• Le marché étant incapable de se réguler tout seul, il est nécessaire que l'Etat intervienne dans la vie économique. Telle est la célèbre thèse de John Maynard Keynez (1883-1946), l'un des plus grands noms de l'économie politique contemporaine, dont se réclament notamment l'école française de la régulation et le prix Nobel Joseph Stiglitz.

    Les essais repris dans ce livre ont été publiés au lendemain de la crise de 1929. Qu'il s'agisse des effets sociaux des fluctuations de la valeur de la monnaie, de ceux de l'effondrement des prix sur le système bancaire, ou encore de la fin du laisser-faire, Keynes y expose les idées qu'il développera quelques années plus tard dans son ouvrage majeur, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (Payot).

  • En janvier 2017, l'oeuvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la « science » économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes...

    Traduit de l'anglais par Françoise et Paul Chemla.

  • Après avoir été considéré comme le sauveur du capitalisme, auquel il ouvrit une voie médiane entre libéralisme et socialisme, keynes a été la première victime du retour en force du libéralisme économique dans les années 1980.
    Mais les perturbations économiques récentes et les contrecoups de la mondialisation nous invitent à le redécouvrir. qu'il s'agisse de son analyse du chômage et de la pauvreté, qui ne sont que l'autre face de l'abondance capitaliste, des moyens qu'il propose pour éviter une récession, ou de ses réflexions sur les dangers d'une interdépendance trop étroite des économies, on s'aperçoit, en lisant les quatorze essais réunis dans ce volume, que keynes est toujours notre contemporain.

  • Charge contre le libéralisme, ce livre reprend l'un des textes les plus célèbres de l'économiste et l'accompagne d'autres écrits de Keynes qui lui répondent, dont « Suis-je un libéral », « L'autosuffisance nationale », « Radicalisme et socialisme », ainsi que de l'inédit « The Clearing Union », texte capital qui s'oppose au libre-échange et pose les principes de la responsabilité des pays excédentaires dans les déséquilibres des échanges extérieurs entre pays. La préface générale, les introductions courtes à chaque texte et le florilège de citations de Keynes regroupées par thèmes (libre-échange, capitalisme, bourse, etc.), feront de ce recueil un « classique » très utile aux étudiants et aux économistes.

  • Oeuvre maîtresse de John Maynard Keynes (1883-1946), la Théorie générale a marqué dans la pensée économique une véritable révolution et a profondément influencé les gouvernements occidentaux. Keynes y affirme que tout doit être mis en oeuvre pour assurer le plein emploi de la main-d'oeuvre grâce à une redistribution des revenus telle que le pouvoir d'achat des consommateurs croisse proportionnellement au développement des moyens de production. Telle est la condition, dans une société libre, de l'équilibre politique et social.

  • Le point de départ d'Un traité sur la monnaie, comme son nom l'indique, est la monnaie. A partir de la monnaie, John Maynard Keynes développe, de fait, des analyses beaucoup plus larges : une véritable théorie économique générale qui se défait peu à peu des dogmes cambridgiens.

  • Ce volume réunit deux textes du célèbre économiste John Maynard Keynes (1883-1946). Mes premières convictions, inédit, évoque sa jeunesse, les premières années du groupe de Bloomsbury, l'atmosphère de l'université de Cambridge dans les années 1900 - aviron, pelouses vertes et spéculations métaphysiques. Le second texte, Dr. Melchior, est consacré à la Conférence de paix qui s'est tenue à Paris en 1919. Keynes était alors haut-fonctionnaire du Trésor à Londres. Son récit révèle ses talents de mémorialiste.

  • Publié en 1919, Les Conséquences économiques de la paix a été un immense succès et a eu un impact politique phénoménal.
    John Maynard Keynes y analyse le traité de Versailles et le compare à une « paix carthaginoise », par référence à la rigueur du traité de paix à la fin de la Deuxième guerre punique.

