• À travers cette biographie nous découvrons l'empereur Néron sous un autre jour....
    Tiberius Claudius Nero naquit en 37, et arriva au pouvoir en 54. Descendant d'Auguste, neveu de Caligula, fils d'Agrippine la Jeune et fils adoptif de Claude, il fut le dernier empereur julioclaudien.
    Bien qu'il ait reçu une éducation classique, et ait été formé par le philosophe stoïcien Sénèque, Néron fut rapidement considéré comme un prince fantasque, même s'il était apprécié de la plèbe.
    Près de deux mille ans après sa naissance, il continue de susciter tantôt la fascination tantôt l'effroi auprès du contemporain. Cette perception ambivalente s'explique surtout par le fait qu'aucun autre empereur romain n'ait été nimbé d'un tel mystère.
    Sur le plan politique, Néron n'avait rien d'un insurgé. Il préférait le plus souvent les mutations graduelles, n'excluant nullement la continuité. Bien que mégalomane et extravagant, il s'est généralement avéré conservateur du point de vue gouvernemental et institutionnel ; très souvent, il rechercha à cet égard la légitimité augustéenne. Toutefois, contrairement à ses prédécesseurs et à ses successeurs, il exprima au moins autant d'intérêt pour les arts que pour la politique.
    Il n'est donc pas surprenant que cette monographie soit intitulée : « Néron : l'empereurartiste ».

  • "Domitien a été décrit par certains auteurs, anciens et modernes, comme un tyran misanthrope, un empereur inflexible dénué de compétence et un général incapable ; d'autres l'ont qualifié de princeps habile capable de repousser les attaques barbares, et d'administrateur rigoureux. Qui était donc le véritable Domitien ?"

  • Trajan

    Christophe Burgeon

    • Perrin
    • 31 Janvier 2019

    Deuxième empereur de la dynastie des Antonins, Trajan fut maintes fois qualifié d'optimus princeps tant par le Sénat que par le peuple de Rome. Mais ce fils de soldat, né en 53 et qui régna de 98 à 117, fut-il vraiment pour autant le « meilleur empereur » que les Romains aient connu ? Indéniablement, il fut le restaurateur de l'idéal augustéen construit autour d'une autocratie éclairée, respectant le Sénat et accordant de l'importance à la libertas individuelle. Conduisant de surcroît une politique d'aide sociale destinée en premier lieu aux enfants pauvres et aux agriculteurs peu aisés d'Italie, il améliora les conditions de vie des plus démunis. Administrateur efficace, dévoué au bien public, il entreprit en outre de grands travaux, fit rénover et agrandir le système d'approvisionnement en eau et bâtir le plus monumental des forums, qui porte encore son nom.
    Cet homme d'État admiré par Machiavel fut enfin un redoutable chef de guerre, qui eut non seulement à coeur de renforcer le limes le long du Rhin, mais encore de mener une politique de conquêtes volontariste : la Dacie - et ses riches mines d'or -, l'Arabie Pétrée, l'Arménie, l'Assyrie et la Mésopotamie tombèrent ainsi dans les rets romains, portant l'Empire à son apogée.
    Il fallait à cet empereur d'exception, divinisé par le Sénat et dont les cendres sont inhumées sous la colonne trajane, un historien de la qualité de Christophe Burgeon pour en restituer la pleine dimension.

  • "La première guerre qui éclata entre Rome et Carthage dura vingt-quatre ans (264-241 avant J.-C.), sans interruption. Elle fut « la plus longue, la plus continue et la plus étendue » dont Polybe ait entendu parler, et marqua le moment où Rome ambitionna de devenir une puissance extra-italienne puisqu'elle avait pour principal objectif la possession de la Sicile."

  • "Cet ouvrage proposera une analyse de la fides, de la pietas et de la uirtus, tout en étudiant l'évolution conceptuelle de chacun de ces vocables des guerres puniques à la dynastie flavienne. Chacune des parties du travail s'attèlera à cerner les contours de la notion qu'elle étudiera, et en dégagera les domaines d'exercice qui y sont liés, rappellera les différentes acceptions de celle-ci, tentera de voir comment les multiples axes du champ sémantique qui traversaient celles-ci ont évolué entre le IIIe siècle a.C.n. et le Ier siècle p.C.n."

  • "À ce jour, il n'existe aucune étude approfondie et exhaustive de ceux-ci qui examinerait tant le contexte historique dans lequel ils ont été conclus que leur portée géopolitique et la manière dont le Mégalopolitain les a analysés."

  • "Carthage, ennemie historique de Rome, fut détruite au printemps de l'année 146 avant J.-C., après une guerre qui a duré quatre ans. Il a fallu quatre consuls pour briser les solides murs qui défendaient encore les citoyens de la cité punique. Les écrivains de la fin de la République et de l'Empire ont identifié l'an 146 comme étant la fin d'une époque. Désormais sans rivale, celle-ci s'était abandonnée au luxe. Si Caton, vétéran de la deuxième guerre punique, avait été l'instigateur de la destruction de la cité de Didon, Scipion Émilien, qui a peut-être apporté une contribution décisive à la motion du vieux censeur, en a été le principal artisan."

  • Caius Asinius Pollion connut le premier triumvirat, la guerre civile entre César et Pompée, la dominatio césarienne, le second triumvirat, l'affrontement entre Octavien et Marc Antoine et la quasi-totalité du principat d'Auguste. De tous ces événements majeurs de ce que l'on a coutume d'appeler la Révolution romaine, il ne fut pas un simple spectateur, mais l'un des principaux protagonistes. Membre de l'État-major de César au Rubicon, à Pharsale et durant la guerre intestine et correspondant de Cicéron, il a ainsi fait l'objet d'une littérature abondante.Deux parties composeront l'ouvrage: Pollion dans l'histoire; Pollion en tant qu'historien et auteur. La première section débutera avec les origines familiales d'Asinius Pollion et ses premiers pas dans l'espace public romain. Puis, nous nous intéresserons aux relations qu'il a entretenues avec Jules César. Nous examinerons ensuite son parcours après les Ides de mars et la mort de celui qui fut son premier et principal soutien politique, et nous nous attacherons à sa correspondance avec Cicéron et à son rapprochement avec Marc Antoine.La suite de notre travail le suivra entre les années 42 et 39 a.J.-C., de la Gaule cisalpine au proconsulat en Macédoine, en passant par la guerre de Pérouse et l'adoption du traité de Brindes, dans laquelle il joua un rôle de premier plan. Nous nous intéresserons parallèlement aux liens qu'il partageait avec Virgile, et à la place que ce dernier lui a réservée dans ses Bucoliques. Nous détaillerons enfin la position prise par Pollion par rapport au principat.Dans la seconde partie, nous parcourrons l'oeuvre littéraire pollionienne et, surtout, ses Histoires. Pour chaque épisode de la carrière de Pollion que nous tenterons d'analyser, nous serons confrontés à une même question: dans quelle proportion les sources littéraires qui se trouvent en l'occurrence à notre disposition ont-elles été influencées, directement ou indirectement, par les Histoires écrites par l'intéressé lui-même?

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