Langue française

  • La prise de la Bastille est l'un des événements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu'elle fut écrite par les notables, depuis l'Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n'y étaient pas. 14 Juillet raconte l'histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.

  • À REBOURS

    Joris-Karl Huysmans

    Jean des Esseintes, dernier descendant d'une famille riche et noble, pris en dégoût la vie mondaine et luxueuse qu'il menait. Seul et malade, il s'est retiré dans une demeure somptueusement aménagée où il donne libre cours à sa passion pour les littératures et les arts décadents.
    Mais, sur l'ordre de son médecin, il doit s'arracher à cette réclusion qui ne fait que nourrir sa névrose. Désespéré à l'idée de retrouver la société qu'il avait fuie, il implore le Seigneur de lui donner la foi pour affronter la vulgarité atroce de la vie qu'il lui faut retrouver.

    Ouvrage au titre hautement significatif, À Rebours témoigne de la volonté de rejeter Le Naturalisme (XIXe siècle). Mais surtout, cet étrange livre - à travers l'exposé du « cas » des Esseintes - propose toute une série de jugements esthétiques (célébration de Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Mallarmé et d'artistes comme Gustave Moreau et Odilon Redon) qui constituent les prémices de la sensibilité « décadente ».

    En publiant À rebours en 1884, Huysmans rompt brutalement avec l'esthétique naturaliste. Les « tendances vers l'artifice » de son héros, Jean des Esseintes, son rejet de la modernité, ses goûts décadents, ses manières de dandy excentrique et ses caprices d'esthète enthousiasmeront les lecteurs et en particulier la « jeunesse artiste » qui se reconnut dans l'esthétique fin de siècle créée par Huysmans, lequel avait su faire la synthèse des influences morbides de Charles Baudelaire ou d'Edgar Poe, des propensions au rêve exprimées par les poèmes de Stéphane Mallarmé ou les tableaux de Gustave Moreau, et du réalisme exigeant des oeuvres de la littérature latine de l'époque de la décadence romaine.

  • Michel Pastoureau nous démêle avec brio et une facilité de lecture et de présentation époustouflantes toutes les conséquences d'un accident provoqué par un animal impur et méprisé, événement insolite, oublié de tous les livres d'histoire.
    Notamment : les fleurs de lis, le bleu qui seront choisis pour les armoiries royales et plus encore. Abordez le comme un polar ! Les amoureux de l'histoire vont se régaler.

  • Le Rêve

    Emile Zola

    Dans son univers clos, Angélique, jeune orpheline recueillie par un couple de brodeurs, les Hubert , confond le rêve et la réalité et se passionne pour la vie des saints.
    Pour quelle raison les miracles de La Légende dorée ne se produiraient-ils plus ? Innocente dans sa conception de l'amour, elle ne rêve plus que de rencontrer l'image pure et idéale de celui qui l'aimera et qui se dévoilera à elle sans se présenter. Elle tombe éperduement amoureuse de Félicien, jeune ouvrier verrier.
    Le Rêve ne se brise pas à cause de la naïveté d'une enfant insouciante. Emile Zola s'attaque presque à la volonté toujours trop pragmatique d'adultes qui se vouent à la réalité comme à un refuge contre leurs fantasmes. le rêve échoue à cause de la réalité.

  • L'Amour de la Vie

    Jack London

    Un homme blessé, épuisé est abandonné par son compagnon dans le désert du Grand Nord canadien. Malgré le supplice que lui impose la faim et qui l'accompagne continuellement, il poursuit inexorablement son chemin poussé par la petite flamme de vie qui brille encore en lui. Un loup, également blessé et affamé, le suit en permanence. Tous deux à bout de forces se surveillent mutuellement tout en se traînant sur la glace : qui mangera l'autre? Qui survivra?
    Quel instinct de survie sera le plus fort ? C'est un récit haletant et d'une grande violence !

    Dans un style dépouillé de tout artifice littéraire qui rend ce texte à la fois cru comme la réalité qu'il décrit et chargé d'une intensité dramatique et d'un suspens qui ne faiblissent jamais, Jack London ne nous épargne rien des efforts désespérés de son personnage qui n'abandonne jamais, qui malgré la faim et l'épuisement, continue inlassablement à se battre pour survivre, en dépit des évidences.

