• Un peintre français, Lucien, et sa compagne Maria, en vacances en Sicile, arrivent dans un port à l'écart des circuits touristiques. La beauté du lieu les amène, malgré les réticences de Maria, à acheter une maison rudimentaire au bord de la falaise.
    Lucien est fasciné par les Siciliens, leur pays, leurs coutumes, leurs superstitions, leur personnalité pittoresque et surprenante... Tandis que Maria est révulsée par l'éducation sévère infligée aux filles contrastant avec le laxisme de celle des garçons, les « crimes d'honneur », l'absence de femmes sur les plages, l'intérêt malsain des hommes, appâtés par la blondeur de Maria...
    En face de la maison se trouve une ligne de partage entre deux mers. Et si là, devant l'un des plus beaux paysages du monde, une autre ligne, celle de la séparation, se dessinait au sein d'un couple, pourtant arrivé enjoué et uni ?
    Un roman subtil sur le lien amoureux, les mouvements souterrains de la personnalité, mais aussi une peinture foisonnante de la Sicile et de ses habitants.

    Ce livre est initialement paru sous le titre Où les eaux se partagent.

  • Bernard est libraire dans le neuvième arrondissement de Paris. Marié depuis quinze ans à Corinne, directrice d'une agence de voyages qui se rêvait autrefois pianiste, il trouve dans son couple l'harmonie d'une vie paisible. Jusqu'à ce mois de mars 2020 qui les oblige à se calfeutrer avec leurs deux enfants, Cédric et Laure, dans leur appartement situé au-dessus du magasin de Bernard.

    Entre inquiétude et ennui, l'heure de la promenade devient vite le rendez-vous le plus important de la journée. Bernard en profite pour aller avec son fils jusqu'aux limites de son quartier, explorer la Nouvelle-Athènes à la recherche des innombrables célébrités littéraires et artistiques qui l'ont habitée. De Bizet à Zola, de Berlioz à Tourgueniev, de Van Gogh à Claude Nougaro, c'est un quartier méconnu qui s'offre aux protagonistes dans le silence des rues parisiennes. Tandis que lui se promène, Corinne, dont les sorties se bornent à faire les courses et à observer les nouvelles règles du commerce, supporte de moins en moins bien la solitude et la privation de tout rapport social...

    Avec délicatesse, Dominique Fernandez interroge la nature des sentiments de deux êtres surpris dans leurs habitudes et confrontés de manière inattendue aux confins de leur amour.

  • « De loin, à 400 m d'altitude, miroitant sous la lune ou étincelant au soleil, j'aperçois comme un drap blanc étendu sur le flanc d'une colline. Ce drap blanc, qui occupe plusieurs hectares, coïncide avec l'emplacement du village détruit. Ce n'est pas un drap, mais une couche de ciment chaulé d'un mètre cinquante de hauteur ; des couloirs percés dans cette masse reproduisent le tracé des rues anciennes... ».
    Dès la première page, nous voici en Sicile avec le grand romancier et essayiste Dominique Fernandez. Fou d'Italie depuis toujours, passionné de la langue italienne, ami de Moravia et de Pasolini, traducteur de Goldoni et Sandro Penna, il nous conduit dans son Italie, éternelle, actuelle, selon ses passions, son désir. Ce n'est pas de l'égoïsme, mais une passion incessante. Nous traversons Naples, Rome, l'Ombrie, Bologne, Florence et Venise...
    D'une mosaïque méconnue à une tonnara en ruine, d'un vers énigmatique au plus beau tableau de Rome, de la transparence du marbre au mystère de la chapelle Saint Luc, c'est une promenade buissonnière. Fernandez raconte, déploie, cherche, ironise, se passionne. Rien ne lui échappe et tout s'éveille ici, avec plaisir, sensualité, à hauteur de l'amour porté. On apprend, on s'épate de ce beau savoir, joyeux et tendre.

