• Figure controversée et souvent violemment attaquée par ses adversaires, mais qui demeure, dans la mémoire nationale, Léon Blum s'est imposé comme une des grandes figures de la gauche française de la première moitié du XXe siècle

  • Les portes du camp de concentration de Buchenwald se refermaient sur le dernier convoi de déportés en provenance de Compiègne. Il est probable qu'en franchissant le seuil de sa dernière demeure, Louis Bascan se soit rappelé combien cette République à laquelle il avait consacrée sa vie était exigeante. Une rue de Viroflay et un lycée de Rambouillet, portent aujourd'hui son nom. Et pourtant, il reste pour l'immense majorité d'entre nous inconnu. Aussi ce livre vise-t-il à éclairer l'engagement d'un homme pour qui la République ne fut pas seulement un régime politique, mais une philosophie de vie.

  • L'école de la République est en danger. Violences scolaires, absentéisme ou culte du chiffre sont autant de manifestations d'une crise qui trouve ses fondements dans une série d'incohérences le plus souvent justifiées sur l'autel des principes de la République. Un paradoxe français. Didier Fischer a choisi d'affronter sans tabous la situation de l'école d'aujourd'hui pour imaginer celle de demain. Parce qu'elle forme les citoyens de demain, l'école doit revenir au coeur de toutes nos préoccupations.

  • Le monde étudiant est depuis plus de trente ans au voeur de notre actualité politique et sociale. Mais qui sont les étudiants ? Quoi d commun entre l'étudiant des années cinquante, engagé dans les luttes tiers mondistes et porte-parole du marxisme, et celui qui vit depuis 1980 dans l'obsession du chômage et de la grise ? Entre-temps plusieurs fractures idéologiques et mutations sociales se sont déroulées. Du militantisme à la morosité, en passant par l'euphorie de Mai 68 et la libération des moeurs c'est l'histoire de la société française après 1945 que l'on peut dérouler derrière celle des étudiants. Une fresque que Didier Fischer retrace pour la première fois avec une interrogation en filigrane. là si les étudiants, en raison même de leur diversité et de leur incapacité à se définir en tant que tels, étaient les grands perdants de l'histoire contemporaine, victimes d'une société qui, aujourd'hui comme hier, se refuse à admettre qu'elle vieillit ? A travers le continent-étudiant passé an crible de ses réussites de ses angoisses et de ses émotions, c'est de nous et de nos enfants qu'il s'agit.

  • L'homme providentiel est une représentation politique venue des origines de notre histoire.
    Thiers, Boulanger, Clemenceau, Doumergue, Pétain, de Gaulle et quelques autres ont incarné ce recours au sauveur auquel la République n'a pas mis fin. Toutes ces figures providentielles ne se ressemblent pas. La place qu'elles laissèrent dans l'histoire est elle-même inégale. Quoi de commun entre un de Gaulle et un Doumergue ? Entre l'homme du 18 juin, le père des institutions de la Ve République, et le " sage de Tournefeuille " à l'effacement légendaire ? En fait, à leur manière, elles ont su répondre à l'attente du pays.
    Nombre de citoyens ont projeté dans des personnalités aussi différentes l'image qu'ils se faisaient du chef. Elles avaient à leurs yeux les qualités requises pour rassembler les Français désunis, réformer l'Etat et incarner l'avenir. Selon André Malraux, elles assumaient à la fois " le malheur et l'espoir ". Cependant, depuis l'avènement de la Ve République, l'image du sauveur a disparu de notre paysage politique.
    A quoi peut être due une si longue absence ? Marque-t-elle la fin d'une " exception " française parmi les nations démocratiques ?.

  • L'union nationale, avant d'être une formule parlementaire, est un mythe politique qui renvoie à la naissance et à la construction de la nation, du Moyen Âge à nos jours. Au coeur des crises les plus graves, elle peut faire figure de réponse adaptée. Si le conflit est inhérent au fonctionnement démocratique, il n'est pas aberrant au regard de notre Histoire de concevoir la politique en termes de consensus et de réconciliation. L'histoire de l'union nationale n'est donc pas celle d'un refus démocratique, une « fausse route », mais plutôt celle d'une quête d'un modèle politique qui continuerait de donner sens à l'idéal républicain. L'auteur en fait ici la démonstration et nous livre la première étude historique sur le sujet.

  • A l'euphorie de novembre 1918 succède peu a peu un malaise : l'image que se sont faite l'une de l'autre la France et l'Alsace ne correspond pas tout à fait à la réalité, ce qui engendre des problèmes de toutes sortes. Ceux-ci suscitent l'émergence de divers partis a tendance "autonomiste", souvent plutôt régionalistes. En 1939, la déclaration de guerre s'accompagne d'une évacuation massive vers le Limousin et le Périgord.
    Occupée en 1940, annexée a l'encontre du droit international, l'Alsace subit le poids de la dictature hitlerienne : endoctrinement, répression, incorporation de force... Les violents combats de la libération rendent à la France une région ravagée. Malgré les drames liés à l'épuration, a la situation des malgré-nous, a l'attente des disparus, l'Alsace se reconstruit et connaît un nouvel essor, tout en développant son rôle dans le dialogue européen.

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