Vie pratique & Loisirs

  • Les enquêteurs du BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile) sont au nombre d'une cinquantaine.
    Ingénieurs, pilotes, techniciens, ils se transforment en détectives pour mener à bien leurs enquêtes sur les accidents d'avions, dans une démarche qui ressemble fort à celle de policiers traitant d'affaires criminelles. Mais ils ne traquent pas d'éventuels coupables, ils recherchent les erreurs et les manques qui ont débouché sur une catastrophe aérienne, ou un accident dramatique. Afin que les précautions soient prises pour que de tels événements ne se reproduisent plus.
    Un avion Twin Otter qui décolle de l'île de Moorea (Polynésie) et plonge vers la mer, tuant les vingt personnes à bord. L'épave montre que les câbles de commande de la gouverne de profondeur ont cassé en vol. Pourquoi ? Les enquêteurs découvriront que l'usure, au point de rupture, est due à une tension excessive provoquée par le souffle d'un Airbus A340 qui met les gaz pour sortir d'un parking et agit sur la gouverne de profondeur du Twin Otter garé à proximité.
    Maigret ou Sherlock Holmes n'auraient pas fait mieux... Pourquoi un planeur s'est-il désintégré en vol, provoquant la mort des deux jeunes de 18 et 19 ans qui se trouvaient à bord ? Les enquêteurs se poseront la question durant des mois, sans trouver d'explication satisfaisante. Jusqu'au jour où les parents de l'un des pilotes, sachant que leur fils filmait toujours les évolutions du planeur avec sa caméra, fouillent les buissons et les bois de l'endroit où les débris sont tombés et retrouvent la caméra.
    Six mois après l'accident...

  • "Le Rafale ? L'avion que nous attendions tous", déclare un pilote de l'armée de l'Air, qui ne tarit pas d'éloges sur ses qualités. Mais avant d'arriver à maturité, cet avion aura connu une conception difficile et une gestation mouvementée.

    Ce sont ces péripéties, marquées par le jeu des influences politiques et les manoeuvres en coulisses, que nous raconte avec talent Germain Chambost. Il nous livre une histoire étonnante où les anecdotes foisonnent, où les hommes prennent toute leur place, des ingénieurs aux pilotes d'essais, des mécanos sur les bases aériennes aux pilotes de combat... Rien ne manque à ce roman d'un appareil hors du commun, légendaire avant même d'entrer en service actif. Les contextes historique, industriel, économique et politique sont toujours présents sous une plume alerte. Avec un tel ouvrage, Germain Chambost inaugure une nouvelle ère dans l'histoire de la littérature aéronautique.

  • Ils tiennent en main la vie de milliers de passagers à bord des avions. Leur compétence et leur savoir-faire professionnels ne font de doute pour personne. Tout comme leur capacité de nuisance, puisqu'il leur suffit de cesser le travail pour paralyser l'ensemble du transport aérien. En France, ils sont quelque 3000, soit dans les tours de contrôle, soit dans les centres régionaux de la navigation aérienne. Ceux que l'on appelle familièrement les " aiguilleurs du ciel " fascinent et intriguent. Leur mission : assurer la sécurité et le meilleur écoulement possible du trafic aérien, grâce au radar qui leur permet de suivre en direct les avions dans le ciel, depuis la pénombre d'une salle de contrôle fermée sur l'extérieur. De maintenir entre ces avions un espacement de sécurité, de les faire se croiser, monter et descendre, se poser sur les aéroports. Un corps d'élite, dont le recrutement obéit à des normes et à une sélection impitoyables, vu les qualités que réclame l'exercice de leur métier. Un métier de stress, puisqu'une erreur de leur part peut provoquer une catastrophe. Lorsqu'ils manquent de " rayer de la tôle ", comme ils disent eux-mêmes en parlant des avions qui se frôlent de trop près, l'humour noir constituant le meilleur antidote à une décharge d'adrénaline ou un excès de tension émotionnelle

  • Aux commandes de leurs avions, les pilotes de combat peuvent à juste titre se sentir comme des demi-dieux, puisqu'ils détiennent le pouvoir de donner la mort, tout en mettant en jeu leur propre vie.
    Chaque mission de guerre devient ainsi pour eux un jeu " à la vie, à la mort ". Ils s'y impliquent totalement, même si leur jeunesse les empêche le plus souvent d'avoir pleinement conscience des pulsions qui les inspirent et les motivent. De ces pulsions dont parle le psychiatre Boris Cyrulnik quand il évoque " l'érotisation de la violence " à propos de jeunes adolescents. Cela n'empêche pas que les pilotes de combat puissent éprouver des sentiments plus mitigés, pitié ou compassion, pour ceux-là mêmes qu'ils s'efforcent de tuer.
    Ces dix-sept récits de missions de guerre en sont l'illustration. Qu'il s'agisse du dernier décollage d'un avion de chasse français Bearcat depuis Diên Biên Phu, en Indochine, voici tout juste cinquante ans. D'une mission de reconnaissance par un jaguar au Tchad, allant narguer les missiles libyens au-dessus de la base de Ouadi Doum. D'un pilote américain donnant le coup de grâce à un adversaire nord-coréen vaincu mais dans l'incapacité de s'éjecter.
    Ou d'un pilote de B-26, en Algérie, refusant de tirer sur cet ennemi au sol, ayant reconnu qu'il s'agissait d'un enfant...

