Littérature générale

  • Anselme de Cantorbéry : «Je tendais vers Dieu et je suis tombé sur moi-même!» En propageant par l'écrit différents exercices - lecture, méditation, prière, contemplation -, des clercs ont inventé la spiritualité comme un art de l'intériorité, une manière de reconnaître la présence d'une transcendance dans l'intimité humaine. À la fin du XIe siècle, la spiritualité est à l'origine d'un genre littéraire, la «méditation». Au XIIe, siècle de l'éveil de la conscience et de l'intériorisation, elle devient une technique spirituelle. Du XIIIe au XVe, c'est une tradition proposée au plus grand nombre ; les textes spirituels atteignent des laïcs, hommes et femmes.
    Inséparable de l'essor d'une civilisation du livre, le développement de la spiritualité fait du texte le moyen privilégié pour comprendre le monde extérieur et se déchiffrer soi-même. Depuis les méditations fondatrices d'Anselme (XIe s.) jusqu'à la simplicité de l'Imitation du Christ (XVe s.) en passant par l'incendie d'amour de Bonaventure (XIIIe s.), sont ici réunis les écrits les plus diffusés au Moyen Âge. Même s'ils ne relèvent pas de la mystique entendue comme une science de l'âme constituée en discours autonome (qui sera la mystique de l'âge moderne), ils peuvent être à bon droit qualifiés de mystiques.
    Quant à leurs auteurs, ils ont en partage la prose d'art latine et une sensibilité littéraire. Pour eux, écrire est en soi un exercice spirituel. Aussi leur prose se lit-elle souvent comme de la poésie. Qu'en faire aujourd'hui? Entre une lecture dans la foi et celle du «développement personnel» (qui est une spiritualité sans Dieu), libre à chacun de mesurer la distance qui nous sépare de ces oeuvres, de reconnaître la proximité qu'elles entretiennent avec notre culture, et de se poser les questions qu'elles soulèvent et qui sont toujours les nôtres.

  • Sait-on que Platon décrit une cité végétarienne au début de La République? Que l'une des grandes héroïnes de Rousseau ne mange pas de viande? Que Tolstoï consacre des pages entières aux abattoirs?
    La question du végétarisme - que notre époque semble nous poser comme si elle était inédite - apparaît dans un nombre remarquable d'oeuvres littéraires et philosophiques depuis l'Antiquité. Présente chez Plutarque, Voltaire et Lamartine, elle traverse aussi les écrits de Thoreau, de Gandhi, de Kafka ou encore de Yourcenar. Ce recueil est une invitation à reconsidérer le régime carné sous leurs auspices éclairés.

    «Dans cet âge antique que nous avons appelé l'âge d'or, l'homme n'avait besoin pour être heureux que des fruits des arbres et des plantes que produit la terre.» (Ovide, Les Métamorphoses)

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  • À l'exception de Tagore et d'une poignée d'autres, l'Inde poétique reste pour nous une immense terra incognita.
    C'est donc à un voyage fascinant que nous conduit cette anthologie, la première à présenter la poésie indienne depuis ses origines védiques (il y a plus de trois mille ans !) jusqu'à aujourd'hui.
    Plus de deux cents poèmes, une cinquantaine de poètes dont une vingtaine de contemporains traduits depuis leurs langues d'origine (sanscrit, anglais, ourdou, hindi, bengali, marathi, tamoul, malayalam, télougou, cachemiri, etc.) témoignent ici de la richesse, de la diversité et de la créativité continue de la poésie indienne.
    Nous sommes, ne l'oublions pas, au pays où la poésie, selon les textes les plus anciens, est conçue comme une voie de délivrance, un yoga à part entière.
    Chez les poètes indiens contemporains que cette anthologie s'attache à faire découvrir (Arun Kolatkar, Lokenath Bhattacharya, Jayanta Mahapatra, Nissim Ezéchiel, Ramanujan, Kamala Das, Sunil Gangopadhyay, etc.), le lecteur aimera s'immerger dans une poésie vivante, plus sensible qu'intellectuelle, exigeante mais accessible, aussi vigoureuse que mystérieuse.
    On reconnaîtra ici la persistance d'un chant à travers les époques, un chant fait de souffle et de lumière, profondément indien, à la jonction de l'absolu et du quotidien.