  • Un narrateur contemporain déniche chez un antiquaire un livre rare du XVIe siècle : les Mémoires du peintre florentin Bronzino. Les enfances de l'artiste auprès de son maître Pontormo, les leçons de vie que lui prodigue Benvenuto Cellini, la manière dont il devient peintre officiel des Médicis tout en s'affranchissant habilement des contraintes : à travers la vie trépidante d'une génération de génies entravés, menacés de mort pour leurs pensées hérétiques ou leurs amours interdites, Dominique Fernandez peint une époque de violences où la férule des Médicis et les dogmes catholiques imposent aux créateurs un carcan qui les contraint à crypter, chiffrer, coder et contrefaire. Le lecteur est introduit dans cette « Société du mystère » qui contourne la censure et atteint au sublime par la transgression : l'envers de la Renaissance à Florence telle que le vernis officiel nous en a légué l'histoire. Un roman plein de fureur, de beauté. Gérard de Cortanze, Historia.

    1 autre édition :

  • Loin de l'image d'une ville-musée à la confluence des arts, Venise vibre de toute la gaieté italienne. Une douceur, un plaisir de vivre qui jaillissent des tableaux de Giambattista Tiepolo, de la musique de Vivaldi, du théâtre de Carlo Goldoni, des aventures de Casanova. Une dévotion aux sens à laquelle s'ajoute un esprit profondément républicain, ouvert au monde.

    Dominique Fernandez nous raconte le glorieux passé de cette ville si singulière posée sur les eaux, décrit le développement de l'art, rappelle les navigateurs audacieux, et dessine les contours de sa Venise personnelle en n'oubliant rien des lieux phares comme la place Saint-Marc, l'Accademia, les Zattere ou l'église San Zanipolo. Il cite avec bonheur les grands écrivains voyageurs qui ont aimé Venise et ont été inspirés par elle : George Sand, Alfred de Musset et son frère Paul, Théophile Gautier, Joseph Brodsky, ou encore le romancier anglais Frederick Rolfe.

    Cet ouvrage redonne ses couleurs à la « cité des Doges » et révèle nombre de mystères vénitiens. Il offre ainsi au lecteur une promenade d'une érudition sans pareille, guidé par un piéton amoureux de la Sérénissime.

  • Dominique Fernandez La Course à l'abîme Rome, 1600. Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale et, en quelques tableaux d'une puissance et d'un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur : il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l'église. Mais voilà : c'est un marginal-né, un violent, un asocial ; l'idée même de « faire carrière » lui répugne. Au mépris des lois, il aime à la passion les garçons, surtout les mauvais garçons, les voyous. Il aime se bagarrer, aussi habile à l'épée que virtuose du pinceau.
    Condamné à mort pour avoir tué un homme, il s'enfuit, erre entre Naples, Malte, la Sicile, provoque de nouveaux scandales, meurt à trente-huit ans sur une plage au nord de Rome. Assassiné ? Sans doute. Par qui ? On ne sait. Pourquoi ? Tout est mystérieux dans cette vie et dans cette mort.
    Il fallait un romancier pour ressusciter, outre cette époque fabuleuse de la Rome baroque, un tempérament hors normes sur lequel on ne sait rien de sûr, sauf qu'il a été un génie absolu, un des plus grands peintres de tous les temps.

    1 autre édition :

  • Depuis des décennies, Dominique Fernandez parcourt l'Italie avec passion. Dans ce texte riche et animé, il raconte ses découvertes florentines, ses émotions et les lieux incontournables.

    Le nom seul de Florence éveille la nostalgie d'une époque où sur quelques kilomètres carrés se sont trouvés réunis tant d'hommes exceptionnels. En trois siècles éblouissants, toute la modernité y est née. Les plus grands bâtisseurs, les plus grands peintres, les plus grands sculpteurs, la perspective, la coupole, le théâtre à forme ovale, les premiers opéras, les lois de la pesanteur, le télescope, la banque. La beauté du corps humain y a été reconnue pour la première fois depuis l'Antiquité, adulée jusqu'à la vénération, immortalisée sous les deux espèces du David de Michel-Ange et de la Vénus de Botticelli.

