• A cause de l'éternité constitue le seconde volet de L'Autre rive, qui remporta en 2007 le Grand Prix de l'Imaginaire. L'action se déroule de nos jours au château d'Eparvay, dans l'arrière-pays d'Ecorcheville, ville bâtie au bord du Styx. Cette région présente nombre de particularités. L'esclavage n'y a jamais été aboli. La proximité relative des Enfers, par-delà l'infranchissable fleuve des morts, entraîne des précipitations insolites (pluies d'animaux et d'insectes divers) ainsi que l'échouage occasionnel de créatures venues de l'autre rive (centaure, sirène, satyre, minotaure...). Un Musée de Tératologie les rassemble; les étudie et les expose. Enfin, l'économie comme la politique locales sont sous le contrôle de trois grandes familles, les Propinquor, les Esteral et les Bussettin, qui se disputent et se partagent de longue date le pouvoir.
    Dans ce nouvel opus, Alphan Bogue, jeune diplômé du Courtauld Institute de Londres, docteur PhD en histoire de l'Art, rentre à Ecorcheville pour s'y marier. Sa fiancée, Delia Spencer-Churchill, doit le rejoindre pour la cérémonie. Le père d'Alphan, brocanteur à la retraite, pensionnaire de l'EHPAD d'Ecorcheville, le presse de dérober pour lui un autoportrait supposé de Rembrandt adolescent, inconnu de tous, qui se trouve au château d'Eparvay. Spécialiste de la peinture baroque et de Rembrandt, Alphan se laisse convaincre de s'introduire dans le château pour examiner le tableautin et se faire une idée de son authenticité. Quand il franchit une porte basse donnant sur les soubassements de l'énorme édifice métamorphique, l'aventure commence...
    L'imaginaire qui se déploie dans ce roman-monde n'a pas d'équivalent dans la littérature française contemporaine.

  • « En quête de ses véritables origines, Benoît fut élevé par une mère adoptive aussi affectueuse que crasseuse, ancienne faiseuse d'anges devenue taxidermiste. [D'Écorcheville,] cette cité des ténèbres nichée au bord du Styx, Georges-Olivier Châteaureynaud énumère les particularismes avec une délectation hypnotique. «Le régime n'avait rien d'une dictature. Une séducture, ou plutôt une enjôlure», précise-t-il, humant jusqu'à l'ivresse les recoins d'une ville hors du temps, où «les ragots couraient à la surface des jours avec une désarmante facilité, comme le feu dans l'herbe sèche.» Bombes propulsant le récit à une vitesse frénétique, ses phrases fascinent par leur mélange de cynisme et de candeur, de lucidité ricanante et de crédulité enfantine. Ersatz flamboyant de Prague et de Bagdad, de Londres et du Caire, Écorcheville est régie par un «principe d'incertitude» doublé d'une vérité imparable : «S'il existe une chose digne d'être sue, cette chose est forcément cachée.» Peuplée d'êtres aussi excentriques que leurs noms (Superbe et Aimé Proquinquor, Alcyon et Bételgeuse, Onagre, Cambouis ou Fille-de-Personne), c'est l'antichambre cotonneuse de l'au-delà. Quiconque se lève à l'aube et se tapit sur les berges du fleuve peut voir les défunts s'embarquer vers leur dernière demeure.
    Si la mort est omniprésente dans ce livre trépidant et guilleret, elle prend les formes les plus inattendues (églises abandonnées comme des squelettes, machines à suicides mitraillant les volontaires pour 10 euros, pluies de mouches crevées criblant les murs), et reste une fatalité distrayante. D'une grande malice, Georges-Olivier Châteaureynaud chatouille les questions métaphysiques pour écouter le rire qui en sourd.
    Un peu comme l'incroyable personnage de Faunet, un satyre qui met ses pieds de bouc dans le plat et bouscule toutes les âmes d'Écorcheville sur son passage. Y aura-t-il quelqu'un pour offrir ce livre à Jean- Pierre Jeunet ou à Tim Burton ? » Marine Landrot, Télérama.

  • « Une infime mésaventure, une bizarrerie, un incident, et voici notre vie qui dérape ou qui s'emballe. Du côté du fantastique, d'un absurde mortifère. Une clé cassée dans la serrure, la rencontre brutale avec une jeune fille lancée sur une patinette, et vous voilà à la merci des soeurs Ténèbre. Un tour d'auto tamponneuse pour se rappeler le bon temps où vous étiez célibataire, où votre épouse ne commençait pas ses scènes de ménage par «Et d'abord.» et ne les finissait pas par «.voilà !», et la fête foraine vous propose une interprétation libre et sanglante du grand amour. » Bernard Pivot, Le Journal du dimanche Ces onze récits ouvrent les portes d'un monde cruel, inouï, qui se joue de nous. un monde qui ressemble étrangement au nôtre.

