• De 1940 à 1966, l'armée française a connu trois épurations successives, la première du fait du gouvernement de Vichy, la deuxième de 1943 jusqu'aux années qui ont suivi la Libération, la dernière de la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à la veille des événements de mai 68.
    L'on ne connaît généralement de ces trois épurations que celle qui a suivi la Libération, celle qui a concerné les « collabos » et tous ceux, essentiellement des civils, qui, d'une façon ou d'une autre, se sont compromis avec l'occupant. L'épuration militaire en revanche est beaucoup moins connue, car son but a répondu à d'autres critères et a commencé bien avant.
    Ces trois épurations ont touché essentiellement le monde des officiers. Il s'agit, pour la première, sous le Régime de Vichy, de mesures d'exclusion pour des motifs d'abord idéologiques. Pour la seconde, elle a voulu sanctionner, entre autres raisons, un choix : fallait-il suivre Pétain ou de Gaulle ? La dernière, qui a pour contexte la guerre d'Algérie, trouve ses causes dans le putsch des généraux de 1961 et a pris le caractère d'une sanction étendue à toute l'armée.
    L'épuration de Vichy a touché peu d'officiers. En revanche, celles qui se sont déroulées sous la férule du général de Gaulle ont concerné dix à douze mille officiers. Plusieurs milliers d'entre eux ont été conduits à quitter l'armée, d'autres ont dû changer d'arme, certains ont connu la prison. Il n'y a qu'en France que l'on rencontre un tel acharnement de la part du pouvoir sur ses militaires Or, en dehors de certains cas très médiatiques, l'histoire de cette épuration de masse est très peu connue. Appuyé sur un gros travail de mise au jour des archives et sur des témoignages inédits, ce livre tente de combler cette ignorance.

  • Claude Le Roy a vécu une existence entière de soldat sous trois régimes : né en 1767 à Talmay (Côte-d'Or), il s'engage à 14 ans comme mousse dans la marine royale avant d'intégrer les armées révolutionnaires - il est à Valmy et à Fleurus - puis celles de l'Empire ; il participe à toutes les campagnes de la Grande Armée, dont l'épouvantable retraite de Russie. Il est mis à la retraite en novembre 1815, quelques mois après la défaite de Waterloo, et mourra en 1851 dans sa Bourgogne natale.
    Parus en 1914, jamais réédités depuis, les souvenirs vivants du major Le Roy sont un document exceptionnel sur une carrière militaire de plus de 35 ans, un témoignage irremplaçable de l'épopée napoléonienne vue de l'intérieur.
    Les Mémoires de Claude Le Roy ont été exhumés et sont présentés par Christophe Bourachot, à qui l'ont doit Les Hommes de Napoléon, Napoléon, la dernière bataille et Avec Napoléon aux éditions Omnibus.

  • Silvain est un soldat de seize ans, engagé volontaire. Jean-Marie est un briscard de trente ans, grognard de la Vieille Garde. Adam est officier d'ordonnance auprès de l'Empereur. La Flize est chirurgien major. Ils viennent de Provence, du Jura, du Nord, de toute la France. Tous, ils l'ont suivi jusqu'à Moscou en passant par Austerlitz, Iéna, Wagram, mais aussi Madrid et Baylen. Ils le suivront encore au-delà de la Bérézina et, pour finir, à Waterloo... Ce sont les hommes de Napoléon.
    Un jour, ils ont posé les armes. Ils ont vieilli. Et, par chance pour nous, ils se sont finalement décidés à écrire leurs souvenirs, les meilleurs ? ah ! le soleil d'Austerlitz ! ? et les pires : la boue, la glace, le sang.
    Ces souvenirs tous ensemble sont une mine d'or de la mémoire. Voici les plus émouvants d'entre eux, extraits et agencés de façon à écrire l'histoire de la Grande Armée. Mis bout à bout, ces documents devenus introuvables, dénichés au fond des archives, font l'effet d'un grand film épique. Pour un peu, on entendrait cliqueter les sabres !
    Présenté par Christophe Bourachot

