Langue française

  • Ce voyage au fin fond de la dépendance, cette invitation au gai acquiescement de soi emprunte deux versants. Sous la forme d'un traité, sont explorées les voies qui conduisent à la grande santé, au joyeux dire oui. En contrepoint, dans des fragments, une autre voix se donne à entendre. À la troisième personne, lointaine et pourtant si intime, l'auteur narre sa singulière quête de liberté en plein chaos. Chemin faisant, Alexandre Jollien nous livre un carnet de route, un véritable traité de déculpabilisation. Cet essai de philosophie pratique dessine un lumineux art de vivre surgi du fond du fond

  • Le Journal d'un curé de campagne, considéré comme le chef-d'oeuvre de Georges Bernanos, est le journal intime d'un jeune prêtre de village dans le nord de la France.
    De nature passionné et nourri d'idéaux, il confie ses espoirs, ses pensées, ses doutes, ses quêtes et dresse le portrait d'une communauté villageoise, de petites gens, de nobles et de plus fortunés qu'il voudrait "élever" malgré une santé fragile.
    Paru en 1936, il reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française.
    Porté à l'écran par Robert Bresson en 1951, il remporte le Grand prix du cinéma français.

  • Dans le pays d'Artois, une jeune fille audacieuse, surnommée Mouchette se laisse séduire par le marquis de Cadignan qui la délaissera alors qu'elle est enceinte. Meurtrie, la jeune passionnée cherche la vengeance.
    Plus tard elle croisera le chemin d'un jeune un vicaire de campagne, ascétique et tourmenté par sa lutte contre le Mal. De cette rencontre entre deux âmes troublées naîtra une relation exaltée.

  • Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé l'" Ogre ". Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales. Des ruelles miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l'Ogre, et de remonter sa piste.

  • Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement. En effet, il s'agit du premier San-Antonio publié par un petit éditeur lyonnais en 1949.
    C'est par ces pages qu'a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l'après-guerre. Voici donc les premiers pas de ce héros, dont un psychiatre a dit récemment qu'il était "La Santé de la France".

  • Contraire, j'ai l'impression qu'elle est toute prête à se rompre... Je jette un coup de saveur à ma breloque ; voilà près de deux heures qu'elle est rentrée dans la carrée, Elia... Et celle-ci demeure aussi inerte et silencieuse qu'auparavant. Il n'y a toujours qu'une fenêtre éclairée...
    Et quand je dis éclairée, j'exagère... Simplement on décèle une lueur... Que fabrique-t-elle derrière cette façade croulante ?

  • - Monsieur, j'lui dis comme ça, il va falloir que je vous tue toutes affaires cessantes, mes supérieurs m'en ont donné l'ordre !
    - Essayez toujours, me répond le tueur à gages en levant son verre à ma santé.
    Et il fait bien, vu qu'elle va être mise à rude épreuve, ma petite santé. Ah ! les souris, je vous jure... Plus je les pratique, plus je me rends compte que c'est du sable. Du sable émouvant, j'admets, mais terriblement mouvant ! Pour escalader les jolies dunes, vaut mieux ramper ! Dans cette position, on prend moins de risques, et puis quoi : c'est tellement plus agréable. Si je ne suis pas de retour à la fin de ce livre, ne vous caillez pas la laitance. Entrez et faites-vous des frites en m'attendant : la clé est sous le paillasson !

  • Fallait bien que ça arrive un jour ! A force de cavaler côte à côte, Béru et moi, on a fini par se retrouver face à face. Et quand le Gros se met à faire du zèle au point de nous valoir une nouvelle guerre contre l'Allemagne, croyez-moi, c'est duraille d'arranger les bidons. Aller à l'autre bout du monde pour se tirer la bourre, c'est un comble, non ? En tout cas, j'en connais un qui nous a bien eus, tous les deux. Je vous dis pas son blaze, il est dans le bouquin !

  • Roman délimité de qualité supérieure par la chambre de commerce de Pointe-à-Pitre. Aurait dû s'intituler : "La tour Eiffel dans le train", ce qui était bien plus marrant, moi je prétends ; mais "ils" ont trouvé que ça faisait vulgaire. Alors, bon, qu'est-ce tu veux que je te dise, hein ?
    Mais franchement, la démocratie, c'est juste l'idée qu'on s'en fait ! Toujours est-il que la tour Eiffel est bel et bien dans le train et que tout ce qui s'ensuit, ben mon vieux, tu m'en diras des nouvelles !
    Tu connaissais pas "Les Mystères de Nouille York" ? Les voici !

  • Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Messieurs les Membres du Gouvernement, Messieurs les Députés, Messieurs les Sénateurs, Messieurs les Membres du Conseil constitutionnel, Mesdames, Messieurs et Divers, permettez-moi, en ma qualité de citoyen français nanti d'une carte d'électeur en état de marche et d'ex-abonné d'honneur au Gaz de France, de vous poser respectueusement les questions ci-dessous :
    Avez-vous déjà vu mon Bérurier, que dis-je ! votre Bérurier, se muer tour à tour en rabbin, en pilote de ligne et en saint Jean-Baptiste ?
    Avez-vous déjà lu la correspondance qu'il adresse à notre Sainte Paire le pape ?
    M'avez-vous vu sauver de la fange, de la mort et du déshonneur l'un des Français les plus prestigieux de notre hexagonerie ?
    Non, n'est-ce pas ?
    C'est bien ce que je pensais.
    Alors, qu'attendez-vous pour lire ce livre ? Hmmm ?

  • L'histoire qui est racontée ici est rigoureusement vraie. Je n'y ai pas changé une virgule. J'ai seulement modifié les événements, déformé les faits, interverti les situations, débaptisé les personnages et déplacé l'action. J'ai également pris des libertés avec le lecteur, le vocabulaire de l'affabulation. Oui, j'ai fait tout cela. Mais, parole d'homme, je n'ai pas changé une virgule à l'histoire. J'aurais peut-être dû... ça aurait évité à Béru et au beau San-Antonio de se trouver dans la situation la plus effarante de leur brillante carrière. Et comme dit ce grand intellectuel de Bérurier : " Ménage tes méninges ", gars, et prépare tes mécaniques....

  • À peine ai-je franchi le seuil que je m'arrête, pétrifié par la surprise : la môme Danièle gît au bas de l'escalier, la tête sur le carrelage du vestibule. Elle a la coquille fêlée et une mare de sang achève de se figer.
    Je m'agenouille auprès de la pauvrette et je glisse la main entre ses roberts. Partie sans laisser d'adresse.

  • Ceux qui n'ont jamais vu un individu manger tour à tour : "... une semelle de chaussure, un crapaud vivant, une selle de vélo, une corne à poudre, une autre de chef de gare, un écureuil empaillé et un cadran solaire...", n'ont jamais vu Bérurier dans le plus extraordinaire numéro de boulimie de tous les temps ! Ceux-là ne peuvent pas non plus imaginer le fabuleux San-Antonio tout en haut d'une grande échelle, occupé à... peigner la girafe !

  • étiquettes et une dizaine de bagues qui la font scintiller comme l'autoroute de l'ouest au soir d'un lundi de Pâques. Figurez-vous que ce monticule aurifié et horrifiant s'envoie un jules de vingt ... carats ! Seulement, ce petit téméraire vient de se faire allonger...
    Du moins tout le monde le donne à penser. « Fouette dents de scie », comme dit Bérurier, cet angliciste distingué !

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