    Dominique Fernandez fait un portrait savoureux de la prise de pouvoir et du règne des Médicis, décrit les figures de Dante, Machiavel ou Savonarole, parcourt les lieux phares comme Santa Croce ou Santa Maria Novella, visite le Dôme de Brunelleschi, les singularités des étonnants et trop méconnus peintres maniéristes...

    C'est avec bonheur que le lecteur se joint à lui sur les traces de la glorieuse histoire de la capitale de la Toscane, mais également de la Florence actuelle, aussi vivante que brillante.

  • Moscou-Vladivostok : 9288 kilomètres séparent la capitale de la Russie d'Europe de celle de la Russie d'Extrême-Orient. Il faut huit jours au mythique Transsibérien pour relier ces deux villes. Le 28 mai 2010, une vingtaine d'écrivains, photographes, journalistes, acteurs, français et russes embarquent pour une traversée, entrecoupée d'escales, qui durera trois semaines. Parmi eux, Dominique Fernandez dont le récit, émaillé de références littéraires et historiques, nous livre la Russie tout entière. Au fil du parcours, des gares et des fuseaux horaires, l'écrivain se souvient, découvre, observe, constate, raconte, s'interroge. Une migration aux allures de pèlerinage, où résonnent les noms de Tolstoï, Gide, Gorki, Tchaïkovski, Dumas, Mandelstam...Un splendide récit au carrefour de la géographie, de l'histoire, de la littérature... et de la musique. Andreï Makine, Le Figaro magazine.

  • Picasso  ? Le minotaure génial, séducteur, ombrageux, aux révoltes successives, épuisant ses conquêtes  : Fernande, Olga, Marie-Thérèse, Dora... Tant de prénoms, tant de visages. Et puis, à soixante-douze ans, voici le grand peintre quitté par Françoise. François Gilot, resplendissante et vive, lui écrit  cruellement : «  Il est temps que je vive pour moi-même. A ton âge, je n'ai plus d'autre rôle à jouer que celui de maman ou d'infirmière, et je n'ai pas ce tempérament...  » Le grand homme terrassé se réfugie à Perpignan chez ses amis Paul et Aimée à l'abri dans cette grand demeure où on le choit, l'observe, le redoute... Il y a là une petite société attachante, ironique, presque théâtrale  : Aimée, qui raconte  ; Totote, son amie  ; l'oncle Alphonse, critique d'art  ; mais aussi Paulo, un des enfants de Picasso  ; Javier, le gitan. Et la mystérieuse jeune fille qui semble hésiter entre plusieurs rôles.
    C'est ainsi que Dominique Fernandez, qui est un habitué de cette ville, nous conte un épisode méconnu de la vie du peintre. Des semaines d'abandon, sans pinceaux, sans toile, sans allant. Des nuits et des jours où l'on suit l'artiste démuni, affaibli, n'ayant pour patrimoine qu'un énigmatique coffre de bois. Des semaines à attendre l'éveil. On parle politique, peinture, amours, on assiste à la mise à mort dans les arènes de Céret, on marche sous le soleil blanc de la Méditerranée, on évoque les amis disparus, Eluard, Matisse, les grands génies, Prokofiev, les histoires anciennes, Staline et le parti...
    Et un jour, le peintre demande des couleurs, du noir, du bleu  !, et se met au travail. Puissance créatrice  ? Charmes de Perpignan  ? Rencontre avec la jeune Jacqueline  ?
    C'est un roman  ; où tout est vrai  ; et où tout finit en peinture il se trouve au  musée Picasso de Paris un tableau sombre et inouï, le fruit de ce séjour dans les limbes, dont le grand homme ne cesse pas de revenir.