  • « Voici ce que j'ai vu et verrai jusqu'à ma mort. » Ainsi parle Louis, blessé de deux coups de sabre à Waterloo. Il n'est pas le seul à être hanté par les images de 1814 et 1815. Alexandre, Octave, Félix, Emile, Julie, Emma. capitaine ou général, charpentier ou médecin, jeune étudiant ou petite Parisienne... ce qu'ils ont vu, tous, c'est la France envahie, ses villages brûlés, les moissons écrasées par la mitraille, les rues de Belleville ensanglantées et les Champs-Elysées occupés par les cosaques. Mais aussi, la résistance des paysans, la vaillance des soldats et leurs victoires ultimes - Champaubert, Montmirail, Montereau. les Adieux de Fontainebleau, le retour de l'île d'Elbe, le dernier carré de la Vieille Garde.
    /> Avec un réalisme et une émotion que seule inspire l'expérience vécue, leurs récits déroulent les événements survenus entre janvier 1814 et juin 1815, dernier acte de l'Epopée et premier chapitre de la Légende.

    AU SOMMAIRE :
    La campagne de France - Le siège de Paris, la capitulation, l'occupation par l'armée russe - Les adieux de Fontainebleau - Le voyage vers l'Île d'Elbe et le séjour - Le retour de l'Île d'Elbe - Les Cent-Jours, dans toute la France - La campagne de Belgique et Waterloo.


    PARMI LES TEMOINS :
    Joseph Bonaparte (commandant la place de Paris pendant le siège), comte Beugnot (chef de la police de Louix XVIII), Emma Cust (voyageuse anglaise), Mme de Chastenay (Parisienne royaliste), général de Caulaincourt, docteur Foureau (médecin à l'Île d'Elbe, grenadier Graincourt, capitaine Jobit, enseigne Kazakov (jeune officier de l'armée russe d'occupation), Emile Labretonnière (étudiant), adjudant Petiet, comte Schouvaloff, Thomas Underwood (peintre anglais, prisonnier des Français)...

  • Après la défaite de 1870, l'armée française est transformée par la République. Cette adaptation au moule républicain ne se fait pas sans tensions, ni crises, comme en atteste l'Affaire Dreyfus ou celle des fiches. Tandis que la lutte entre le régime et l'Eglise se répercute dans l'armée, dont les cadres sont plus acquis à l'idée de revanche qu'à l'idéal républicain, le service militaire universel fait de tout Français un soldat en temps de paix et en temps de 'guerre. Quelle est la doctrine qui anime cette armée de soldats citoyens ? Une pensée militaire française à la veille de la Grande Guerre existe-t-elle ? Pourquoi un esprit de système prévaut alors en France en matière de fortification permanente ? La réflexion de l'auteur à propos de ces questions constitue quelques-unes des parties les plus originales du premier volume de son histoire de l'armée pendant la Troisième République, que complète le récit de la préparation politico-militaire de la guerre et de la conduite de celle-ci jusqu'en 1918.

  • Le petit carré bleu

    Cormy /Bourachot

    Sur un fond historique, celle de la conquête d'indépendance par l'Algérie, se dessine un destin, empli de douleurs et de souffrances, celui de Nouara. Mariée deux fois à des hommes usant de la violence comme seul expression de tendresse, sa vie deviendra rapidement un enfer. Elle se réfugiera durant de nombreuses dans son « petit carré bleu » avant de connaître enfin le bonheur et pouvoir se reconstruire.

