Librairie Generale Francaise

  • Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra Ainsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident.
    « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question.
    Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n'est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C'est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. » La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d'instincts qui s'opposent puissamment mais qu'il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.
    La ferveur de sa poésie, sa vigoureuse drôlerie ont donné à Nietzsche une célébrité universelle. Nos contemporains n'ont le choix qu'entre lui et Marx.

    Traduction, présentation et notes de Georges-Arthur Goldschmidt.

  • Nietzsche Le Gai Savoir Ce livre [.] semble être écrit dans le langage d'un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l'inquiétude, des contradictions et un temps d'avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l'hiver, tout autant qu'à la victoire sur l'hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée. La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
    « Gai savoir » : qu'est-ce sinon les saturnales d'un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement, sans se soumettre, mais sans espoir, - et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l'espoir de guérison, par l'ivresse de la guérison ? [.] « Incipit tragædia » - est-il dit à la fin de ce livre d'une simplicité inquiétante : que l'on soit sur ses gardes ! Quelque chose d'essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute.
    Friedrich Nietzsche.

    Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite, Le Gai Savoir confirme et renforce le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réßexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L'idéal, la nécessité de l'héroïsme en philosophie, l'analyse de la décadence, mais aussi le principe de l'éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion : c'est un véritable bréviaire du « nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.

    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Introduction et notes par Marc Sautet.

  • Formulons-la, cette exigence nouvelle : nous avons besoin d'une critique des valeurs morales, il faut remettre une bonne fois en question la valeur de ces valeurs elles-mêmes - et pour ce, il faut avoir connaissance des conditions et des circonstances dans lesquelles elles ont poussé, à la faveur desquelles elles se sont développées et délacées (la morale comme conséquence, comme symptôme, comme masque, comme tartuferie, comme maladie, comme mécompréhension ; mais aussi la morale comme cause, comme remède, comme stimulant, comme inhibition, comme poison), une connaissance comme il n'en a pas existé jusqu'à aujourd'hui, et comme on n'en a même pas désiré.
    Friedrich NIETZSCHE.
    Une histoire généalogique de la morale, de nos « préjugés moraux » tel est le projet auquel s'attelle Nietzsche (1844-1900) dans La Généalogie de la morale (1887), un de ses livres les plus importants et les plus célèbres, rédigé à la suite de Par-delà le bien et le mal. Nietzsche renonce ici à l'écriture par aphorisme, et compose son ouvrage en trois dissertations (I. «Bon et méchant», « bon et mauvais» ; II. «Faute », « mauvaise conscience » ; III. « Que signifient les idéaux ascétiques ?») : par cette généalogie des valeurs morales se trouve dévoilé le travail souterrain de la volonté de puissance à l'oeuvre dans l'histoire des hommes. Ce que Nietzsche offre alors au lecteur qu'il appelle de ses voeux, ce lecteur capable de « rumination », ce sont les moyens de s'affranchir de l'idéal ascétique qui, de la religion, a gagné l'art et la science, pour pouvoir ainsi surmonter le nihilisme contemporain.