  • En nous entourant de livres, nous nous efforçons de délimiter autour de nous un enclos d'éternité. Une telle compulsion signe notre appartenance à l'espèce humaine : nous le savons jusque dans nos gènes, rien n'est impérissable, et nous tentons désespérément d'apurer notre éternel débit sur les registres du temps.Dans notre lutte contre la perte et l'oubli de tout, nous usons d'armes paradoxales. Le fragile papier dure plus que le granit. C'est qu'il se prête à la duplication, à la multiplication, à la dissémination. Les vingt ou trente exemplaires combustibles et putrescibles d'un incunable avaient plus de chances de traverser les siècles qu'une stèle de pierre. Pour celle d'Hammourabi qui nous est parvenue, combien reposent à jamais « sous dix couches de ténèbres » ?
    A contrario, a-t-on vraiment perdu une phrase, une ligne, depuis l'invention de l'imprimerie ? Naïfs nazis, gourdifles en chemise brune ! Brûler un livre, c'est brûler Phénix.

  • Une collection de textes classiques plaisante et claire, spécialement conçue pour les collégiens ! Recommandée par les enseignants.

    Axée sur le plaisir de lire, cette collection permet à tous de découvrir les oeuvres classiques dans tous les genres littéraires : théâtre, roman, nouvelle, policier, récit de voyage... Bibliocollège propose le texte intégral ou de larges extraits, des questionnaires au fil du texte et un appareil pédagogique sur l'oeuvre et son auteur.

  • Mathieu Chain, un écrivain célèbre, entend un jour parler d'un de ses livres, Voyageurs sans repos. Or il ne se souvient pas de ce livre, il est certain de ne pas l'avoir écrit... Et pourtant, le titre figure dans la liste de ses ouvrages. Il veut lever le mystère... Recherches, enquête, dépression... Quelle révélation Mathieu Chain a-t-il eue pour avoir ainsi décidé de changer radicalement de vie, de ne plus écrire et de fuir dans une île perdue au bord de la mer du Nord ? Un roman d'aventures totalement original, salué par une presse enthousiaste lors de sa sortie en 1978.

  • 1965 : le moment beatnik avant le déferlement hippie. Déjà la jeunesse brûle de rompre avec « l'Europe aux anciens parapets » et de larguer les amarres. Aymon a dix-huit ans. « Fils de vieux » élevé dans du coton, il étouffe entre un père mourant et une mère trop possessive.
    C'est l'été, mais les vacances ne sont qu'un prétexte. La vie appelle Aymon en Grèce. Là-bas, il découvre pêle-mêle la liberté, le sexe, l'amitié, la musique et la drogue. Il se joint à une petite bande qui mène sous l'Acropole une vie d'oiseaux sur la branche.
    Il y a Crevard, authentique routard famélique, Heinz le dealer-copain, Anji l'anorexique aux trois overdoses, le busker Kilian, guitariste surdoué aux  « grandes espérances », son acolyte Naze, néo-nazi ingénu, personnage insolite parmi ces freaks libertaires, porteur d'un svastika tatoué sur le dos de la main droite...
    Aymon s'affranchit peu à peu du groupe qui se démembre pour « tailler la route ». Après Athènes il y aura Tanger, puis Londres, où le folk boom éclate dans une éclosion de talents musicaux. Mais aucun été n'est éternel : il faudra bien, un jour de rêve fracassé, qu'Aymon regagne Paris et affronte la vie, la vraie, et le drame qu'en partant il a laissé derrière lui. 

  • « Quand en n on me libérait, j'avais l'impression de venir au monde à nouveau. La dernière séance arriva. Un technicien me tapa sur l'épaule. J'étais tout entier dans la boîte, me dit-il en désignant l'ordinateur qui contenait la totalité de mes données physiques. » Ah ! Merveilles du numérique, confort des automatismes et de la régulation !
    Quelle place faites-vous donc à la liberté et l'identité humaines ?

  • « Je suis un buveur de nuit, ou plus exactement un alcoolique en rêve. Moi qui ne bois que de l'eau, je rêve chaque nuit que je bois une infinité de liqueurs diverses. Par un curieux paradoxe, l'instant où, enfin assommé, je sombre en songe dans l'inconscience, coïncide avec celui où je reprends conscience dans la réalité. » Ces huit nouvelles fantastiques prennent racine dans le quotidien. Le personnage central est en général un homme ordinaire à qui il arrive quelque chose d'extraordinaire. Ainsi, le héros des Intermittences d'Icare aura par trois fois dans sa vie le don de voler durant quelques instants. Dans La Face perdue, au temps des duels au sabre à l'occasion desquels les étudiants allemands se tailladaient le visage, un jeune homme trop beau refuse de se battre et perd la face. Les Amants sous verre montre deux amoureux pris au piège d'un couple de vieux sorciers qui vont user de leur jeunesse, le temps d'une nuit d'amour inespérée.

