• Ce livre, publié par JB Pontalis, dans la collection « L'Une et l'autre », en 2003, s'attarde sur une étonnante photo de classe qui réunira Ludwig Wittgenstein, un des plus grands philosophes du siècle, et Adolf Hitler. Le style et le talent d'Antoine Billot feront le reste.

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  • En Toscane, une organisation secrète nommée Regnum Dei terrorise le pays à coups d'attentats sanglants et de règlements de compte. Le général Gautier, nommé par l'Empereur Napoléon pour rétablir l'ordre, se voit chargé d'enlever le pape Pie VII soupçonné d'encourager la sédition.
    Son aide-de-camp, Pacôme de Valmore, un lieutenant tourangeau au profil d'Adonis et aux convictions monarchistes a, comme il convient à un ancien élève de l'école militaire de Fontainebleau, la taille avantageuse, le sabre nerveux, mais aussi le teint opalin, les yeux clairs et les cheveux dorés - toutes choses qui ne manquent pas de séduire Sandrina Cassela, la très jeune veuve d'Il Capo, le chef historique des rebelles.

    Leur idylle secrète pourrait fournir aux Français une occasion inespérée de prendre l'avantage.
    Mais voilà qu'au terme d'une embuscade, Pacôme est pris en otage par Regnum Dei. Le général Gautier va devoir dès lors revoir tous ses plans...

    Un empereur et un pape, un lieutenant et une veuve de vingt ans, plusieurs maréchaux et divers cardinaux, quelques hussards et une troupe de paysans-soldats réfugiés dans une chartreuse...
    Fantaisies militaires est un roman d'aventure autant que le roman d'une aventure politique qui, débutée sous la Révolution, s'épuise vingt ans plus tard sous les cieux italiens dans la violence militaire et les complots de cour.

  • Antoine Billot, au travers de sa passion pour Bob Dylan, écrit, dans un style éblouissant, l'Histoire de l'Amérique, une Amérique aussi hétérogène et riche que ceux qui la peuplent, et notamment celle des réprouvés, des oubliés, des abandonnés.

    À travers l'histoire des familles Greenstein, Solemovitz et Zimmerman (dont l'un des descendants sera le futur Prix Nobel de littérature, Bob Dylan), des pogroms ukrainiens qui les ont convaincues d'émigrer à leur installation en 1905 dans le Mesabi Range, de la découverte des grands lacs du nord à celle du poussiéreux Oklahoma durant le Dust Bowl, des récits de pionniers ou de hoboes à ceux des Sammys de Minneapolis, on considère le vaste panorama littéraire, cinématographique et musical de cette Amérique plurielle où, dans le déracinement comme dans l'oppression, le chômage ou l'errance, fusionnaient autrefois toutes les voix du monde.

  • Le phénomène

    Antoine Billot

    Un jeune homme, Thomas, s'aperçoit un matin qu'il sait des choses qu'il ignorait jusque-là savoir : un accident survenu la veille à l'une de ses collègues de travail, le pseudonyme d'un écrivain dont il n'a jamais lu une ligne, le thème astral d'un philosophe... D'abord intrigué, il devient vite méfiant et découvre que les visions qui le renseignent sans prévenir sont l'oeuvre d'un étrange génie qui l'habite et qui met à sa disposition des informations innombrables sur le monde, l'Histoire, sur ses proches, ses parents, sa compagne, en contre-partie d'une altération progressive de son état physique et mental : une première vision lui coûte ainsi un bras, une seconde, une jambe...
    Plutôt que de demeurer la proie passive de ce génie qu'il baptise 'le Phénomène', Thomas, irrésistiblement attiré par la possibilité qui s'offre à lui de tout connaître sans rien apprendre, décide de négocier : pour savoir de plus en plus, il accepte donc de ressentir de moins en moins. C'est sans regret qu'il abandonne son corps pour rassasier son cerveau.

  • «En approchant son visage de la glace qui surplombait la cheminée du salon on dit qu'il cherchait alors sur sa peau qui lui semblait de plus en plus bilieuse au fur et à mesure de ses échecs politiques, de ses succès littéraires, les uns attirant étrangement les autres, la trace des années écoulées depuis le glas de sa jeunesse autant que celle de sa réputation de guide, de maître d'une génération, laquelle génération ressemblait à une assemblée de chiots flatteurs en bottes vernies et lavallière qui lui léchaient les mains dès que l'occasion s'en présentait en déclamant des passages de Sous l'oeil des Barbares ou du Jardin de Bérénice tandis que lui, moins arrogant que nomade dans ses engouements, ses désirs, n'entendait déjà plus rien à cette musique vieille de dix ans.»

