• Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, elle vit avec lui une relation fusionnelle. En quête de soutien, la mère parcourt parfois des forums de discussions, mais ce qu'elle y lit - les injonctions sociales, les témoignages d'autres « mères solo », drôles ou désespérants - la renvoie à sa propre impuissance. Alors pour échapper à l'étouffement, elle s'absente et déambule dans la ville la nuit, à quelques mètres de l'appartement d'abord, puis un peu plus loin, chaque fois un peu plus longtemps. Un désir irrépressible de liberté où guettent la culpabilité et l'inquiétude. Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?On retrouve ici l'écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

    1 autre édition :

  • Térébenthine

    Carole Fives

    « Certains, ou plutôt devrais-je dire certaines, se sont étonnées du peu d'artistes femmes citées dans notre programme d'histoire de l'art. Je leur ai donné carte blanche aujourd'hui. Mesdemoiselles, c'est à vous ! » Térébenthine met en scène les débuts dans la vie d'une jeune étudiante qui s'inscrit aux Beaux-Arts avec l'ambition de devenir peintre. Elle rencontre Luc et Lucie qui partagent le même rêve. Ils vont former ensemble le groupe des Térébenthines. C'est dans un sous-sol de l'École qu'il se réunissent, travaillent, discutent. Et où naissent des sentiments entre Luc et la narratrice. Mais, en France, à la fin des années 90-début des années 2000, la peinture est considérée comme morte. Aux Beaux-Arts, les profs découragent les vocations, les galeries n'exposent plus de peinture. Le Conceptuel est l'unique voie.
    Les trois amis vont en faire amèrement l'expérience pendant leurs trois années d'apprentissage. Ils sont cassés, humiliés et découragés. Sortis des Beaux-Arts, aucun d'eux ne sera peintre. Lucie renonce pour être enseignante. Luc vit de petits boulots, malgré un talent immense. La narratrice a, quant à elle, retourné ses toiles contre le mur pour tenter l'écriture. La peinture semble bel et bien morte et enterrée. Et pourtant... Carole Fives signe avec Térébenthine un livre extrêmement émouvant qui jette un regard féministe et critique sur l'art et la société. C'est aussi une quête sentimentale portée par des dialogues d'un grand réalisme, alternés avec un monologue intérieur intense.

  • «Tu viens quand alors? Bientôt quand? Ton frère dit ça aussi mais je ne vous vois plus que pour Noël... Pourquoi tu ne demandes pas ta mutation? Si vous viviez plus près, je vous inviterais à manger, j'irais chez vous faire le ménage... Si par malheur vous n'aviez plus d'argent, je m'occuperais de vous. Je pourrais même vous aménager la cave, y installer le chauffage pour l'hiver, elle est grande, vous auriez toute la place. Tatata, tu verras quand tu auras mon âge. Tu penseras à moi, à tout ce que je te disais. Tu diras, eh oui, maman avait raison et j'avais tort, et maintenant elle n'est plus là... Une mère, on n'en a qu'une, vous devriez en profiter...».
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    Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l'envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l'atteint toujours là où ça fait mal.

    1 autre édition :

  • Peintre de formation, Léonore a cessé de peindre pour enseigner. À plus de quarante ans, elle n'a pas créé la grande oeuvre dont elle rêvait, n'a ni famille ni enfant. Du jour au lendemain, elle décide de s'envoler vers le Portugal, le pays de José, son premier amour, disparu tragiquement à dix-neuf ans, disparition dont elle se sent encore aujourd'hui responsable.
    Dans ce récit raconté au jour le jour, Carole Fives parvient à retranscrire, avec humour et sensibilité, la fragilité de nos existences, tout en évoquant, avec beaucoup de pudeur, le destin ordinaire d'une famille d'immigrés, s'installant en France dans les années soixante-dix.

    1 autre édition :

  • Il y a la prof qui a disparu pour vivre sa vie d'artiste, celui qui ment sur les sites de rencontre, la jeune mère qui dissuade son amie de tomber enceinte, ou ce couple séparé qui harcèle sa progéniture. Victimes ou bourreaux ? Tous se cherchent, et expriment le même malaise : la difficulté à survivre dans une société centrée sur la normalité et les apparences de la réussite.

    Édition revue et corrigée par l'auteur - 7 nouvelles inédites.

    1 autre édition :

  • Années 80. Déferlante rose sur la France. Première grosse vague de divorces aussi. Ils ramassaient leurs oeufs de Pâques lorsque les parents ont dit qu'ils avaient une nouvelle à leur annoncer. Le garçon, Tom, 8 ans, est choisi comme bouée de sauvetage par sa mère tandis que son aînée, 12 ans, reste avec son père. Vacances, calendriers, zone A, zone B... Les enfants jouent le rôle de messager ou de bouclier.
    Sa grande soeur s'accuse d'avoir abandonné son petit frère et met des mots sur ce qui signa la fin de l'enfance.

    1 autre édition :

  • Zarra

    Carole Fives

    En cours, Axelle observe les autres à s'en remplir le coeur. Eux, ils ont des mères drôles et douces qui disent je t'aime avec les yeux. Elle, elle a une mère muette et bizarre qui change d'humeur comme de chemise de nuit. Depuis quelques mois, Axelle ne reconnaît plus sa mère. Elle voudrait redevenir une fille normale dans les bras d'une mère normale. Ça, ça serait une autre histoire, avec une autre Axelle. Car Axelle, elle aussi, n'est pas vraiment le genre de fille ordinaire. À l'école, on la traite de mytho. Mais il y a mieux. La nuit, elle exerce un métier un peu particulier. Un collant et un bonnet noir à pompon, un canif en poche et la voilà Zarra la justicière prête à sauver la planète. Rien ne fait peur à Zarra. Sauf qu'un jour, la mère d'Axelle-Zarra part de la maison. Rien ne va plus. Là, être la fille pas normale d'une mère totalement barrée va se révéler très utile...

