• On coupe, on lisse on boucle. En arabe poésie et cheveux sont homonymes. Coupe courte est une chambre d'échos où lire nous porte à entendre ce qui est à voir, à voir ce qui est à entendre, où les mots se chargent en tous sens de tous leurs sens, s'entremêlent, se répondent, se confondent.
    Ces poèmes effervescents se traversent de haut en bas, de bas en haut, mêlant verbe, voix et vue.
    On boucle, on lisse, on coupe.

  • Le poids d'un père. Une terre qui ne tient pas ses promesses. Le crépuscule. Une fille à reconquérir. La nuit. Une voiture. La route.
    Aux abords de la ville, entre chien et loup, certains retournent chez eux, prisonniers de leurs espoirs, du travail qui les use. D'autres, nourris de rages et de désirs, fuient en quête d'argent facile, d'amours perdues ou de l'ombre d'eux-mêmes. Noirs desseins de destins ordinaires, en Ardèche ou ailleurs.
    Sombre aux abords regarde frontalement le passage à l'âge adulte : le massacre des innocences, les derniers feux des possibles. Et rend un hommage rocailleux à la France des ronds-points comme au meilleur album de Bruce Springsteen, Darkness on The Edge of Town.

  • Microfilms

    Julien d' Abrigeon

    Ciselant son goût de l'absurde et de l'humour en maître, Julien d'Abrigeon nous livre à travers ces 500 « microfilms » un joyau irrésistible et fédérateur. Lecteurs de Télé Z ou de littérature contemporaine pourront également apprécier le subtil décalage mis en place par l'auteur et les gags qui en découlent. Un livre à dévorer d'une traite ou à picorer. Un livre à partager pour offrir des moments d'hilarité. Un portrait de l'époque, pour le meilleur et pour le pire.

  • Le Zaroff

    Julien d' Abrigeon

    Zaroff manie du couteau comme personne.
    Il sait écraser une trachée en moins de deux. Noyer une victime est pour lui une promenade de santé. Il a un talent incontesté pour la dissimulation des corps et le recouvrement des traces. Une vieille peau qui bloque la caisse d'un supermarché le samedi, un chanteur moustachu irritant, une troupe de mimes, un théâtreux à écharpe, un pizzaïolo peu attentif... : il tue, il tue, c'est tout ce qu'il sait faire et d'ailleurs c'est son métier.
    Un métier qu'il exerce avec enthousiasme, sous la plume virtuose de Julien d'Abrigeon qui propose un parcours possible de son destin en forme de " chasses ", " traques " et autres " cavales ". A vous, lecteurs, de choisir le sens de la fuite, de renverser le suspens, en permutant les épisodes. " Je m'appelle Zaroff est le nom que l'on me donne. Je suis vieux, 23 ans, âgé depuis longtemps, j'accumule les richesses dans le dénuement le plus total, j'habite Paris, en Angleterre, sur le continent asiatique, une île de terre ferme.
    Je suis blond aux cheveux très noirs, le regard sombre, bleu clair, ma taille est imposante, je suis trapu, fort, ma faiblesse physique due à mon âge se ressent sur ma voix claire, étouffée, je déteste les pauvres car ils n'ont pas vécu ce que nous, les pauvres, avons vécu, c'est pour cela que j'abats les riches, j'en suis un, je sais ce que c'est, je suis pour plus d'équité sociale même si cela doit aggraver les inégalités, j'existe n'existe plus n'ai jamais existé sinon dans les rêves de ceux qui ne rêvent pas.
    J'aime tuer, cela me dégoûte. Je me sens moralement bon mauvais puisque je suis amoralement immoral. "

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