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  • Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du ler siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du Ile et du Ille siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens.
    Écrits : les auteurs, «Pères de l'Église» pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, «immerger », devient «baptiser» ; ekklesia, «assemblée », signifie désormais «église».
    Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les ères culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Écritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Église «catholique», c'est-à-dire universelle.
    Naissance d'une religion, d'une Église, d'une littérature. À la fin du Ile siècle, sous l'oeil des «païens» et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Église est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.

  • La présente anthologie propose d'explorer sous toutes ses facettes le renouveau du haiku dans le Japon d'aujourd'hui. Depuis la fracture d'Hiroshima, le haiku se nourrit du désordre des paysages urbains, exploite des gisements inattendus, ausculte l'accélération de l'histoire tout en gardant vivaces la saisissante simplicité et l'exigence d'expression absolue qui le fondent. Renaissant littéralement de ses cendres après le cataclysme, il trouve un nouveau souffle, cherchant un juste contrepoint au kaléidoscope du siècle. En effet, et ce n'est pas là le moindre de ses paradoxes, la forme poétique la plus courte du monde, née sous l'égide de Bashô il y a quelque trois cents ans, semble résonner au mieux avec la sensibilité contemporaine, laquelle privilégie, on le sait, une esthétique de l'instantané. Les 456 poèmes rassemblés dans cette anthologie témoignent d'un exceptionnel foisonnement. Invitation à tous les voyages, irruption de voix singulières qui tentent une fusion passionnante entre l'extrême modernité et le plus ancien passé. Dispositif d'émerveillement, tremplin de méditation, expérience de vérité, le haiku est plus proche que jamais de la fameuse injonction rimbaldienne : « fixer des vertiges ».

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  • Titre de Charles Baudelaire, repris en Folio classique en 1986.

    «Travail immédiat, même mauvais, vaut mieux que la rêverie.» Mon coeur mis à nu, 1866. Charles Baudelaire.

  • L'Ouvroir de Littérature Potentielle oeuvre « sous contrainte », la chose est connue. Mais si beaucoup a été écrit sur son travail, jamais autant de textes, aussi divers, n'ont été rassemblés en un volume unique. Il y avait quelque gageure à oser tenter un tel tri : en près de cinq millénaires (car l'Oulipo compte chaque année d'activité pour un siècle), les trente-cinq membres du groupe, et non des moindres (d'ailleurs, il n'y a pas de moindre en son sein), ont créé des milliers d'oeuvres oulipiennes. Mais le défi a été relevé.
    Dans cet ouvrage, très complet, les Oulipiens parlent de la ville, de l'amour, des livres, du souvenir. Ces thématiques rendent visibles une cohérence nouvelle, un goût commun pour le jeu virtuose, la mémoire collective et l'humour. Pour le plus grand plaisir du lecteur, la langue, comme le poème a ici kekchose d'extrême.

  • Titre de Guy de Maupassant.

    «Le baiser n'est qu'une préface, pourtant. Mais une préface charmante, plus délicieuse que l'oeuvre elle-même, une préface qu'on relit sans cesse, tandis qu'on ne peut pas toujours... relire le livre.» Le Baiser,1882. Guy de Maupassant.

  • Titre de Stefan Zweig, repris en Bibliothèque de la Pléiade et en Folio classique.

    «Vieillir n'est jamais rien d'autre que n'avoir plus peur du passé.» Stefan Zweig, 1927 (trad. d'Olivier Le Lay).

  • Titre de Patrick Modiano, paru en 1977 dans la collection blanche

  • «La prudence, jointe à la valeur, triomphe des plus grands obstacles.» Odyssée, Homère.

    «La prudence, jointe à la valeur, triomphe des plus grands obstacles.» Odyssée, Homère.