  • Porporino, le narrateur, élève à l'école des castrats napolitains sous le règne du roi Ferdinand, dans les années 1770, est un personnage inventé mais la plupart des héros qui traversent ses mémoires ont réellement existé : le prince de Sansevero, esprit universel aux frontières du génie et de la démence, Antonio Perocades, franc-maçon rationaliste, la belle Sarah Goudhar et lady Hamilton, aventurières comme seuls en ont produit les anciens régimes, le jeune Mozart, le vieux Casanova et l'illustre Farinelli, plus célèbre en son temps que La Callas au nôtre. On découvrira du même coup, prodigieusement ressuscitée de l'oubli, ce que fut la Naples de ce temps-là, vaste cité aux édifices somptueux, capitale de l'architecture et des arts, rendez-vous de l'Europe éclairée au même titre que Paris, métropole de l'opéra, et Castrapolis unique au monde.
    Car cette institution des castrats, on le comprendra peu à peu, en suivant les aventures du mémorialiste et de son camarade Feliciano, beauté ravageuse, n'était pas le fruit des seuls caprices d'une aristocratie décadente. Il faut y retrouver, sublimées dans un art du chant malheureusement disparu, certaines des aspirations fondamentales de l'humanité. L'esprit des castrats était un esprit de liberté absolue, un défi à tout ce qui limite, une façon travestie de renouveler les mythes orphiques de la création en échappant à l'obligation d'être un homme.
    Dominique Fernandez nous donne ici le grand roman qu'on attendait de lui, à la fois éblouissante résurrection d'un passé et méditation sur l'époque contemporaine. Un livre foisonnant de personnages et d'idées, quotidien et singulier à chaque page, mouvementé, divers, lyrique, audacieux, un peu fou, merveilleux palais baroque dont les portes ornées semblent soudain s'ouvrir sur les mystères de l'aujourd'hui.

    1 autre édition :

  • Depuis plus d'un demi-siècle, Dominique Fernandez a tissé un lien intime avec Rome, une complicité qu'il souhaite partager ici. Dans ce texte alerte et foisonnant, tel un cicerone animé d'un véritable amour de l'urbs, il nous raconte les hauts lieux du monde antique, comme le Forum romain, la via Appia ou le Colisée ; évoque les figures puissantes et d'un raffinement extrême que furent Néron et Hadrien ; ouvre les palais de la Renaissance et les villas entourées de leurs jardins ; dégage l'essence de l'art baroque en contemplant l'architecture imaginative et la décoration théâtrale des églises ; découvre les beautés surprenantes du Vatican ; débusque les chefs-d'oeuvre du Caravage et du Bernin ; flâne sur les collines qui surplombent la ville, ou le long du Tibre, fleuve sauvage qui la traverse.
    Ce riche portrait de la cité est animé par les souvenirs de nombreux personnages rencontrés au détour des palais ou des cafés. Surgissent ainsi les figures de Pasolini, Moravia, Morante, Fellini, Levi, Bassani, et tant d'artistes de cet âge d'or de la création italienne que Dominique Fernandez a connus personnellement.
    Ce parcours révèle bien des aspects secrets de la Ville éternelle, et c'est avec bonheur que le lecteur place ses pas dans ceux d'un inlassable et passionné « piéton de Rome ».

  • décliner sa connaissance et sa passion de l'italie en 152 mots, tel est le parti de dominique fernandez.
    les notices deviennent tour à tour portraits, histoires, chroniques des moeurs quotidiennes, explorations des grands lieux comme des ruelles, des théâtres, des églises, des palais et des passages secrets. en mêlant les vertus de l'observation empathique et les charmes de l'intelligence, dominique fernandez a écrit un livre que l'on consultera avant de partir dans le plus beau pays du monde, que l'on emportera dans ses promenades et que l'on feuillettera plus tard pour raviver le plaisir des souvenirs.

  • Stendhal, auteur prolifique, qui illustre mieux que personne la célèbre phrase d'Albert Thibaudet : « Le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible. Le génie du roman fait vivre le possible ».

  • Enquête de l'écrivain sur la personnalité et le parcours intellectuel et politique de son père. Ramon Fernandez (1894-1944), qui écrivait dans la Nouvelle revue française, a été l'intime des nombreuses personnalités du monde littéraire de l'entre-deux-guerres, a navigué entre le socialisme, le communisme, le fascisme, a été malheureux en ménage... Un ouvrage qui donne à lire une histoire littéraire de la France (Ramon Fernandez a été au centre de la vie intellectuelle française, ami intime de Proust et de Duras à la fin de sa vie), une histoire politique de la France et de l'Europe, et enfin, de l'histoire d'un couple.