  • Pour affronter l'épreuve d'analyse économique et historique des sociétés contemporaines (AEHSC) des concours d'entrée dans les grandes écoles de commerce, les candidats des classes préparatoires doivent possédant beaucoup de connaissances, comprendre les mécanismes et les oppositions entre les écoles de pensée, et maîtriser l'art de la problématisation.
    C'est en outre l'occasion d'évaluer leur culture générale en sciences sociales (économie, sociologie, histoire 'les faits). Afin de permettre aux étudiants de structurer et compléter leurs savoirs, ce manuel se conforme scrupuleusement au programme officiel des deux années des classes préparatoires en AEHSC ainsi qu'en microéconomie, comptabilité nationale et macroéconomie, matières enseignées en complément et évaluées à l'entrée de certaines écoles.
    Beaucoup de points sont abordés sous une forme problématisée, fournissant ainsi des pistes pour la construction des dissertations. L'index de plus de 2 500 entrées, dont plus de 500 noms d'auteurs, l'indication des dates de ceux-ci dans le texte, le renvoi à plus de 350 oeuvres contribuent à faire de cet ouvrage un outil de référence pour accompagner le travail au quotidien. Ce contenu typé "culture générale" répond également aux besoins des étudiants en économie, en sociologie et en IEP, et des candidats aux concours (Capes, cadre A de la fonction publique).
    Le citoyen curieux trouvera dans ce livre les repères spatiaux et temporels nécessaires pour appréhender son environnement socio-économique et les enjeux politiques fondamentaux d'aujourd'hui.

  • Silvain, le soldat de seize ans, Jean-Marie, le vieux grognard, Adam l'officier d'ordonnance. Tous, ils ont suivi l'Empereur jusqu'à Moscou en passant par Austerlitz, Iéna, Wagram, et pour finir, Waterloo. Un jour, ils ont posé les armes, et, par chance, ils se sont décidés à écrire leurs souvenirs. Les meilleurs - ah ! le soleil d'Austerlitz - et les pires : la boue, la glace, le sang. Voici les plus émouvants d'entre eux, agencés de façon à écrire une histoire de la Grande Armée. Pour un peu, on entendrait cliqueter les sabres !

  • Il arrive parfois, qu'au détour des pages glorieuses de l'Epopée, apparaisse un personnage oublié ou méconnu. Guillaume Peyrusse, qui fut un des collaborateurs de Napoléon, en fait partie. Entré en 1805, l'année d'Austerlitz, dans les bureaux du Trésor de la Couronne, Peyrusse va débuter une carrière fulgurante. En 1809, alors que se prépare la campagne d'Autriche, Peyrusse est nommé Payeur du Trésor de la Couronne à la suite de l'Empereur. Dès le lendemain de cette nomination, qui le rapproche de Napoléon, il suit la Grande- Armée.
    C'est là que débute son passionnant témoignage.

  • En 22 ans, la France va vivre le plus éclatant succès et le drame le plus épouvantable après une descente aux enfers. Un grand changement s'est fait dans la société française entre 1920 et 1939. De cocardière et guerrière avant 1914, elle est devenue plus timorée. En 1939, elle ne veut plus de bataille, ni pour attaquer, ni pour se défendre.

  • Des trois maréchaux vainqueurs de la Grande Guerre, Joffre est le moins connu et le plus discuté.
    Nommé chef d'Etat-major général en 1911, il élabore un plan qui prévoit de porter le fer en Alsace et en Lorraine annexées. Dès les premiers jours de la guerre de 1914, ce plan s'avère être un échec - les Allemands enveloppant les armées françaises par la Belgique. La France est au bord du gouffre quand s'engage la bataille de la Marne, qui est finalement gagnée par les Alliés. Dans certaines sphères civiles et militaires, des voix contestent sa victoire à Joffre.
    La polémique va enfler dans les années suivantes, qui sont celles des hécatombes et du " grignotage " meurtrier. Sous la pression de la Chambre des députés, Joffre est destitué de son commandement à la fin 1916, après que lui a été attribuée la dignité de maréchal. Joffre a-t-il été un général incompétent ou un stratège remarquable ? N'a-t-il été ni l'un ni l'autre? Ce livre donne quelques éléments de réponse.

  • L'ouvrage d'André Bourachot relate l'histoire du Camp retranché de Paris.

    Exposant la genèse de sa création après les invasions de 1814-1815, l'édification de la première ceinture fortifiée de M. Thiers en 1840, le siège de 1870 et la création de la fortification Séré de Rivières, l'auteur consacre une large part de l'ouvrage à la description de la mise en état de défense de Paris au début de la Grande Guerre, puis à l'extension des organisations défensives vers le nord et l'est de la capitale.