    L'art du conte n'est pas perdu, ce recueil en administre la preuve, par la magie d'une imagination féconde et d'une écriture sensible et précise.

  • " Je n'ai que faire ici de l'entière vérité. Ce qui m'intéresse, ce sont les lambeaux et bribes déposés en moi au fil du temps, que je manipule à tâtons, que j'examine à l'aveuglette comme au fond d'une crypte ".
    Pour la première fois dans ce livre, Georges-Olivier Châteaureynaud parle de lui. Il exhume d'un passé brumeux des images, des légendes, et c'est toute une mythologie familiale qui se constitue : la rencontre des parents lors d'un bal de la Victoire, les premières impressions fugitives sous le soleil d'Algérie et de Marseille, les inconstances d'un père, son goût des femmes et des ailleurs, l'adoration d'une mère, le divorce, la dépression.
    Avec élégance, avec pudeur, l'auteur se souvient de sa jeunesse, évoque des années difficiles, de nomadisme (le jeune garçon est envoyé tour à tour en nourrice, en pension ou chez ses grands-parents.) et de pauvreté. Il ressuscite la mémoire des lieux - une chambre de bonne perchée au huitième étage - et la mémoire des gens, à travers des portraits justes et touchants, de Grand-Père, de Tantine, ou du terrible Leturc, l'enfant qui lui apprit à lire.
    La vie nous regarde passer, ce sont les années de formation d'un écrivain, c'est une adolescence dans les années 1960. Entre la " vie de café ", mai 68 et les ultimes " glorieuses ", c'est aussi le discret parfum d'une certaine époque, celle des aventures indochinoises et des années algériennes, celle de la France d'après-guerre.

  • D'une rebelle nonchalance, Quentin est O.S.
    Dans une usine, parce qu'il faut bien vivre. Surnommé Tête-lourde pour sa lenteur, Manoir, l'orphelin, a cessé d'être un fonctionnaire modèle. Seul avec ses chows-chows dans un pavillon exproprié, Hugo, enfin, exerce la profession de bibliothécaire. Arrive Louise, une jeune chanteuse qui jette sur sa guitare des accords de Joan Baez et Judy Collins. C'est une bâtisse promise à la démolition qui réunit ces solitudes, baptisée par l'un d'eux " la Faculté des Songes ".
    A l'écart de l'agitation, des soucis quotidiens, de l'angoisse, tous y trouvent la nuit la paix des sages, un autre monde où ils seront pour un temps les passagers clandestins de l'amour, les squatters heureux de l'oubli.

  • " La figure du conquistador éveille des sentiments ambivalents : il est à la fois méprisable et admirable.
    Il a détruit sans la moindre hésitation une civilisation ni plus ni moins respectable que la sienne. On l'admire chaque fois qu'on l'oublie, on le méprise chaque fois qu'on s'en souvient... " Se libérant à la fois de la fiction dont il avait fait son territoire d'élection et d'une tenace phobie de l'avion à l'occasion d'un voyage au Pérou, l'auteur de La Faculté des songes et du Démon à la crécelle laisse ici libre cours à sa fantaisie.
    Pêle-mêle, le caïd Pizarre, la nouvelle religion mondiale du football et l'impudente hégémonie culturelle du géant américain névrosé font les frais d'une alacrité ravageuse.
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  • Ce marché de peintures sous verre est un des plus courus au monde. Ce serait bien le diable si Golo, antiquaire (du moins sa carte de visite essaiet- elle de l'en persuader), ne tombe pas sur une bonne occasion. Il faut dire que ses finances en ont bien besoin.
    Il s'associe à la belle Stella pour « chasser » l'oiseau rare. Golo n'en revient pas. La réalité, avec laquelle il entretient des rapports souvent difficiles ou embarrassés, semble se plier aux souhaits de Stella avec une docilité déconcertante.
    Et le fantastique, comme toujours chez Georges-Olivier Châteaureynaud, va s'en mêler.
    Ce texte a paru précédemment chez le même éditeur dans une autre collection en novembre 2002

  • A travers ces nouvelles ironiques et poétiques dont il a le secret, Georges-Olivier Châteaureynaud nous convie à l'accompagner à l'extrême lisière de la réalité. Un homme apprend sa mort et entre post mortem en résistance, un milliardaire pêche la sirène, un billet de tombola ressurgit vingt ans plus tard. Il est permis d'acheter, ainsi qu'un bibelot original, la momie neuve d'une jeune fille qui se réveille la nuit, parle, chante. Un poète explore, face à la statue de bronze d'un écolier qui ressemble à l'enfant qu'il a été, un musée consacré à sa propre existence.