  • Nouvelles considérations sur les conséquences de la paix (5e mille) / par J.-M. Keynes ; traduction Franck Date de l'édition originale : 1922 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Les dépenses publiques ont des effets sur la vie économique. La question traitée ici est celle des effets de leurs financements à la fois sur la question des prix et de l'emploi, mais aussi sur les équilibres sociaux.

  • Publiés en 1931, au lendemain de la grande crise économique, ces essais exposent les principales idées du grand économiste quelques années avant son ouvrage fondamental théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie.
    Des textes qui font apparaître que le keynésiannisme est toujours au coeur du monde actuel. dans sa postface keynes s'exprimait ainsi, traduisant à la fois sa croyance en la science et son humour : " la vitesse à laquelle nous pourrons atteindre notre destination de félicité économique dépendra de quatre facteurs : notre capacité à contrôler le chiffre de la population, notre volonté d'éviter les guerres et les discordes civiles, notre consentement à nous en remettre à la science pour diriger toutes les affaires qui sont proprement du ressort de la science, et le taux d'accumulation tel que le fixera la marge entre notre production et notre consommation.
    Mais, surtout, ne nous exagérons pas l'importance du problème économique, ne sacrifions pas à ses nécessités supposées d'autres affaires d'une portée plus grande et plus permanente. ce problème devrait rester une affaire de spécialistes, tout comme la dentisterie. si les économistes pouvaient parvenir à se faire considérer comme des gens humbles et compétents, sur le même pied que les dentistes, ce serait merveilleux ! ".

  • Sa théorie générale, qui a exercé une profonde influence sur les gouvernements occidentaux, affirme que tout doit être mis en oeuvre pour assurer le plein emploi de la main-d'oeuvre, grâce à une redistribution des revenus telle que le pouvoir d'achat des consommateurs croisse proportionnellement au développement des moyens de production.
    C'est là la condition, dans une société libre, de l'équilibre politique et social.

  • Cet essai de Keynes, rédigé moins d'un an avant les évènements de 1919 qu'il relate, est demeuré inédit du vivant de son auteur, bien que Keynes ait publié, avant 1923, des portraits d'autres protagonistes des négociations de paix. Ces portraits et scènes de genre sont parmi les plus personnels des écrits de Keynes.

  • Comment payer la guerre (1940) est considéré comme la quatrième oeuvre maîtresse de John Maynard Keynes (1883-1946). Jusque-là inédit en français, ce petit livre est une large anticipation de la théorie et de la politique économique de cette deuxième moitié du XXe siècle. Y apparaissent comme des perspectives nouvelles, l'analyse de l'inflation, celle du rôle particulier qu'y joue l'épargne, la recherche des fondements précis et quantitatifs de la politique économique, une réflexion omniprésente sur les rapports qu'entretiennent les décisions macro-économiques de l'état et la contrainte d'une justice sociale toujours placée au premier rang des préoccupations, les prémices d'un raisonnement en termes de Comptabilité nationale.

  • Rarement texte diplomatique aura été, dès sa signature, aussi critiqué, décrié, dénoncé que le traité de versailles qui mit fin à la première guerre mondiale.
    Deux livres ont cristallisé cette hostilité et la déception ressentie par les contemporains. le premier, les conséquences économiques de la paix de john maynard keynes, publié dès 1919, souligne les suites funestes que le traité devrait avoir non seulement pour l'allemagne, mais pour l'avenir économique de l'europe, dont la croissance était tirée par l'appareil productif allemand. le second, les conséquences politiques de la paix de jacques bainville, paru un an plus tard, complète celui de keynes autant qu'il s'y oppose, et montre que le traité risquait fort de n'être qu'un armistice de courte durée.
    Alors qu'aujourd'hui la carte de l'europe est, en substance, redevenue celle qu'avait tracée le traité de versailles et que celui-ci fait l'objet de nouvelles analyses, ces deux textes incisifs et lucides, pour la première fois réunis en un seul volume, alimenteront de nouveau la réflexion tout en éclairant la situation de notre continent.

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