• Lorsque Brina Svit a atterri en Inde pour y soigner son mal de dos, elle ne pensait pas devoir affronter l'esprit malicieux des obstacles.
    Elle, qui n'avait jamais fait de cure ayurvédique, n'a aucune idée de ce à quoi elle doit s'attendre, ni des gens avec lesquels elle va devoir vivre derrière le grand portail du centre. Mais personne n'est à l'abri de rien ! Ni les doctoresses aux sourires généreux, ni les arbres splendides de la forêt tropicale, ni les corbeaux de la clairière n'apaiseront ce dieu des obstacles et du tonnerre qui ébranle le monde.
    Seule y répondra la puissance romanesque de Brina Svit. Et notamment sous forme de devinettes, qui parcourent son récit : Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d'être produit ce qui ne privilégie ni abaisse personne.

  • « Je vais essayer de tenter quelque chose, moi qui ai eu pendant longtemps peur de la rupture : ce n'est certainement pas par hasard que mes anciens amants sont tous restés mes meilleurs amis et que j'ai mis plus de vingt ans à quitter ma langue maternelle et commencé à écrire en français.
    Si j'écris sur la rupture, si j'ai perdu mon texte initial, si je dois recommencer, autant y aller franchement et faire une vraie rupture : un texte qui tranche, qui invente, qui fait exploser une forme rigide, qui s'ouvre aux autres. »

  • Une nuit à Reykjavík

    Brina Svit

    Est-elle sûre de son coup? Est-ce qu'elle veut vraiment payer un homme pour qu'il passe une nuit avec elle? Un homme qu'elle connaît à peine, rencontré une semaine plus tôt, à Buenos Aires. Ici, sur cette terre de glace et de feu? Au milieu de nulle part?
    Elle, c'est Lisbeth Sorel. Lui, Eduardo Ros. La terre de glace et de feu ne peut être que l'Islande, en plein hiver. La nuit qu'ils vont passer ensemble sera la plus longue, la plus folle, la plus intense, la plus sombre, la plus désespérée. Et puis, le lendemain, à sa sortie, la plus lumineuse. Presque un miracle.

    1 autre édition :

  • C'est un roman vrai. Je ne suis pas Valérie Nolo, mais j'ai vraiment rencontré, il y a plus d'un an maintenant, Coco Dias, danseur de tango. Et il m'a fait exactement la même proposition que dans le roman : si tu écris sur moi, je t'apprends à danser. Bien qu'en train d'écrire autre chose, j'ai accepté ; je savais que plus jamais on ne me ferait une proposition pareille. Voilà donc une histoire qui se déroule à Paris, à la Porte Dorée, et à Buenos Aires. Je pourrais dire aussi : voilà l'histoire d'un danseur de tango qui se confond avec l'histoire du tango. Ou bien : voilà l'histoire d'une femme qui comprend enfin ce que c'est que tenir un homme dans ses bras.

    1 autre édition :

  • " en fait je pense que personne ne sait ce qui s'est réellement passé durant les derniers jours derrière le rideau synthétique du quatrième étage de l'immeuble jaune, non loin du fleuve.
    Son dernier été à ljubljana, au sommet de la gloire, selon votre expression. quelques mois après que dans la via fiori chiari le fameux bouquet de fleurs blanches l'avait attendue tous les matins devant la porte. excepté madame ingrid, qui a évidemment sa propre version des faits, deux versions : maternelle et scientifico-médicale, aussi contestables l'une que l'autre. quoi qu'il en soit, elles étaient enfin seules.
    " c'est dans cette chambre d'enfant, auprès de sa mère, que se termine l'étonnant voyage à travers l'europe de lea kralj, prima donna slovène, et du narrateur, un jeune homme qui l'accompagne, l'observe, l'aime et croît tout connaître d'elle. tout sauf les réponses aux questions essentielles : nos proches sont-ils vraiment proches ? nous veulent-ils vraiment du bien ?.

