Rue De L'echiquier

  • Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son quotidien : s'agit-il d'un acte isolé ou d'un braconnage organisé ? L'affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts. Alors que la police ouvre une enquête, Rice décide de faire équipe avec Sara Birkeland, une scientifique qui a occupé le poste de garde forestier avant lui. Ensemble, ils mettent au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d'exposer le passé de Rice.

  • Peut-on être un carnivore éthique ? Nouv.

    Nous vivons une époque à la fois tourmentée et extrêmement créative, où tout s'accélère. En Mutation explore les bouleversements à l'oeuvre et rencontre celles et ceux qui pensent et créent le monde de demain. Chaque numéro, organisé en trois temps forts, s'attache à un sujet précis, en donnant à lire et à voir des positions, des expériences ou des initiatives très différentes, parfois paradoxales. L'objectif est de rendre compte de toute la complexité de l'action, d'y réfléchir et d'en débattre, tout en s'appuyant sur l'expérience des pionniers.
    En mutation est coéditée par L'Obs et Rue de l'échiquier.
    Elle sera diffusée par abonnement et en librairie à partir d'octobre 2021.

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  • écotopia

    Ernest Callenbach

    Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia.
    Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain.
    Au fil de ses articles envoyés au Times-Post , William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 22 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien ; d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure.
    Son histoire d'amour intense avec une écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.
    Récit utopique publié en 1975, traduit depuis dans le monde entier, Écotopia est d'une actualité saisissante. Il offre une voie concrète et désirable pour demain, et ce faisant agit comme un antidote au désastre en cours.

  • Après avoir assisté à l'assassinat de sa mère par des braconniers, un jeune éléphant mène une vie de dur labeur au service des êtres humains. Dévoré par le désir de vengeance, il parvient à se libérer de ses oppresseurs et terrorise les villageois de l'Inde du Sud : il piège ses victimes, puis ensevelit leurs corps sous des tas de feuilles et de poussière, ce qui lui vaut d'être surnommé « Le Fossoyeur ».

    Manu, le fils d'un riziculteur pauvre, se trouve emporté contre son gré dans le milieu sordide du trafic d'ivoire, aux côtés de son frère Jayan, jeune homme incontrôlable et dangereux qui voit dans le braconnage un moyen d'échapper à la misère des campagnes.

    /> En parallèle, Emma, une Américaine, réalise un film documentaire sur Ravi Varma, un charismatique vétérinaire qui recueille et soigne de jeunes éléphants orphelins au sein d'une réserve naturelle. Témoin de pratiques douteuses entre certains responsables de la réserve et des sociétés d'exploitation forestière, elle se retrouve impliquée dans une affaire qui remet en cause ses convictions bien établies.

    À travers ces trois destins, Tania James nous livre un récit déchirant et haletant sur le commerce de l'ivoire, et explore la frontière poreuse entre conservation et corruption. Ce roman dépeint la complexité morale de l'homme, qui oscille entre amour et trahison, devoir et loyauté, ainsi que sa relation brisée avec les animaux et la nature.

  • Exploser le plafond : précis de féminisme à l'usage du monde de la culture Nouv.

    Alors que les mouvements #MeToo et #balancetonporc ont dévoilé à quel point les inégalités et discriminations perduraient dans le monde de la culture, Reine Prat revient sur le fonctionnement interne du secteur, ses bouleversements récents, ses caractéristiques et le (long) chemin qu'il reste encore à parcourir. Car si l'on y encense l'ouverture et la diversité, cet univers, qui aime à cultiver l'entre-soi, reste encore et toujours un bastion d'hommes blancs, cishétéros et issus des classes moyennes et supérieures.
    L'autrice analyse ainsi comment l'organisation du travail artistique et culturel et les représentations qui en découlent sont liées, et contribuent à alimenter et reproduire une « culture patriarcale ».