    Il termine son récit par les tentatives de protéger Paris en 1940. Il décrit par ailleurs d'une façon un peu plus détaillée, dans deux annexes, les 100 batteries de canons installées, les centaines de kilomètres de tranchées et d'abris creusés dans le sol francilien.

    Ce livre est le résultat de six années d'un travail d'archives, essentiellement sur les dossiers du Service historique de la Défense et de l'Etablissement photographique des Armées, l'ouvrage bénéficiant d'ailleurs de l'iconographie de ces deux organismes. Certains documents sont inédits et n'ont jamais été montrés à ce jour.

  • Paris, capitale de la France, subit deux sièges consécutifs, de l'automne 1870 au printemps 1871. Le premier est d'ailleurs davantage un blocus qu'un siège, celui qu'établissent les Prussiens et leurs alliés pendant la guerre qui les oppose à la France. Le second est un véritable siège en règle mené par une armée française reconstituée pour reconquérir Paris soulevé dans un contexte révolutionnaire latent depuis la fin de l'Empire, mais exacerbé par l'armistice du 28 janvier 1871.
    En abordant ces deux sièges comme un tout, il est possible de les mettre en perspective l'un par rapport à l'autre et de les placer dans le cadre plus général de l'histoire de Paris. Ces deux sièges présentent des similitudes et des différences et sont souvent militairement plus complémentaires que ce que l'historiographie décrit habituellement. En ce sens il y a chaque fois, d'un côté, Paris capitale de la France et, de l'autre, la province, qui rarement s'entraident, au mieux s'ignorent et, le plus souvent, s'affrontent. Cet affrontement s'est terminé en 1871 dans le sang et les destructions.
    Cette étude, qui s'intéresse tout particulièrement à Paris comme capitale se prévalant d'une longue tradition insurrectionnelle, conduit, bien au-delà des opérations militaires, à une réflexion sur les causes de la Commune.

  • Les Hommes de Napoléon Témoignages 1805-1815 Ceux qui l'ont suivi jusqu'au bout racontent. 900 pages de souvenirs, extraits de Mémoires, de Souvenirs et de lettres intimes choisis de façon à raconter toute l'histoire de la Grande Armée depuis 1805 jusqu'à 1815.

    Napoléon , la dernière bataille 1814-1815 Un recueil de souvenirs rares, écrits par des témoins de tous les horizons - de Montereau à Fontainebleau, de Paris à l'île d'Elbe et retour, jusqu'à Waterloo. Pour revivre les grandes heures d'un crépuscule glorieux.

    Présentés par Christophe Bourachot

  • Avec Napoléon à Sainte-Hélène (1815-1821) ; témoignages choisis et commentés Nouv.

    Mai 2021 : Très nombreuses manifestations prévues en France et à Paris pour le bicentenaire de la mort de Napoléon (5 mai).Le 9 août 1815, le Bellerophon, immense vaisseaux de guerre anglais, prend la haute mer pour Sainte-Hélène. Après plusieurs mois de traversée, l'Empereur et son entourage abordent à leur destination finale le 14 octobre 1815. Durant son séjour dans cette île, avant que les tourments de la maladie ne l'en empêche, Napoléon va écrire l'histoire de son règne. Ainsi Las Cases, Bertrand, Montholon et Gourgaud vont-ils se changer en « collaborateurs indispensables » afin d'inscrire dans le marbre de la postérité les grands actes de la geste napoléonienne.Avec Napoléon à Sainte-Hélène veut faire partager le quotidien de l'Empereur au travers de nombreux témoignages de ceux qui vécurent avec lui ou qui le côtoyèrent, qu'ils soient français ou anglais, soldats, dignitaires ou serviteurs. Certains témoignages anglais sont publiés ici pour la première fois en français.Christophe Bourachot est historien amateur, passionné par l'Empire. Il est modérateur du site www.napoleon1er.com, créateur du blog Lestafette.unblog.fr, et membre de la Société napoléonienne internationale.Il a publié un recueil de textes intitulé Napoléon, la dernière bataille (Omnibus, 2014).

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