    1 autre édition :

  • Rome, 1930. Un jeune étranger séjourne à l'Istituto d'Arte pour y poursuivre ses recherches sur le peintre Nicolas Poussin. Il fait la cour à Giulia Falconieri, jeune aristocrate à la pureté sculpturale, tandis que la sensuelle Wanda, d'origine polonaise, le pourchasse. Chacun triche dans ce triangle amoureux, camoufle sa véritable identité - sexuelle notamment. Lorsque le narrateur fait la connaissance d'Igor, fils d'une famille russe ayant fui la révolution d'Octobre pour se réfugier dans l'Italie mussolinienne, son destin bascule. Par amour pour cet homme, il va devenir un espion au service du régime communiste. À Moscou, où les deux agents novices apportent les documents qu'ils ont réussi à subtiliser dans la capitale italienne, les mâchoires du piège se referment sur eux.

    « Ce roman entremêle avec brio destins individuels et illusions collectives. » Franck Colotte, La Quinzaine littéraire.

    1 autre édition :

  • Pourquoi Stendhal a-t-il abandonné Lucien Leuwen alors qu'il restait si peu à faire pour l'amener à sa forme définitive ? Pourquoi, chez cet auteur, le travail de la mémoire prend-il le pas sur l'imagination ? Pourquoi écrit-il La Chartreuse de Parme en cinquante-deux jours alors qu'il laisse inachevé Lamiel après deux ans et demi d'ébauche ? Pourquoi Le Rouge et le Noir n'eut-il aucun succès ? Pourquoi l'art de séduire lui fut-il étranger ? Pourquoi, dans ses romans, s'interdit-il d'expliquer, de juger, de commenter alors que dans la vie courante il ne cachait pas son mépris pour la sottise ambiante ? Comment, en exil consulaire à Civitavecchia, conçut-il ses fameuses Chroniques italiennes ? Pourquoi Stendhal, en rejetant sa ville natale, Grenoble, rejetait-il bel et bien l'état d'esprit de tout un peuple, les Français ?
    Autant d'interrogations, autant d'analyses auxquelles Dominique Fernandez, en fervent stendhalien, en observateur subtil, répond avec clairvoyance et délicatesse.

  • Alain, le cavalier ombrageux à la moto rouge, a rejeté sa famille et son éducation. Rien de tel pour David, de quinze ans son aîné. Adolescent, il a découvert dans la honte et l'angoisse que ses goûts faisaient de lui un réprouvé. Apaisé dans un premier temps par les conseils d'un ami psychanalyste, puis, sous des influences plus toniques, refusant d'être traité comme un "cas", on le suit dans toutes les étapes de ce chemin libérateur. Avec ce roman audacieux, Dominique Fernandez tente d'éclairer la question gay. Dans un style sobre et précis, il parle à toutes les générations ; les générations des hommes aimant les hommes, toujours à la marge, jamais intégrés, qui doivent toujours se construire contre, jamais avec.

  • Entre dominique fernandez et la russie, c'est vraiment d'amour qu'il s'agit.
    Son " dictionnaire " nous entraîne dans un périple à travers le temps et l'espace, de la russie impériale à la russie actuelle, sans oublier l'ex-urss. nous parcourons tout d'abord l'" anneau d'or ", ainsi qu'on appelle les villes et villages vestiges de l'antique russie. nous continuons par les visites guidées de moscou ou de novgorod, sans oublier que saint-pétersbourg s'est appelé leningrad. mais ce dictionnaire amoureux de la russie est surtout un voyage initiatique et dominique fernandez nous aide à mieux saisir la culture russe, l'âme russe.
    A travers la danse avec diaghilev et noureev, la littérature ensuite, en compagnie de dostoïevski, tolstoï, gogol, boulgakov ou chalamov, la musique, avec tchaïkovski, prokofiev et bien sûr chostakovitch, " seul géant contemporain ", enfin le cinéma, avec eisenstein et tarkovski. dominique fernandez possède ce don très rare d'avoir la culture légère. il n'assomme jamais avec le poids de ses connaissances, mais donne à appréhender, à aimer, à comprendre tout ce qui l'a enchanté ou révolté, c'est selon.