    Ce monde ressemble au nôtre dans ses profondeurs, et l'auteur de L'Autre Rive nous y entraîne avec un parfait naturel, par la grâce d'une écriture élégante et précise. Un recueil envoûtant, par un des plus grands nouvellistes français.


  • la cruauté pourrait bien être, tous contes faits, l'inclination la mieux partagée.
    dans les jeux de l'amour, floueurs et floués s'y adonnent avec constance, mettant à souffrir autant de passion qu'à faire souffrir, jouissant de l'un et de l'autre au gré impitoyable du hasard, incertains, à la fin de l'histoire, d'avoir ou d'être trompé(s), mais bien sûrs, en revanche, qu'il n'y a que cette douleur qui vaille. avec ces cinq nouvelles, teintées d'une ironie pleine de tendresse pour des perdants magnifiques dans lesquels chacun refusera de se reconnaître, georges-olivier châteaureynaud trille de variations tour à tour goguenardes, inquiètes ou mélancoliques, la mélodie de nos existences.
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  • Né en 1947 à Paris, Georges-Olivier Chateaureynaud est nouvelliste et romancier. Il a publié notamment La Faculté des songes (Prix Renaudot 1982), Le Démon à la crécelle, Singe savant tabassé par deux clowns (Bourse Goncourt de la nouvelle, 2005) et L'Autre Rive (Grasset, 2007).

    Un soir de Noël, Louis Vertumne, critique redouté surnommé par le milieu " l'atrabilittéraire ", est agressé par un jeune skinhead. Le respectable septuagénaire s'effondre, frappé à la poitrine. Une fraction de seconde plus tard, il est debout, un couteau ensanglanté en main : à ses pieds, c'est son propre corps qui gît inanimé.
    Epouvanté, Vertumne comprend qu'il habite le corps de son agresseur, qui lui est en tous points opposé : il est désormais Donovan Dubois, voyou inculte, sale, misérable mais dans la force de l'âge, assassin de surcroît. Il se découvre une gentille fiancée, un frère aîné raisonnable, un père à l'agonie et de bien dangereuses fréquentations. Partagé entre fascination et dégoût, convaincu d'être recherché pour meurtre, il prend la fuite.
    Commence une existence nouvelle, à laquelle Vertumne-Donovan cherche à donner un sens, entre tentatives d'en écrire le roman, tentations de s'abîmer dans l'insouciance animale et désir d'en finir, tandis qu'il s'interroge sur la vanité de sa première vie. Après s'être réfugié dans les bras de l'émouvante Poppée, professeur de latin et nymphomane alcoolique dont il fait, six mois durant, sa " providence titubante ", il part lui-même à la dérive. Jusqu'à réaliser qu'il est peut-être le jouet d'un dieu malin qu'il lui faut assassiner pour mourir enfin.
    Fantasme d'un esprit dérangé, comme le diagnostiqueront les psychiatres ? Inquiétante étrangeté d'une réalité dont les lois, comme à Vertumne, nous échappent ? Le roman demeure en cette limite trouble, où il n'est jamais permis d'en décider


  • Pour la première fois dans sa déjà longue carrière de nouvelliste, GO Chateaureynaud compose ici un recueil thématique. Résidence dernière nous offre 3 nouvelles autour du thème des résidences d'écrivain.
    Tonalité fantastique pour l'évocation d'un univers d'un troublant réalisme. La solitude de l'écrivain en résidence, ses effrois, ses rencontres, ce à quoi l'exposent ses hôtes..., Chateaureynaud décrit par le menu le quotidien improbable et si bien observé et juste des auteurs pris au piège de ces résidences qui leur promettent du temps pour écrire dans des lieux éloignés. Il s'amuse à se faire peur et à nous faire peur. Frissons d'horreur, d'angoisse, de passion, les trois nouvelles ont chacune leur tempo, leur séduction propre. Mais toutes trois ironiques et parfaites suscitent le rire, le trouble, la fascination.

  • Un professeur de lettres, odilon frêle, écrivain à ses temps perdus, se rend en pénombrie, à l'occasion du congrès de fantomologie qui se tient à tremnobör, la capitale d'un petit pays soumis à un régime totalitaire. mais odilon a été invité là par erreur et la police de pénombrie l'accuse d'être un espion. c'est le début d'une série d'épisodes rocambolesques : odilon s'enfuit, est rattrapé, déporté, pour servir enfin de cobaye dans une mystérieuse expérience de "fantomologie". georges-olivier châteaureynaud nous conduit lentement aux portes de l'invraisemblable avec l'air de nous conter une histoire banale. le lecteur se balade, médusé, entre des mondes de spectres, de scientifiques mégalomanes, de policiers suspicieux, avec un bonheur où l'humour et l'horreur font bon ménage. georges-olivier châteaureynaud a trouvé une veine à la fois très littéraire et très "populaire". le "prix renaudot 82" se renouvelle avec un talent encore plus neuf et original.

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