Littérature traduite

  • Magellan

    Stefan Zweig

    Portugais de petite noblesse, simple marin, Magellan apprendra sous le commandement de l'amiral Almeira, combattra en mer, aux Indes ; sera plusieurs fois blessé. La mer, la route des épices, il connaît, se passionne pour. «Il ne savait ni sourire, ni plaire, ni se rendre agréable ; il était en outre incapable d'exposer ses idées avec éloquence». Peu loquace, renfermé, retranché dans son isolement, cet éternel solitaire créait autour de lui une glaciale atmosphère de gêne et de méfiance. Il montera pourtant une expédition avec 5 navires et 250 hommes, sous l'égide du roi Carlos 1er (Charles Quint).
    Le récit tant du montage de l'expédition que du périple en lui-même est haut en couleurs, plein de rebondissements, passionnant. On le dévore comme le meilleur des romans d'aventures. On est là, à bord du bateau amiral, déplorant les altercations avec les 3 capitaines Espagnols ; on vibre au rythme des flots, des grains, des tempêtes ; on hurle parfois à l'incompréhension ; on se rebiffe devant l'injustice ; on craint sa rudesse ; on a peur du renoncement...

  • Pavel Ivanovitch Tchichikov écume la région dans sa britchka et se fait présenter à tous les notables du coin, du moins à tous ceux qui sont propriétaires d'âmes, le nom pudique donné aux moujiks que leur propriétaire peut à l'envi, vendre, louer, ou exploiter.
    Il veut racheter des âmes mortes, ces hommes et femmes qui sont morts dans le servage mais qui apparaissent encore dans les états du recensement ce qui obligent les propriétaires à payer des impôts dont ils se passeraient bien.

  • Pourquoi a-t-on utilisé , pour baptiser cette partie du monde, le prénom d'Amerigo Vespucci?
    Alors même qu'il s'installe en Amérique, Stefan Zweig reconstitue l'enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l'origine de cette étrange erreur.
    Écrivain constamment soucieux d'élargir son horizon, il nous invite ici à voir le monde avec les yeux des hommes du xve siècle, leurs connaissances, leurs incertitudes, Grace à ses talents de conteur, Stefan Zweig mène l'enquête, échafaude les différentes pistes possibles pour expliquer ce malentendu historique.

  • La grande ombre qui plane sur l'Europe agite tous les esprits, c'est lui, Boney, Napoléon, l'Empereur français, fascinant et détesté, qui donne son titre au roman.
    Ici le père de Sherlock Holmes nous entraîne dans une Europe où une grande ombre agite les esprits, anime les rumeurs, même dans les contrées les plus éloignées comme à West Inch.
    C'est dans cette atmosphère que Conan Doyle nous fait vivre, à l'instar des faits historiques, une histoire d'amour, de défi, de rivalité, de dignité ou d'honneur à travers son narrateur Jock Calder qui, nous raconte avec entrain son engagement et celui de son ami Jim Horscroft dans l'armée, dont le seul but est de poursuivre une ombre liée à la grande ombre qui aurait séduit et arraché leur amour de jeunesse qui n'est autre que sa cousine Edie Calder. Ils se livrent alors à une chasse à l'homme...

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