  • Mémoires effondrées

    Baya

    "2044. Antoine Donelli, naguère comédien en vue, vient de s'éteindre. Fin d'une vie d'homme dans un monde incertain et chaotique. Mais comment en est-on arrivé là ? "

  • De nos ancêtres chasseurs-cueilleurs aux appétits gargantuesques des villes modernes, la nourriture a conditionné nos corps, nos villes et nos paysages, notre vie politique, notre économie, nos manières de penser. Mais face aux dérèglements écologiques, à l'explosion de l'obésité et des famines, la nourriture menace aujourd'hui notre futur. En cause ? Le peu de valeur que nos sociétés industrielles ont choisi de lui accorder.
    En s'appuyant sur les enseignements de plusieurs disciplines, ainsi que sur des récits d'agriculteurs, de designers et d'économistes, Carolyn Steel propose de redéfinir notre relation à la nourriture, ainsi qu'aux uns et aux autres, avec pour nouvelle règle d'or : « Nourris ton prochain comme toi-même. ».

  • Partout en France, des citoyens se regroupent pour inventer collectivement une vie plus sobre et plus solidaire, afin de mieux répondre aux crises écologiques, économiques et sociales que nous traversons.
    Depuis sa création en 2007, le Mouvement Colibris travaille à faire connaître et à accompagner ces collectifs. Situés dans différents territoires français, en ville ou à la campagne, les 12 collectifs présentés dans cet agenda sont très divers mais tous ont le désir commun de participer à la transition vers une société plus juste, résiliente et écologique.
    Chaque mois, le lecteur découvre un nouveau collectif, son histoire, son mode d'organisation, et l'une de ses activités : l'écoconstruction, la récupération des déchets, la réinsertion sociale, l'éducation alternative, etc.

  • En 1845, Samuel Long, jeune esclave noir, réussit à s'enfuir de la plantation de son maître, en Virginie. Après avoir emprunté, le "chemin de fer clandestin" - maillage de personnes qui, depuis les Etats du Sud, aidaient les esclaves en fuite à rejoindre le Canada -, il arrive au lac Walden et se lie avec le cercle des philosophes transcendantalistes, dont Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson.
    A leurs côtés, il va tenter d'apprivoiser sa nouvelle condition d'homme libre. Mais cette rencontre est également la confrontation de deux mondes : celui de Samuel Long, synonyme de souffrance et de révolte, et celui des intellectuels blancs qui, bien qu'abolitionnistes, se retrouvent néanmoins confrontés à leurs propres privilèges et contradictions. Dans ce récit puissant, Norman Lock examine des enjeux qui continuent de diviser les Etats-Unis et l'ensemble des sociétés occidentales : le racisme, les inégalités de destins, le droit à la liberté.
    Il montre aussi, de manière plus suggestive, comment le naturalisme de Thoreau est inséparable de son engagement abolitionniste, faisant de lui un précurseur de l'écologie décoloniale.

  • Dans cet essai, Vandana Shiva se confronte au pouvoir des multinationales et des ultrariches.
    Elle dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique linéaire du club des milliardaires - Gates, Buffet, Zuckerberg et autres empereurs modernes - et leur contrôle total sur la finance, l'alimentation, l'énergie, l'information, la santé et même les relations.
    Se fondant sur des faits peu connus et explosifs, elle analyse en particulier comment la soidisant « philanthropie » est le moyen pour ces milliardaires de contourner les structures démocratiques, d'empêcher la diversité et d'imposer des idées totalitaires.
    Elle revendique au contraire droit à vivre, penser, respirer et manger librement, pour que l'humanité ne soit plus au service des 1 % les plus riches.

  • Depuis le début des années 1990, les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies. Ils s'ajoutent aux magazines, aux conférences, aux séminaires qui prônent « l'estime de soi », « l'expression de son vrai moi », « la bienveillance ». Sans cesse, nous subissons ainsi une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu.