  • Cet ouvrage retrace les aventures les plus extrêmes de l'histoire de l'aviation ! Vous vivrez comme si vous y étiez le premier vol de la navette spatiale, la traque du "démon des hautes vitesses" à Mach 2,45 ou encore l'incroyable vrille d'un prototype au-dessus du désert de Californie. Vous accompagnerez dans une époustouflante série de voltige en formation serrée, le leader des Breitling Fighters, la plus célèbre patrouille aérienne civile, vous volerez à un mètre du sol en épandage aérien avant de vous faire piéger par la météo, vous vous poserez avec le dernier des " Bush Pilot " dans le lit d'un torrent de l'Alaska pour sauver une expédition en perdition, vous vivrez la course de Reno, au cours de laquelle s'affrontent, au ras du sol, les warbirds les plus rapides du monde...

  • Tout naturellement, la mémoire collective s'estompe. Les années 50 sont désormais lointaines et, inévitablement, les acteurs de cette décennie hors du commun s'effacent. Pour la plupart d'entre eux, notamment les navigants d'essais, une grande modestie les a conduits à rester en retrait : à de rares exceptions près, ils ont peu écrit et encore moins publié des mémoires. Leur rôle a pourtant été décisif dans la reconstruction volontariste de l'aéronautique française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Tout était à refaire, et cela dans des conditions difficiles, notamment en raison de la faiblesse des moyens d'essais alors disponibles. Or il s'agissait de faire voler des prototypes de conception souvent très audacieuse, d'en évaluer les mérites (mais aussi les défauts). Avant qu'il ne soit irrémédiablement trop tard, André Turcat, lui-même acteur de tout premier plan dès cette période importante, a eu l'idée de réunir les témoignages de ceux qui sont encore là, dont les propos étaient indispensables pour réussir à combler in extremis une vraie lacune historique. C'est chose faite grâce à cet ouvrage, lequel ne cherche en aucun cas à être exhaustif. Il n'a d'autre prétention que de faire revivre une époque extraordinaire à bien des égards. Cela en donnant la parole à ceux qui l'ont faite. C'est un document exceptionnel.

  • Le monde des pilotes.
    Un monde secret et fascinant où se côtoient des hommes qui ont un point commun : la passion de leur métier.
    Qu'ils soient pilotes de ligne, pilotes d'essais ou pilotes militaires, pour eux une seule chose compte : assurer la mission qui leur est assignée.
    Pour recueillir les témoignages de ces hommes pas tout à fait comme les autres, personne n'était mieux qualifié que les auteurs de ce livre.
    - jean-luc mansion, leader de la patrouille de douze " jaguar " qui effectua la première mission d'attaque au sol sur les troupes irakiennes au koweit, se souvient de son baptême du feu.
    - au cours des quatre mille heures d'essais en vol de " concorde ",il n'y a eu à déplorer qu'un grave accident : l'explosion d'un réacteur.
    Commandant de bord de l'avion supersonique ce jour-là gilbert defer raconte.
    - jean vigneau, lui, s'est porté volontaire pour piloter un boeing d'air france chargé de trois terroristes et de leurs otages.
    Il retrace leur terrible odyssée.
    Et bien d'autres aventures, souvent ignorées du grand public, qui sont dévoilées dans ce livre passionnant.

  • L'Airbus A 380 s'impose comme le plus gros avion à ce jour imaginé, construit et commercialisé de toute l'histoire de l'aéronautique. Mais l'aventure de sa conception et de sa fabrication ne ressemble guère à celle d'autres "appareils mythiques". Elle correspond à un défi industriel d'une ampleur jusqu'ici inégalée. Le présent ouvrage raconte de façon claire et précise, à l'aide de documents en grande partie inédits, comment ce défi a pu être relevé.
    Les auteurs ne se sont pas contentés de l'information venue de sources officielles. Ils ont réalisé une véritable enquête de terrain, interrogeant la plupart des acteurs de cette fantastique entreprise, avec le souci de situer la concurrence Airbus-Boeing dans son véritable contexte mondial.
    Emblématique de la coopération économique entre pays européens, le "géant du ciel" apporte, en ce début de vingt et unième siècle, l'illustration d'une infinité de connaissances scientifiques et techniques. L'Airbus A 380 constitue la "vitrine volante" des principales innovations susceptibles d'être un jour appliquées dans la réalisation des véhicules de demain ou des objets les plus simples de notre vie quotidienne.
    Son histoire est aussi celle de tous les records, en matière de transport maritime et fluvial ou d'architecture industrielle.

empty