• Nils-Udo, né en 1937 à Lauf (Haute-Bavière, Allemagne), a grandi dans les paysages grandioses du Tyrol. Après des études de graphisme à Nüremberg, il effectue de nombreux voyages en Europe et au Moyen-Orient. C'est en Iran qu'il décide de devenir peintre. La nature avec laquelle il est en osmose depuis l'enfance devient sa thématique : « La nature est le thème de ma vie, mon art sort de cette expérience » répète-t-il sans cesse. Il s'établit à Paris en 1960 et débute la peinture. En 1969, il retourne en Haute-Bavière où il réside encore. En 1972, il renonce à la peinture car « la thématisation de la nature, de façon quasiartificielle » lui donne le sentiment d'être dans une impasse. En 1972, il commence à travailler dans et avec la nature. Pionnier du land-art en Europe, Nils-Udo, « guidé par le génie des lieux et les matériaux collectés sur place », fait alors surgir des plantations, des installations minérales et végétales, souvent éphémères, de dimensions variables, qu'il compose comme un tableau, abolissant ainsi la frontière entre l'art et la nature. L'oeuvre achevée est immortalisée par la photographie qui lui donne un nouveau statut. « Nids géants », « portes » ouvrant sur l'inconnu, « maisons d'eau », « autels ». retournent à la terre pour y subir l'érosion du temps. En 1989, l'artiste amorce un premier retour à la peinture, tout en poursuivant ses installations in situ, mais c'est en 2004, qu'il se laisse « emporter par la force de ce médium pour peindre dans un incendie de couleurs » des paysages fantastiques à la limite de l'abstraction.

  • Le musée Soulages à Rodez est un musée d'art contemporain conçu autour de l'oeuvre de Pierre Soulages, natif de la ville. Riche d'un fonds de 500 oeuvres et documents, il donne à voir aussi bien des oeuvres imprimées que peintes, y compris des toiles de la fameuse série «Outrenoir». Conçu et écrit par les conservateurs du musée, ce livre raconte l'histoire du musée, de la donation et la construction, et présente ses collections.

  • Profondément intéressé par l'oeuvre du peintre espagnol, qu'il rencontra une fois, Pierre Soulages a porté son regard sur une sélection d'oeuvres au sein des musées Picasso de Paris et d'Antibes (des papiers, des sculptures, des peintures) ainsi qu'un choix d'oeuvres qui sont conservées par la famille de l'artiste.
    Une cinquantaine de pièces qui font le lien entre le maître de Malaga et celui de Rodez. Un peintre en invite un autre et expose en quelque sorte ses goûts.

  • Les peintures récentes d'Armand Jalut sont marqueìes par la présence de machines, des outils de confection qui se télescopent avec des composants organiques et alimentaires : tranche de pamplemousse (CLASS AZ8020SD), oeufs au plat (CLASS W664UT), régime de bananes (CLASS VFK2560) ou noix de coco (CLASS FD62DRY).
    La vision machiniste s'y emboîte avec une nourriture chromatiquement flatteuse, mais approximativement entrelacée entre le premier et le second plan. L'ensemble repose, dans une perspective flottante, sur des plans unis ou zébrés.
    Une exception iconographique notable voit apparaître deux mouettes (CLASS FW603). Si les profils de bouchon de radiateur des deux volatiles se disputent par leur angularité avec le biomorphisme de la machine, leurs silhouettes au plumage brossé ne semblent avoir pour seul but que la frontalité de leurs regards, concomitamment voyeurs et autoritaires.
    En choisissant avec les Abattoirs Frac-Midi-Pyrénées de publier pour son exposition «The Secretary Blouse» un ouvrage hybride, un catalogue/disque, Armand Jalut impose la pertinence d'une bande-son dans l'appréciation de ses peintures. L'hypothèse de ce texte, préface d'un objet musical et critique, est qu'il ne s'agît pas de les accompagner.
    Tout comme les contributions signées ici par Julien Fronsacq et Benoît Decron, les quatre morceaux de Nicolas Dubosc les commentent, les prolongent ou encore se proposent d'en rendre compte comme le ferait un texte. L'étrangeté du ballet mécanique des peintures de Jalut réside dans l'orientation organique des machines, plus que dans une vision rationnelle et usinée du monde. La banane qui pousse dans la machine, son odeur sucrée et tropicale qui s'incruste dans l'acier froid. L'oeil de la mouette a un caractère humain, celui des pulsions instinctives et animales.
    Les titres pressés sur ce vinyle s'écoutent dans un enlacement comparable. Ils ont été composés et produits dans un dialogue avec l'artiste. S'il s'agissait d'un «texte de catalogue», le format serait donc celui de l'entretien.
    Ils s'entendent avec le sentiment d'exotisme domestique et chambré des propos picturaux d'Armand Jalut. Leur absence de narration est moderne. Mais les fragments d'histoires possibles qui s'en échappent sont légions. Ils ont la couleur et les teintes d'un chant de la machine humanisé, une pop artificielle mais dont les suppléments d'âmes sont nostalgiques. Leur teinte est vintage, mais sans date, à la manière de ce ruban au niveau du col, ce cliché décoratif impersonnel qui fait le charme de la «Secretary Blouse».

  • Le livre traduit dans un langage accessible le choix d'un travail de type monumental, sans négliger les aspects plus "intimiste" d'autres oeuvres, petites sculptures et dessins.
    Cet ouvrage retrace le parcours qui a conduit l'artiste d'oeuvres en bois comme le "nid" et de structures de type réticulaire, à ces lignes monumentales d'acier, composées de quinze éléments. Il permet de situer le travail de Nicolas Sanhes dans le champ élargi des pratiques sculpturales contemporaines.
    Par une étude approfondie de son travail ce livre dégage les enjeux de chacune des oeuvres dans la double relation qu'elle entretient avec les matériaux qui la composent et avec les dessins préparatoires. Le geste créateur est compris comme le moment "central" de cet agencement inédit de lignes dans ce que l'auteur a appelé une "géométrie incidente", c'est-à-dire une géométrie dans laquelle la singularité d'une invention se réalise en poussant à la limite les conditions mêmes de la construction.
    Une approche critique des sources et des influences rend compte de la position de l'oeuvre de Nicolas Sanhes en le rapprochant pour mieux l'en distinguer du travail de Bernar Venet, Marc Fornes ou encore Robert Schad. Tous travaillent à des constructions qui résolvent le problème de l'équilibre par des artifices techniques. Nicolas Sanhes, réalise des oeuvres qui se situent toujours à la limite de la rupture, rendant le danger si tangible que le miracle de l'équilibre en devient plus sensible et plus puissant.

  • Le musée Soulages à Rodez est un musée d'art contemporain conçu autour de l'oeuvre de Pierre Soulages, natif de la ville. Riche d'un fonds de 500 oeuvres et documents, il donne à voir aussi bien des oeuvres imprimées que peintes, y compris des toiles de la fameuse série «Outrenoir». Conçu et écrit par les conservateurs du musée, ce livre raconte l'histoire du musée, de la donation et la construction, et présente ses collections.

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