  • «Je me sentis rapidement et pour longtemps coupable de ne pas l'aimer comme un frère et d'être en outre le seul à ne pas l'aimer ainsi qu'il eût fallu ; autour de moi et quoiqu'ils n'y eussent aucun mérite puisqu'ils l'avaient chéri, caressé, embrassé et finalement pleuré, tous offraient uniment le spectacle de l'amour : je me crus différent puisque indifférent.
    En reconstituant ici le puzzle émietté de Bertrand, je cherche sans doute à contrarier la décomposition continue de la mémoire, son érosion inexorable. Toutefois, je n'oublie jamais que les pièces que je tente méticuleusement d'assembler ne sont pas toutes d'origine ; il me faut plutôt apprivoiser des souvenirs qui me sont étrangers, jouer avec eux comme avec un carton souple, y découper finement quelques fragments aux formes souvent insolites et les glisser secrètement, chapitre après chapitre, parmi les éléments authentiques mais trop rares que je possède : photographies, prénom, jouet fétiche...» Antoine Billot.

  • « Une dizaine de cahiers manuscrits en mauvais état mais cependant lisibles furent découverts au début de ce siècle dans le grenier d'une maison des alentours de Ry. Ces dix cahiers à couverture brune ne portaient aucune indication précise quant à l'identité de celui qui les avait écrits ; en guise de signature on ne trouvait guère qu'une lettre majuscule, un "B" énigmatique, dont la silhouette rebondie se répétait invariablement en haut et à droite de chaque page.
    Pourquoi "B" ne serait-il pas l'un des acolytes silencieux du narrateur de Madame Bovary, l'un de ceux qui, à sept reprises seulement et toutes dans le premier chapitre - quand le héros principal s'appelle Charles Bovary puisque Emma Rouault n'existe pas encore -, fait entendre sa voix diluée dans le "nous" d'un sujet pluriel ? »
    Antoine Billot.

  • Etienne Thèseus, la soixantaine, mathématicien français de renommée internationale, a bâti très jeune sa réputation en démontrant un célèbre problème jamais résolu : la conjecture de Syracuse. Au début des années 2000, alors que l'éminent professeur domine sa discipline, la venue en France d'un étudiant algérien, Azhar Amer, va peu à peu briser sa carrière. Du haut de ses vingt ans, Azhar Amer, par un jeu savant de coïncidences et de combinatoires, tient entre ses mains la réputation et le destin de Thèseus. L'affrontement entre les deux mathématiciens est inévitable.

  • Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre : l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière ? Les uns et les autres : aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.

  • Otage de marque

    Antoine Billot

    En 1943, après un régime d'assignation à résidence et d'emprisonnement en France, Léon Blum est déporté dans un relais de chasse, le Falkenhof, une dépendance du camp de concentration de Buchenwald. Il est désormais un « otage de marque » des Allemands qui prévoient de l'utiliser comme monnaie d'échange en cas de défaite.Isolé du monde, étroitement surveillé par le commandant de Buchenwald, Blum partage cet étrange lieu de détention avec un autre otage, qui sera bientôt assassiné. En attendant que son tour vienne, l'exil intérieur est pour Blum le seul refuge possible.En France, Jeanne Reichenbach, sa dernière passion amoureuse, a décidé envers et contre tout de rejoindre en détention l'homme qu'elle aime depuis des années. Elle supplie les cabinets ministériels vichyssois de lui accorder les sauf-conduits nécessaires pour partir en Allemagne. À son arrivée au Falkenhof, Jeanne retrouve un homme détruit. Et dans l'adversité la plus absolue, le dénuement le plus extrême, Jeanne et Blum décident de braver les circonstances et de se marier dans leur prison.Coupés du monde, il ne leur reste plus qu'à espérer le retournement de la guerre en faveur des Alliés. Évacués du jour au lendemain par les Allemands dans une pays en déroute, Jeanne fait preuve d'un sang-froid inouï et Blum découvre ce que son agnosticisme l'empêchait d'admettre : la réalité du monde concentrationnaire et l'ombre cadavérique de quelques-uns des survivants de ce qu'on appellera plus tard la Shoah.Otage de marque est à la fois une situation de huis-clos sur un chapitre totalement méconnu de la vie de Léon Blum et un passionnant roman historique, dans la tradition des livres relatant l'expérience carcérale. L'écriture tendue, littéraire et documentée de Billot, fait revivre remarquablement ces quelques mois passés aux portes de l'enfer, de l'amour énigmatique du vieux Blum pour Jeanne à l'ambiance inquiétante de cette maison située aux abords d'un camp de concentration. Une maison traversée par le froid de la mort, sorte de non-lieu du monde, le symbole des impasses barbares dans lesquelles le XXe siècle s'est engouffré.Antoine Billot a déjà publié aux Éditions Gallimard plusieurs ouvrages très remarqués, dont Le désarroi de l'élève Wittgenstein (L'un et l'autre, 2003), Monsieur Bovary (L'un et l'autre, 2006), La conjecture de Syracuse (collection blanche, 2008), Barrès ou la volupté des larmes (L'un et l'autre, 2013).

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