  • La collection Ekphrasis s'offre un nouveau titre.
    Autour du buste de marbre de La Petite Châtelaine de Camille Claudel, Caroles Fives déploie de multiples scénettes comme autant de points de vue de spectateurs. Elle nous fait entendre leurs dialogues, leurs pensées, tandis qu'ils traversent la salle d'exposition. Certains remarquent à peine le buste et poursuivent leurs conversations ; un étudiant des Beaux-arts arrive pour le dessiner ; un chercheur qui a traversé les États-Unis et l'Europe s'arrête pour le contempler. Le texte se veut polyphonique, témoignage des paroles et des pensées de passants face à cette oeuvre si particulière de Camille Claudel, rare car représentant une enfant, sur laquelle chacun projette ses peurs, ses attentes, ses désirs et même son insensibilité.

  • Rien de plus amusant que de découvrir l'aventure de l'imprimerie grâce à la réalité augmentée ! Dans l'atelier de Werther est un récit à destination des enfants de 10 à 12 ans, qui s'accompagne d'une application disponible sur Apple et Android. Une histoire est racontée à l'enfant qui régulièrement prend la place d'apprenti d'un imprimeur du XVe siècle, maître Werther en l'aidant grâce au travail qu'il réalisera sur la tablette. Le récit s'entrecoupe ainsi de diverses activités à réaliser qui lui feront vivre les différentes étapes de réalisation d'un livre selon la technique inventée par Gutenberg : ranger les caractères au plomb, composer son texte, fabriquer son encre, imprimer, plier les pages de son livre, créer une lettrine ornée... La suite du récit est suivie d'une partie documentaire invitant l'enfant lecteur à regarder de véritables incunables (premiers livres imprimés entre 1453 et 1500). Cette partie a pour but de montrer aux enfants les particularités des ouvrages reproduits pour leur permettre d'approfondir leur connaissance.
    En proposant à l'enfant de comprendre ce qu'a été l'invention de Gutenberg, cet album jette un pont entre deux révolutions : celle de l'invention de l'imprimerie et celle du numérique

  • Il y a « cette connerie de virginité » dont il faut bien se débarrasser un jour. Ces foutus poils au menton qui tardent à pousser et cette voix qui jouent les montagnes russes quand on voudrait qu'elle soit grave et virile. Ces mots d'amour qu'on hésite tant à prononcer, et qu'on regrette aussitôt fait ! Les filles que l'on préfère alors qu'on est censé aimer les garçons. Ce nez « embarrassant » qui est la marque de fabrique de la famille. Les vrais faux amis sur Facebook, sans même parler des ruptures en ligne. Et comme si « ça » ne suffisait pas, il y a les mères dépressives, les pères inquiets, les parents incultes ou, pire, ceux qui sont profs !
    La honte. Qui colle aux semelles, qui fait rentrer les épaules et qui rend l'âge et tout ce qui l'accompagne ingrats. La honte de ne plus être un enfant et de ne pas être encore un adulte.
    16 nouvelles, 16 monologues ou confessions d'ados d'aujourd'hui, drôles, cruelles, justes, et finalement intemporelles.

  • Quand les enfants ont quitté l'école, la nuit, la maîtresse se repose. Elle dort sous son bureau, comme toutes les maîtresses. Sauf celles qui dorment dans les placards à fournitures. Vers minuit, la maîtresse se réveille. Elle se faufile hors de la classe... et rejoint ses copains, les maîtres et les maîtresses. Et vive la fête ! A partir de 5 ans.

    1 autre édition :

  • Un album drôle et décalé, d'où la tendresse déborde : comment un grand-père fait croire n'importe quoi à son petit-fils, sur sa propre enfance. Quand les rôles sont inversés... Par le duo de «Comment faire garder ses parents».

  • Que faire de ses parents, quand on est soi-même très occupé ? Certains parents n'écoutent rien, d'autres refusent même de faire la sieste ! Un album plein d'humour, où les rôles parents-enfants sont inversés.

  • Carole compte profiter des quinze jours de vacances qu'elle passe avec son père pour le dissuader d'emménager avec Josiane, sa nouvelle compagne. Alors qu'elle visite les châteaux de la Loire, elle fait la rencontre d'un jeune garçon qui va bouleverser sa vie.

  • Textes qui s'inspirent de séjours des écrivains dans le Nord.

  • Les tribulations de deux auteures au caractère bien trempé, aux prises avec une commande d'écriture à quatre mains sur un quartier à l'histoire ouvrière en berne.
    On s'amuse des rendez-vous ritualisés qu'elles se fixent dans tous les cafés du coin pour y faire le point sur l'avancée de leurs investigations. Un comique de situation largement exploité dans leurs échanges à bâtons rompus autour d'une histoire en train de s'écrire, de personnages en mal de dramaturgie, ou encore de conflits d'égo...
    Les difficultés de l'exercice de la commande sont traitées au fil de dialogues doux amers vivifiants qui nous invitent dans l'envers du décor. Si la fiction s'inscrit ici dans une forme de réalité, c'est bien elle qui l'emporte, au final.

    Une adaptation est disponible gratuitement avec l'ouvrage, à télécharger sur le site internet de La Contre Allée à l'aide de mots clés inscrits au sein de l'ouvrage.

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