  • « J'ai tenté de regarder la poésie arabe sous un angle strictement esthétique qui dépasse les points de vue historique et sociologique sans toutefois nier leur importance ou leur rôle. La poésie puise sa propre valeur de l'intérieur : de la puissance, la richesse aussi bien de l'expression que de l'expérience. Ainsi, l'on ne peut considérer la poésie comme une attestation historique ou sociologique. C'est une voix qui se suffit à elle-même.
    Qu'Imru'u al-Qays et bien d'autres aient chanté la nuit du désert ou tel ou tel autre thème n'est pas important en soi. L'important est la façon dont ils l'ont chanté. Comment avec un événement ponctuel ont-ils pu atteindre l'universel ? Son expression conserve-t-elle encore la chaleur, la profondeur et la sensibilité de la création ou l'environnement actuel, historique et sociologique, a-t-il terni cette voix ? Aussi ai-je opté pour le fil qui va d'un poète à l'autre, celui qui nous conduit vers l'individu avant la société, la création avant l'histoire, la poésie avant le thème poétique. J'ai également privilégié le poète qui se caractérise par une voix singulière, la sienne. En particulier, si cette voix est justement celle d'une langue riche, poétique et qui n'obéit qu'à sa propre nécessité interne, loin de toute imitation, toute répétition ou appartenance à l'expression commune. » Adonis.

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  • Titre d'Alfred de Musset, repris en Bibliothèque de la Pléiade et en Folio classique.

    «Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre?» La Confession d'un enfant du siècle, 1836. Alfred de Musset.

  • Philippe Sollers, Légende - Entretien avec Luigi Ballerini pour La Repubblica - Réponses à La Règle du jeu sur le complot - Bataille, seul.
    Kenichi Watanabe - Michaël Ferrier, Notre ami l'atome.
    Yannick Haenel, Le Trésorier-payeur.
    Marc Pautrel, Le peuple de Manet.
    Georges Bataille, Trois lettres à Isabelle Waldberg.
    Jean Narboni, La grande illusion de Céline.
    Valentin Retz, Une sorcellerie.
    Marcelin Pleynet, Le Déplacement. Journal des années 1982-1983.

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  • Titre de Michel Léturmy, paru en 1961 dans la collection blanche

  • Avec pour étendard un vers prophétique de Sapphô - Quelqu'un plus tard se souviendra de nous -, voici une anthologie des quinze femmes-poètes publiées en Poésie/Gallimard depuis les origines de la collection. Des odes et fragments de celle que Platon considérait comme la dixième Muse jusqu'à ceux de Kiki Dimoula, la voix poétique la plus célèbre dans la Grèce d'aujourd'hui, vingt-sept siècles parcourus.
    Non pas une anthologie de la poésie féminine, dénomination que beaucoup de femmes-poètes récusent, mais une succession de textes qui tous proviennent de recueils édités pour eux-mêmes, de façon autonome, et qui incitent à poursuivre plus amplement la rencontre en choisissant de découvrir telle ou telle oeuvre en son entier.
    Car le voyage révèle, par-delà le thème constant de la passion amoureuse, des individualités farouches, des personnalités irréductiblement singulières. Ce qu'un vers ou quelques mots extraits de l'un de leurs écrits suggèrent en ouverture des pages à chacune consacrées. S'y lit ainsi ce qui relie et ce qui sépare, ce qui entre en résonance et improvise pour soi seule.

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  • À partir de la guerre d'Hannibal (218-202 av. J.C.) des écrivains ont voulu exposer l'histoire de Rome, dans des discours suivis. Or, tout discours, alors comme aujourd'hui, veut démontrer. Salluste dénonce les tares du régime républicain, expose les raisons qui ont provoqué les guerres civiles et la conjuration de Catilina ; ses Lettres (l'une au moins probablement authentique) tracent un programme de restauration. Tite-Live explique, inversement, la grandeur de Rome, le cheminement militaire, politique et moral qui en est la cause. César, lui, entend justifier sa place dans la cité par le simple exposé, apparemment objectif, de ses victoires.
    Pierre Grimal.

  • Quelle passion ont en commun Vladimir Nabokov et Stefan Zweig ? Combien sont les Princes d'Ambre de Robert Zelazny ? Quelle héroïne désespérée se jette sous un train ? Qu'est-ce qu'un amphigouri ? Connaissez-vous le subjonctif passé du verbe ouvrir ? Plongez au coeur des livres, jouez avec les écrivains et leurs mots !

