• Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.

  • En mai 2019, missionné par l'ONU, Jean Ziegler se rend à Lesbos. L'île grecque abrite le camp de réfugiés le plus important sur sol européen. Ils sont plus de 18 000, hommes, femmes et enfants, à avoir bravé la torture, les naufrages et les passeurs infâmes. Entassés dans des conditions épouvantables, en violation de tous les droits de l'homme. Face à la barbarie, Jean Ziegler s'indigne. Il accuse l'Union européenne de pratiquer envers les réfugiés des méthodes de terreur à des fins de dissuasion, au mépris du droit d'asile. Cette stratégie constitue un crime contre l'humanité. Elle est et demeure la honte de l'Europe. Elle doit cesser immédiatement.

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  • Successivement rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler n'a cessé de se battre contre la faim et la malnutrition, en faveur des déshérités, de la justice internationale et de la paix.

    Ce sont ces luttes ponctuées de défaites mais aussi de victoires qu'il relate, au plus près du terrain, des manoeuvres de coulisses et de l'action délétère des grandes sociétés capitalistes transnationales. Face au jeu sordide des puissants, l'auteur s'interroge : comment revivifier en particulier l'utopie onusienne qui vise à réguler les conflits internationaux et assurer le minimum vital aux peuples du monde ?

    C'est finalement un message d'espérance que délivre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.

  • Rapporteur aux Nations unies, J. Ziegler rend compte de l'hostilité de principe que les représentants des pays du Sud manifestent à l'encontre de ceux du Nord et qui rend parfois impossible l'adoption de mesures d'urgence. Il en décrypte les raisons, et s'interroge sur les manières de responsabiliser l'Occident et de désarmer la haine du Sud.

  • Rien n'est plus scandaleux : dans un monde de plus en plus riche, trente millions d'êtres humains meurent de faim chaque année. Des centaines de millions d'autres, un peu partout sur la planète, sont gravement mal nourris. Comment est-ce possible ? Pourquoi acceptons-nous une injustice aussi monstrueuse ? Comment peut-on expliquer une telle absurdité ?
    Sans dissimuler son indignation, Jean Ziegler répond ici aux questions que lui pose son fils. Ce sont celles que se posent tous les enfants du monde.



    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler est professeur émérite de sociologie à l'université de Genève. Il a récemment publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (Seuil, 2011 ; « Points Documents », 2014).

  • Au cour du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l'argent, détruisent l'État, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières.
    Mais la résistance s'organise. C'est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

  • Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l'oeuvre : la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre.

  • Le discours que prononça Nasser le 26 juillet 1956 est historique à plus d'un titre.
    À nous lecteurs de ce début de XXIe siècle, le chef de l'État égyptien montre que la civilisation arabomusulmane libérée du colonialisme ottoman puis occidental, désormais fi xée vers des perspectives meilleures, ne peut se résumer en une soumission à une pratique religieuse, comme trop souvent l'Occident le ressent.
    L'action de Nasser modernise l'identité arabe et peut se lire comme une tentative de réforme de l'islam.
    À cette époque, Nasser parle, Oum Kalsoum chante, et les grandes puissances s'agitent.

  • Toutes les cinq secondes, sur notre planète, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Des millions d'autres souffrent de sous-alimentation. Pourtant, l'agriculture d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains. Comment un tel désastre humain est-il possible ? Jean Ziegler nous présente un état des lieux de la faim dans le monde et analyse les raisons de l'échec des moyens mis en oeuvre depuis la Seconde Guerre mondiale pour l'éradiquer.

  • Un spectre hante l'Europe : celui du crime organisé. Depuis une quinzaine d'années, en effet, de nouvelles et redoutables mafias sont apparues et menacent les sociétés démocratiques de notre continent. Elles tirent parti de l'effondrement du communisme, de la déréliction de certains États, des facilités de la globalisation financière et de la mondialisation des marchés. Parfois, c'est le pouvoir politique lui-même qu'elles tiennent dans leurs mains.
    Avec une équipe de collaborateurs, Jean Ziegler est parti à la rencontre de cette armée du crime. Le récit hors du commun et les analyses qu'il propose ici se fondent sur l'audition d'innombrables témoins - magistrats, procureurs, policiers - et le dépouillement d'archives jusqu'alors inaccessibles. Le bilan est terrifiant.

  • Son camp, Jean Ziegler l'a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l'oeuvre de toute une vie. À l'université de Genève d'abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. À l'ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l'éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n'a cessé de dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.

    À partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ?

    Choisir son camp, oui. Parce qu'il est grand temps de retourner les fusils.

