Julien Allouf

  • Ce voyage au fin fond de la dépendance, cette invitation au gai acquiescement de soi emprunte deux versants. Sous la forme d'un traité, sont explorées les voies qui conduisent à la grande santé, au joyeux dire oui. En contrepoint, dans des fragments, une autre voix se donne à entendre. À la troisième personne, lointaine et pourtant si intime, l'auteur narre sa singulière quête de liberté en plein chaos. Chemin faisant, Alexandre Jollien nous livre un carnet de route, un véritable traité de déculpabilisation. Cet essai de philosophie pratique dessine un lumineux art de vivre surgi du fond du fond

  • " Tout le monde rêve. Si tu ne rêvais pas, tu deviendrais fou. J'ai lu des trucs là-dessus. C'est une soupape. Les gens rêvent quand ils dorment. Ou alors, ils deviennent dingues. Mais moi, quand je rêve, je rêve de vitamines. Tu comprends ce que je te dis ? "

  • Premiers amis, première fille, dernières paroles...
    La vie de Miles Halter n'a été jusqu'à maintenant qu'une sorte de non-événement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi qu'il rencontre Alaska.
    La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.
    «Qui es-tu Alaska?» est LE roman de l'adolescence dont on ressort différent : les amitiés fortes, l'amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens. Un livre qui fait rire et fondre en larmes l'instant d'après.

  • Le Journal d'un curé de campagne, considéré comme le chef-d'oeuvre de Georges Bernanos, est le journal intime d'un jeune prêtre de village dans le nord de la France.
    De nature passionné et nourri d'idéaux, il confie ses espoirs, ses pensées, ses doutes, ses quêtes et dresse le portrait d'une communauté villageoise, de petites gens, de nobles et de plus fortunés qu'il voudrait "élever" malgré une santé fragile.
    Paru en 1936, il reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française.
    Porté à l'écran par Robert Bresson en 1951, il remporte le Grand prix du cinéma français.

  • Une terre d'ombre

    Ron Rash

    • Theleme
    • 30 Janvier 2020

    Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère - revenu de la Première Guerre mondiale amputé d'une main -, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d'un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n'y pousse et les malheurs s'y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu'une sorcière. Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d'une flûte en argent. L'action va inexorablement glisser de l'émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l'ignorance et à la peur d'une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

    La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l'intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.

  • Dans le pays d'Artois, une jeune fille audacieuse, surnommée Mouchette se laisse séduire par le marquis de Cadignan qui la délaissera alors qu'elle est enceinte. Meurtrie, la jeune passionnée cherche la vengeance.
    Plus tard elle croisera le chemin d'un jeune un vicaire de campagne, ascétique et tourmenté par sa lutte contre le Mal. De cette rencontre entre deux âmes troublées naîtra une relation exaltée.

  • Péchés capitaux

    Jim Harrison

    • Theleme
    • 2 Juin 2016

    À la suite de son enquête sur le Grand Maître, l'inspecteur Sunderson, désormais à la retraite, n'aspire qu'à se mettre au vert dans un bungalow du Nord Michigan.
    Aussitôt installé, il découvre que ses voisins sèment la terreur dans toute la région. Les autorités locales avouent leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et commet les crimes les plus crapuleux. Une série de meurtres éclate, Sunderson est contraint de reprendre du service.

  • Chronique d'hiver

    Paul Auster

    • Theleme
    • 17 Octobre 2013

    Paul Auster s'adresse une apostrophe à lui-même. Il convoque pour cela son double de papier et l'interroge sur son existence, sa possibilité d'être au monde avec ses blessures, ses hantises et ses ambitions. Un discours à soi-même comme autre absolu, qui déploie avec sincérité toute la sensibilité et l'histoire de cet immense écrivain.

  • Numéro zéro

    Umberto Eco

    • Theleme
    • 7 Avril 2016

    En 1992, à Milan, un groupe de journalistes est embauché pour créer un nouveau quotidien qu'on leur promet dédié à la recherche de la vérité, mais qui se révèle un pur instrument de calomnie et de chantage. Ils fouillent dans le passé pour mettre en page leur « numéro zéro », et c'est le présent qui leur saute au visage...

    « L'ombre de Mussolini, donné pour mort, domine tous les événements italiens depuis 1945 » : est-ce là le délire d'un journaliste d'investigation paranoïaque ? Mais alors, pourquoi le retrouve-t-on assassiné un beau matin ?Attentats, tentatives de coups d'État, empoisonnements, complots, stratégie de la manipulation, de la désinformation et de la tension : quand tout est vrai, où est le faux ? Umberto Eco décortique l'évolution inquiétante des médias dans une caricature ironique.

  • Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé l'" Ogre ". Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales. Des ruelles miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l'Ogre, et de remonter sa piste.

  • Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement. En effet, il s'agit du premier San-Antonio publié par un petit éditeur lyonnais en 1949.
    C'est par ces pages qu'a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l'après-guerre. Voici donc les premiers pas de ce héros, dont un psychiatre a dit récemment qu'il était "La Santé de la France".

  • LES VAGABONDS DU RAIL

    Jack London

    • Theleme
    • 19 Septembre 2019

    En période de pénurie un tout jeune homme se lance dans un périple à travers les États-Unis en empruntant les trains de façon clandestine. Entre errance et aventure, sorte de clochard ferroviaire, il sera confronté à la faim, au froid, aux doutes, aux humiliations, à des rencontres plus ou moins recommandables et même à la prison.
    Par ce récit tiré de son expérience autobiographique, l'auteur nous livre un parcours chaotique dans un monde parfois brutal, parfois secourable mais où l'emporte la soif de liberté d'une jeunesse audacieuse.

