• Le bon sens

    Bernard Michel

    Novembre 1449, dix-huit ans après la condamnation pour hérésie de Jeanne d'Arc, Charles VII chasse les Anglais de Rouen. La fin de la guerre de Cent Ans est proche : il faut achever la reconquête du territoire, panser les plaies des provinces dévastées et réconcilier les partis engagés dans la guerre civile. Promettant le pardon et l'oubli, le roi ordonne pourtant une enquête sur le procès de 1431. Malgré la résistance d'une partie de l'Église et de l'Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d'État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l'honneur de la jeune fille.
    Après Le Bon Coeur, Michel Bernard relate l'histoire d'une poignée d'hommes en quête de justice. Bouleversés par la parole qu'ils découvrent dans les actes du procès, ils conduiront Charles VII à rendre à Jeanne un peu de ce qu'elle lui a donné. Chez cet homme insaisissable qui fut un grand roi, ils feront jouer au bon moment le bon ressort. Il a le visage d'Agnès Sorel, la beauté morte fixée par Jean Fouquet.

    1 autre édition :

  • Comme le fit Larbaud pour le duché d'Allen, Michel Bernard élève le Barrois mouvant, son pays natal sublimé, singulier désert et « marche » de l'ancien royaume, à la dignité d'une France immémoriale. En de saisissants raccourcis se tisse une fresque au grain serré où les figures mythiques de Jeanne d'Arc et de Charles de Gaulle, l'ombre des druides et celles des sacrifiés de Verdun, les rêves de Barrès et l'empreinte de Ligier-Richier, la silhouette de Ravel ambulancier et le fantôme d'Alain-Fournier se mêlent et s'entre- croisent.
    « Les paysages, écrit l'auteur, sont nos royaumes. » Courte phrase qui pourrait servir d'épigraphe à ce ré- cit musical et tourmenté que l'on croirait composé par un moderne Michelet.

  • Cet essai propose de distinguer l Ancien Esprit Éducatif du Nouveau, et donne des clés pour incarner ce renouveau éducatif. L ouvrage invite chacun à s interroger et à penser, collectivement, le politique de l éducation pour dépasser les clivages traditionnels.

  • La Généalogie du jugement artistique est l'aboutissement d'une triple démarche théorique par laquelle s'est singularisé Michel Bernard. L'auteur propose d'abord une réflexion originale sur la corporéité qu'il a initiée au début des années soixante-dix (Le Corps, Paris, Éditions universitaires, 1972, réédition Paris, Éditions du Seuil, 1995). Cette déconstruction des différentes approches du corps s'est prolongée par une analyse critique des fondements de la théâtralité et de l'expressivité du corps qui mettent en jeu les processus de création et de réception esthétique (L'Expressivité du corps. Recherche sur les fondements de la théâtralité, Paris, 1976 ; réed. 1986). Michel Bernard, qui est aujourd'hui l'un des spécialistes universitaires reconnus de l'esthétique chorégraphique (voir son ouvrage fondateur De la création chorégraphique, Paris, Centre national de la danse, 2001), a approfondi ses recherches sur les arts et leurs conditions sensori-motrices, linguistiques et sensorielles en procédant à l'analyse des « tonalités fondamentales » à l'oeuvre dans les divers genres artistiques : picturalité, plasticité, fragrance, saveur, théâtralité, musicalité, orchésalité.

    La Généalogie du jugement artistique est une mise en perspective de toutes ces recherches et un bilan critique des pratiques artistiques actuelles, particulièrement dans le domaine de la danse dite contemporaine.

  • Entre la fin du xixe siècle et les années 20, prague s'imposa comme l'une des capitales européennes de la littérature, de la peinture et de l'architecture.
    Cette ville où il faisait bon vivre - tchèques et allemands y cohabitaient harmonieusement, et la communauté juive y fut longtemps préservée de l'antisémitisme - accueillit et inspira toutes les avant-gardes : symbolisme, décadence. expressionnisme. cubisme... une belle epoque injustement méconnue, et ressuscitée par ce livre que hantent, à chaque page, max brod. rilke, meyrink, mucha, bilek et tant d'autres...
    Autour de kafka, l'écrivain pragois par excellence, qui fait ici l'objet de nouvelles interprétations.