  • De plus en plus rares sont les virulents contempteurs du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences. Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde.

  • L'or du Maniema

    Jean Ziegler

    " Au lendemain de l'assassinat de Lumumba, l'Afrique bascule. De 1962 à 1965, des tribus rebelles ravagent le bassin du Congo, harcèlent le pouvoir soutenu par les mercenaires blancs, menacent le plus puissant complexe minier. Dans cette Afrique de forêts, de villages apeurés, d'immenses deltas, Thomas et Santos vont unir les rebelles et défendre leur propre image de la justice, avec une mortelle vitalité.

    " Jean Ziegler, sociologue et vice-président du Comité des Droits de l'Homme des Nations unies, est l'auteur de nombreux essais politiques qui l'ont rendu mondialement célèbre. Il a publié notamment Le Livre noir du capitalisme, La Faim dans le monde expliquée à mon fils et La Haine de l'Occident.

  • Rien ne détermine plus profondément une civilisation que la place qu'elle fait à la mort. Les Noirs du Brésil vénèrent et intègrent la mort : les rites consolateurs du Candomblé relient les vivants aux disparus. Notre société capitaliste marchande par contre refoule la mort et nie le statut des défunts. Dès lors la mort resurgit en névrose, en folie, l'homme privé de finitude cesse d'être le sujet actif de son histoire. Car c'est la mort qui permet la naissance, transforme la vie en histoire consciente, c'est la mort qui instaure la liberté. Libérer la mort et la réintégrer au devenir social, cette revendication grandit, et fera plus que toute autre changer notre vie.

  • « D'abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez. » Mahatma Gandhi.

    Depuis quinze ans, Jean Ziegler consacre toutes ses forces au combat en faveur des damnés de la terre au sein de l'Organisation des Nations unies.

    Successivement Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, il n'a cessé de se battre, dans le cadre de ses nombreuses missions, contre la faim et la malnutrition, en faveur des droits de l'homme et de la paix. Combats prométhéens ponctués de grands succès... mais aussi d'échecs.

    Ce sont ces moments qu'il relate ici, au plus près du terrain, des manoeuvres de coulisses, de l'action délétère des prédateurs du capitalisme financier mondialisé, soucieux avant tout de maximiser leurs profits.

    De défaite en victoire, le témoin implacable du jeu sordide des puissants de ce monde s'interroge : comment aller plus loin, comment faire en sorte que l'utopie qu'avaient conçue Roosevelt et Churchill, cette organisation susceptible de réguler les conflits internationaux et d'assurer le minimum vital aux peuples du monde, renaisse de l'état de paralysie dans lequel elle est tombée ?

    Et c'est finalement un message d'espérance que livre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.

  • Ce livre est un récit : Jean Ziegler par lui-même, si l'on veut. Autrement dit : l'histoire des idées d'un écrivain engagé, honnête et prêt à tout, sincère et fragile, amoureux des femmes et prisonnier de ses passions.

    Ici les concepts, la théorie et l'analyse s'effacent pour laisser apparaître les visages, les lieux, les êtres aimés ou combattus, et, à travers eux, l'histoire et la vérité d'un engagement. Ombre et lumière.

    À l'heure où les brasiers de la révolution se sont éteints, le combat mérite-t-il d'être poursuivi ? Lorsque se pose la question, il est urgent pour un homme de comprendre ce qu'il a fait de ce qu'on a fait de lui. Alors écoutons Jean Ziegler : « Je suis né en Suisse, un jour d'avril 1934, à trois heures de l'après-midi... ».

  • De rares sociétés africaines ont échappé - partiellement - à la destruction coloniale et impérialiste. Elles ont conservé une conception de l'homme que les sociétés capitalistes marchandes d'Occident et d'Orient ont anéantie : familles et communautés, pouvoirs autogérés, propriété commune du sol, cosmogonies maîtrisant la vie et la mort, rendant justice du passage des hommes sur la terre. N'est-ce pas cette conception de l'homme communautaire, fraternel, qui guide la théorie et la pratique des révolutionnaires ? Jean Ziegler dresse un inventaire de ces significations et valeurs utiles à la lutte de classe, au combat anti-impérialiste, à notre espoir. Une leçon à laquelle tous les peuples du monde ont à gagner.

  • Alors que l'oppression policière, le cynisme des grandes puissances et les tyrannies de la faim ravagent l'existence de millions d'hommes et de femmes, les nationalistes révolutionnaires d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine tentent de mettre en oeuvre des principes d'autonomie politique, d'autosuffisance économique, de liberté et de justice, qui répondent aux désirs les plus irrépressibles des hommes.