  • Entre Dominique Fernandez et l'Italie, c'est d'amour qu'il s'agit. Il y a quelque vingt ans, Le Promeneur amoureux (Plon) réunissait trente-cinq études sur la littérature, la musique, les villes, les mythes d'Italie. Aujourd'hui, elles sont cent cinquante-deux, et toujours sur les sujets les plus divers, de Dante à Casanova, de François d'Assise à Laurent le Magnifique, de Michel-Ange à Verdi, de Trieste à Palerme, de Rome à Sienne, d'Antonioni à Fellini, des castrats à Callas. La grande Italie, visitée et revisitée en compagnie du photographe Ferrante Ferranti, la terre des splendeurs antiques et des extases baroques, mais aussi des moeurs quotidiennes, des mamas, de la mafia, des théâtres et des pâtisseries, explorée jusque dans ses replis les plus secrets, dans ses trésors les plus inattendus. Voyage initiatique, ce Dictionnaire amoureux, qui détaille de A à Z les richesses et les sortilèges du plus beau pays du monde, mêle les vertus de l'oisiveté et les charmes de l'intelligence, tout au long d'une promenade joyeusement érudite et savamment gaie.

    Publié pour la première fois en 1997, avec pour titre Le Voyage d'Italie, cet ouvrage était agrémenté d'un sous-titre : « Dictionnaire amoureux ». Dominique Fernandez fut donc à l'origine de la collection. Il était donc logique de l'accueillir, d'autant que cette nouvelle édition, revue et corrigée, est augmentée de 160 nouvelles pages.

  • Dominique Fernandez Nicolas Fuyant Saint-Pétersbourg, ville usée par la misère derrière le faste de ses palais et la splendeur de ses rives, Nicolas, un étudiant, et Alice, sa compagne, une jeune danseuse, débarquent à Paris, la ville de tous leurs rêves.
    Chevalier de l'idéal, indifférent aux réalités, Nicolas se plonge dans l'étude du français et dans un essai sur Paul Ier, le tsar fou. A peine remarquera-t-il qu'Alice a dû se sacrifier et payer de son corps la chambre d'hôtel.
    Surgit alors Rachid, journaliste connu, marié et secrètement homosexuel, qui se prend d'intérêt pour eux au point de les installer au-dessus de chez lui. Il est fasciné par Nicolas, sa beauté innocente, son âme rêveuse qui incarne tout le mystère russe. Là encore Nicolas ne voit pas, ne comprend pas. Jusqu'au moment où la passion de Rachid déclenchera la tragédie...
    Le voyage, l'amour, l'âme russe, les moeurs modernes : le romancier de Tribunal d'honneur rassemble ses thèmes d'élection dans des pages tour à tour baroques et tragiques, des pages étourdissantes.

    1 autre édition :

  • Tout a commencé à cambridge, il y a plus de trente ans, un dimanche matin.
    Dominique fernandez. attiré d'abord par la poésie des vieilles rues et le charme gothique de ce décor d'un autre âge, allait découvrir un spectacle féerique. la ville universitaire abrite en effet les deux plus fameuses maîtrises anglaises de jeunes garçons. 'fous les jours de la semaine, deux fois le dimanche, on peut entendre, dans un cadre incomparable, et dans l'atmosphère la plus favorable au recueillement, de la musique sublime à king's ou à st john's col loge.
    Depuis trente ans, les choses ont beaucoup changé. les jeunes garçons continuent de chanter en angleterre, mais d'autres voix blanches sont apparues un peu partout dans le monde, des voix d'hommes adultes chantant avec une voix de femme: les contre-ténors, aujourd'hui principaux artisans du retour à la musique baroque authentique. ce petit livre essaie de faire le point sur les causes et les conséquences de l'extraordinaire engouement de notre époque pour ces voix masculines en quête de l'androgynie perdue.