    Bien sûr, on pourrait penser qu'il n'y a là que de bonnes intentions ; et qu'au pire, ça ne peut pas faire de mal : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, c'est à la montée d'une idéologie politique que l'on assiste. Dans le champ privé comme en entreprise, où le management aurait pour mission de favoriser l'épanouissement des salariés. Or la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi... Car dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c'est qu'on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l'écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! Et si vous attrapez le Covid, c'est de votre faute, vous vous êtes relâché !

    En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est à cette vaste supercherie que s'en prend ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

  • La chaîne alimentaire de notre monde industrialisé est bâtie sur une dépendance sans précédent aux énergies fossiles : si l'agriculture intensive a besoin de pétrole pour fonctionner, le secteur de la distribution en dépend également pour approvisionner les villes. Que se passera-t-il quand cette ressource aura atteint un prix rédhibitoire, ou quand elle sera épuisée ?
    Quant au contenu de nos assiettes, le cortège de pesticides, d'hormones et autres OGM qui y circulent nous empoisonne à petit feu.
    Pourtant, des expériences en France et dans le monde entier prouvent que, même en ville, on peut cultiver et nourrir sainement une grande partie de la population.
    Frédérique Basset a mené l'enquête sur ces moyens de produire soi-même sa nourriture avec des méthodes douces pour la planète.

  • Dans un style plaisant, clair et imagé, alliant rigueur scientifique et intensité du récit, Carolyn Steel met en évidence le lien fondateur entre civilisation et alimentation. Elle suit le trajet des aliments jusqu'à la ville, puis du marché ou du supermarché à la cuisine, et enfin de la table à la décharge ou aux égouts ; et offre ainsi une vision fascinante de l'évolution des cités à travers le prisme de la nourriture.
    Alors que les villes engloutissent 75 % des ressources de la planète et que la population urbaine devrait doubler d'ici 2050, le sujet est plus que jamais d'actualité :
    Comment nourrir la ville de demain ? Dans le dernier chapitre, Carolyn Steel dresse le tableau de la ville « sitopique », pour mieux concevoir nos villes et leur arrière-pays, afin d'y vivre en harmonie.

  • Avec beaucoup de simplicité et d'humour, cet album dénonce les comportements sexistes de la vie quotidienne. Ils sont si souvent tellement ancrés dans nos moeurs, que nous finissons parfois par ne plus les voir. Par exemple, on dira beaucoup plus facilement à une petite fille « Oh, que tu es jolie ! », quand dans le même temps on dira surement à un petit garçon « Oh, que tu es grand ! ».
    Pour changer ces stéréotypes malheureusement répandus, le meilleur chemin reste l'éducation : voici donc un petit manifeste féministe, porté par des illustrations d'une

  • "Le monde vivant nous offre chaque jour des leçons pour prendre soin de la planète, bien vivre avec les autres et se sentir mieux dans son corps comme dans sa tête. C'est justement ce que te propose la permaculture : t'inspirer de la nature ! Dans ce livre tu vas découvrir la permaculture et plein d'idées pour la pratiquer au quotidien en jardinant, bien sûr, mais aussi en t'habillant, en te déplaçant, en communiquant avec tes amis et même en jouant ! " "Guizou est le pseudonyme d'un duo de permaculteurs convaincus, acteurs engagés de la transition en cours.
    Ils sont les auteurs de Permacomix, vivre en permaculture mode d'emploi (Rue de l'échiquier BD, 2020). Claire Le Gal est illustratrice pour la presse et l'édition jeunesse. Elle a aussi été scénographe pour le théâtre et l'opéra et enseigne désormais les arts plastiques".

