Table Ronde

  • Le rugby n'est pas un sport comme le foot, la politique ou la haute finance. C'est l'ingrédient corsé d'un art de vivre, le théâtre d'une dramaturgie aux rites compliqués, l'expression d'un patriotisme. Il existe une géographie du rugby, une morale, une esthétique, un langage, des figures légendaires - toute la culture d'un pays où les tuiles sont romaines, les accents chantants et les apéritifs anisés.
    Denis Tillinac habite ce pays depuis l'adolescence. II a voulu célébrer, avec sa plume vagabonde, les noces du rugby et de la littérature. Tant qu'il y aura des Jenkins et des Cécillon pour commémorer le génie des Boniface ou la bravoure des Herrero, tant qu'on parlera de rugby à Tyrosse ou à La Voulte, la France de la joie de vivre ne sera pas défunte. Ce livre va éveiller de belles nostalgies et susciter quelques polémiques. Grand Prix de la Littérature Sportive et Prix Populiste 1993.

  • médecin neuropsychiatre à toulouse, natif de tarbes où il découvrit le rugby, paul voivenel pratiqua ce sport durant ses études puis devint un haut dirigeant, président d'honneur de la fédération française, ami de plusieurs écrivains.
    écrit durant l'occupation en zone libre, ce récit d'un passionné emmêle souvenirs sportifs et considérations sur l'éthique, la guerre, etc.
    il est paradoxalement actuel car, entre les deux guerres, le rugby français était en proie à la menace du professionnalisme : dissidence des grands clubs pour former une " élite ", création du jeu à xiii. avec ses indignations et ses partis pris de supporter toulousain, voivenel nous donne un livre attachant, écrit à la diable avec toute la verve d'un bon gascon.

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  • Ancien capitaine de Dax, international, joueur mythique des années 60, Pierre Albaladejo a de la verve et de l'humour. Sous-titrées en langue occitane, les histoires savoureuses qu'il égrène au fil des pages fleurent bon la Gascogne. Il y a l'accent, le pastis, les odeurs de sous-bois et du rugby en prime. Car, au pays landais d'Albaladejo, le rugby est un art de vivre et de raconter. On connaissait le talent de " M. Drop " au micro pour commenter avec Roger Couderc le Tournoi des Cinq Nations, on découvre une jolie plume et on quitte ce livre avec un sourire au coin des lèvres.

  • Béloni, qui tient un bistrot à Saint-Junien, près de Limoges, est un monde à lui tout seul. Contrebandier d'occasion, séducteur sans pareil, psychanalyste à ses heures, ce Basque conquis par le Limousin est le gourou et le chef de meute d'une équipe d'adolescents prolongés qui le suivraient au bout du monde. Entrez chez lui et vous ferez connaissance avec quelques gaillards déchaînés et bon enfant, aussi ardents sur les terrains de rugby que rapides à siffler une fille ou un pastis. Chronique d'un temps des copains et tableau de la vie de province dans une bourgade de la France profonde, ce roman est un livre à part dans l'oeuvre d'un écrivain volontiers sombre et tragique : Béloni est un texte allègre et souvent désopilant, un divertissement qui célèbre les plaisirs de l'amitié, du sport et de la littérature.

  • La plume de Philippe Guillard est trompeuse : elle fait semblant de nous raconter des histoires de rugby alors qu'elle butine partout des émotions subtiles, avec autant de drôlerie que de tendresse. Guillard est un écrivain, il joue avec les mots comme un jongleur avec ses balles pour en soutirer la plus évidente des poésies, celle des petits sentiments vrais qui posent des ailes sur tous les coeurs. Petits bruits de couloir a été élu meilleur livre de sport (Prix Sport Scriptum) lors de sa parution en 1999 et a obtenu le Grand Prix de la Littérature sportive.

  • e n juillet 1964, six ans après la glorieuse épopée du " grand combat", le xv de france entreprend sa deuxième tournée en afrique du sud.
    mias, barthe, roques, danos et autres héros de 1958 ont tourné la page. mais serge saulnier, le manager, décide de rempiler pour la circonstance. grand est pourtant le risque de désenchantement, car on ne pourra plus compter sur un effet de surprise pour ramener la peau des springboks. le pari repose cette fois sur une toute jeune génération d'avants qui ont pour noms dauga, spanghero, herrero, gruarin, rupert, sitjar, et des cadres comme crauste, albaladejo, darrouy, plus un entraîneur hors série, jean prat.
    rendez-vous à springs, pour un autre grand combat !
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  • longtemps grand reporter au monde, biographe de blum, mendès france, mauriac, champollion, historien des jésuites, jean, lacouture est aussi un bordelais féru de rugby depuis son enfance.
    ces chroniques traversent le temps pour nous décrire sa passion. lacouture évoque avec une étonnante érudition l'histoire du rugby, sa géographie, sa sociologie, ses légendes. puis il s'appesantit sur quelques moments de vérité, de gloire ou de passion, l'occitanie ou des îles britanniques, entre les années soixante et les années quatre-vingt. intelligent, instructif et riche en anecdotes et digressions savoureuses.

  • henri garcia était reporter à l'equipe lorsqu'il publia ses fameux contes du rugby.
    ces récits truculents, pleins d'humour et de tendresse, font penser tantôt à blondin ou haedens, tantôt à marcel aymé. garcia nous raconte des histoires incroyables, mais vraies, duels épiques, forces de la nature dans leur terroir, un étrange " duc " au bataillon de joinville, un abbé castrais atypique, un accident tragique chez les springboks suivi d'un retour miraculeux à colombes. et plusieurs autres récits qui ressuscitent des figures légendaires ou anonymes, toujours en faisant sourire.

  • ancien caricaturiste, devenu grand reporter à midi olympique, auteur de contes et essayiste, georges pastre a obtenu en 1971 le grand prix de littérature sportive pour une magistrale histoire générale du rugby en cinq volumes.
    ses ovaliques sont un cocktail de récits, de pastiches et d'historiettes où la sensibilité la plus délicate se cache derrière l'humour le plus décapant. c'est une mêlée ouverte, très ouverte, d'émotions et de réflexions.

  • Journaliste sportif dans plusieurs quotidiens du Languedoc et originaire de Tarbes, Marcel Bordenave a envoyé pendant quinze ans au journal L'Equipe - entre 1956 et 1970 - des chroniques dont la saveur n'est toujours pas oubliée dans l'Occitanie. Ainsi les " profanes " du nord de la France ont-ils pu voyager dans l'imaginaire rugbystique tissé avec des querelles de clocher, des joutes à la fois dantesques et picrocholines, des portraits. Le tout relevé par un humour plein de tendresse. Avec autant de drôlerie que de parti pris en faveur du Stade Tarbais, la plume de Marcel Bordenave nous fait revivre les hautes heures du rugby des années 60, autour des villages et des petites villes.

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