. Car Fleur, âgée de 76 ans, est une dame obèse et phobique sociale. Et Harmonie, 26 ans, est atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette. En clair, son langage est ordurier et elle ne peut retenir des gestes amples et violents. Bientôt rejointes par une bande de « bras cassés » émouvants et drôles, elles vont nous entraîner dans une série d'aventures. Ce roman profondément humaniste donne une vision positive de la différence, refusant le regard excluant et prônant la chaleur du collectif. Un « feel good book » réjouissant.

  • Les déferlantes

    Claudie Gallay

    Le jour d'une grande tempête, un homme, Lambert, arrive sur la pointe de la Hague. Il semble connaître les lieux et la vieille Nan, que chacun craint et dit à moitié folle, croit voir en lui un visage connu, celui d'un certain Michel. Dans ce bourg vivant aux rythmes de la mer et du vent, on se réfugie souvent au café de Lili et, à moins d'être né ici, il est impossible de comprendre ce qui peut lier ou opposer certains habitants. L'arrivée de Lambert semble ainsi bousculer nombre d'entre eux et déclencher des faits en apparence anodins, comme la disparition d'une vieille photo, punaisée au comptoir de Lili. Quant à la narratrice du roman, elle vit ici depuis six mois seulement. Elle est employée par le Centre ornithologique de Caen pour observer les oiseaux migrateurs et passe son temps à errer sur les landes et les falaises. Lambert l'intrigue et peut-être l'attire. Il lui révèle son lien au village, des vacances passées ici enfant, le voilier retourné de ses parents une nuit, leur noyade et le corps de son petit frère Thomas jamais retrouvé. C'était il y a quarante ans. Il vient officiellement vendre la maison de famille. Mais les jours passent et l'homme s'incruste. Et la narratrice, peut-être parce qu'elle est étrangère au village et entre chez tout le monde, peut-être parce qu'elle s'ennuie, peut-être aussi parce qu'elle vit dans l'absence d'un être aimé, va peu à peu renouer les liens manquants de cette histoire. Et mettre à jour les secrets enfouis depuis tout ce temps, impliquant nombre d'habitants de la Hague. Il est difficile de résumer l'ensemble de ce roman, comprenant de nombreux personnages autour d'une intrigue principale, la noyade des parents de Lambert et le sauvetage caché de son frère, dissimulé sous un autre nom. Ce mystère joue comme un appât pour le lecteur, qui entre ainsi par effraction dans les destinées de ces personnages tous marqués par leur destin, comme Claudie Gallay sait les inventer. L'atmosphère de ce lieu âpre, soumis à la violence de la mer, donne une tonalité particulière au roman, l'enveloppe de brume puis l'éclaire brutalement. On y parle de morts venant hanter les vivants, de haines familiales, d'amour fou. Et c'est avec son écriture toujours retenue, que Claudie Gallay nous convainc de sa singularité de son univers romanesque, toujours habité de secrets et de silences.

  • Autour de la figure de Violette Nozière, parricide de 17 ans devenue une légende dès son procès, Raphaëlle Riol dessine le portrait d'une jeune fille hors normes et d'une époque, les années 30. Dans ce roman, l'autrice fait revivre le fantôme de Violette Nozière, lui redonne une figure littéraire, à la façon de ce qu'elle fut pour les surréalistes. Un livre envoûtant, par sa capacité à réécrire la vie de cette jeune meurtrière et d'une grande inventivité dans sa façon de romancer un fait divers.

  • Lorsqu'Inès arrive dans l'île, elle est en plein naufrage. Sur le continent, elle a crevé les pneus de la voiture de son chef. Un passage à l'acte dont elle ne se serait jamais crue capable. Et elle a beau être hors du ring, loin du centre culturel dont elle s'occupait de la bibliothèque, il lui reste une rage de vaincue dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Dans l'île, cependant, va se jouer une nouvelle partie. Et Inès, parfois aussi fauve qu'une panthère, comme un animal rescapé d'un grand incendie, va se découvrir capable de renaître.

  • La narratrice, une enfant de onze ans, vit chez ses grands-parents, dans le Brabant flamand. Sa mère l'a abandonnée des années auparavant. C'est l'été dans cette vaste maison bordée d'un étang et d'un magnifique jardin. Le grand-père est en train de mourir dans une des chambres à l'étage, visité chaque jour par une infirmière. Cet homme autoritaire, distant, intimidant, est l'ombre manquante dans le jardin, espace de prédilection où sa petite-fille l'assistait dans ses occupations. Alors que la mort approche, autour de la fillette prennent place les différents protagonistes de ce lieu où la nature est souveraine : ses grands-parents bien sûr, les trois chiens, un jeune homme qui s'occupe des gros travaux, une baleine qui un jour a surgi dans l'étang. Elle rêve aussi d'un ailleurs qui pourrait être l'Alaska, la mer des Sargasses ou les Adirondacks.
    Dans ce premier roman qui impressionne par sa sobriété et sa maîtrise, Zoé Derleyn interroge avec subtilité la manière dont se construit une filiation.