  • Nous sommes en 1793, Évariste Gamelin, jeune peintre parisien, sensible à l'injustice et généreux, se radicalise doucement.
    Fidèle à Robespierre et à Marat, le jeune homme devient juré au tribunal révolutionnaire, et va franchir peu à peu, sous le prétexte de protéger la révolution de divers complots, la frontière qui sépare le juste de l'ignoble, le bon de l'exécrable, le légitime du totalitaire.
    Son amour pour Élodie, la fille de son marchand d'estampes, accentue l'aspect paradoxal de la montée d'une cruauté inspirée par des idées politiques a priori généreuses.

  • Miss Harriet

    Guy de Maupassant

    Miss Harriet, une Anglaise extravagante et exaltée, vivant dans l'admiration et la contemplation de la nature et de son créateur, fait la connaissance d'un jeune peintre séjournant à Etretat pour quelque temps. Ils nouent une relation amicale étrange, fondée sur l'amour de la peinture et de la nature. L'idylle amoureuse qui se noue entre la vieille fille et le peintre va connaître une fin tragique...
    Dans ce texte taillé au cordeau, les sentiments qui se tissent entre les personnages sont décrits avec une grande délicatesse, empreinte d'une profonde humanité.

  • Shelby est une femme indépendante. Elle a élevé seule sa fille Chloé, qui semble mener une vie sans problème entre son deuxième mari, Rob, leur petit garçon, Jeremy, et son job de secrétaire médicale.

    Pour Noël, Shelby offre au jeune couple une croisière dans les Caraïbes. Un cadeau qui va se révéler fatal : Chloé disparaît en mer, tombée selon toute évidence du balcon de sa cabine. Les caméras de surveillance ont filmé la jeune femme titubant en état d'ivresse dans les coursives. Mais Shelby ne peut accepter cette explication. Elle sait bien que sa fille, comme elle-même, déteste l'alcool.

    Qu'est-il vraiment arrivé à Chloé cette nuit-là sur le bateau ?
    Pour défendre sa mémoire, Shelby décide envers et contre tous de mener sa propre enquête. Au péril de sa vie.

    Une héroïne attachante, un scénario impeccablement construit, un dénouement insoupçonnable, jamais Patricia MacDonald n'aura autant mérité sa réputation de reine du suspense psychologique.

  • Nostradamus

    ,

    lu par Marc Hamon

    Marie, la fille du seigneur de Croixmart, grand chasseur de sorciers et sorcières, au temps de François Ier, consulte une voyante qui lui prédit, entre autres choses, la mort de son père. Marie prévient son père et ce dernier saute sur l'occasion de faire condamner la «sorcière» qui, bientôt, brûle sur le bûcher. La foule, excédée par toutes ces exécutions, attaque le baron de Croixmart et le massacre. Renaud, le fils de la voyante, jure qu'il se vengera de la fille de Croixmart et la tuera. Mais Renaud et Marie s'aiment, Renaud ne connaît toujours pas l'identité exacte de Marie et celle-ci n'ose pas le lui avouer... Michel Zevaco déploie sa grande imagination pour nous faire vivre des moments forts de l'histoire de France sous le règne de François 1e, ensuite sous Henri II, en mêlant astucieusement des personnages fictifs avec des illustres de l'histoire, le roi François 1er, le roi Henri II et son frère François mort à l'aube de son règne, l'intrigante Catherine de Médicis, Diane d

  • - L'auberge rouge :
    C'est un récit de récit. L'auteur du récit, qui est amoureux du très riche Taillefer, entend l'histoire d'un crime dont l'auteur est resté inconnu. Quelques réactions de Taillefer lui font supposer que ce banquier est l'assassin. Quelques perfides questions mettent la chose hors de doute. Et cela fait déjà un sombre drame. Ce drame ne fait qu'entourer l'autre, comme un cadre. Et l'autre drame, celui que raconte le bon Allemand, va bien plus avant dans l'homme. Il s'agit d'un crime d'intention ...

    - Adieu :
    1812, lors des derniers moments du passage de la Bérézina, Philippe de Sucy sauve d'une mort certaine le général de Vandières et sa jeune épouse qui n'est autre que l'amour de jeunesse de Sucy. 1819, Sucy retrouve la comtesse de Vandières folle et il entreprend de lui rendre la raison. 1830, dix ans après la mort de son premier et seul amour, Philippe se brûle la cervelle.

    - Le chef d'oeuvre inconnu :
    Cette nouvelle primordiale repose en fait, sur un leurre. Elle contribue à révéler le statut de l'artiste et prouve effectivement que chez Balzac, la mystification permet en fait de dire le vrai, de dire la vérité

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