  • Dans un style lumineux l'auteur propose une critique féroce du " dogmatisme " des philosophes chrétiens et platoniciens.
    Par la remise en question de ses prédécesseurs, Nietzsche pousse de manière originale à remettre de la créativité dans une pensée trop ancrée dans les croyances, à l'enrichir, à ouvrir une possibilité d'appréhender le monde, plus inventive et plus universelle, en " esprit libre ".

  • Contraire, j'ai l'impression qu'elle est toute prête à se rompre... Je jette un coup de saveur à ma breloque ; voilà près de deux heures qu'elle est rentrée dans la carrée, Elia... Et celle-ci demeure aussi inerte et silencieuse qu'auparavant. Il n'y a toujours qu'une fenêtre éclairée...
    Et quand je dis éclairée, j'exagère... Simplement on décèle une lueur... Que fabrique-t-elle derrière cette façade croulante ?

  • À peine ai-je franchi le seuil que je m'arrête, pétrifié par la surprise : la môme Danièle gît au bas de l'escalier, la tête sur le carrelage du vestibule. Elle a la coquille fêlée et une mare de sang achève de se figer.
    Je m'agenouille auprès de la pauvrette et je glisse la main entre ses roberts. Partie sans laisser d'adresse.

  • Ceux qui n'ont jamais vu un individu manger tour à tour : "... une semelle de chaussure, un crapaud vivant, une selle de vélo, une corne à poudre, une autre de chef de gare, un écureuil empaillé et un cadran solaire...", n'ont jamais vu Bérurier dans le plus extraordinaire numéro de boulimie de tous les temps ! Ceux-là ne peuvent pas non plus imaginer le fabuleux San-Antonio tout en haut d'une grande échelle, occupé à... peigner la girafe !

  • - Monsieur, j'lui dis comme ça, il va falloir que je vous tue toutes affaires cessantes, mes supérieurs m'en ont donné l'ordre !
    - Essayez toujours, me répond le tueur à gages en levant son verre à ma santé.
    Et il fait bien, vu qu'elle va être mise à rude épreuve, ma petite santé. Ah ! les souris, je vous jure... Plus je les pratique, plus je me rends compte que c'est du sable. Du sable émouvant, j'admets, mais terriblement mouvant ! Pour escalader les jolies dunes, vaut mieux ramper ! Dans cette position, on prend moins de risques, et puis quoi : c'est tellement plus agréable. Si je ne suis pas de retour à la fin de ce livre, ne vous caillez pas la laitance. Entrez et faites-vous des frites en m'attendant : la clé est sous le paillasson !

  • Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Messieurs les Membres du Gouvernement, Messieurs les Députés, Messieurs les Sénateurs, Messieurs les Membres du Conseil constitutionnel, Mesdames, Messieurs et Divers, permettez-moi, en ma qualité de citoyen français nanti d'une carte d'électeur en état de marche et d'ex-abonné d'honneur au Gaz de France, de vous poser respectueusement les questions ci-dessous :
    Avez-vous déjà vu mon Bérurier, que dis-je ! votre Bérurier, se muer tour à tour en rabbin, en pilote de ligne et en saint Jean-Baptiste ?
    Avez-vous déjà lu la correspondance qu'il adresse à notre Sainte Paire le pape ?
    M'avez-vous vu sauver de la fange, de la mort et du déshonneur l'un des Français les plus prestigieux de notre hexagonerie ?
    Non, n'est-ce pas ?
    C'est bien ce que je pensais.
    Alors, qu'attendez-vous pour lire ce livre ? Hmmm ?

  • Roman délimité de qualité supérieure par la chambre de commerce de Pointe-à-Pitre. Aurait dû s'intituler : "La tour Eiffel dans le train", ce qui était bien plus marrant, moi je prétends ; mais "ils" ont trouvé que ça faisait vulgaire. Alors, bon, qu'est-ce tu veux que je te dise, hein ?
    Mais franchement, la démocratie, c'est juste l'idée qu'on s'en fait ! Toujours est-il que la tour Eiffel est bel et bien dans le train et que tout ce qui s'ensuit, ben mon vieux, tu m'en diras des nouvelles !
    Tu connaissais pas "Les Mystères de Nouille York" ? Les voici !

  • L'histoire qui est racontée ici est rigoureusement vraie. Je n'y ai pas changé une virgule. J'ai seulement modifié les événements, déformé les faits, interverti les situations, débaptisé les personnages et déplacé l'action. J'ai également pris des libertés avec le lecteur, le vocabulaire de l'affabulation. Oui, j'ai fait tout cela. Mais, parole d'homme, je n'ai pas changé une virgule à l'histoire. J'aurais peut-être dû... ça aurait évité à Béru et au beau San-Antonio de se trouver dans la situation la plus effarante de leur brillante carrière. Et comme dit ce grand intellectuel de Bérurier : " Ménage tes méninges ", gars, et prépare tes mécaniques....

  • Fallait bien que ça arrive un jour ! A force de cavaler côte à côte, Béru et moi, on a fini par se retrouver face à face. Et quand le Gros se met à faire du zèle au point de nous valoir une nouvelle guerre contre l'Allemagne, croyez-moi, c'est duraille d'arranger les bidons. Aller à l'autre bout du monde pour se tirer la bourre, c'est un comble, non ? En tout cas, j'en connais un qui nous a bien eus, tous les deux. Je vous dis pas son blaze, il est dans le bouquin !

  • étiquettes et une dizaine de bagues qui la font scintiller comme l'autoroute de l'ouest au soir d'un lundi de Pâques. Figurez-vous que ce monticule aurifié et horrifiant s'envoie un jules de vingt ... carats ! Seulement, ce petit téméraire vient de se faire allonger...
    Du moins tout le monde le donne à penser. « Fouette dents de scie », comme dit Bérurier, cet angliciste distingué !

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