Littérature traduite

  • Édimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son coeur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter trois lois : premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie. La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence.

    Laissez-vous envoûter par la voix du chanteur-écrivain et par la formidable musicalité de ce roman-poème. Un conte d'une beauté irréelle qui séduit par sa pureté et son parfum de bohème.

  • Le voyage d'Octavio est celui d'un analphabète vénézuélien qui, à travers d'épiques tribulations, va retrouver son passé et celui de son pays.
    Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l'écriture. Mais la bande de brigands chevaleresques, menée par Rutilio Alberto Guerra, dont il est le complice, organise un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée.
    Octavio débute alors un grand voyage dans le pays qui porte son nom.
    Une fable poétique où le surnaturel se mêle aux péripéties dans un univers fabuleux, picaresque, allégorique et baroque qui rappelle ceux de Gabriel Garcia Marquez et Alejo Carpentier.

    Le premier roman de Miguel Bonnefoy, lauréat en 2013 du Prix du Jeune Ecrivain de langue française.
    Le livre est lauréat de plusieurs prix dont celui de la Vocation 2015 et Edmée de la Rochefoucauld, il figure dans la sélection finale du Goncourt du premier roman.

  • « Peut-on nommer son propre sang ? Et décrire la première blessure, ce moment où, paraissant au jour, le sang se refuse encore à la vie ? À supposer qu'on se rappelle sa circoncision, pourquoi cet acte de mémoire serait-il une confession ? L'aveu de quoi, au juste ? Et de qui ? À qui ?
    Rôdant autour de ces questions, essayant, comme au clavier, une voix juste au-dedans de moi, je tente de dire de longues, [...] phrases, et de les murmurer au plus près de l'autre qui pourtant les aspire, soupire, expire, les dicte même. Cette diction est aussi une dictée. Plusieurs voix résonnent en une, dès lors, elles se croisent, elles se disputent même une parole finalement torsadée.
    Telle respiration ne scande pas n'importe quel temps : ce fut celui d'une lente agonie où, comme on dit, d'un dernier souffle. Durant de longs mois, pendant que ma mère expirait, j'ai tourné autour d'un événement introuvable qui fut le sien autant que le mien, je l'ai entouré, sans doute aussi contourné. » J.D.

empty