• La véranda

    Dominique Lancastre

    • Fortuna
    • 1 Novembre 2013

    Dans une ambiance tropicale imagée, avec en toile de fond les agitations de mai 1967 en Guadeloupe, l'auteur nous fait pénétrer à l'intérieur d'une case créole à la rencontre de personnages attachants et extraordinaires. Richard un conteur, l'oncle René, madame Duverger une institutrice, une mère et son fils.
    Des descriptions hautes en couleur, des parfums, des sensations, des sentiments, La véranda projette le lecteur dans une atmosphère tropicale d'époque et le laisse se délecter à chaque page d'une histoire où il s'y croirait presque.
    « La véranda est une histoire passionnante pour tout public » France Antilles.
    « Assemblage d'images et de paroles qui se complètent, les unes les autres, dans une continuité quasi onirique, caribéenne et universelle, marquée, ici et là, par l'Histoire, La Véranda est un kaléidoscope quasi-proustien de nos enfances nocturnes et diurnes, que l'on aurait rêvées sous un volcan.» Nicolas Pien, auteur et docteur en littérature française.

  • Helena, une femme abandonnée par son mari, est amenée à élever seule son jeune fils, Amédée. L?auteur nous brosse le portrait d?une société matriarcale où le rôle de la femme est de plus en plus présent dans la vie quotidienne. Une lutte permanente au quotidien avec les hommes. Un chômage grandissant, des problèmes d?adaptation dans une société à deux vitesses. Helena est atypique, peu bavarde ; on suit sa progression qu?à travers les descriptions qu?elle veut bien donner de ce qu?est sa véritable vie. À travers elle, on pénètre au plus profond de la société guadeloupéenne avec comme toile de fond l?éruption de la Soufrière de 1976. Éruption qui allait bouleverser toute la quiétude d?une île et chambarder les habitudes. Ce personnage se révèle passionnant pour le lecteur parce que suite aux vicissitudes de la vie, il devient progressivement athée. Or, dans une société antillaise où la religion catholique joue un rôle dominant c?est une situation presque inconcevable et qui de toute façon fait débat. Son regard sur la métropole est intéressant. La rencontre avec sa s?ur partie, il y a des années puis son départ brutal ; autant d?événements qui font d?elle une femme chambardée, bousculée en permanence.

  • Le retour au pays natal suscite toujours une vive émotion et une certaine difficulté d'adaptation. Dans Retour à la Grivelière, cette émotion et cette difficulté sont d'autant plus grandes car le protagoniste se trouve confronté à son passé. Des souvenirs qui surgissent, un événements occulté, des flashbacks, l'auteur projette brutalement le personnage principal dans un univers qu'il avait oublié. Il passe en revue des sujets assez marquants comme le ressenti des immigrants en hexagone, l'impact de la vie moderne dans les îles et il nous emmène progressivement là où il nous avait laissé dans La Véranda.
    Retour à la Grivelière revient sur un fait marquant de l'année 1967 en Guadeloupe et nous livre quelques éléments sur la disparition de l'oncle René.

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