• Partout en Europe, et singulièrement en France, le mariage civil subit des évolutions qui bouleversent les principes de la famille, de la parentalité et de la filiation. Or la vocation essentielle de la famille, rappelle Jacques de Guillebon, est d'encadrer la filiation. La famille est d'ailleurs ontologiquement et chronologiquement antérieure à la société. Cette dernière n'a donc pas la capacité de bouleverser ses fondements par un texte de loi.
    L'ouverture du mariage aux couples homosexuels rend possibles l'adoption et la procréation médicalement assistée avec intervention d'une tierce personne. Au nom du "droit à l'enfant". Or, il n'y a pas de droit à l'enfant. L'enfant n'est pas un objet, mais un être autonome né d'un père et d'une mère. Calqué à l'origine sur le mariage religieux, en perte de vitesse et de sens depuis plusieurs décennies, le mariage civil est aujourd'hui dans une impasse.

  • Au XIXe siècle, pour freiner la propagation de la lèpre qui sévit dans l'archipel d'Hawaï, l'administration décide d'envoyer tous les malades sur l'île reculée de Molokaï.
    Un prêtre flamand, Joseph de Veuster, dit le père Damien, se porte volontaire pour vivre sur cette île au milieu des lépreux afin de leur apporter une aide matérielle, sanitaire mais aussi spirituelle.
    Pendant seize années, il se mettra à leur ser-vice, voulant être un exemple de l'amour par-fait et gratuit, jusqu'au don total de soi : il contractera la lèpre et, défiguré, s'éteindra dans d'atroces souffrances le lundi de Pâques 1889.
    Béatifié le 4 juin 1995 par Jean-Paul II, il est canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI.

  • Figure tutélaire du catholicisme social, Frédéric Ozanam est le fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, association dédiée à l'aide aux plus démunis.
    Professeur à la Sorbonne, philosophe, linguiste, homme de prière et de conviction, il s'engage très tôt dans la défense des idées chrétiennes malmenées à l'époque de la Monarchie de Juillet. Son attachement aux idées de justice et de partage le pousse à vouloir insuffler ces valeurs à une société française en plein désarroi. Inlassable défenseur des pauvres, des opprimés, adversaire farouche du libéralisme sous toutes ses formes, Frédéric Ozanam prend une part active à la révolution de 1848.
    Béatifié en 1997 par Jean Paul II, Frédéric Ozanam est à la fois le précurseur et l'inspirateur de la doctrine sociale de l'Eglise.

  • Comment être père ou mère quand on veut rester jeune jusqu'à la mort ? Comment transmettre le savoir, les valeurs, l'héritage culturel et spirituel quand on a été nourri au lait de la contre-culture et de la transgression des interdits ? Avec une plume acérée, mais sans animosité, Jacques de Guillebon s'interroge sur l'héritage qu'a reçu sa génération de la part de parents porteurs d'idées généreuses peut-être, mais qui ont eu bien du mal à assumer les exigences de l'âge adulte. Le bilan est dur pour ceux qui ont " craché dans la gueule à papa " et qui arrivent aujourd'hui à l'âge de la retraite. Cri du coeur et parole d'une génération, ce premier essai eut un accueil retentissant lors de sa première parution en 2005. Cette nouvelle édition est augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

  • « En plus de cinq années, Jacques, toujours curieux de tout, a écrit sur quasiment tous les sujets. Il l'a fait avec son style relevé qui redonne à la langue française un peu de son panache trop souvent perdu aujourd'hui. Il est rare de trouver chez un jeune écrivain une telle maîtrise de la langue. Cette maîtrise, qui seule permet le souci de la belle phrase, est au service d'une véritable pensée, structurée et militante, parfois emportée et polémique, voire désopilante : tout cela, vous le découvrirez vous-mêmes dans les pages qui suivent et qui rassemblent l'essentiel de sa production littéraire pour La Nef de 2005 à 2010. [...] « En relisant ces pages avec le recul, on s'aperçoit combien la plupart n'ont pas vieilli et abordent des problématiques qui sont loin d'être amenées à disparaître : elles demeurent un aiguillon pour qui veut réfléchir dans un monde qui y invite si peu. » Christophe Geffroy (extrait de la préface)

  • Anarchiste et chrétien ? Une équation impossible ? Habitués aux clichés tardifs du type "ni Dieu ni maître", nous avons oublié que l'anarchisme, comme le premier socialisme d'ailleurs, doit au christianisme plus qu'à n'importe quelle autre doctrine ou philosophie. Jacques de Guillebon et Falk van Gaver nous plongent ici dans les eaux profondes de l'insoumission à l'ordre des hommes. Fleuve souterrain aux détours sinueux, l'anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde.
    Loin du "catéchisme révolutionnaire" de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l'Etat et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s'élever contre un monde rapace livré à la technique. Pour eux, "l'ordre sans le pouvoir" est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.

  • Si l'Eglise est vue aujourd'hui comme une institution conservatrice, les révoltes sociales chrétiennes ont pourtant émaillé l'histoire : les jacqueries, la révolution des Christeros, le combat pour le dimanche comme jour de repos, etc. Une histoire de ces rébellions, soulignant le message de libération dont était et reste porteur le christianisme.

  • Les auteurs s'interrogent sur les raisons pour lesquelles, malgré 35 ans de combat de la classe politique et des médias contre le FN, ce parti est devenu une force centrale de la vie politique française. Cet échec résulte selon eux d'une mauvaise compréhension de sa nature : toujours considéré comme un parti d'extrême droite, le FN se nourrit aujourd'hui des idées traditionnelles de la gauche.

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