  • En fin de cursus aux Arts Déco, la jeune narratrice de cette histoire noue avec son père, agriculteur, un dialogue inédit autour de la terre et de l'environnement, au prétexte d'en faire son mémoire de fin d'études. Leur échange, souvent heurté mais toujours affectueux, trahit vite tout ce qui sépare et peut-être oppose les générations. Lui, fort de son expérience personnelle, se sent tenu de défendre l'agriculture conventionnelle, même s'il en connait les défauts : il faut bien faire manger la planète...
    Elle, pétrie de culture alternative et nourrie des références de l'écologie politique, s'accroche à ses convictions. Et si leurs positions respectives provenaient en partie d'idées reçues ? Et si l'urgence était surtout d'apprendre l'un de l'autre ?

  • Laurence Bril invite les enfants à se poser les bonnes questions : « Combien de temps passes-tu devant un écran ? Pour y faire quoi ? Et qu'est-ce que cela t'apporte ? » Elle propose ainsi des solutions pour que les enfants apprennent à faire leurs propres choix et évitent de se laisser entraîner, au risque d'un comportement addictif.
    L'autrice aborde également l'autre facette du problème numérique : la pollution engendrée, dont les enfants n'ont souvent pas conscience. Qu'en est-il de l'empreinte carbone du numérique et des e-déchets ?
    Comment mieux naviguer pour moins polluer ?
    Dans ce petit guide, on retrouve des jeux, un quiz, mais aussi des tests à faire en famille, pour mieux comprendre, se retrouver et devenir maître de sa vie numérique.
    La vie sans filtre, c'est chouette aussi !

  • Dans la lignée des désormais célèbres bandes dessinées du réel comme Économix (Les Arènes) ou Philocomix (Rue de Sèvres), Permacomix propose une véritable immersion dans l'éthique de vie que constitue la permaculture, à travers le récit d'un jeune coupe qui décide de changer de vie et de s'initier à cette démarche.

    Nous suivons ainsi le cheminement de Gaëtan et d'Izia, de leur décision de prendre une année sabbatique à leurs différentes rencontres avec des personnes qui vivent en permaculture. À leurs côtés, le lecteur découvre ainsi les concepts et pratiques de la permaculture qui, au-delà des techniques de culture, est une véritable vision du monde ainsi qu'une manière de vivre. Rythmée par les dessins précis et coloré de Cécile Barnéoud, Permacomix propose ainsi la voie d'une vie plus épanouie et plus équitable où l'être humain est en harmonie avec la nature et le vivant.

  • En 1972, quatre jeunes scientifiques du MIT rédigent à la demande du Club de Rome un rapport qu'ils intitulent The Limits to Growth . Celui-ci va choquer le monde et devenir un best-seller international. Pour la première fois, leur recherche établit les conséquences dramatiques sur le plan écologique d'une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. Leur analyse repose sur le modèle « World3 », qui permet une simulation informatique des interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres.
    Ce rapport paraît avant la première crise pétrolière de 1973, et pour beaucoup d'esprits, la croissance économique est alors un fait durable, qui ne saurait être discuté. En 2004, les auteurs reprennent leur analyse et l'enrichissent de données accumulées durant trois décennies d'expansion sans limites : l'impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement.
    En 1972, la problématique centrale du livre était : « comment éviter le dépassement » ; l'enjeu est désormais : « comment procéder pour que nos activités ralentissent et puissent tenir dans les limites de la planète ».
    Ce livre propose donc la dernière version du Rapport Meadows, à un moment où la crise majeure que nous traversons jette une lumière crue sur la dynamique de la croissance et ses effets.

  • Comment vivre dans le respect des limites et des ressources de la nature ? Alors que la production mondiale de pétrole a atteint son maximum et que c'en est désormais fini de l'énergie fossile bon marché, la permaculture constitue une réponse pragmatique aux enjeux de notre époque. Elle utilise la pensée systémique pour « élaborer en toute conscience des paysages qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent en abondance nourriture, fibres et énergie afin de subvenir aux besoins locaux ».
    En quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement mondial, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité. Dans Permaculture , désormais le livre de référence sur le sujet, David Holmgren théorise et illustre concrètement 12 principes sur lesquels s'appuyer pour concevoir un mode de vie soutenable et s'adapter à la « descente énergétique » qui suivra le pic pétrolier. Chaque principe fait l'objet d'un chapitre à part entière. Permaculture a inspiré à Rob Hopkins son initiative des « villes en transition », qui permettent aux communautés de répondre aux enjeux de l'après-pétrole et du dérèglement climatique.
    Permaculture (Principles & Pathways Beyond Sustainability) a été traduit en espagnol, en portugais, en italien, en tchèque et en japonais.