  • Il s'appelle Dos Reis. Ses parents ne parlaient pas français vingt ans auparavant mais ils viennent d'intégrer la classe moyenne et peuvent s'installer dans un lotissement où l'immobilier est accessible à des gens comme eux. Lorsqu'il atteint l'âge des premiers tags, Mickaël rêve d'inscrire son nom sur tous les murs de la ville. De faire partie de ce mouvement hip-hop où les vapeurs d'aérosol lèvent de fraîches hallucinations. Et puis un jour, il change de rivage. Dans un premier roman qui décortique avec une lucidité féroce le désenchantement contemporain, Damien Ribeiro suit la trajectoire d'un jeune homme qui s'enferme à l'âge adulte dans une contrevie aux antipodes des horizons de son adolescence.

  • 1940, dans un bourg du Sud-Ouest. Tout juste mariée, Pauline, fille d'un pharmacien, apprend la mort de son mari au front. Jeune veuve, elle va au fil de la guerre basculer dans des actions de résistance de plus en en plus dangereuses, et noue une liaison amoureuse avec un conservateur du Louvre, déplacé en zone libre avec certains chefs d'oeuvre du musée. Ce beau roman de Daniel Crozes fait revivre le quotidien de la Seconde Guerre mondiale, et met à l'honneur celles et ceux qui dirent non à l'Occupation, au péril de leur vie.

  • Cette magnifique saga nous emporte, à la fin du dix-neuvième siècle, dans le pas des migrants, fuyant des campagnes ravagées par le phylloxéra et la maladie de l'encre, les uns pour les grandes villes, les autres pour le Nouveau Monde. Marie, l'enfant miraculée, sauvée par l'amour de sa grand-mère, sera, de part et d'autre de l'Atlantique, une défricheuse d'avenir...

  • Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie.
    En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique. - et pas un seul bouquin oú je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour - ou d'indiens. et point barre, c'est tout.

  • Durant l'été 70, un adolescent passe ses vacances dans la ferme d'un oncle, perdue dans une vallée de l'Aveyron. On y travaille encore à l'ancienne, les journées sont laborieuses, le mode de vie archaïque et les moeurs rudes, mais le garçon s'attache à ce monde à l'agonie, dont l'oncle est l'un des derniers survivants... Dans ce très beau roman aux tonalités autobiographiques, Daniel Crozes fait revivre les campagnes d'autrefois et nous fait partager l'émotion d'un monde disparu.

  • Léon et Paulin sont nés à six mois et demi. Paulin, le second, a fait une hémorragie cérébrale. Il est resté polyhandicapé, un état qui associe déficit mental et infirmité motrice cérébrale. À travers les questionnements, les doutes, les démarches sans fin, se construit en mots justes et forts un récit familial, comme on partage un secret. Celui de l'affection et de la charge. Celui des sentiments et des ressentiments. En creux, Anne-Laure Chanel, la soeur aînée, celle qui adolescente poussait des cris inaudibles, interroge sa propre place dans cette fratrie pas comme les autres.

  • Seule Venise

    Claudie Gallay

    L'archet c'est une portion de temps, une portion d'espace, une portion d'esprit. Larchet est le segment visible dune musique qui se poursuit vers l'infini. Il pourrait s'apparenter à une règle, que je prends comme outil pour tracer la portée ces cinq lignes qui n'ont de limites que celles de la page qui les retient. En réalité, comme les notes que l'on y dépose, ces cinq lignes se prolongent beaucoup plus loin. Car la musique ne s'arrête ni au bout dune ligne, ni au bout des crins de l'archet qui les fait naître.

  • Merlin, auteur d'une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d'autant que dans son « testament », Laurent lui impose deux contraintes pour l'album à venir.. Marie-Sabine Roger s'amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs. Par l'auteur notamment de La Tête en friche, Bon rétablissement et Trente-six chandelles.

  • Il y a longtemps de cela, bien avant d'être la femme libre qu'elle est devenue, Tanah se souvient avoir été l'enfant d'un roi, la fille du souverain déchu et exilé d'un éblouissant archipel, Loin-Confins, dans les immensités bleues de l'océan Frénétique. Et comme tous ceux qui ont une île en eux, elle est capable de refaire le voyage vers l'année de ses neuf ans, lorsque tout bascula, et d'y retrouver son père. Il lui a transmis les semences du rêve mais c'est auprès de lui qu'elle a aussi appris la force destructrice des songes.