  • Octobre 1951.
    Octave et Robert, des étudiants français, arrivent à Pise, où ils vont passer un an pour leurs études. Ils découvrent un pays archaïque, pittoresque et accueillant. Tous deux vont faire la connaissance d'Ivanka, qui vit un peu à l'écart de la ville, dans la villa splendide mais délabrée de ses parents, des aristocrates ruinés. Les garçons tombent amoureux de la jeune fille, chacun à sa façon. A cette époque, les jeunes Italiennes n'ont ni le droit ni la possibilité de voir un garçon en tête à tête.
    Dès lors, comment l'amour peut-il naître chez des êtres qui se connaissent à peine ?Un magnifique roman nostalgique.Une ode à l'Italie rêvée de Stendhal, aux splendeurs des fresques et des églises obscures. Sophie Pujas, Transfuge .L'Italie d'hier, phonos, scooters, Vespas. Un régal. Annick Geille, Le Magazine des livres.

    1 autre édition :

  • Pourquoi, à un homme parvenu au faîte de sa carrière - tout lui a réussi, il occupe une place éminente dans la société -, pourquoi à ce vainqueur, vient-il insidieusement ou tout à coup le besoin de se détruire ? Cette question a hanté très jeune Dominique Fernandez, lui-même fils d'un écrivain qui a connu la gloire avant de sombrer dans la déchéance. Depuis la parution de Ramon, chez Grasset, en 2009, nous savons que cette obsession est aussi au centre d'une grande partie de son oeuvre. Ce volume rassemble quatre romans majeurs de l'écrivain : Le Dernier des Médicis, Signor Giovanni, La Course à l'abîme et Dans la main de l'ange (Prix Goncourt en 1982) et autant de portraits de personnages qui ont connu ce passage du prestige à l'infamie. Le premier est Gian Gastone, l'héritier d'une lignée prestigieuse, celle des Médicis. Prenant le contre-pied de la tradition familiale, celui-ci a délibérément mené une vie de turpitudes en tous genres, qui l'a plongé dans les bas-fonds de la cité florentine. Sa volonté d'autodestruction et de subversion sociale est un défi permanent à l'ordre dynastique. On retrouve ce même travail de sape chez Winckelmann, le héros de Signor Giovanni, grand savant en quête du " beau idéal ", dont la vie bascule soudain dans le désir de se " dévaloriser " et de côtoyer le pire. La Course à l'abîme raconte l'ascension d'un jeune peintre de génie, Le Caravage, lequel, à force de provocations et de dépravations, dans son oeuvre comme dans sa vie, connaît une descente en enfer jusqu'à disparaître - suicide ou assassinat - dans des conditions jamais élucidées. La dernière de ces destinées maudites est celle de l'écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini assassiné sur une plage d'Ostie en 1975 dans des conditions restées elle aussi très mystérieuses. Dominique Fernandez y raconte l'acharnement d'un créateur à démentir l'image qu'on s'est faite de lui et à s'inventer une double identité, où la solidité le dispute à la fragilité et au déchirement.

  • Les Médicis : une famille dont la gloire se confond avec celle de Florence. Une lignée de banquiers et de mécènes exceptionnels, qui ont incarné la perfection de l'esprit humain. Et pourtant le dernier d'entre eux avec lequel s'est éteinte la race, Gian Gastone, mort en 1737, reste enveloppé de mystère. Ce fut un prince si extravagant, si scandaleux que les historiens passent son règne sous silence. Le narrateur, ici, est son médecin personnel, qui retrace le milieu où il a grandi, évoque ses premières incartades, puis son mariage ahurissant avec une princesse allemande et son transfert en Bohême. Après le fiasco conjugal, retour en Toscane et début d'une longue déchéance. La peinture et la musique, si importantes dans la vie de Florence, ont joué un grand rôle dans l'évolution de Gian Gastone ; mais ce fabuleux patrimoine culturel, loin de le rendre fier, pesa sur lui et le poussa, en réaction contre cet héritage trop lourd, à s'enfoncer sciemment dans la débauche.

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