  • Un coeur de trop

    Brina Svit

    « Un soir, en Slovénie, en sortant d'un restaurant, j'ai vu un homme complètement soûl qui s'apprêtait à prendre le volant de sa voiture. Je lui ai dit qu'il était fou, qu'il allait se tuer, et lui ai proposé de conduire à sa place. Il n'avait rien contre, au contraire. Quelques instants après, je me suis retrouvée dans une voiture inconnue, à côté d'un homme inconnu, qui s'était endormi sur-le-champ. Nous avons roulé longtemps côte à côte, lui plongé dans le sommeil, moi dans l'histoire de ce livre. Voilà comment s'écrivent les romans : en entrant dans la nuit, en essayant de trouver la route, en écoutant la voix de ses personnages, même quand ils dorment. »
    Brina Svit.
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    1 autre édition :

  • Moreno

    Brina Svit

    " cette langue est trop distinguée pour moi.
    C'est comme un vêtement trop bien coupé, trop élégant, trop strict et sophistiqué. je ne suis pas à l'aise dedans, je ne peux pas bouger comme je veux, je ne peux le déformer à ma façon. il n'arrive pas à se faire à moi et moi encore moins à lui. ce sont mes habits désespérément neufs tous les jours. j'écris en français. il y a un attrait aussi dans le fait d'écrire dans une langue qui n'est pas la sienne.
    On mise sur sa vulnérabilité, on expose ses faiblesses, on enlève le vernis. c'est une façon de dire : voilà ce que je peux faire. je n'ai pas de papier-cadeau, je n'ai que des cadeaux. ".

  • Suzanne est morte depuis un an quand Claude, son mari, découvre qu'elle avait un jardin et que quelqu'un continue à l'entretenir. Alma et Rudi sont écrivains tous les deux. Revenant en voiture d'une rencontre littéraire, ils font monter une inconnue qui attendait sous la pluie sur le boulevard périphérique et qui va les obliger à un drôle de choix. Il y a une seule femme qui me sourit en ce moment : c'est la caissière de mon G20, répond Paul, producteur de télévision quand on lui demande comment ça va depuis que sa femme l'a quitté, sans s'imaginer un instant qu'il pourrait se passer quelque chose entre eux. Et que dire de Sol qui déteste les fêtes de fin d'année et s'invente toutes sortes d'occupations le jour du réveillon de Noël, pour ne pas se retrouver seule et désespérée à la maison? Entrer dans un magasin de meubles contemporains, par exemple. Elle aurait bien besoin d'une table, elle n'en a pas, elle mange debout ou sur son canapé, explique-t-elle à Vincent, impatient de fermer boutique, de récupérer champagne et foie gras au frigidaire et de rentrer chez lui. Mais que veut-elle, se demande-t-il, ému par son désarroi et son franc-parler. Et si soudain, comme par magie, ils voulaient la même chose?
    Dix nouvelles. Dix nouvelles définitions de l'amour. Parce qu'il y a toujours quelque chose à découvrir de soi-même, à inventer, à offrir à l'autre sans attendre quoi que ce soit en retour.

  • Con brio

    Brina Svit

    Certes, la jeune grusenjka accepte d'épouser l'écrivain vieillissant tibor, et ce dès leur premier rendez-vous dans un restaurant parisien.
    Elle ne résiste pas non plus quand il la rebaptise kati, puis elle accepte même de s'installer avec lui dans son appartement rue balzac. mais après avoir chassé successivement la femme de ménage ema, la secrétaire marie-hélène et même le chat benz de la vie de tibor, elle décide de faire chambre à part. et de se refuser à l'homme qui l'aime. roman de la jalousie dont tibor lui-même est le narrateur, con brio, à travers la description de deux êtres qui se " manquent ", peut-être parce qu'ils n'arrivent pas à partager leur désespoir, frappe d'emblée le lecteur par une grande efficacité dans la narration et par l'acuité du trait.

  • Visage slovène

    Brina Svit

    À la mort de sa mère, Brina Svit, qui est slovène, se sentant exilée à Paris, se lance dans une quête d'identité qui la conduit à Buenos Aires. Elle emporte avec elle, dans ce voyage, le journal d'un autre exilé, polonais celui-là, Witold Gombrowicz, qui a vécu vingt-quatre ans d'exil en Argentine et lui tient en quelque sorte la main. À la «Villa Eslovana», une enclave fondée par des Slovènes émigrés en Argentine, avant et surtout après la Seconde Guerre mondiale, soit par antifascisme, par anti-communisme ou pour avoir collaboré avec l'occupant allemand, elle interroge et photographie quelques-uns de leurs descendants les plus singuliers. Vivant entre eux, ces hommes et ces femmes se serrent les coudes et maintiennent à tout prix leur «slovénité» : culture, langue, religion, en préservant autant que possible leur «sang pur».

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