    Où en est cette grande espérance ? Quelles leçons pouvons-nous tirer - pour notre propre liberté - de ces combats lointains ? Jean Ziegler, familier du tiers monde, raconte ici une épopée mal connue chez nous. Il esquisse avec une générosité vibrante mais lucide un bilan mondial de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Rien n'est plus scandaleux : dans un monde de plus en plus riche, trente millions d'êtres humains meurent de faim chaque année.
    Des centaines de millions d'autres, un peu partout sur la planète, sont gravement mal nourris. comment est-ce possible ? pourquoi acceptons-nous une injustice aussi monstrueuse ? comment peut-on expliquer une telle absurdité ? sans dissimuler son indignation, jean ziegler répond ici aux questions que lui pose son fils. ce sont celles que se posent tous les enfants du monde.

  • Sans les banquiers suisses, la Deuxième Guerre mondiale aurait été terminée plus tôt et des centaines de milliers d'êtres humains auraient eu la vie sauve. Ils ont fourni des milliards de francs suisses à Hitler, lui permettant d'acheter sur le marché mondial les matières premières stratégiques dont il avait besoin. Les profits astronomiques de la guerre ont ensuite fondé la puissance mondiale de la place financière helvétique. Des rapports de services secrets, surtout américains, récemment déclassifiés, révèlent la complicité active des banquiers suisses (marchands d'art, agents fiduciaires, bijoutiers, avocats d'affaires, etc.) qui ont recelé, " lavé " l'or que les SS avaient volé dans les banques centrales, les entreprises et les demeures privées des pays occupés, ou arraché aux victimes des camps. Dans le même temps, le gouvernement suisse refoulait à ses frontières des dizaines de milliers de réfugiés juifs, les renvoyant parfois directement vers les bourreaux nazis.

  • Il y a beau temps que l'Afrique est mal partie. Mais voici aujourd'hui qu'elle accède au rang de terrain de manoeuvre privilégié des luttes d'influences planétaires, de champ de bataille des intérêts multinationaux, et qu'un gigantesque safari politico-économique fait l'enjeu de toutes les convoitises.

    Jean Ziegler étudie ici, à travers les convulsions de la construction des États africains, à travers l'idéologie et l'action de certains mouvements armés de libération, la tragédie historique d'un continent qui, du pillage colonial aux plus récentes curées néo-colonialistes, n'a cessé d'être mis en pièces.

  • Ce livre-réquisitoire dévoile la face cachée de la Suisse contemporaine, son impérialisme secondaire dans les pays en voie de développement, les rouages de son gouvernement visible et ceux du pouvoir réel qu'il dissimule, son rôle de receleur des capitaux en fuite, de plaque tournante de l'activité des sociétés multinationales, grâce aux admirables institutions que constituent le secret bancaire et le compte à numéro, le tout voilé dans les plis du drapeau de la Croix-Rouge et couvert par un discours de neutralité et de paix qui fait passer les seigneurs de la banque de Genève ou de Zurich pour de pieux et inoffensifs philanthropes.

  • La suisse lave plus blanc

    Jean Ziegler

    • Seuil
    • 8 Février 1990

    300 à 500 milliards de dollars, tel est le montant estimé des profits réalisés chaque année sur le marché mondial de la drogue.Principal receleur de l'argent de la mort : le système bancaire suisse, qui n'a pas son pareil pour accueillir et recycler les capitaux internationaux à l'abri des regards indiscrets.Quatorze ans après la publication d'Une Suisse au-dessus de tout soupçon, violent réquisitoire contre l'hypocrisie du secret bancaire et du compte à numéro, Jean Ziegler démonte un à un les rouages du recyclage international de l'argent sale, dont Zurich est aujourd'hui la capitale. A travers des exemples précis, il montre ainsi que des multinationales du crime, disposant de réseaux commerciaux bien implantés, de laboratoires modernes, de milices entraînées par des professionnels, d'établissements bancaires fort accueillants, ont pénétré l'appareil d'Etat lui-même, et juissent, dans "l'Emirat helvétique", d'une protection efficace de la part de certains responsables politiques et judiciaires.En faisant la lumière sur l'organisation des réseaux de la mort, en nommant les responsables et leurs complices, ce livre veut contribuer à l'anéantissement d'une puissance meurtrière qui, à Zurich comme à Medellin, concurrence aujourd'hui le pouvoir des Etats.Jean Ziegler. Professeur de sociologie à l'université et à l'Institut d'études du développement de Genève. Conseiller national (député) au parlement de la Confédération. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers monde.

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