  • Les deux innovations définitives du livre sont d'abord l'interprétation du phénomène dionysien chez les Grecs - il en donne pour la première fois la psychologie, il y voit l'une des racines de l'art grec tout entier ; et ensuite l'interprétation du socratisme. Socrate y est présenté pour la première fois comme l'instrument de la décomposition grecque, comme le décadent type. La « raison » s'oppose à l'instinct. La « rationalité » à tout prix apparaît comme une puissance dangereuse, comme une puissance qui mine la vie. Friedrich Nietzsche. Premier livre publié de Nietzsche (1872), La Naissance de la tragédie porte l'empreinte massive de la complicité intellectuelle qui, à l'époque, unissait le philosophe avec Richard Wagner, mais aussi de l'inßuence de Schopenhauer. Comme l'écrira André Gide, « dès ce premier ouvrage, l'un des plus beaux, Nietzsche s'affirme et se montre tel qu'il sera : tous ses futurs écrits sont là en germe ». A partir de sa réßexion sur l'art, où il distingue entre l'apollinien et le dionysien pour définir les grandes catégories du rêve et de l'ivresse, de la parole et de la musique, du serein et du mélancolique, de l'optimisme et du pessimisme, le penseur fixe le cadre général de sa réßexion et amorce les grands développements de la thèse - qu'il affinera encore par la suite - d'un Socrate, agent de la décadence grecque.Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Nietzsche Par-delà le bien et le mal Le problème de la valeur du vrai s'est présenté à nous, - ou bien est-ce nous qui nous sommes présentés à ce problème ? Qui de nous ici est Oedipe ? Qui la Sphinx ? C'est, comme il semble, un véritable rendez-vous de problèmes et de questions. - Et, le croirait-on ? Il me semble, en fin de compte, que le problème n'a jamais été posé jusqu'ici, que nous avons été les premiers à l'apercevoir, à l'envisager, à prendre le risque de le traiter. Car il y a des risques à courir, et peut-être n'en est-il pas de plus grands.
    Friedrich Nietzsche.
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    C'est d'abord à une radicale remise en question de la vérité que procède Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal (1886). Ce texte d'une écriture étincelante, férocement critique, met en effet au jour, comme un problème majeur jusque-là occulté, inaperçu, celui de la valeur. Il y destitue les positions philosophiques passées et présentes (autant de croyances), et stigmatise, en les analysant un à un, l'ensemble des préjugés moraux qui sous-tendent notre civilisation. L'entreprise, pourtant, n'est pas uniquement négative : elle débouche sur l'annonce, dans le prolongement d'Ainsi parlait Zarathoustra, de « nouveaux philosophes » - « philosophes d'un dangereux peut-être » qui devront désormais assumer l'inflexible hypothèse de la vie comme « volonté de puissance ».

    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Présentation et notes de Marc Sautet.
    Index établi par Véronique Brière - Nouvelle édition.

  • Nietzsche Humain, trop humain Humain, trop humain, avec ses deux continuations, est le monument commémoratif d'une crise. Je l'ai intitulé : un livre pour les esprits libres, et presque chacune de ses phrases exprime une victoire ; en l'écrivant, je me suis débarrassé de tout ce qu'il y avait en moi d'étranger à ma vraie nature. Tout idéalisme m'est étranger. Le titre de mon livre veut dire ceci : là où vous voyez des choses idéales, moi je vois... des choses humaines, hélas ! trop humaines ! [...] On trouvera ce livre sage, posé, parfois dur et ironique. On dirait qu'un certain « intellectualisme » au goût aristocratique s'efforce constamment de dominer un courant de passion qui gronde par en dessous.
    Friedrich Nietzsche.

    Commencé en 1876, et achevé au début de 1878, le premier livre de Humain, trop humain, qui comporte 638 aphorismes, a été pour l'essentiel dicté à Peter Gast, alors étudiant à Bâle. Il paraîtra le 30 mai 1878, pour saluer le centième anniversaire de la mort de Voltaire, « l'un des plus grands libérateurs de l'esprit ». Le second livre contient deux écrits distincts, Opinions et sentences mêlées et Le Voyageur et son ombre, qui seront quant à eux publiés l'un en 1879 et l'autre en 1880. Nietzsche s'est désormais libéré des influences qui pesaient sur lui et son radicalisme trouve enfin son expression la plus ferme. Il pourfend la métaphysique traditionnelle, affronte le problème de l'éthique, développe sa critique du christianisme, renforce sa réflexion sur l'art et aborde des sujets aussi divers que le mariage, la femme, les rapports humains, la violence entre les hommes...

    Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Avec ce livre commence ma campagne contre la morale.
    Non point que l'on y sente le moins du monde l'odeur de la poudre. On lui trouvera, au contraire, de tous autres senteurs, un parfum bien plus agréable, pour peu que l'on ait quelque délicatesse de flair. Il n'y a pas là de fracas d'artillerie, par même de feu de tirailleurs. Si l'effet de ce livre est négatif, ses procédés ne le sont en aucune façon, et de ces procédés l'effet se dégage comme un résultat logique, mais non pas avec la logique brutale d'un coup de canon.
    On sort de la lecture de ce livre avec une défiance ombrageuse à l'endroit de tout ce que l'on a adoré jusqu'à présent sous le nom de morale. [...]La question de l'origine des valeurs est pour moi une question de tout premier ordre, parce que l'avenir de l'humanité en dépend. Friedrich Nietzsche. Publié d'abord en 1881, puis à nouveau en 1887, et précédé d'un avant-propos de Nietzsche lui-même, Aurore s'attaque de plein fouet au problème de la morale, en mettant en oeuvre la méthode généalogique.
    Nietzsche traque le moment de surgissement des " préjugés moraux ", parce qu'il faut découvrir les raisons qui ont conduit l'homme à s'inventer un système contraignant de pratiques morales, capable de devenir, ensuite, comme " une seconde nature ". Sans avoir la virulence extrême des écrits ultérieurs, Aurore résonne néanmoins d'accents polémiques vengeurs : Platon et Schopenhauer à nouveau dans la ligne de mire.
    L'un, parce qu'il dévalorise la culture des sophistes, dont Nietzsche se fait le chantre ; l'autre parce qu'il a cultivé la doctrine de la compassion, un sentiment que Nietzsche juge être une " affection nocive ". Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Nietzsche Premiers écrits « Le monde te prend tel que tu te donnes » : cette affirmation de Nietzsche adolescent traduit parfaitement l'esprit de ces premiers textes.
    Les écrits de jeunesse de Nietzsche - essais, poèmes, journal intime - occupent environ un millier de pages, jusqu'alors inédites en français. Ce livre en propose l'essentiel, en particulier d'importants textes autobiographiques datés des années 1858 à 1864, soit de sa quatorzième à sa vingtième année, avant qu'il n'entreprenne des travaux philologiques.
    L'importance de ces souvenirs est manifeste si l'on songe à quel point la question de l'évolution a suivi Nietzsche tout au long de sa vie. L'homme est la somme de ses métamorphoses : cette pensée obsédante qui ne cessera de préoccuper le philosophe est présente dès le début. la mort du père surtout marque de son empreinte indélébile la pensée du jeune Nietzsche - plus tard ce seront celles de Dieu et de Wagner.
    Mais ce sont aussi Hölderlin, la musique, l'amitié, qui sont convoqués dans ces premiers écrits, comme autant de thèmes préfigurant les variations à venir. « Me blesse qui m'éveille », affirme Brünnhilde dans La Tétralogie. L'éveil douloureux de Nietzsche à la vie est entier dans ces pages.

  • Et savez-vous ce qu'est pour moi " le monde " ? [.
    ] force partout, il est jeu des forces et onde des forces, à la fois un et multiple, s'accumulant ici tandis qu'il se réduit là-bas, une mer de forces agitées dont il est la propre tempête, se transformant éternellement dans un éternel va et vient, avec d'énormes années de retour, avec un flot perpétuel de ses formes, du plus simple au plus compliqué, allant du plus calme, du plus rigide et du plus froid au plus ardent, au plus sauvage, au plus contradictoire [.
    ] : ce monde, qui est le monde tel que je le conçois, ce monde dionysien de l'éternelle création de soi-même, de l'éternelle destruction de soi-même, ce monde mystérieux des voluptés doubles, [. ] qui donc a l'esprit assez lucide pour le contempler sans désirer être aveugle ?
    Friedrich nietzsche.
    A l'instar des pensées de pascal, la volonté de puissance est une oeuvre posthume de nietzsche. publié en 1901, immédiatement après sa mort, le volume a été conçu sous la responsabilité de sa soeur, à partir des plans qu'il avait esquissés et des innombrables textes que la folie avait laissés en suspens.
    Son succès fut immédiat et, très vite, il s'imposa comme un ensemble essentiel, indispensable pour éclairer, préciser, approfondir les principales composantes de la réflexion nietzschéenne. le surhomme, l'eternel retour, le nihilisme, la critique des valeurs, de la politique, de la religion. figurent parmi les notions qui sont ici largement développées.

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