  • Beau drôle

    Yves Revert

    « Nous avions fait de Madame des Ursins une idole. Treize ans après sa disparition, celle qui avait été tant aimée et tant haïe était devenue entre nous une sorte de fétiche. Que savions-nous d'elle ? Ce que tout le monde sait. Lorsque Philippe d'Anjou devint roi d'Espagne, quand elle était déjà veuve et habitait Rome, on fit appel à elle pour jouer un rôle de première importance à Madrid. La reine Marie-Louise gouvernait Philippe, Mme des Ursins gouvernait la reine. Quand on a cru qu'elle courait à sa perte, elle s'est révélée indestructible, on l'a crue indestructible, elle était condamnée. Et voilà qu'aujourd'hui, par le jeu des circonstances, je me retrouve chez l'homme au monde qui l'a le mieux connue. Monsieur d'Aubigny, de dix-huit ans plus jeune qu'elle, fut quarante années durant le compagnon de la princesse. Son beau drôle selon le sobriquet que lui avait trouvé M. de Saint-Simon. Lui peut-être saura dire ce qu'il s'est passé exactement ».
    Dans des pages tour à tour fiévreuses et sidérées, Yves Revert dessine le portrait d'une femme de légende, qui fut diplomate au service de Louis XIV et gouverna la moitié de l'univers, mais il raconte aussi la rare histoire d'un amour qui n'osa jamais dire son nom.

  • Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes... Un premier roman d'une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.

    Voir l'interview d'Alexandre Seurat

  • Attila Kiss, cinquantenaire hongrois en bout de course, tombe amoureux d'une jeune Viennoise riche et cultivée. Tout les sépare : la classe sociale, l'Histoire de l'Empire austro-hongrois, l'ancien mur entre l'Est et l'Ouest. Dans son deuxième roman, Julia Kerninon illustre magistralement l'idée que l'amour est un art de la guerre, avec ses victoires, ses défaites, ses frontières, et sa conquête de l'altérité. Par l'auteur de «Buvard», premier roman aux nombreux prix, dont le prix Françoise Sagan.

  • Encore vivant

    Pierre Souchon

    Alors qu'il vient de se marier avec une jeune femme de la grande bourgeoisie, l'auteur, bipolaire en grave crise maniaco-dépressive, est emmené en hôpital psychiatrique. Enfermé une nouvelle fois, il nous plonge au coeur de l'humanité de chacun, et son regard se porte avec la même acuité sur les internés, sur le monde paysan dont il est issu ou sur le milieu de la grande bourgeoisie auquel il se frotte. Il est rare de lire des pages aussi fortes sur la maladie psychiatrique, vue de l'intérieur de celui qui la vit. Ce récit autographique est le premier livre publié par Pierre Souchon, journaliste au Monde diplomatique et à L'Humanité.

  • Allongé dans son lit en costume noir, ce matin du 15 février, Mortimer Decime attend son anniversaire : il aura 36 ans à 11 heures du matin. Il attend plutôt sa mort, car depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés le jour de leur 36e anniversaire. Malédiction familiale ? La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Quand ce destin funeste pèse sur vous depuis la naissance, cela n'incite pas à faire des projets, comme se marier, engendrer, s'engager avec énergie dans la vie professionnelle ou même tomber amoureux. A quoi bon ? Mortimer s'est donc laissé vivre, modestement et sans ambition, jusqu'à ce dernier anniversaire. En prévision, il a même démissionné de son travail, mis fin au bail de son appartement et vendu sa voiture...
    Mais le sort lui joue un drôle de tour. Car ce 15 février à 11h, Mortimer ne meurt pas. Pour son malheur, le voici en pleine santé, sans travail et sans appart... et il va lui falloir désormais vivre vraiment, sans connaître l'heure de sa mort, comme tout un chacun, en somme !

  • A Guernica, en avril 1937, le jeune Basilio passe son temps dans les marais à peindre des hérons cendrés, alors que la population fuit dans la crainte de l'arrivée des Nationalistes. Le jour même du bombardement, le 26 avril, il cherche à rendre le frémissement invisible de la vie, dans les plumes d'un oiseau. Mais une fois la ville en feu, il ne peut se retenir d'aller voir le massacre de ses propres yeux. Comment rendre compte de la réalité, que ce soit celle d'un héron ou d'une guerre terrible ?
    Basilio se rendra jusqu'à Paris, au début de l'été, pour découvrir le Guernica de Picasso, cette oeuvre magistrale, témoignage imparable de la tragédie, bien que le peintre célèbre n'en ait pas été le témoin. Avec son économie de style, Antoine Choplin nous interroge sur la nécessité de l'art pour rendre compte de notre condition humaine, même la plus extrême.

  • En janvier 2005 Catherine Bernard, quarante ans, journaliste originaire de l'Ouest de la France, achète trois hectares d'une parcelle dans les coteaux du Languedoc et s'installe comme vigneronne. Elle commence une autre vie, une nouvelle vie. Ce livre est le récit de son installation, mais aussi le portrait d'une région viticole bien particulière, le Languedoc, transformée dans les années 1960 par l'installation des pieds-noirs et où l'on arrache aujourd'hui les vignes avec les primes de l'Europe. La première leçon que Catherine prend de la terre : accepter qu'elle ne sait pas, admettre que ce qu'elle a appris pendant son année au CFPPA est au mieux un cadre. Elle entre dans la force des choses. Sans grands moyens, l'entraide, la débrouille, le bricolage, les bouts de ficelle font partie de l'apprentissage.

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