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  • Les guerres puniques

    Collectif Gallimard

    • Folio
    • 8 Janvier 2009

    Notre époque a redécouvert les guerres inexpiables. Mais se souvient-on encore des noms de Scipion, de Caton, d'Hannibal, dont l'exemple permet de réfléchir sur les empires et leurs conflits ?
    Les guerres puniques, qui opposèrent pendant plus de cent ans Rome à Carthage pour la domination en Méditerranée, consacrèrent pour longtemps l'hégémonie romaine. En 146, Carthage disparaissait dans les flammes : la cité ne survécut que dans la mémoire et la langue des autres.
    Un Grec, Polybe, un Latin, Tite-Live, et un Grec d'Alexandrie, Appien, reviennent ici sur les principaux épisodes de l'unification du monde par la conquête romaine. Pour eux, c'est l'occasion d'une réflexion sur la guerre et la paix, sur les moyens de maintenir un empire, sur la notion de « guerre juste ».
    Cette édition donne de longs extraits de ces grands historiens autour d'un thème unique. Complétée par des cartes, index, glossaire, bibliographie, elle fournit un instrument inappréciable pour la connaissance de l'Antiquité.

  • Saul Yurkevich est mort le 27 juillet 2005. Né en 1931 en Argentine, il vivait en France depuis 1966. Professeur à Paris VIII, il collaborait à diverses universités dans le monde. Il avait été membre du collectif de la revue Change et demeurait un collaborateur proche d'Action Poétique. Plusieurs de ses recueils de poèmes ont été publiés en traduction française. Chargé de l'édition des oeuvres complètent de son ami Julio Cortazar, il avait publié Littérature latino-américaine : traces et trajets en Folio-Gallimard.

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  • Au début était le verbe poétique, populaire puis savant, mais animé de siècle en siècle par la même intarissable vigueur ; fleurissant d'abord dans les hymnes de clans chantés par les bardes, éclosant spontanément aux lèvres des humbles et des simples en chansons de souffrance, de révolte ou de joie, que transportaient et répandaient, comme pollen au vent, les poètes errants, les mystiques et les fous - ou ceux qui se donnaient pour fous afin de mieux jeter, pas toujours impunément, leur chant à la face des puissants.

    Jaillissement perpétuel, irrépressible et ardent, issu de la bouche de ces êtres hors du commun, hors normes, de ces parfaits hors-la-loi que sont les poètes, ces fols, ces sages : les thèmes éternels sont leur inspiration, leurs chants et ballades, leur respiration, la musique simple et grave du saz les accompagne, la mémoire du peuple est leur meilleur conservatoire.
    Plus tard, s'élaborera la poésie classique, celle du divan, de la cour, marquée d'influence arabe, adoptant des formes multiples et sophistiquées : poésie travaillée, recherchée, capricieuse, aux métamorphoses ingénieuses et aussi nombreuses que celles de la calligraphie islamique.
    Ces recherches se poursuivent et évoluent jusqu'aux formes modernes et au vers syllabique ou libre.
    Voici, présentée et poétiquement traduite par nimet arzik, une poésie survivante et vivante, surprenante et prenante, dont les siècles passés n'ont en rien atténué la charge ni la grâce.

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  • Fleur-d'orchidée, Fleur-de-cattleya. Lotus-d'or, Emeraude... ces jeunes filles aussi belles qu'aimables et bien peu farouches font tourner la tête de tous les hommes qui tombent sous leur emprise. envoûtés par leur talent de poétesses et leurs charmes. Mélange de poésie, de raffinement et d'érotisme délicat, ces nouvelles des Ming nous entraînent dans un voyage sensuel et chatoyant.

  • Ce livre propose des extraits de romans ou de « proses » qui ont eu du succès et de l'influence durant la période qui va des années 1880 au début du XXe siècle. De Remy de Gourmont au Sâr Péladan, de Jean Lorrain à Marcel Schwob, les écrivains réunis ici partagent tous le besoin d'un « ailleurs ». Le mysticisme du temps en est la manifestation la plus évidente. Mais les « ailleurs » ne sont pas nécessairement à chercher dans l'interprétation ésotérique du monde : ne sont-ils pas aussi bien en nous, dans les innombrables possibilités de notre organisme nerveux et de notre imagination ? Sur des chemins parfois déviants, où la névrose et l'art coexistent souvent, se crée une étonnante littérature du fantastique intérieur.
    Cette littérature fin-de-siècle joue un rôle de précurseur, lance des recherches et des interrogations, innove dans les techniques romanesques, de la mise en abyme au monologue intérieur. Elle n'est nullement la littérature expirante et passée de mode que l'on imagine parfois, mais au contraire une littérature de sursaut : elle inaugure le siècle nouveau.

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