  • La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur : les vitrines des commerces se vident, la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ?
    Dans cet ouvrage, analyse l'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, qui tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifie les emplois de proximité. Il observe également comment la motorisation - incarnée par la voiture individuelle - contribue largement à l'asphyxie des villes.
    Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Il n'existe nulle solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

  • "La dictature, c'est comme une dictée : un monsieur dit aux autres ce qu'ils doivent faire et ils le font. Un point c'est tout".

  • Dans son Guide pour oser s'impliquer dans la vie politique locale (Rue de l'échiquier, 2018 et 2019), Christian Proust avait su relever un défi : donner aux Français les clés pour se lancer eux-mêmes en politique et favoriser ainsi l'émergence de listes participatives aux élections locales, en particulier lors des municipales 2020. Face aux pratiques souvent déprimantes du monde politique, quoi de mieux pour lutter contre la lassitude des citoyens que leur donner envie de passer à l'action ?

    Ce « tome 2 » met en lumière « ceux qui ont osé », leur démarche depuis la réunion d'un noyau de quelques volontaires jusqu'à leur élection... ou leur non-élection. Ayant recueilli leurs témoignages, Christian Proust raconte l'histoire de 14 listes citoyennes et participatives : leur cheminement pour s'entendre sur les valeurs, pour bâtir leur projet, développer la notoriété d'un collectif, identifier la liste de candidats, désigner la tête de liste, organiser la campagne, créer des alliances d'entre-deux tours... ou pas. Dans une deuxième partie, l'auteur relate de façon détaillée le parcours de cinq de ces listes, qui ont gagné les élections, dans cinq communes de tailles différentes. En fin d'ouvrage, des fiches pratiques présentent des outils issus de l'éducation populaire pour agir et décider ensemble.

  • Egoïstes et méprisants, riches et sans-gêne : "les Parisiens" , ou supposé tels, cristallisent une obsession française. Au temps du coronavirus, "les Parisiens" ont ainsi été accusés de propager l'épidémie et d'imposer au reste du pays des règles sanitaires qu'ils ne respectent pas. Mais qui sont ces "Parisiens" qui monopolisent l'attention ? Parle-t-on des "habitants de Paris" ou des "habitants de l'Ile-de-France" ? La confusion est significative.
    La conurbation francilienne et ses 12 millions d'habitants n'a aucun équivalent en France ni en Europe. Sa population est la première à subir les conséquences de l'hyperdensité, dont les prix élevés de l'immobilier et la galère des transports ne sont que les plus tangibles. Sondage après sondage, une majorité de Franciliens affirment qu'ils partiraient ailleurs s'ils le pouvaient. Pour le dire simplement, il y a trop de monde en région parisienne.
    Pendant ce temps, des villes moyennes se dévitalisent, des petites villes perdent des habitants, des villages se transforment en dortoirs. Malgré ces constats, l'Etat continue de piloter le "Grand Paris" , destiné, selon les éléments de langage bien rodés, à renforcer "l'attractivité" de la "métropole-monde" . Le rééquilibrage du pays et l'amélioration de la qualité de vie en Ile-de-France étaient déjà indispensables avant 2020.
    Alors que la crise sanitaire a mis en lumière le mal-être des "Parisiens" , la réorganisation territoriale est devenue impérieuse. Elle ne repose pas seulement sur le télétravail des cadres, mais sur des choix publics en faveur de villes et de villages qui ne demandent que cela.

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