  • Faut-il avoir peur des nationalismes en Europe centrale ? Ce livre souhaite mettre fin à deux légendes. Première légende : les nationalismes qui avaient disparu sous le communisme ont connu un brusque réveil après 1989. En fait, les nationalismes ont survécu au communisme et n'ont jamais cessé de reparaître chaque fois que les pouvoirs centraux se sont affaiblis, du printemps de Prague à Solidarnose. Deuxième légende : les nationalismes mènent nécessairement à la violence et à la guerre.
    En réalité, les nationalismes ont pour but essentiel non pas l'écrasement de leurs adversaires, mais le renforcement du contrôle sur leurs propres partisans. Les guerres utilisent le nationalisme, mais elles sont provoquées par d'autres facteurs : par les rivalités entre grandes puissances au XIXe siècle, par les idéologies totalitaires au XXe siècle ; et, dans le cas de l'ex-Yougoslavie, par la volonté des clans communistes de se maintenir au pouvoir en s'abritant derrière l'idéologie grand-serbe et la purification ethnique.
    Les nationalismes sont des forces qu'il faut savoir maîtriser et diriger. Pour cela, il importe d'abord de les connaître dans leur développement historique. En Europe centrale, ils sont enracinés durablement dans le passé, dans la vie religieuse, dans l'imaginaire social et dans toutes les formes vivantes de la sociabilité. Leur rôle peut être bénéfique. Ils représentent la principale force d'intégration dans des sociétés hétérogènes et divisées. Nulle modernisation, depuis le XIXe siècle, ne peut s'accomplir sans leur aide.
    Cet ouvrage a pour but de permettre au lecteur occidental de comprendre ces pays dans leur complexité, au moment même où l'Europe centrale s'apprête à rejoindre l'Union européenne.

  • Histoire de prague

    Bernard Michel

    • Fayard
    • 2 Décembre 1998

    André Breton l'appelait "la capitale magique de l'ancienne Europe ". Prague est bien une ville magique, non parce que les alchimistes habitaient dans la ruelle de l'Or - c'est une légende -, mais parce que de multiples cultures ont forgé sa personnalité.

    Chef-d'oeuvre d'urbanisme, capitale religieuse et intellectuelle, Prague est une immense scène de théâtre baroque où se sont déroulés les grands actes de l'histoire européenne. Elle devient capitale du royaume de Bohême sous la dynastie des Premyslides, puis capitale impériale sous Charles IV. L'empereur la transforme en grande cité gothique ; il rénove le château, fait construire un pont de pierre et la dote d'une université réputée. Mais le décor est fragile. Avec Jan Hus, les combattants de Dieu dénoncent bientôt la richesse des églises et se rebellent contre le pouvoir. Après plus d'un demi-siècle de violences religieuses, Prague retrouve son éclat sous les Jagellon puis sous les Habsbourg. A l'époque de Rodolphe II, qui attire à sa cour artistes, savants et mécènes, e'est un des plus brillants foyers de la culture européenne. La fête s'achève tragiquement sous son successeur, quand les protestants " défenestrent " les gouverneurs de la ville. Les Habsbourg prennent fermement Prague en main et en font le coeur de la Contre-réforme. Peu à peu le baroque s'affirme dans les églises et dans les palais, dans la peinture, la musique, le théâtre.

    Les revendications nationalistes commencent à se faire entendre au début du XIXe siècle, puis lors de la révolution de 1848, avec le Congrès slave. A la faveur de la croissance économique, Prague est une ville de plus en plus tchèque. Mais l'heure est aussi au cosmopolitisme, à l'ouverture sur la culture européenne, et les cafés de la ville, rendez-vous de l'intelligentsia, entrent dans la légende. Dans l'entre-deux-guerres, elle s'adapte à son rôle de capitale de l'Etat tchécoslovaque, cherchant à supplanter Vienne comme centre économique et financier, tandis que les mouvements d'avant-garde s'y multiplient Munich sonne le glas de toutes les libertés. Pendant un demi-siècle, presque ininterrompu, la ville vit repliée sur elle-même, sous l'oppression des régimes totalitaires, avant d'entrer dans l'histoire de l'Europe démocratique par une révolution pacifique.


    Bernard Michel est professeur d'histoire de l'Europe centrale contemporaine à l'université Paris-l Panthéon-Sorbonne.

  • Ecotay

    Bernard Michel

    Écotay / par M. Bernard aîné,...
    Date de l'édition originale : 1857 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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